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  • Les vins d'Italie (nord-est)

    carte.gifL’ITALIE DU NORD-EST

    Le Trentin et le Haut-Adige

    Douze DOC dans cette belle région chérie des skieurs qui pratiquait la viticulture bien avant que les Romains ne l’encourage. Ce sont les couvents et les évêchés qui firent de cette région leur source d’approvisionnement en vin, au temps de Charlemagne. Aujourd’hui, l’influence germanique est d’ailleurs toujours omniprésente, notamment dans la région du Haut-Adige, et cela se ressent tout naturellement dans le style de vins élaborés.

    La quantité prime quand même sur la qualité et presque les 2/3 de la production, sont des DOC, exportés pour la plupart en Suisse, en Autriche, et en Allemagne, ce qui semble parfaitement naturel. A noter que les vins du Trentin sont assez proches de ceux du Haut-Adige, issus pour la plupart des mêmes cépages, mais plus neutres et sans grand intérêt. Les coopératives sont puissantes, et tout le monde produit des blancs secs et mousseux.

    - Alto Adige
    Cette appellation générique couvre la fraction du Haut-Adige située dans la province septentrionale de Bolzano. Hormis l’Alto Adige Spumante, tous les vins sont des vins de cépage (s) et doivent comporter au moins 95% du cépage indiqué, contre 85% dans le reste du pays. Les rouges ne sont guère passionnants, malgré leurs noms flambeurs de Cabernet-Sauvignon, de Merlot ou de Pinot noir (Blauburgunder), ce dernier étant nettement supérieur en rosé (un comble). Pour l’anecdote, le Moscato rosa (Rosenmuskateller) et ses vins chauds et parfumés, demi-doux à moelleux, avec une forte acidité naturelle et une saveur prononcée de Muscat, bien agréable à constater. En blancs, aux côtés du bon Terlano (DOC), vous trouverez l’éternel Chardonnay, meilleur quand il est frizzante, presque spumante. Le Pinot bianc (Weissburgunder) est le plus répandu des cépages blancs, et c’est certainement lui qui donne les plus jolis vins de la région. Le seul Riesling digne de ce nom est celui du Rhin (renano). Je ne m’étends pas sur les qualités très moyennes du Müller-Thurgau, du Sauvignon ou du Sylvaner, et préfère vous faire découvrir un vin plus racé comme le Moscato Gialoo qui donne de délicieux vins de dessert.

    - Teroldego Rotaliano
    J’ai bien apprécié ce rouge provenant de la maison Zeni, issu du cépage Teroldego. Le vin est coloré, bouqueté, légèrement corsé, de bonne bouche.

    - Sant Maddalena
    Issu du cépage Schiva, un vin rouge franc, fruité et rond, sans prétention, à boire frais en regardant les collines qui vous feront penser au Tyrol voisin.

    La Vénétie

    Dès le XVe siècle, Venise était le premier négociant de vins de la grande Europe. Les riches marchands vénitiens exportaient en effet les vins grecs et les vins de Vérone ou de Padoue. Les vins de Vénétie sont issus aujourd’hui des cépages plus ou moins hétéroclites Barbera, Merlot, Pinot noir, Cabernet-sauvignon pour les rouges et des Trebianno, Bianchetta, Malvoisie, Pinot blanc ou Traminer. Les secteurs étant disparates, les vins le sont tout autant, blancs, rouges ou rosés, et proviennent des collines véronaises, des monts Berici, des collines Euganéennes, de Bregance et des rives du Piave : Valpolicella, Bardolino et Soave, avec une préférence pour le premier (mais si) qu’il est bien agréable de savourer un peu frais, dans sa jeunesse, même si j’ai eu l’occasion d’être surpris par quelques bouteilles de 8 et 10 ans, qui sont surtout des exceptions. Si je ne vous conseille pas de nombreux vins, c’est qu’ils sont,  soit issus d’assemblage, soit des vins de purs cépages pour le moins peu typés (Cabernet, Merlot…), provenant surtout du secteur de Trente et de Trévise (Colli, Piave…).  Cinq appellations, d’ouest en est, sortent du lot.

