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  • LE NOUVEAU CLASSEMENT DES MEILLEURS VINS DE LA VALLEE DU RHÔNE

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    La Vallée du Rhône à table

    - Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche.

    - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés.

    - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.

    - Gigondas, Rasteau, Vinsobres. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier.

    - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.

     

    CLASSEMENT VALLEE DU RHONE
     
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    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE


    Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    BEAUCHENE (Bl)
    André MATHIEU (BI)
    ABBE DINE
    COMTE DE LAUZE
    GRAND TINEL
    L'HARMAS
    La MEREUILLE
    MOURIESSE VINUM
    SABON ROCHEVILLE
    SAJE (Bl)
    SERGUIER (Bl)
    SOLITUDE
    TOUR SAINT-MICHEL
    Clos SAINT-MICHEL
    PEGAU
    JULIETTE AVRIL
    MAS SAINT LOUIS
    PIGNAN
    CLOS SAINT-PIERRE
    GIGONDAS
    VACQUEYRAS
    VENTOUX

    ARNOUX (Va)
    CAYRON (Gigondas)
    CHAMP-LONG (Ve)
    Pierre AMADIEU (Gigondas)
    GARRIGUE (VA)
    PUY MARQUIS (VE)
    TARA (Ve)
    CAMARETTE (Ve)
    ENCHANTEURS (Ve)
    MOULIN (Vi)
    SOLENCE
    ROUBINE (Gigondas)
    ERMITAGE
    CÔTE-RÔTIE
    LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
    DELAS
    ROSIERS (CR)
    DUCLAUX (CR)
    LEVET (CR)
    MORDORÉE (Tavel)
    MOURGUES du GRÈS (Cn)
    TROIS COLOMBES LES RAMEAUX (Cn)
    CARABINIERS (Lirac)
    BEAUBOIS (Cn)
    SAINT-JOSEPH
    CORNAS/CONDRIEU
    LUBERON
    CANORGUE (Lu)
    Gilles FLACHER (SJ)
    Jacques FAURE (Die)
    FONTVERT (Lu)
    BIZARD (GA)
    FONTENILLE (Lu)
    POULET (Die)
    (LA VERRERIE (Lu))
    COTES-DU-RHONE
    DIVERS

    ALARY (BI)
    AMAUVE
    BEAUVALCINTE
    GAYÈRE
    MAGALANNE
    MOULIN POURPRÉ
    REDORTIER
    SAINT-ESTÈVE
    CHAPELLE
    CHATEAU VIEUX
    CLAVEL
    COYEUX
    LAURIBERT
    ROLIÈRE
    TÊTE NOIRE
    VALERIANE
    BOIS SAINT-JEAN
    CROIX BLANCHE
    SALADIN
    GRANGE SAINT-ANDRÉ
    LA VRILLE ET LE PAPILLON
    SAINT-SAUVEUR



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    LES 3 CELLIER 
    BOIS DE BOURSAN
    CHARBONNIERE
    GRAVEIRETTE*
    GRADASSI
    (NALYS)
    MASQUIN
    GIGONDAS
    VACQUEYRAS
    VENTOUX

    CLOS des CAZAUX (Va)
    FOURMONE (Va)*
    BOIS DES MEGES (Gigondas)
    CROIX DES PINS (Gigondas)
    FONTAVIN*
    NOTRE DAME DES PALLIÈRES (Gigondas)
    PESQUIÉ (Ve)
    ERMITAGE
    CÔTE-RÔTIE
    LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
    JABOULET (Ermitage)
    Alain JAUME (Lirac)*
    VALCOMBE (Cn)
    4 VENTS (Cr-H)
    BRUYERES (Cr-H)
    JONCIER (Lirac)
    SAINT-JOSEPH
    CORNAS/CONDRIEU
    LUBERON
    (PUY DES ARTS (Lu))
    GUY FARGE (SJ)
    MONTINE (GA)*
    PEYRE (Lu)*
    PICHON (CO)
    ROYERE (Lu)
    COTES-DU-RHONE
    DIVERS

    AURE
    BEAU MISTRAL
    BERNARDINS*
    COLLINES*
    SOUMADE (Rasteau)*
    GRAND NICOLET
    TUILES BLEUES*
    Cave COLOMBES DE VIGNES

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    BRUSQUIÈRE*
    GIGONDAS
    VACQUEYRAS
    VENTOUX

    (SAINT-VINCENT (Vi))
    TERRA VENTOUX
    ERMITAGE
    CÔTE-RÔTIE
    LIRAC/TAVEL COST.NÎMES
    CHIRAT (CR)
    SAINT-JOSEPH
    CORNAS/CONDRIEU
    LUBERON
    (AURETO (Lu))
    (Baron d'ESCALIN (GA))
    COTES-DU-RHONE
    DIVERS

    L'EMBISQUE
    FONTSEGUGNE*
    Choississez une région pour voir un autre classement : 
    ALSACE LANGUEDOC-ROUSILLON
    BEAUJOLAIS PROVENCE-CORSE

    BORDEAUX

    BOURGOGNE

    VAL DE LOIRE

    CHAMPAGNE VALLEE DU RHONE
    SUD-OUEST-PERIGORD  
  • QUELS PLATS SUR LES MEILLEURS VINS DE GRAVES ?

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    Graves (Blanc sec)

     

    Graves (Rouge)

    Château de CHANTEGRIVEGRAVES Château de CHANTEGRIVE

    Château de CHANTEGRIVE 

    (GRAVES)
    Famille Lévêque
    Domaine de Chantegrive - BP 27
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 38 
    Email : communication.chantegrive@gmail.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateauchantegrive 
    Site : www.chantegrive.com 

    Au sommet. Grâce aux patients efforts de remembrement accomplis par la famille depuis quarante ans, le Château de Chantegrive est devenu un superbe vignoble doté d'excellents terroirs constitués de graviers roulés mélangés à des sables fins s'appuyant sur une structure argilo-calcaire

    On laboure plus de la moitié de l’exploitation, nous explique Marie-Hélène Lévêque, nous avons construit une station d’épuration, nous pratiquons la lutte raisonnée et avons éliminé tous les produits indésirables, plantons des haies, avons des bouteilles plus légères (- 40 g) pour respecter le plan carbone… Tout une chaîne d’efforts que nous effectuons depuis des années qui correspondent à notre éthique familiale. C’est pourquoi nous avons tout naturellement reçu la certification HVE 3 (Haute Valeur Environnementale niveau 3). HVE est une certification nationale du Ministère de l’agriculture qui a pour objectif d’identifier les exploitations engagées dans des démarches respectueuses de l’environnement. Un cahier des charges indique des critères très stricts à respecter quant à la biodiversité, la pratique phytosanitaire et la fertilisation. Il s’agit d’une certification très exigeante quant aux dispositifs de défense environnementale. Une certification portée par l’Etat et validée après audit auprès d’un organisme indépendant. Ce respect de l’environnement permet de produire dans le respect des équilibres naturels et de l’environnement : vie du sol, de la faune et de la flore. 
    Petite récolte très qualitative en 2017, heureusement, nos clients ont beaucoup acheté les 2015 et 2016, des millésimes assez généreux, il nous reste du 2013, le blanc est magnifique, c’est un vin très complexe aux arômes de fleurs blanches. Chantegrive Blanc 2014 : nos blancs classiques se bonifient en vieillissant, après 5 ans, ils sont à leur apogée et gagnent en complexité. 
    Chantegrive Rouge 2015 offre une très belle structure, un vin solaire, un joli fruit bien mûr, peut-être un peu moins de finesse que le 2014 qui, lui, est un millésime plus frais

