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  • DE A à Z, LE MEILLEUR DE LA CHAMPAGNE

    58.jpgLes très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés.

    62-2.jpgOn a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.56.jpg

     

    La méthode champenoise

    La méthode de la prise de mousse est rattachée généralement au nom de Dom Pérignon, génie gustatif du xviiie siècle, qui réalisa les premiers vins “tumultueux”, emprisonnés dans les bouteilles épaisses, aptes à résister à des pressions de quelque 6 kg. Elle consiste à additionner au vin tranquille obtenu après de subtils coupages et assemblages une liqueur de tirage dont la dose de sucre est définie selon le type de produit que l’on désire, et d’un levain de levures sélectionnées.

    64-2.jpgLe vin est immédiatement embouteillé et mis en cave à une température de 10 à 12 °C. Une seconde fermentation alcoolique va s’effectuer. Elle durera des mois, et maintiendra le gaz carbonique sous pression dans les bouteilles qui sont alors posées sur des “pupitres” qui permettent de varier à l’infini la position des bouteilles. C’est l’opération de remuage qui consiste à incliner et à tourner les bouteilles. Certains spécialistes “manipulaient” 30 000 à 40 000 bouteilles par jour (aujourd’hui, ce sont surtout des gyropalettes automatiques qui le font) ! Quand le dépôt est rassemblé vers le goulot, il est expulsé à basse température. À la place des centilitres de liquide dégorgés (de 4 à 8), on rajoute une liqueur de complément, la liqueur d’expédition, constituée de vins vieux et de sucre dont la dose varie selon le type de mousseux recherché : brut, sec… Cette vinification ne ressemble à aucune autre puisque les opérations de coupage et de chaptalisation sont les déterminants d’une production de qualité.

     



     

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    Michel ARNOULD et Fils
    Paul BARA
    Brigitte BARONI
    BEAUMONT des CRAYÈRES
    BERTHELOT-PIOT
    BLONDEL
    BONNET-GILMERT
    BOURDAIRE-GALLOIS
    BOURGEOIS-BOULONNAIS
    R. BOUTILLEZ MARCHAND
    Christian BRIARD
    Edouard BRUN & Cie
    CAMIAT et Fils
    Jean-Yves de CARLINI
    De CASTELNAU
    J. CHARPENTIER
    CHARPENTIER
    CHASSENAY d'ARCE
    COLLET
    Charles COLLIN
    COQUARD-BOUR
    CORDEUIL
    Emmanuel COSNARD
    Champagne R.H. COUTIER
    CUPERLY
    Florence DAUPHIN
    Sébastien DAVIAUX
    Franck DEBUT
    Jacques DEFRANCE
    DEKEYNE et Fils
    Veuve A. DEVAUX
    Pascal DEVILLIERS
    André DILIGENT et Fils
    Veuve DOUSSOT
    Emmanuel DRAVIGNY
    EGROT et Filles
    ELLNER
    Champagne FANIEL-FILAINE
    Hubert FAVIER
    FLEURY-GILLE
    FRANCOIS-BROSSOLETTE
    GATINOIS
    Domaine B. GIRARDIN
    GOSSET
    H. GOUTORBE
    GRASSET-STERN
    Champagne GRUET
    HAMM
    HUGUENOT-TASSIN
    Louis HUOT
    JEAUNAUX-ROBIN
    KRUG
    P. LANCELOT-ROYER
    LAURENT-PERRIER
    Xavier LECONTE
    Éric LEGRAND
    LEGRAS et HAAS
    LEJEUNE-DIRVANG
    Veuve Maurice LEPITRE
    Laurent LEQUART
    Alain LITTIÈRE
    LOMBARD et Cie
    Xavier LORIOT
    Gérard LORIOT
    DE LOZEY
    MANNOURY
    MÉDOT
    Charles MIGNON
    Pierre MIGNON
    Albert de MILLY
    MOREL Père et Fils
    MORIZE Père et Fils
    MOUSSÉ-GALOTEAU et Fils
    Yvon MOUSSY
    MOYAT-JAURY-GUILBAUD
    G.H. MUMM
    Étienne OUDART
    Hubert PAULET
    Ghislain PAYER
    PÉHU-GUIARDEL
    Jean-Michel PELLETIER
    PERRIER-JOUËT
    Daniel PERRIN
    PHILIPPONNAT
    POL ROGER
    Louis ROEDERER
    ROGGE-CERESER
    ROYER Père et Fils
    De SOUSA et Fils
    Eric TAILLET
    TAITTINGER
    De TELMONT
    THÉVENET-DELOUVIN
    Alain THIÉNOT
    Diogène TISSIER et Fils
    J.M. TISSIER
    André TIXIER & Fils
    Michel TURGY
    De VENOGE
    VERRIER & Fils
    VEUVE OLIVIER et Fils
    VIGNON Père et Fils
    VINCENT D'ASTRÉE
    VRAIN-AUGÉ