    - Bardolino
    De bons vins rouges légers (et rosés comme le Chiaretto) proviennent de cette région du lac de Garde, et sont à apprécier simplement pour leur fruité et leur nervosité en bouche, jeunes et frais.

    - Valpolicella
    C’est le vin de prédilection des alentours de Vérone, issu des cépages Rondinella, Corvana et Molinara, que l’on ne se gêne pas pour rendre très productif. Passons. Un bon Valpolicella n’est pas élaboré pour faire de l’esprit mais pour faciliter le dialogue entre amis. Essayez le Recioto della Valpolicella, un vin rouge étrange issu de raisins passiti, très alcoolisé, aux nuances aromatiques intenses, qui peut rappeler un VDN, voire, de loin, un Porto.

    - Bianco di Custoza
    Peu connu et produit au sud de Vérone, ce joli blanc, à la fois sec et rond, qui sent les fleurs fraîches, est un vin très attirant, dont certaines bouteilles sont surprenantes qualitativement.

    - Soave
    Il y a de tout dans cette appellation, des plus simples des blancs, vraiment insignifiants, à des crus plus denses, parfumés, aux notes d’amande et de fleurs, onctueux en bouche comme le Recioto di Soave, de bonne évolution.

    - Bregance
    Un bon Bregance blanc, notamment le Prazti di Canzio, est un vin tout à fait particulier, très parfumé, fin et suave, très agréable à découvrir sur un poisson de lac. Le rouge peut être excellent, puissant et corsé, aux tannins fermes.

    Le Frioul et la Vénétie Julienne

    S’étendant à l’extrême est du nord de l’Italie, de la frontière autrichienne jusqu’à Trieste, la région produit surtout des vins issus de vinifications plus modernes que typiques des cépages que l’on croit à tort et à travers “améliorateurs” comme le Chardonnay ou le Merlot.

    Terre de conquête, le Frioul cultive la vigne dans la zone abritée des collines, protégée par les Alpes du vent froid qui sévit sur les plaines et les vallées. Avec 118 typologies différentes (ouf !), 8 vins du Frioul ont obtenu la DOC. Comme en Vénétie, les vins de cépages “français” vont donc bon train dans les appellations Aquilea, Atisana, Izonzo… et ne présentent pas plus d’intérêt, sur le plan de la typicité et de l’originalité d’un pays, qu’un Chardonnay de l’Ardèche ou qu’un Bordeaux nouveau.

    - Grave del Friuli
    C’est la plus grande appellation de la région, qui s’étend de Pordenone à l’ouest à Cormons à l’est, où vous ne trouverez pratiquement que des vins de cépages qui ne vous dépayseront pas (Merlot, Pinot noir, Chardonnay, Sauvignon… il ne manque plus que la Syrah ou la Marsanne). Préférez quand même les vins qui proviennent des Refosco, Tocai , Pinot grigio ou Verduzzo.

    - Colli Orientali del Friuli
    Aux côtés du Pinot Grigio et du Tocai, qui font d’excellents vins dans ce secteur, deux cépages blancs valent le détour : le Verduzzo, vinifié surtout en demi-sec, ample et bouqueté, vraiment très réussi, et le Picolit, un raisin difficile à cultiver (et un vin difficile à trouver, 400 hl par an) qui produisait un vin déjà apprécié au XVIIIe siècle, issu des collines de la province d’Udine.

    - Carso
    Près de Trieste, le Terrano del Carso est un rouge très typé, parfois austère, intense et concentré (c’est l’influence du  cépage Terrano), qu’il faut savoir   attendre.

  • Un Bordeaux typé, sinon rien

    Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855..., merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les deux classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent. Comment ne pas être déçu par des vins à 50 € qui ne "tiennent" que 3 ou 4 ans, par d'autres qui "lissent" complètement leur spécificité (on ne sait plus, à "l'aveugle", si on goûte un Pessac ou un Médoc, un Bx Sup ou un grand cru classé de Saint-Émilion) : on ne goûte alors que des produits aseptisés par les techniques œnologiques (matraquage de fûts neufs, osmose inverse, micro-bullage, levures parfumées....

    Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois. J’apprécie donc les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité.

    Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 €, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieur, où les progrès sont exceptionnels. En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe, voir mon article), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 € (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 €, un “bon” machin à 30 € ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 €. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts...