    Remarquable Graves Chantegrive blanc Caroline 2015, élevé en barriques, avec beaucoup d’expression, suave, au bouquet complexe où s’entremêlent des notes d’amande, d’abricot frais et de bruyère, c’est un vin harmonieux, riche et fin à la fois. 
    Le Chantegrive blanc 2016 a cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère.
    Le Graves rouge 2015, dense, aux arômes de fruits mûrs, aux notes de fumé, avec beaucoup de volume et de persistance en bouche, d'une belle finale enveloppante. Le 2014 est un vin encore un peu jeune, un peu fermé mais plein d’avenir, joli boisé, beau fruité bien structuré, notes de sous-bois, un vin qui peut vieillir encore deux ans, un très beau millésime. 
    Superbe Cérons 2015, un vin avec un joli fruit, de la fraîcheur, d’une belle couleur dorée, un très bel équilibre et homogénéité gustative, un vin très accessible et très agréable, aux arômes délicieux de tilleul et d’abricot sec avec une touche d’amande. “Un vin extraordinaire, très jolie récolte, que nous ne produisons pas tous les ans, seulement les belles années.”
    Château du GRAND BOSGRAVES Château du GRAND BOS

    Château du GRAND BOS 

    (GRAVES)
    André Vincent et Marie Vincent-Rochet
    Lieu-dit Grand Bos
    33640 Castres
    Téléphone :05 56 67 39 20 
    Email : chateau.du.grand.bos@free.fr 
    Site : www.vin-grand-bos.com 

    Classé Premier Grand Vin. André Vincent, tout en restant actif à ses côtés, a transmis à sa fille, Marie Vincent-Rochet, la responsabilité de la Scea du Château du Grand Bos dont elle est gérante et la propriété du Gfa de Gravesaltes, détenteur du foncier. 

    Ma fille vient travailler avec moi sur la propriété à partir de 2018, nous dit Marie Vincent-Rocher, elle s’occupera de la partie technique : donc trois générations qui travaillent de concert au Château du Grand Bos, cela prouve la grande pérennité de cette propriété. Nous venons d’obtenir la Certification Environnementale, nous travaillons dans le respect de la nature au maximum. 
    Le 2015 est absolument délicieux, c’est en tous cas, ce que me disent les amateurs qui le dégustent. En effet, de couleursoutenue, nez expressif au fruité intense. Bouche ronde aux tanins particulièrement souples et d’une ampleur séduisante, du volume et de la matière fruitée, un Vin déjà agréable dans sa jeunesse mais d’un bon potentiel de garde.
    Nous avons à la vente des millésimes anciens, ce qui est un atout pour les consommateurs qui n’ont pas de cave digne de ce nom. Encore quelques 1998, 2007, 2008, 2009, 2010, et 2011. Notre 2009 est meilleur que le 2010, c’est un joli Vin très élégant, et nous avons aussi bien réussi le 2007. 

    On est bien au sommet avec ce superbe Graves rouge 2015, de robe soutenue, nez expressif au fruité intense. Bouche ronde aux tanins particulièrement souples et d’une ampleur séduisante. Du volume et de la matière fruité, un Vin déjà agréable dans sa jeunesse mais d’un bon potentiel de garde. Le 2014, aux arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, de très bonne garde. Le 2013, corsé mais tout en rondeur, aux tanins soyeux, au nez intense de fruits (griotte) et de fleurs (pivoine), est un Vin très bien équilibré. Beau 2012, un Vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante.
    Remarquable 2011, typé, avec des tanins souples et très équilibrés, charnu, dominé par la fraise des bois mûre et l’humus. Le 2010, de couleur intense, dont le bouquet révèle une belle osmose entre les fruits et les tanins serrés et fins, de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique, de garde. Le 2009 est vraiment exceptionnel, charnucharpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et bien persistants, qui poursuit son évolution. Très classique, le 2008, de belle robe pourpregras et coloré, est intense, de bouche riche, pleine et fondue à la fois, aux tanins présents, de garde. Le 2007, intense en couleurcomme en arômes, aux notes de fruits rouges surmûris et d'épices, est charnu comme il le faut. 
    On excite aussi ses papilles avec le Grand Bos blanc 2016, de robe jaune-vert pâle, mêlant une bonne rondeur et un bouquet très aromatique, aux notes de lis et de citron, un Vin suave, qui dégage des nuances délicates de pêche et de noix en bouche, d’une belle ampleur.
     

    Château HAUT-CALENSGRAVES Château HAUT-CALENS

    Château HAUT-CALENS 

    (GRAVES)
    Thierry Yung
    10, allée des Aulnes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 67 05 25 et 06 75 02 15 79 
    Email : vignobles.tyung@orange.fr 

    Les origines viticoles de cette exploitation remontent à des temps assez lointains. Une partie de cette propriété a appartenu au général Eugène Dubern qui s’est particulièrement distingué en Afrique et notamment en Algérie (1839 et 1840). En 1879, M. Révolat, jeune propriétaire de l’époque, reçoit une médaille d’or pour l’une de ses récoltes ; depuis, beaucoup d'autres récompenses se sont succédé. En fin de la décennie des années 1970, M. Albert Yung, s’attache à en reconstituer entièrement le vignoble et à moderniser chais et cuverie. 
    Thierry Yung dirige cette propriété viticole qui se compose des appellations : GravesBordeaux Supérieur et Bordeaux avec principalement des cépages rouges sélectionnés de Merlot et de Cabernet-Sauvignon. 

    Pour Thierry Yung, au Château Haut-Calens, certaines vignes ont gelé, d'autres pas, les quantités sont réduites (18hl/ha), mais la qualité présente : les rosés sont fruités, les rouges structurés.
    Il commercialise en 2018 : Rosé 2017, Bordeaux Supérieur 2015, Cuvée Spéciale 2014, Haut Calens 2014 puis 2015.

    Il peut être fier de son beau Graves Château Haut-Calens rouge Cuvée Spéciale 2015, élevé en fûts, avec des senteurs de fruits rouges mûrs (cassis) et d'épices douces (cannelle), charnu, d'une grande intensité, aux tanins savoureux et puissants à la fois, d'excellente évolution. Le 2014 a des arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, où se décèlent le fumé et le poivre, un vin parfait aujourd’hui sur un pavé de bœuf façon rossini ou un lapin en gibelotte. 
    Le Graves Château Haut-Calens rouge 2015, charnu, tout en nuances aromatiques, de robe soutenue, aux tanins amples, avec ce nez où dominent la mûre, la griotte et les sous-bois. 
    Le 2014 mêle couleur et structure, au nez à dominante de fruits frais (mytille, groseille) et d’humus, avec, au palais, des connotations de fruits noirs et de fumé. 
    Goûtez son Bordeaux Supérieur Château Croix de Calens 2015, qui développe des tanins présents et fins à la fois, de robe brillante, aux notes de framboise et de cerise, très équilibré en finale, avec une touche épicée. 
    Goûtez aussi son joli Croix de Calens rosé 2017, aux arômes fruités de fraise, de pêche blanche, avec cette pointe de nervosité agréable, subtilement épicé, toujours très séduisant.