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  • GUIDE 2018 : EN BOURGOGNE, LES VINS N’ONT JAMAIS ETE AUSSI BONS

     

    La force des sols est omniprésente, et on ne doit s’intéresser qu’aux vignerons dignes de ce nom, ceux qui pratiquent l’amour du terroir associé à une convivialité exemplaire, et c’est ce qui compte ici, tant cela peut manquer dans d’autres régions. Car ici, le vin est avant tout un art de vivre. On partage un moment (et on boit un “canon” en même temps) avec ces vignerons talentueux et passionnés, souvent très discrets, mais avec lesquels on partage, quand on les connaît, une convivialité rare.

     

    En blancs, on le sait, c’est ici que l’on excite ses papilles avec quelques-uns des plus grands vins du monde, de Meursault à Chablis, de Puligny à Corton. Les rouges sont tout aussi formidables, dans une série de millésimes particulièrement savoureux, pratiquement sans discontinuer depuis les années 2000, même si, le gel et la grêle n’ont pas facilité la tâche des vignerons.

     

    Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Du grand art.

     

     

    Le vignoble bourguignon

    La Bourgogne s’étend sur 25 000 ha de vignes en production (63% de vins blancs et 37% de vins rouges), avec 100 AOC et 3 niveaux d’appellations : Grands Crus, Communales et Premiers Crus, et Régionales.

     

    Les terroirs bourguignons

    Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.

    L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.

    À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.

    À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.

    La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.

    Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture.

    L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. – S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.

    Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du XVIIIe siècle.

    À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

     

    LES MEILLEURS VIGNERONS BOURGUIGNONS

     

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    BADER MIMEUR
    Clos BELLEFOND
    Domaine BERTAGNA
    Domaine BERTHAUT-GERBET
    Domaine Guy BOCARD
    Domaine Albert BOILLOT
    Domaine René CACHEUX et Fils
    Domaine Jacques CARILLON
    Domaine du CHARDONNAY
    Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
    Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
    Domaine COUDRAY-BIZOT
    Bruno DANGIN
    Eric DARLES
    Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
    Domaine DENUZILLER
    Gérard DOREAU
    Frédéric ESMONIN
    Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
    Domaine Pierre GELIN
    Domaine Alain GEOFFROY
    Domaine Jean GIRARD
    Domaine Jean-Jacques GIRARD
    GLANTENET Père & Fils
    Domaine Antonin GUYON
    Domaine Pascal HENRY
    Château de L’HESTRANGE
    Domaine Albert JOLY
    Domaine JOMAIN
    Clos des LAMBRAYS
    Domaine Pierre MAREY et Fils
    Domaine des MEIX
    Domaine des MONTS LUISANTS
    Sylvain MOSNIER
    Jean-Marie NAULIN
    Domaine NINOT
    NORMAND Sylvaine et Alain
    Domaine Manuel OLIVIER
    Domaine Gérard et Laurent PARIZE
    Domaine de PISSE-LOUP
    Domaine de la POULETTE
    Domaine Michel PRUNIER et Fille
    Domaine Guy ROBIN
    Domaine SANGOUARD-GUYOT
    Gérard TREMBLAY
    Domaine Alain VIGNOT
    Domaine VIRELY-ROUGEOT

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  • La qualité actuelle des vins et des millésimes

     

    vintag.pdf.jpg

    Il n’y a que des millésimes plus délicats que d’autres. Les techniques ont évoluées dans le bon sens, les vignerons savent parfaitement anticiper, gérer leur vignoble.