    Pour mémoire, il existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

    L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.

    Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux, tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation. Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 € quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, que les vins ne sont pas “comparables”) ? Je le dis, aujourd'hui plus qu'hier : tant que certains vins connus de Bordeaux (surcôtés, en plus) ne seront que des "erzats" de leur appellation, masquant leur terroir (quand ils en ont un), cela portera tort à l'ensemble des vrais bons vins typés de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, à ce Pomerol qui sent la truffe, à ce Saint-Julien tout en délicatesse, etc... bref, aux vins que nous aimons et défendons.

    Pour comprendre l'influence du terroir à Bordeaux, par exemple dans le Libournais, deux ouvrages font toujours référence, ceux du Professeur Henri Enjalbert (qui décrit parfaitement le cheminement et l'extension historiques des "grands crus") et de Van Leuween (sa carte des terroirs de Saint-Émilion permet de comprendre bien des choses : demandez-la au Syndicat de Saint-Émilion, il vous l'enverront sûrement avec plaisir). Avec lui, on réalise la force des terroirs : sols brunifiés, calci-magnésiques, lessivés, hydromorphes... c'est-à-dire la quintessence même des crus. Comme ces sols n'ont pas pu changer de place, il est facile de constater que des crus se trouvent dans des coins, disons, plus "neutres"... Vous aurez donc compris que l'on ne fait pas du tout les mêmes vins selon que l'on se trouve sur le "plateau de Saint-Martin" ou sur des terres silico-argileuses, sur la plaine de la Dordogne ou les territoires issus de formations alluviales. Je vous laisse vérifier par vous-même.

    Il y a aussi les livres de Bernard Ginestet, toujours d'actualité, très complets sur Saint-Émilion (classification des sous-sols "nobles" à "roturiers") et particulièrement sur les appellations médocaines.

     

    Voici ce que l'on peut constater, également, quand on suit les syndicats et leurs actions :

    Les appellations qui bougent : Montagne-Saint-Émilion, Pauillac, Pessac-Léognan, ­Puisseguin-Saint-Émilion, Sauternes.

    Celles qui mériteraient mieux : Bordeaux Supérieur, Côtes-de-Bourg, Graves, Pomerol.

    Les appellations qui "somnolent" : Cérons, Haut-Médoc, ­Lalande-de-Pomerol, Loupiac, Lussac-Saint-Émilion, Moulis, Premières-Côtes-de-Blaye, Saint-Estèphe.

    Celles qui ont encore du travail : Bordeaux, Fronsac, Margaux, Médoc, Premières-Côtes-de-Bordeaux, Saint-Émilion, Saint-Georges-Saint-Émilion.

    Celles dont on n’entend pas parler : Bordeaux blanc sec, Cadillac, Canon-Fronsac, Côtes-de-Castillon, Côtes-de-Francs, Crémant de Bordeaux, Entre-Deux-Mers, Listrac, Saint-Julien, Sainte-Croix-du-Mont.

    MEDOC Si les vins du Médoc sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou “putassiers”, ces vins ou micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Pour les grands, les meilleurs affaires se font avec les châteaux Montrose, Calon-Ségur, Léoville-Barton, Rauzan-Gassies, Batailley, Desmirail, suivis par les superbes (et très abordables), Clauzet, La Tour de By, Fonbadet, Fourcas-Dupré, Maucaillou, puis Tour-du-Roc, Doyac, Taffard de Blaignan, Fontesteau, Muret, Lestage-Darquier, Panigon, etc. Beaucoup d'autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

    POMEROL À Pomerol, il y a des vins splendides (Certan de May, La Croix, La Cabanne, Beauregard...), très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