    Château JOUVENTEGRAVES Château JOUVENTE

    Château JOUVENTE 

    (GRAVES)
    D. Gutmann & Fils
    93, le Bourg
    33720 Illats
    Téléphone :05 56 62 49 69 et 06 72 31 45 81 
    Email : chateaujouvente@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-jouvente.fr 

    Amoureux du vin, David le père et Benjamin le fils étaient désireux de bâtir une entreprise familiale fondée sur la terre, la vie et la transmission. Leur rêve est devenu réalité avec Château Jouvente qui a été un coup de cœur pour toute la famille. 
    Selon le père et le fils, Château Jouvente est "un joyau bordelais qui ne demande qu'à être découvert et apprécié. Nos vinssont typiques de l’AOC Graves, mais surtout reconnaissables par leur élégance, leur équilibre et leur fruité.” “Emblématiques de leur appellation, les vins de Château Jouvente ont été largement récompensés ces dernières années par le Trophée d'appellation des Grands Crus de Graves
    Côté cultural, la vigne est travaillée en lutte raisonnée et en bio-contrôle, ce qui permet aux pieds de vigne de renforcer leur propre résistance face aux attaques de maladie et de se développer sur un sol riche en micro-organisme. Les rouges sont composés de merlot, de cabernet-Sauvignon et de Petit-Verdot. Le blanc est issu du Sauvignon et du Sémillon et est un produit confidentiel (produit qu'à 8.000 bouteilles). Cette charmante propriété de 8,7 ha est située au centre du village d’Illats, à 25 km au sud de Bordeaux. En vous y rendant, vous êtes certains de profiter d'une visite personnalisée et riche en enseignement. L'équipe de Jouvente vous fera découvrir, autour d'une demeure du XVIIIe siècle, le vignoble, son mode de culture en bio-contrôle, son chai à barrique et sa cave souterraine rare. La visite se conclura par une dégustation d'au moins cinq vins. Une adresse à ne pas manquer pour le plaisir des yeux et du palais.
    Coup de cœur pour leur Graves rouge 2015, issu des Cabernet-SauvignonmerlotPetit Verdot, élevé en fûts, de couleur soutenue, au nez de cassis, de pruneet d’épices, associant rondeur et structure, un vin très bien élevé, gras, tout en bouche. Le 2014, récompensé au Trophée des Graves, est long en bouche, au nez légèrement poivré, un vin avec des notes spécifiques et persistantes de mûre et d’épices, quant le 2012, médaille d’Or à Lyon, au bouquet de sous-bois et de cassis mûr, de bouche ample et fondue, développe des tanins enrobés. Le 2011 a des nuances de violette et de framboise, des tanins souples, des senteurs de fruits rouges surmûris, et poursuit une belle évolution comme le prouve ce 2008, de bouche parfumée, riche et fondue à la fois, où se mêlent la framboise et l’humus, a des tanins soyeux. Joli 2007, qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche ample et souple à la fois, un vin de couleur rubisprofond.
    Le Graves rouge La Source 2015, élevé en cuves Inox, plus rond, aux arômes de framboise, de pivoine et d’épices, se débouche sur un poulet froid en gelée au safran ou un pâté de foies de volaille en terrine.
    Le Graves blanc 2016, Sauvignon et Sémillonfermentation en barriques, est suave, un vin où s’entremêlent les fruits (agrumes) et les fleurs fraîches, de bouche séductrice. Séduisant Vin de France rosé la Fontaine de Jouvente 2016, merlot (75%), Cabernet-Sauvignon (25%), vif et floral, qui sent bon la framboise.

    Château de MAUVESGRAVES Château de MAUVES

    Château de MAUVES 

    (GRAVES)
    Famille Bouche
    25, rue François Mauriac
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 05 
    Email : chateaudemauves@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaudemauves.fr 

    Le 2016 est une superbe année, nous dit Michel Bouche, un vin qui a toutes les qualités, le fruit, la rondeur, la longueur, dans la lignée du 2015. Nous avons eu la chance de faire une telle récolte en quantité, le vin est aussi puissant, élégant. 
    Rosé Perle d’Anna est un vin sur le fruit, il est vinifié comme un rosé de Provence, en pressurage direct, ce n’est pas un rosé de saignée, c’est un rosé fait à Bordeaux mais vinifié comme en Provence ! 
    blanc Sémillon 2016, 100% Sémillon, à la couleur très typée Sémillon, assez claire, moins jaune. En 2017, il n’y aura pas de blanc, nous avons eu un orage de grêle terrible le 27 août, avec des grelons gros comme des balles de golf, c’est dommage car les raisins étaient superbes…
    Pour le rouge, nous avons fait la moitié de la récolte. Quand la grêle est passée sur Podensac nous étions à 4 jours des vendanges… Nous devions vendanger le mercredi mais le dimanche, la grêle, en 30 minutes, a réduit nos efforts à néant. Heureusement, il n’y a pas eu de dégâts sur les bois car c’était très tard dans la saison. Nous avions des grappes magnifiques, une récolte qui promettait d’être de toute beauté, quel dommage !
    Nous avons des normes très rigoureuses en viticulture, nous travaillons en biocontrôle, je travaille beaucoup les sols, maintenant avec le labour. Par contre, toutes ces opérations ont un coût, je ne voudrais pas trop impacter mes prix mais on y est un peu obligé. On s’oriente vers une viticulture plus respectueuse d’un point de vue environnemental mais il faut que les clients acceptent que cela ait une répercussion sur les prix de vente… tout le monde demande du Bio mais quand vous annoncez les prix… les clients font la grimace…
    Au Château de Mauves, avec notre belle série de millésimes 2015 et 2016, la clientèle peut se faire plaisir avec des vins relativement accessibles, fruités et soyeux, c’est formidable de pouvoir satisfaire nos nombreux clients qui nous font confiance depuis des années. 

    C’est vrai que l’on ne peut qu’apprécier leur Graves rouge 2016, développant des notes de griotte mûre, un vin coloré, charnu, de bouche soyeuse, aux taninsprésents et savoureux, légèrement épicé en finale comme il se doit, de belle évolution. Le 2015, bien corsé, ample en bouche, dégage des nuances de cassiset de poivre, a des tanins fondus mais présents à la fois, et se prévoit, par exemple, sur une poularde truffée aux légumes ou un jarret de veau aux petits oignons. 

    Le 2015 est un vin très mûr, petits rendements, donc un vin très concentré, notes d’épices douces, une attaque complexe et soyeuse à la fois, tanins fondus et harmonieux, pas trop d’extraction, un vin d’une très belle longueur, une très belle réussite.

    Le 2014 est généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, de charpente solide et fine à la fois. Le 2012, au nez de fruits rouges surmûris, légèrement épicé en finale, de très bonne charpente, est de bouche puissante et corsée. Excellent 2011, charnu et gras, au nez puissant où se mêlent la mûre et le cassis, solide, de bouche soyeuse, aux tanins fondus et harmonieux.
    Le Graves blanc 2016 est toujours très marqué par son Sémillon (100%), où l’on trouve un bel équilibre, fruité et floral. Un millésime assez exceptionnel, de la puissance mais, néanmoins, une attaque très fraîche, notes de genêt, de fruits de la passion, jolie attaque un petit peu perlée ce qui fait la vivacité du vin, parfait, notamment, sur des chipirons froids farcis à la basquaise ou des noix de Saint-Jacques aux raisins. Le 2015, finement bouqueté avec des notes de noisette, est souplefrais, délicat en bouche, sec et suave à la fois. 
    Goûtez le Graves rouge cuvée Prestige Château Bédat 2015, avec ces nuances de fruits noirs compotés, un vin aux tanins soyeux et riches, charnu, qui mêle puissance et velouté, de garde. 
    Il y a aussi ce séduisant rosé Perle d’Anna 2016, nom de la petite fille de Michel Bouche, 7e génération, majoritaire en Cabernet-Sauvignon (70%, le reste en Merlot), un bien joli vin de bouche fruitée, d’un très bel équilibre, aux notes de fraise et de rose, parfait, par exemple, sur des pointes d'asperges grillées ou une poêlée de légumes printaniers.