    Néanmoins, il faut savoir expliquer la spécificité de telle ou telle année. Quand on goûte des 2002 ou 2004 en Médoc, ils sont meilleurs que le 2003 pour lequel tout le monde s’enthousiasmait ! 

    2015 : c’est le grand millésime depuis cinq ans, toutes régions confondues. Puissance et distinction, il a tout.

     - À Bordeaux, des pluies quand il le fallait, un bel ensoleillement, d'où sa couleur très fonçée, tirant sur le noir. Il a de bons degrés, est équilibré et long en bouche, ce sera un millésime de garde.

     - En Bourgogne, les rouges sont d'une très belle maturité, aucune pourriture et un excellent équilibre entre sucre et acidité. Les vins sont soyeux, ont des tanins ronds avec une belle concentration. Les blancs sont gras, tirant sur le fruit.

     - Dans le Rhône, pour les blancs comme pour les rouges, Quantité et qualité se rejoignent, les vins ont des degrés magnifiques et ont bénéficié d'une parfaite maturité. Le rouge peut être comparé aux 2010 : belle maturité, avec beaucoup de fruit, des tanins veloutés, un vin chaleureux, puissant, équilibré, très long en bouche.

    La Provence (beaux rouges concentrés, rosés très fruités, avec beaucoup de finesse, blancs très expressifs, subtils et denses à la fois), la Corse, la Loire, l’Alsace et le Languedoc (équilibre et fraîcheur, acidité modérée, des vins très aromatiques, de belle évolution), le Sud-Ouest (rouges plus souples que le 2014), sont aux mêmes niveaux qualitatifs.

     

    2014 : comme les 2008 ou 2011, il pâtit de sa position historique entre les deux millésimes qui l’encadrent.

     - En rouges, il est pourtant excellent, classique : volume, structure, fruité, concentration, c’est un bon millésime de garde à Bordeaux (vraiment de très jolis vins, très belle couleur profonde, structure importante, sur le fruit, des tanins très mûrs, un très bel équilibre et un très bon potentiel de garde), en Bourgogne (belle année, sur le fruit grâce à un raisin bien mûr, avec une belle matière, facile à boire), et dans le Rhône ou le Sud-Ouest (où les tanins sont particulièrement équilibrés, un vin de garde).

    La Loire (bel équilibre et des tanins soyeux, traduisant la bonne maturité du Cabernet franc, des vins fruités, précis) et la Provence suivent, et le Languedoc a signé un excellent millésime, où la fraîcheur se mêle au velouté, très agréable à déguster rapidement.

    - En blancs, les liquoreux sont exceptionnels en Alsace, dans la Loire ou à Bordeaux, dans la lignée de l’extraordinaire 2007. Les blancs secs de ces mêmes régions sont très séducteurs : à Bordeaux, des taux records de sucre et de puissance se sont alliés à une fraîcheur séductrice, en Bourgogne, on est sur un vin minéral avec une belle tension, gras, d’une belle couleur claire.

     

    2013 : c’est le plus difficile des 10 dernières années, c’est comme cela, et ce n’est pas de la faute des vignerons. Néanmoins, toutes les régions ne sont pas à la même enseigne. Les réussites sont dans le Guide, et, dans ce cas, ce sont de vrais vins “plaisir”.

     - En rouges, le Languedoc, suivi de la Corse et de la Provence (beaux vins gourmands), ont réussi un excellent millésime. La Bourgogne et le Rhône s’en sortent relativement bien, Bordeaux et la Loire sont les deux entités qui ont le plus souffert. Les vins réussis dans ce (très) petit millésime se révèlent être assez délicats, et à boire rapidement. Globalement (les exceptions existent, naturellement), la région libournaise et Pessac-Léognan ont mieux réussi que le Médoc.