    SAINT-ÉMILION J'adore les vins de la région, pour leur puissance associée à leur finesse, et j'estime qu'il y a une bonne cinquantaine de vins qui valent le déplacement, garants de prix sages et d'une vraie typicité. Mais, à Saint-Émilion, on s'enlise dans les histoires de clochers, sublimées par beaucoup trop de frime et certains niveaux de prix qui ne prêtent qu'à sourire. Il y a un Classement “officiel” qui montre une image négative du vignoble, multipliant les procès et, à ce jour, annulé par un jugement (voir l'édition du Sud-Ouest du 12 Novembre), et il y a des vins remarquables, typés, très abordables, dans toute la gamme (Belair, Trotte Vieille, Guadet, Faurie, Cadet-Piola, Laroque, Lamarzelle, Mauvinon, Cantenac, Matras, Clos Labarde, Clos Trimoulet, La Grâce Dieu Les Menuts, Piganeau, Petit Faurie de Soutard...). Suffit de déboucher un Château La Marzelle, millésimes 2006 à 2001 pour comprendre que l'on est au sommet de l'élégance. Hélas, on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! À Saint-Émilion comme ailleurs, ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

    SATELLITES, FRONSAC Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin et Lussac se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière. On se fait vraiment plaisir dans ces appellations (de Roc de Calon à Mayne-Blanc, de Haut Saint-Clair à Béchereau...). Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

    GRAVES/PESSAC-LÉOGNAN Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels (La Mission Haut-Brion en étant un bel exemple), issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan ((Carbonnieux, La Tour-Martillac, Brown, Grandmaison... avec quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise (Chevalier, toujours sublime, suivi par Smith-Haut-Lafitte). Côté Classement,il est indéniable que de rares Graves (Rahoul, Le Tuquet, Chantegrive, Grand Bos...) atteignent également les sommets, grâce à un rapport qualité-prix superbe.

    CÔTES Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons (ceux qui sont classés en "Premiers" comme Le Clos du Notaire, Haut-Maco, Laroche, Moulin Vieux...), et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe. On essaie de se regrouper, on veut changer de nom, on ne sait pas ce qu'il faut faire. Pathétique, car on oublie que, seul, la mise en valeur des terroirs est la garantie de se créer des "niches" et la porte du succès de demain.

    BORDEAUX SUPÉRIEUR Dans les Bordeaux Supérieur, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image. Pourtant, il est inadmissible (et risible) de trouver des cuvées (très) spéciales à plus de 15 € ! Une trentaine de crus (Lugagnac, Maison Noble, Grande Chapelle...) sont à la tête de cette appellation et vous les trouverez dans mon Classement.

    SAUTERNES/LIQUOREUX À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2007, 2004, 2001) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis... On parvient à des plaisirs intenses avec Coutet, Filhot, La Tour Blanche, Bastor-Lamontagne, Malle... En liquoreux, les appellations situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

    Mes Classements 2009 sont la garantie de ne pas vous faire avoir. Gare au bluff, donc.

     

    Les millésimes : Voir la Vintage Code Pour les rouges - les grands : 2005, 2004, 2003, 2001, 2000, 1998, 1996, 1995, 1990, 1989, 1988, 1986, 1985, 1983, 1982, 1978, 1976, 1971, 1970, 1966, 1961. - les bons : 2007, 2006, 2002, 1999, 1997, 1994, 1993, 1981, 1979, 1975, 1964. Pour les blancs (surtout liquoreux) - les grands : 2007, 2006, 2005, 2001, 1999, 1996, 1995, 1990, 1989, 1986, 1983, 1978, 1976, 1970. - les bons : 2004, 2003, 2000, 1998, 1997, 1994, 1988, 1979. Millesimes

  • Les vins et leurs mets

    Les Huîtres chaudes au Génisson


    Laver et bien nettoyer les huîtres avant de les ouvrir ; garder leur eau et la filtrer ; faire dorer 3 échalotes avec de la ventréche (lard maigre ) non fumée coupée en petits dés ; y verser deux verres de château GENISSON liquoreux et le jus des huîtres et faire réduire de moitié, ajouter un peu de crème fraîche, placer les huîtres sur un plat allant au four en les calant bien avec du gros sel ,y mettre la sauce avec un peu de ...

    Le lièvre à la Royale et le Château Clauzet


    Pour 8 personnes :
    1 gros lièvre de 3.5kg environ
    300g d'échalotes
15 cl d'huile
100g d'ail
1 bouquet garni
300g de carottes
300g d'oignons
2 clou de Girofle
10 cl de vinaigre de vin
70g de farine
2 l de vin rouge
sel
    poivre du moulin
    50g de Foie Gras

    Coupez le lièvre en morceaux (faite le préparez par votre volailler.).
- Assaisonnez, ensuite les morceaux de lièvres. 
- ...