    Château La ROSE SARRONGRAVES Château La ROSE SARRON

    Château La ROSE SARRON 

    (GRAVES)
    Philippe Rochet
    3, Sarrot
    33210 Saint-Pierre-de-Mons
    Téléphone :05 56 76 29 42 
    Email : contact@la-rose-sarron.com 
    Site : www.la-rose-sarron.com 

    L’histoire viticole de cette propriété, datant du XIXe siècle, commence il y a 25 ans. Ce domaine est racheté en 1985 par les Vignobles Roland Belloc et entièrement replanté. C’est actuellement Philippe Rochet aidé de son fils Damien qui veille à la pérennité du vignoble. Le domaine s’étend sur 40 ha, dont 30 ha de rouge et 10 ha de blanc

    Damien Rochet nous précise avoir eu une perte de récolte de 70% due au gel, les autres parcelles sont parfaites. En blanc, où se situent les vignes les plus touchées, les Sauvignons ont été gelés, seuls les Sémillons ont résisté. En rouge, les quantités sont plus importantes et les parcelles rescapées d'excellente qualité. Les ventes en 2018 : rouge 2015, blanc 2017, cuvée Damien 2015, cuvéeAnaïs 2015, puis 2016.

    Vous allez aimer ce Graves rouge cuvée Damien 2015, parts égales de Merlot et Cabernet-Sauvignon, riche et concentré, au bouquetintense et complexe où dominent le pruneau et les épices, de belle couleur, un vin qui mêle fruit et structure. 
    Le 2014 poursuit son évolution, un vin d’une belle robe soutenue, qui dévoile des arômes de fruits bien mûrs, ample en bouche, généreux, d’une fort jolie structure.
    Le Graves rouge 2015, charnu, tout en nuances aromatiques (fruits macérés, vanille), est un vin marqué par les fruits mûrs et les sous-bois, avec une finale persistante. 
    Beau Graves blanc cuvée Anaïs 2015, 60% Sémillon, 40% Sauvignon, dont la fermentation malolactique est faite en partie en fût de chênes, puis élevage en barriques pendant un an, un vin gras, de bouche ample, riche en bouquet d’agrumes, où s’entremêlent, au palais, des notes d’amande et de bruyère, d’une belle persistance. Quant au Graves blanc 2017, majoritaire en Sémillon, le reste en Sauvignon et Muscadelle, il est tout en arômes, parfait avec une marinière de coques ou une tempura de langoustines.

    Château le TUQUETGRAVES Château le TUQUET

    Château le TUQUET 

    (GRAVES)
    Paul Ragon et Alice de la Haye
    18, route des Landes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 20 21 23 
    Email : letuquet@orange.fr 

    Classé Premier Grand Vin. Domaine de 120 ha (40 ha de vignes d’un seul tenant), dont l’implantation du vignoble et des bâtime­nts figure déjà sur les cartes royales de Belleyme au début du XVIIIe siècle. Autour d’une jolie chartreuse, édifiée en 1730 et embellie par Victor Louis, s’organisent des bâtiments d’exploitation en cour carrée dont la configuration classique a pu être préservée. Ce château est la propriété de la famille Ragon depuis 1963. D'importants travaux ont été faits dans les chais par la suite: 3 200 hl de cuverie Inox supplémentaires, un chai à barriques, thermorégulation de l'ensemble de la cuverie et climatisation des locaux de stockage. 

    Le château Le Tuquet a subi un gel extrême (98%), nous précise Alice de la Haye, toutefois, les raisins non touchés ont eu une maturité étonnante, un beau fruité, ce sera un millésime séduisant et agréable à boire. Ventes en 2018 : les 2016, 2015, 2014, 
    2012 et 2011.

    Superbe Graves rouge 2015, marqué par ces senteurs très spécifiques de fumé, riche en couleur, au nez délicat où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche puissante, avec des nuances de groseille et de truffe, aux tanins soyeuxcharnu comme il se doit. Le 2014, bien caractéristique de ce que doit être un Vin de cette appellation, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, aux tanins puissants, gras en bouche, d’une très jolie finale. Excellent 2012, gras et corsé, de bouche pleine.
    Le Graves blanc 2016, élevage en cuves sur lies, avec cette fraîcheur florale doublée de senteurs fruitées, développe une bouche délicate et vive, un Vin tout en nuances, typé, avec ces connotations où s’entremêlent les fruits blancs mûrs, les épices et les fleurs fraîches, de bouche intense. Le 2015 est un Vinalliant finesse et structure, une belle rondeur et un bouquet aux connotations de petites fleurs blanches et d’agrumes, de bouche riche, longue, parfait sur une tarte aux asperges et saumon ou une truite aux amandes.

    Château de VIMONTGRAVES Château de VIMONT

    Château de VIMONT 

    (GRAVES)
    Esat Magdeleine de Vimont
    1, rue des Lilas
    33640 Castres
    Téléphone :05 56 67 39 60 
    Email : esatvimont@institut-don-bosco.fr 
    Site : www.institut-don-bosco.fr 

    Dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, notamment pour un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel. Au-delà de sa vocation viticole, le Château Vimont est aussi l’outil de travail de personnes en situation de handicap qui œuvrent avec passion et fierté à la production des VinsSols de graves sablo-calcaire, sous-sol argilo-graveleux. Élevage en barriques 100%, dont 30% neuves. 
    Voilà un remarquable graves rouge 2015, qui a d’ailleurs reçu une médaille d’Or à Lyon, marqué par son Merlot (80%, le reste en Cabernet-Sauvignon), au bouquet très développé avec des nuances épicées, un vin complet, de très jolie bouche où se mêlent la prune et le fumé, velouté et savoureux, de garde. 
    Savoureux 2014, aux tanins fermes et ronds à la fois, est de robe intense, harmonieux, de bouche dominée par les petits fruits rouges macérés, ample, parfait sur un onglet à l'échalote ou un carré d'agneau persillade. Le 2013, au nez délicat, mêle puissance et finesse, aux nuances de violette et de fraise mûre, généreux aux papilles, un vin très réussi. 
    Très joli graves blanc 2016, très typé Sémillon (80%, le reste en Sauvignon), Sols graves et sables graveleux, âge des vignes 35 ans, au nez fleuri, de robe pâle, brillante et limpide, qui associe la vivacité à l’élégance, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron, avec une jolie note de fraîcheur très agréable en finale. Le 2015, avec ce bouquet unique d’agrumes frais, d’un bel Or pâle brillant, d’une très bonne acidité, d’une belle fraîcheur persistante, est un vin classique, idéal, par exemple, sur un Saint-Pierre en croûte ou un pain de poisson aux crevettes grises. Le 2014, toujours bien marqué par sa prédominance de 67% Sémillon, 32% Sauvignon et 1% Muscadelle, a des notes de pêche et de lis, un vin long en bouche, tout en ampleur et séduction.
    Château D'ARRICAUDGRAVES Château D'ARRICAUD

    Château D'ARRICAUD 

    (GRAVES)
    Isabelle Labarthe

    33720 Landiras
    Téléphone :05 56 62 51 29 
    Email : chateaudarricaud@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-darricaud.fr 

    L’origine du domaine est très ancienne et nous devons son aspect actuel au Comte Joachim de Chalup. Il entra chez les mousquetaires gris en 1772, devint conseiller du Roi en 1783, puis Président du Parlement de Bordeaux. Incarcéré sous la Terreur au château-prison de Cadillac, puis libéré, il fut nommé premier Président de la Cour Royale d’Angers sous la Restauration. Le domaine fut l’objet d’agrandissements avec des cépages de choix. Depuis trois générations, la famille Bouyx-Trénit, très attachée à ce terroir et à son histoire, œuvre pour le mettre en valeur. Aujourd’hui, Isabelle Labarthe poursuit avec passion les mêmes objectifs. Le vignoble s’étend sur 23 ha d’un seul tenant. Sa partie haute est recouverte d’un manteau de graves typiques argileuses, en bas de pente affleurent les sols rouges argilo-calcaires à astéries. La propriété vient d'acquérir la certification HVE (Haute Valeur Environnementale).
    Voilà un remarquable graves rouge Grand Vin 2015, corsé, épicé, très harmonieux, riche en couleur, bien typé, de belle robe soutenue, aux notes de sous- bois et de mûre, bien charpenté et équilibré, parfumé (griotte, humus...) au palais, à déboucher avec, notamment, des rognons de veau aux pleurotes ou un civet de porcelet aux petits oignons.
    Le 2014, coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de fruits rouges et de réglisse, a des tanins bien soyeux et structurés. 
    Le graves rouge Réserve du Comte 2015, charpenté, élégant, aux tanins denses, est coloré et intense au nez comme en bouche (griotte, fumé...), un Vinpuissant, charmeur, avec de la matière. Le 2014 est corsé, savoureux, aux tanins amples, au nez complexe dominé par la cerise et la cannelle, alliant rondeur et charpente.
    Excellent graves blanc 2015, qui mêle richesse aromatique et persistance, dense, avec des connotations persistantes de noix et d’abricot frais. Très joli Liquoreux 2011, avec cette bouche souple, tout en subtilité d'arômes, de belle teinte dorée, aux nuances de fruits bien mûrs, d'une belle ampleur.
     