     - En blancs, la Bourgogne et Bordeaux ont sorti un excellent millésime, prometteur, comme l’Alsace ou la Vallée du Rhône.

     

    2012 : c’est le plus surprenant, car on ne s’attendait pas à une telle évolution. C’est un millésime très homogène. S’il est déjà très bon à boire maintenant, grâce à sa belle acidité, il peut aussi se conserver.

     - En rouges, il est superbe à Bordeaux comme en Bourgogne, un beau millésime classique et très équilibré. Le Rhône et la Loire peuvent en dire autant, même si les vins sont moins structurés, et la Provence a sorti des vins tout en finesse et souplesse.

     

    - En blancs, l’ensemble des régions proposent un beau millésime avec, un cran au-dessus, l’AlsaceBordeaux, la Bourgogne (très grand millésime, à Chablis comme dans la Côte de Beaune), et le Rhône. Les liquoreux ne sont pas bien enthousiasmants.

     

    2011 : c’est une réussite partout, une très grande année en Languedoc, en Provence, dans le Rhône (parfaitement équilibré, belle couleur, tanins souples et structurés, semblable aux 2008 et 2000, qui était un beau millésime qui a très bien évolué), ou en Bourgogne, en blancs comme en rouges (beaucoup de fruit, des vins soutenus et assez tannique, de garde). Les liquoreux d’Alsace et de la Loire atteignent les sommets.

    À Bordeaux, en rouge, un printemps chaud et sec, un été frais et ensuite, puis un très bel automne ont donné ce millésime séducteur, à la fois mature et distingué, on peut le rapprocher du beau 2008, tout aussi classique. C’est un très grand millésime en blanc sec comme en liquoreux.

     

    2010 : il fait partie, avec 2015 et 2009, de la splendide trilogie de ces vingt dernières années ! Très proche du 2009, il est plus fermé, et demande de la patience.

    À Bordeaux, les rouges ont tout : belle robe rouge sombre, arômes de fruits noirs intenses, jolie fraîcheur en bouche, des tanins aux grains raffinés, une très belle structure, beaucoup d’ampleur, d’élégance, de finesse, un très grand millésime, très prometteur.

    En Bourgogne, pour les rouges, vendanges fin septembre, très belle arrière-saison et des rendements très faibles, expliquent ces couleurs profondes et cette très bonne structure, des vins d’une grande maturité. En blancs, des vins bien équilibrés, qui se caractérisent par une belle minéralité, très charmeurs.

    En Rhône, des vins colorés, avec de la mâche, une belle texture, beaucoup de fruité, de la puissance.

    Les blancs secs comme les liquoreux sont à un très haut niveau en Alsace, dans le Sud-Ouest et dans la Loire, quant les rouges associent matière et distinction dans toutes les régions, particulièrement en Languedoc.

     

     

    2009 : actuellement, c’est certainement le plus beau millésime qui soit, classique, à l’inverse d’un 2005, grand, certes, mais aussi atypique à cause de la chaleur intensive. En 2009, l’acidité est également présente, ce qui apporte cet équilibre entre la puissance et l’élégance, cette fraîcheur naturelle qui signe les vrais grands vins.

     

    Bordeaux, en Bourgogne, en blancs secs ou en liquoreux, ce millésime est réussi dans toutes les déclinaisons et dans l’ensemble des appellations.

    - En rougesBordeaux et la Bourgogne atteignent vraiment les sommets, Le Rhône est également à l’origine d’un grandissime millésime.

    - En blancs, la Bourgogne a sorti l’un de ses plus grands millésimes, dans la lignée du 2008 (garant d’une exemplaire minéralité), mais d’un style différent, les deux de garde, le 2009 provenant d’une année “solaire”, des vins racés, mûrs, remarquables, très sur le fruit, avec des notes toastées, grillées, un peu moins minéral. Le Rhône suit.

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