    Foie gras tiède au sorbet de betterave et muffins aux artichauts


    Une recette pleine de couleurs de Nathalie Ginelli du Château de Siron


    Pour 4 personnes

    Ingrédients:
    Pour le sorbet de betterave (à preparer la veille)
    125g de betteraves rouges pelées cuites
    50 g de sucre en poudre (spécial confiture)
    Pour les muffins aux artichauts
    225 g de farine
    11 g de levure de boulanger
    75 g de beurre ramoli (+20 g environ pour les moules ou ...


    Les Filets de Sole à la Caroline de la famille Lévêque


    Recette pour 4 personnes.

    Ingrédients
    300g de filets de soles (ou limandes ou lottes)
    21 queues de langoustine
    2kg de moules
    250g de champignons de Paris
    1 pot de crème fraîche
    2 œufs
    ail et persil
    1 citron
    1 verre de Graves blanc « cuvée Caroline »

    Fariner et faire revenir les morceaux de poison à l’huile d’olive et au beurre, saler et poivrer.


    Granité de Bourgogne rouge par Agnès Vitteaut


    Préparation : 15 min
    Repos : 3 heures
    Cuisson : 5 min

    Marché :

    1 dl d'eau , 100 g de sucre, 1/2 gousse de vanille, 1/2 baton de cannelle,

    1 c à s de zeste de citron, 1 c à s de zeste d'orange, jus d'1/2 citron, jus d'1 orange,

    375 ml de Bourgogne Rouge Méthode Traditionnelle Vitteaut-Alberti


    Faire bouillir l'eau, puis hors du feux, ajouter la vanille, la ...


    Pain au cacao d'Anne-Laure Dufour


    Pour un moule à cake standard de 10x26 cm env. :

    Farine de blé type 55 (ordinaire) : 250 g
    Farine de seigle (en magasin bio) : 150 g
    Sel fin : 8 g
    Levure de boulanger fraîche : 13 g
    Cacao non sucré en poudre (type V. Houten) : 30 g
    Huile de noix : 35 g
    Eau tiède 125 g
    Lait tiède 125 g
    Miel liquide : 35 g
    Grué de cacao * : 35 g (facultatif)

    Délayer la levure ...


    Montagne-Saint-Émilion Château La Grande Barde




    Dominique Maurèze

    33570 Montagne
    Téléphone :05 57 74 64 98
    Télécopie : 05 57 74 65 42
    Email : chateaulagrandebarde@wanadoo.fr

    Un vignoble de 9 ha marqué par son Merlot prédominant. Vous aimerez comme nous ce Montagne-Saint-Émilion 2005, charnu et gras, au nez puissant où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche soyeuse, aux ...


    Bordeaux Supérieur Château Bossuet




    Dubost et fils

    33500 Catusseau
    Téléphone :05 57 51 74 57
    Télécopie : 05 57 25 99 95
    Email : sarl.dubost.l@wanadoo.fr

    Au sommet. Un superbe Bordeaux Supérieur rouge 2005 (65% Merlot, 17,5% Cabernet franc, 17,5% Cabernet-Sauvignon), aux notes subtiles de petits fruits surmûris, aux tanins fermes et soyeux, un vin coloré, classique, de bouche ...


    Filets de sandre, de brochet aux pâtes fraîches par Brigitte Legras-Haas


    Voici une recette très simple, trouvée un jour dans le livre "la cuisine au Champagne" et dont mes invités raffolent.


    Pour 4 personnes prévoir :

    - 4 filets de poisson

    - 6 échalotes

    - Beurre

    - 4 verres de champagne

    - Crème fraîche épaisse ( de quoi napper les filets)

    - un jaune d’œuf ...


    Mauvinon à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés


    Coup de cœur pour leur Saint-Émilion GC 2005, corsé, riche en couleur comme en matière, persistant, au nez dominé par la fraise des bois, mariée à des notes de cuir et d’humus, aux tanins présents et soyeux à la fois, un vin riche et structuré, d’une bonne longueur en bouche, très prometteur. Le 2004 est gras, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, avec des tanins riches et ...

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