    Château BRONDELLEGRAVES Château BRONDELLE

    Château BRONDELLE 

    (GRAVES)
    Jean-Noël Belloc

    33210 Langon
    Téléphone :05 56 62 38 14 
    Email : chateau.brondelle@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaubrondelle.com 

    Très beau Graves rouge Château Andréa 2016, particulièrement savoureux, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise cuite et de cannelle, est d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, un vin généreux et persistant. Excellent Graves Classic rouge 2015, Merlot et Cabernet-Sauvignon, tout en bouche, à dominante de rondeur, ferme, tout en nuances aromatiques (cerise noire, prune…). Le Graves Classic blanc 2016, Sauvignon et Sémillon, aux nuances de brugnon et de lis, est un vin très harmonieux, mêlant charme et rondeur. 
    Quant à son Sauternes 2016, il est riche et distingué à la fois, à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, de bouche onctueuse où l’on retrouve l’abricot confit et le pain brioché. Joli Bordeaux Supérieur Château Bras d’Argent 2015, de couleur intense, aux arômes de fruits rouges (mûre, fraise des bois...), un vin souple, aux tanins bien enrobés. 
    Beau Pessac-Léognan blanc Château d’Alix 2015, d'une jolie complexité aromatique avec des connotations de rose, de citron et de grillé, mêle élégance et structure, et se débouche aussi bien avec une truite pochée en sauce qu’avec une bourride de seiches. Le Pessac-Léognan rouge Château d’Alix 2015, de couleur profonde, très équilibré, au nez dominé par la cerise noire et les sous-bois, un vin puissant mais où la souplesse prédomine, aux tanins fondus mais bien présents.
  • CINQ REGIONS, CINQ REFERENCES DU GUIDE 2019

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    Château BEAUCHENECHÂTEAUNEUF-DU-PAPE Château BEAUCHENE

    Château BEAUCHENE 

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Famille Bernard
    1 452, route de Beauchêne
    84420 Piolenc
    Téléphone :04 90 11 15 50 
    Email : info@chateaubeauchene.com 
    Site : www.chateaubeauchene.com 

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. La famille de Michel Bernard est présente à Orange depuis le XVIIe siècle. Aujourd'hui, le Château constitue le siège de vinification et d'élevage des différents vignobles de la famille. Il comprend 70 ha de vignes : Châteauneuf-du-PapeRhône-Villages_definition.html" class="lexique" target="_blank">Côtes-du-Rhône-Villages, Côtes-du-Rhône. On trouve 3 types de terroir : des terrasses alluviales à gros galets de quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse (Châteauneuf-du-Pape et Côtes-du-Rhône Premier Terroir), des alluvions quaternaires caillouteuses en terrasse (CDR-Villages et CDR Grande Réserve), des sols remaniés sable-caillouteux de collines (CDRGrande Réserve). 
    L’encépagement moyen comportant 52% de Grenache, 32% de Syrah et 12% de Mourvèdre. Pour les Vins blanc, Michel Bernard a retenu la quasi-totalité des cépages blancs (Clairette, Roussane, Marsanne, Viognier, Grenache blanc, Bourboulenc). 

    Je trouve les blancs 2017 supérieurs aux 2016, nous dit Michel Bernard, c’est dû au parfait équilibre entre alcool et acidité, les Ph étaient bons, on obtient donc des Vins à la belle expression du fruit, avec beaucoup de fraîcheur, c’est un millésime qui a une bonne aptitude au vieillissement, c’est encore plus évident pour les rouges 2017. 
    Le Côtes-du-Rhône rouge Grande Réserve, qui est notre produit phare en 2017, présente un parfait équilibre. Nous avons eu la chance de vendanger au bon moment, une bonne partie de notre vignoble n’a pas souffert de la sécheresse. Nous avons des sous-sols qui ont permis à la vigne de ne pas souffrir du stress hydrique. Une richesse Phénolique très importante, des Ph aux alentours de 3.60, idéal pour la garde, nous vinifions avec le respect du fruit. Ce 2017 a une belle expression du fruit. 
    Nous proposons le Blanc 2016 et ensuite le 2017 à l’automne, le CDR Blanc Tradition et celui à dominante de Viognier 2017.
    Depuis 15 ans, nous renouvelons progressivement le vignoble avec des plantations de Mourvèdre plus importantes que nous avions auparavant. L’avantage du Mourvèdre est qu’il résiste parfaitement à la chaleur, c’est un cépage qui donne du fruit et une bonne aptitude au vieillissement. 
    En Châteauneuf-du-Pape, nous mettons en vente les 2014, 2015 et 2016 en fin d’année. Nous avons eu une belle série de millésimes, 2015, 2016 et 2017. Je trouve le 2016 supérieur au 2015 mais, en tous cas, ce sont deux très grands millésimes chez nous. 
    Au Château Beauchêne, je ne produis pas de Vins trop puissants, trop brutaux, je cherche plus la finesse, nous vendons 90% de notre production à l’exportation. Mes Vins sont très fruitésarômes de fruits noirs sur mes Châteauneuf-du-Pape et fruits rouges sur les Côtes du Rhône. Je pratique des macérations longues, je n’aime pas les Vins confiturés, puissance, les tanins sont présents naturellement, les composés Phénoliques sont à un très haut niveau, le fruit est bien préservé, mes Vins sont élégants, l’alcool ne s’impose pas, même après quelques années, ils restent très équilibrés, et c’est important. 
    Je fais l’élevage de mes Vins de façon partielle dans des demi-muids, le rapport volume vin-bois est particulièrement valable. Je n’aime pas trop boiser mes Vins et, avec le Grenache, les Vins sont assez sensibles à l’élevage barriques, si on boise trop les Vins, c’est que l’on a des défauts à cacher… 
    Je privilégie le croquant du fruit et la finesse
    J’ai des terroirs avec des parcelles disséminées, ce qui permet d’avoir les différents types de sol, cette complémentarité est tout à fait intéressante. 
    Mes filles travaillent avec moi sur la propriété, Amandine s’occupe du Commercial et Estelle, qui était vétérinaire, après sa formation viti-œno, se prépare à me succéder pour le suivi du vignoble et l’élaboration des Vins.
    Nous nous orientons vers le Bio-Contrôle et entamons une démarche de qualification environnementale. Nous garantissons à nos clients, après analyse officielle, zéro résidu dans les Vins. Je vends toute ma récolte en bouteilles, je n’écoule rien au négoce. 
    Je suis rapporteur du Pôle d’Excellence 
    Œnotourisme auprès du Ministère, et continue de développer mon Musée Conservatoire d’outils en rapport à la vigne et au vin. 

    Estelle aime à préciser : depuis deux ans, nous nous efforçons de maintenir un haut degré de biodiversité sur et autour de nos parcelles : nous maintenons un ruban herbeux, travaillons avec des produits de bio-contrôle permettant à la vigne de mieux se défendre contre les maladies, nos sols sont régulièrement analysés ainsi que tous nos Vins. Trois ruches ont été installées en bordure du vignoble. Pour notre actualité, nous préparons pour la récolte 2018, un plan de replantation de ceps manquants sur les vieilles parcelles. Le millésime 2017, en volume inférieur, à l’image de la production viticole française, se prépare tranquillement dans notre chai. Le Côtes-du-Rhône Pavillon Rosé et les blancs (dont le fameux Viognier) sont embouteillés au début de l’année.

    Superbe Châteauneuf-du-Pape rouge Grande Réserve 2014, 80% Grenache, 15% Syrah, 5% Mourvèdrevignes de 100 ans, issues des terrasses alluvionnaire de galets roulés et de sables fauves), très typé, d’une belle charpente, riche, aux arômes délicats où dominent les fruits cuits et les sous-bois, aux tanins très présents mais veloutés, de bouche agréablement poivrée, un grand vin complexe, de garde.
    Remarquable Châteauneuf-du-Pape blanc Vignobles de la Serrière 2015, très charmeur, richement bouqueté, alliant puissance et élégance, où se mêlent des notes d’amande et de poire, suave, de bouche persistante, à ouvrir sur un turbot à la crème ou un risotto à la truffe blanche. Leur Châteauneuf-du-Pape rouge Vignobles de la Serrière 2012 est dense et très parfumé, de bouche charnue aux senteurs de cerise, de sous-bois et d’épices, un très joli vin, aux nuances de fruits macérés au palais. 
    Goûtez le CDR blanc Grande Réserve 2015, Clairette 25%, Grenache blanc 25%, Roussane 25%, Marsanne 20%, Bourboulenc 5%, vif et frais, aux arômesd’agrumes et de fleurs blanches, d’une très jolie tenue en bouche, et ce CDR blanc Viognier 2016, où l’on retrouve des nuances de citron et de narcisse, dense et distingué à la fois, tout en persistance en finale, à déboucher sur des calamars à la provençale ou une salade de queues d'écrevisses.
    Formidable Châteauneuf-du-Pape rouge Hommage à Odette Bernard 2010, de bouche ample, aux connotations de mûre et d’épices, très harmonieux, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, d’une très jolie finale avec ces notes de fumé et de framboise surmûrie, de garde. Le jardin à la française du Château Beauchêne peut être privatisé pour organiser mariages et réceptions.
    Mas de DAUMAS-GASSACIGP Mas de DAUMAS-GASSAC

    Mas de DAUMAS-GASSAC 

    (IGP)
    Famille Guibert
    Haute Vallée du Gassac
    34150 Aniane
    Téléphone :04 67 57 71 28 
    Email : contact@daumas-gassac.com 
    Site : www.daumas-gassac.com 

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Daumas Gassac, c’est la rencontre entre Aimé Guibert et un terroirexceptionnel découvert dans les années 1970 par le grand savant Henry Enjalbert, titulaire de la chaire de géographie à l’académie de Bordeaux, qui a constaté qu’il existait au milieu du massif de l’Arboussas, sous le manteau épais de la garrigue, une quarantaine d'hectares d’un sol profond, parfaitement drainé et pauvre en humus et matières végétales, riche en oxydes minéraux (fer, cuivre, or...). Ce terroir de grèzes glaciaires accumulées par les vents lors des glaciations de Riss, Mindel et Guntz, apportent les trois éléments qui conditionnent l'existence d'un Grand Cru : sols profonds où les racines de la vigne peuvent descendre s'alimenter en profondeur; sols parfaitement drainés où les racines de la vigne ne rencontrent jamais d’humidité, sols pauvres qui exigent de la vigne souffrance et effort pour créer les arômes rares. 
    L’exposition du vignoble sur pentes Nord accentue l’effet du micro-climat froid, en réduisant, surtout pendant l’été, les heures d’ensoleillement. C’est ce micro-climat qui retarde la floraison de la vigne de près de trois semaines sur la moyenne Languedoc.
    Si la découverte du terroir doit tout à Henry Enjalbert, les procédures de vinification et d’élevage doivent tout à Emile Peynaud : vinification médocaine, longues fermentations et macérations, élevage durant 12 à 15 mois dans des barriques bourguignonnes et bordelaises de 1 à 7 ans, collage à l’albumine d’œuf, pas de filtration...
    Formidable IGP Mas de Daumas Gassac rouge 2015, un vin généreux et typé, de jolie robe intense, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de fruits rouges mûrs caractéristiques, avec des nuances de poivre au palais, de garde, bien sûr. 
    Le 2014 (80% Cabernet-Sauvignon, et 10 cépages différents), au nez puissant où se mêlent la garrigue et les fruits noirs, ample et solide, riche en couleurcomme en structure, aux tanins très équilibrés, est un grand vin racé qui poursuit son évolution, parfait, par exemple, avec un coquelet rôti au thym aux petits pois et artichauts ou une épaule d'agneau rôtie au gratin d'aubergines. 

    Le 2013, de belle intensité, aux arômes de fruits rouges et d’épices, d’une belle structure, très bien équilibré, aux tanins présents, ample et volumineux, bien charnu comme il se doit, de garde. 
    Remarquable 2012, d’une maturité exceptionnelle, de belle intensité, aux arômes de fruits rouges cuits et d’épices, d’une belle charpente, aux taninspuissants, d’excellente garde. Très beau 2011, racé et coloré, concentré, un vin très riche, de belle robe dense et profonde à reflets violines, avec ce nez très expressif de fruits noirs (cerise, cassis, mûre sauvage), et des touches légèrement épicées.
    Splendide Mas de Daumas Gassac blanc 2016, 24% Viognier, 23% Chardonnay, 24% Petit Manseng, 13% Chenin blanc et 16% d’une collection de cépagesdont le Courbu du Béar, la petite Arvine du Valais, la Marsanne du Rhône et d’autres grandissimes variétés européennes. Récolte 100 % manuelle. vinificationoriginale comprenant une macération pelliculaire à 10° pendant cinq à sept jours, fermentation sous Inox à 20/25° pendant trois semaines, filtrationalluvionnaire sur terre fossile, ensuite retour dans l’Inox; enfin, une seconde filtration de sécurité sur plaque avant la mise en bouteilles... Un vin sans équivalence, fin et parfumé, dense et racé comme il le faut, ample en bouche, très riche et subtil, qui sent les noisettes et la pêche blanche, subtil et persistant, d’une grande fraîcheur en bouche, avec des nuances de grillé et de poire, très distingué. 
    Superbe 2015, où le gras se mêle à la minéralité, tout en distinction, d’une grande ampleur aromatique (aubépine, pêche, noix, bruyère), qui allie puissance et délicatesse, à prévoir, notamment, sur un veau aux olives ou une daurade à la provençale. 
    Le 2014 est un grand vin, suave, tout en finale avec ces connotations caractéristiques du terroir de petites fleurs blanches, de rose et de musc, ample et gras. Le 2013 est racé par sa complexité spécifique d’arômes, d’une très grande expression avec ces nuances de narcisse, de poire, de pêche... et toujours ce splendide et délicat côté grillé. 
    Goûtez l’Albaran rouge 2015, 50% Cabernet-Sauvignon, 50% Syrah, élevage entre 8 à 9 mois en barriques, classique, de robe intense, parfumé (fruits fraishumus...), légèrement épicé en finale, à déboucher avec des cailles farcies aux raisins et foie gras ou une côte de bœuf à la moelle.
    L’IGP Pays d’Hérault Faune 2016, 50% Viognier et 50% Chardonnay, aux notes de petits fruits jaunes mûrs, d’une finale suave, et le rosé Frizant 2016 (70% Cabernet-Sauvignon et 30% MourvèdrePinot NoirSauvignon, Petit Manseng et Muscat), aux bulles légères et onctueuses, aux notes discrètes de fraise des bois et de griotte, fort bien équilibré, distingué et vif au palais.
    Il y a encore l’IGP Pays d’Hérault Guilhem rouge 2016, aux arômes de violette et de mûre, frais en bouche, charpenté, un vin “comme autrefois”, l’IGP Pays d’Hérault Guilhem blanc 2016, tout en charme, aux reflets verts, aux arômes de noix et d’agrumes, qui allie ampleur et élégance en bouche, et l’IGP Pays d’Hérault Guilhem rosé, tout en arômes, un vin frais, qui sent la groseille et les agrumes, de robe brillante.
    Domaine des MONTS LUISANTSMOREY-SAINT-DENIS Domaine des MONTS LUISANTS

    Domaine des MONTS LUISANTS 

    (MOREY-SAINT-DENIS)
    Jean-Marc Dufouleur
    51, rue du Faubourg Madeleine
    21200 Beaune
    Téléphone :03 80 24 00 96 
    Email : jmdufouleur@wanadoo.fr 
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainedesmontsluisants 

    Au domaine, le 2017 s’annonce d’excellente facture, nous dit Jean-Marc Dufouleur, et si les deux prochaines décennies devaient être égales aux deux dernières, il n’y aurait pas à porter plainte, tant la nature a choyé la Bourgogne. Source d’émotions fortes au printemps par une série de 3 épisodes de gel qui
    n’ont pas manqué d’impacter le volume de la récolte, au final, le millésime est excellent. le 2016 est un très beau millésime, très proche du 2010, solaire et puissant, mais pas trop, fondu, jamais assez.
    Le 2015 a tout pour lui. Généreux et soyeux, sa puissance flirte avec l’élégance. C’est un gros numéro.
    Et que dire des 2014 et 2012, des 2011 et 2009… C’est beau, c’est bon. C’est racé et il y a du vin. De robe pourpre ou tuilée, exaltant des arômes de violette, de cassis, de musc, d’épices ou de sous bois, riche de tannins soyeux et savoureux, opulent, souple, puissant ou gras, mais toujours servi à table, le choix du vin, ici, n’est plus qu’affaire de préférence, et de circonstance.
    Pourquoi pas :
    - Morey Saint Denis, en Pierre Virant 2013… sur un bar grillé
    - Morey Saint Denis 1er Cru Les Monts Luisants 2010… et Charolaise, Limousine ou Blonde d’Aquitaine
    - Morey Saint Denis 1er Cru les Genavrières 2007… contre un coq au vin
    Clos de la Roche, Grand Cru 2000… sur une ronde des fromages
    Chacun saura comment, et plus que tout, avec qui, partager sa DML.”

    Formidable Morey-Saint-Denis Premier Cru Les Monts Luisants 2015, sol argilo-calcaire et très caillouteux, vignes de plus de 36 ans, élevage en fûts de chênependant 18 mois, de grande race, soyeux, de couleur pourpre, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, musc, épices...), alliant puissance et finessegras et intensité, tout en bouche, harmonieux, de garde. Le 2014 est aussi l’archétype de ce que doit être un très grand vin bourguignon où le velouté s’allie à la structure, la complexité d’arômes (fruits noirs, champignons, poivre...) à la subtilité d’une matière pleine et riche, un très grand vin. Le 2013, coloré et intense, aux tanins bien équilibrés, mêle charpente et souplesse, très élégant, avec des arômes mûrs et complexes de cassis et de groseille, riche au palais, d’excellente évolution. 
    Le 2012 est superbe, de robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un grand vin parfait sur un rôti de veau en croûte ou un canard aux navets, notamment. 
    Remarquable 2011, charnu, ample, aux tanins très structurés, au nez dominé par la mûre, la violette et l’humus, de bouche épicée et persistante, un vin qui possède des tanins puissants et très fins à la fois, d’un grand équilibre, de garde comme ce grand 2010, très harmonieux, intense, aux notes de cassis très mûr et d'épices, aux tanins fermes et serrés, mais veloutés à la fois, de bouche voluptueuse, complexe, où s’entremêlent le poivre, la prune, le cuir et la cannelle. 
    Exceptionnel 2009, puissant, aux tanins fondus, avec ces notes si caractéristiques de truffe et de petits fruits mûrs légèrement épicés, de garde. Le 2008 exhale des notes intenses de violette, de fruits surmûris (prune, groseille) et de cannellegras et charnu, aux tanins riches et harmonieux, de grande évolution. Superbe 2007, racé, de couleur profonde, plein, au nez complexe où dominent les fruits mûrs et les épices, aux tanins fondus et riches à la fois qui se goûte remarquablement actuellement. 
    On poursuit avec ce 2006, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, de bouche étoffée, associe ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, formidable avec une pastilla de pigeon ou une bécasse flambée. Le 2005, dense et distingué, au nez très parfumé et typique dominé par la cerise et le cuir, très fin, est un vin puissant et gras, de très belle intensité, avec, en finale, des nuances de kirsch et d’humus.
    Famille SUMEIRE - Vignerons en ProvenceCÔTES DE PROVENCE Famille SUMEIRE - Vignerons en Provence

    Famille SUMEIRE - Vignerons en Provence 

    (CÔTES DE PROVENCE)
    Famille Sumeire
    Château Coussin - 1 048, chemin de Coussin
    13530 Trets
    Téléphone :04 42 61 20 00 
    Email : sumeire@sumeire.com 
    Site : www.sumeire.com 

    Nous produisons une majorité de rosés mais nous constatons une demande croissante de nos vins blancs, nous dit Sophie Denante.
    En 2017, pour nos blancs, nous avons fait une vinification un peu particulière en procédant à des stabulations, c’est-à-dire en faisant des macérations de bourbe à très basses températures. Cela leur a donné beaucoup d’ampleur, sans lourdeur, les blancssont très aromatiques, ce sont des vins très secs issus de Rolle ou d’Ugni Blanc qui se dégustent très bien sur des crustacés ou des poissons grillés.
    Rosé 2017, une année caractérisée par une qualité sanitaire exceptionnelle. Les baies étaient magnifiques, c’est la rançon de la sécheresse. De nos sélections parcellaires est produite la cuvée César qui est élaborée sur nos deux propriétés Château Coussin et Château L’Afrique, c’est un rosé plus complexe, avec du gras et de la rondeur.
    La notoriété du sculpteur et l’exposition organisée à Beaubourg cette année, augmente la notoriété de cette cuvée qui reste assez exceptionnelle; en effet, peu de bouteilles produites que nous réservons aux grandes tables étoilées, importateurs… c’est un rosé de gastronomie tout en finesse et élégance. Il y a du corps, de la bouche, de la rondeur mais le vin reste aérien. 
    Le Château Coussin Rosé 2017 a un terroir typique de Sainte-Victoire, dans la région de Trets, des vignes plantées dans un micro-climat continental. Le rosé est d’une belle nervosité, une acidité naturelle bien intégrée, cela donne du relief au vin. 
    Château L’Afrique Rosé 2017, issu d’un terroir qui subit des influences maritimes, même si nous ne sommes pas tout près de la mer. Le vin présente des notes d’agrumes, en bouche, il est peu plus rond et sec à la fois. 
    Château Maupague Rosé 2017, qui est dans la région de Puyloubier, où le sol est très pauvre, les vignes ventées, cela donnant des vins aux notes de pierre-à-fusil très typiques. En général, la couleur de nos rosés 2017 est plutôt pâle, c’est aussi la conséquence de nos vendanges la nuit, nos vinifications à très grand froid. Ce que nous cherchons avant tout dans nos rosés, c’est l’équilibre, le fruit et l’expression du terroir

    Exceptionnel Côtes-de-Provence Sainte-Victoire rosé César à Sumeire 2017, 50% Grenache et 50% Syrah, sélection parcellaire des meilleures vignes de Château l'Afrique, dont l’étiquette reproduit un détail de l’œuvre conçue et signée par le sculpteur César, dédicacée à la famille Sumeire en 1987, et reproduite sur les coffrets d’emballages, un vin qui dégage un nez de pêche, de rose et d’épices, onctueux et frais à la fois, d’un grand charme.
    Le Côtes-de-Provence Sainte-Victoire rouge César à Sumeire 2015, Syrah 70 % Cabernet-Sauvignon 20%, Grenache 10 %, terroir argilo-calcaire formé d'alluvions anciennes et caillouteuses, corsé, avec ces notes de fumé et de prune, aux tanins puissants mais très fins, harmonieux, parfait, notamment, sur une pintade à la pâte d'olives, purée de pois chiches ou des roulés de mignon de porc au basilic.
    Provenant du vignoble de Cuers, le Côtes-de-Provence Château l’Afrique rouge 2016, Syrah 70%, Cabernet-Sauvignon 15%, Grenache 15%, est coloré, au nezà la fois intense et subtil où s’entremêlent la griotte mûre et une touche épicée caractéristique. Le Côtes-de-Provence Château l’Afrique blanc 2017, 82% Rolle, 18% Ugni Blanc et Clairette, macération pelliculaire, qui a des notes aromatiques de pêche et de lis, est un vin long et très équilibré en bouche, vif et souple à la fois.
    Le Côtes-de-Provence Château L’Afrique rosé 2017, Grenache 60%, Syrah 40%, de robe rosée pâle, est tout en subtilité, de bouche fine, aux arômes de fruitsfrais et de rose, d’une longue finale parfumée. 
    Beau Côtes-de-Provence Sainte-Victoire Château Coussin rosé 2017, Grenache 70%, Cinsault 20% et Syrah 10%, de belle teinte, de belle vivacité, avec cette senteur épicée persistante au palais, un vin régulièrement charmeur, d’une belle finesse aromatique, tout en nuances.
    Joli Château Coussin blanc 2017, pur Rolle, frais et suave à la fois, un très joli vin qui dégage de subtils arômes de poire et de tilleul, tout en vivacité, à déboucher, par exemple, sur un filet de barbue à la tomate ou des moules farcies. 
    Il y a aussi ce Côtes-de-Provence Sainte-Victoire Château Coussin rouge 2015, au nez dominé par les fruits rouges cuitscharnu, aux tanins fondus, de bouche très parfumée avec des notes de fraise et de myrtille, ample et veloutée, un excellent vin qui poursuit son évolution. 
    Le Côtes-de-Provence Sainte-Victoire Château Maupague rouge 2015, Syrah 80%, Grenache 20%, issu d’un terroir composé d'éboulis et d'argiles gréseuses du crétacé supérieur, ainsi que de colluvions des massifs environnants, est un vin qui a des notes intenses de petits fruits rouges surmûris et de poivre, charnu, coloré et parfumé, bien charpenté.
  • TOUT CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR BORDEAUX POUR NE PAS SE FAIRE AVOIR

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    En Saint-Julien, en Margaux, en Pessac-Léognan ou à Saint-Emilion, certains propriétaires (ou directeurs) parlent beaucoup trop d’argent, de prix, de “super” notes, de vinifications toujours plus sophistiquées, de chais flambants neufs, d’installations inutiles, etc… Cette minorité, snobe, imbue d’elle-même, n’est ni passionnante, ni représentative, faisant traîner une image négative auprès des amateurs et des professionnels, alors que des centaines d’autres producteurs, de très grands crus ou de vins plus modestes, savent que la frime n’est pas la clé du succès, ni d’un grand vin... Ils font des vins qui n’ont pas d’âme, sans vice ni vertu, et qui atteignent des prix incautionnables. Ceux-là ne nous intéressent pas.

     

    - Dans le Médoc, les propriétaires maintiennent une identité forte : intrinsèquement, un Margaux n’a rien à voir avec un Pauillac (ni même avec un autre Margaux, tant les sols sont différents dans l’appellation), un Moulis doit refléter l’élégance quand c’est la structure qui signe un Saint-Estèphe... Les terroirs font les vins ! Pas besoin de tricher avec des manipulations œnologiques ou des élevages qui abrutissent les vins.Nul besoin non plus de prix extravagants, puisque l’on se fait plaisir dans une gamme cohérente et accessible. Voici ceux qui élèvent donc les véritables grands vins médocains, ceux qui ont une “âme”, de l’élégance, un véritable potentiel d’évolution, et ont signé plusieurs millésimes très différents : les 2016, 2010 et 2009, grandissimes, les 2015, 2011, 2008, 2006, 2004 et 2002, la plupart formidables aujourd’hui, un 2007 savoureux, ou un 2013, parfois imbuvable, souvent difficile.Le plaisir est là, intact, et c’est du grand art.

     

    - À Pomerol (et à Lalande), les senteurs de truffe se mêlent à la mûre, au poivre, à la cerise ou à la réglisse, la chair s’associant à une texture dense, ample, envoûtante, unique. Ces vins de “velours” Ont des caractères différents, naturellement, selon les sols et leur situation géographique, mais tous sont les plus chaleureux de la région bordelais, à l’image de leurs propriétaires.

     

    - Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, il faut savoir qu’un Saint-Emilion, un vrai, c’est une osmose entre la complexité aromatique et une texture savoureuse, souple mais ferme, dense mais distinguée.Ici, en effet, on a le choix entre de vrais crus de terroir, amples, élégants, de belle garde, du plus grand au plus abordable, et d’autres vins où les sols ont peu de réelle influence, surtout marqués par des vinifications trop sophistiquées qui donnent des vins trop concentrés au détriment de la finesse, des vins de dégustation, dont on a du mal à terminer la bouteille, tant le plaisir est absent. Il faut donc frapper à la bonne porte...

     

    - Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière. Il en est de même en Canon-Fronsac et Fronsac.

     

    - En Pessac-Léognan comme en Graves, la typicité des terroirs est réelle, avec des sols très spécifiques du bordelais, les seuls où l’on peut élever, à la fois, de grands vins rouges et blancs secs. Dans les deux couleurs, en effet, Crus Classés ou non, selon les territoires et la passion des hommes et des femmes, on accède à une gamme exceptionnelle, du plus grand vin au plus charmeur, mais, chacun marqué par une spécificité propre à la région, et c’est déjà beaucoup. Comme à Saint-Émilion, certains crus atteignent des prix totalement injustifiés, et vous ne risquez pas de les retrouver dans le Guide !

     

    - Dans les appellations de Côtes, on peut passer du sublime au vin “dépersonnalisé”, selon les expositions, les sols, la complémentarité des cépages... et la main de l’homme.Les propriétaires talentueux se démarquent aisément des autres, et c’est ainsi depuis des décennies. De Cars à Tauriac, de Lestiac à Saint-Magne-de-Castillon, Les meilleurs signent de beaux vins de caractère, puissants ou soyeux, vifs ou suaves, et c’est tant mieux.

     

    - L’appellation des Bordeaux Supérieur et Bordeaux, est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat...) et l’on aurait bien tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle. Les prix sont particulièrement abordables, et le plaisir bien réel. Et les meilleurs sont de grands vins à part entière.

     

    - À Sauternes, comme dans les autres appellations des liquoreux (Loupiac...), les vins possèdent une authenticité réelle : il faut dire que l'équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu'est le botrytis cinerea. Ces vins rares, du plus liquoreux au plus fin, dont les prix sont largement justifiés quand on connaît les efforts des propriétaires, méritent alors d'être appréciés tout au long du repas, tant le charme opère.

     

     VOIR LES VIGNERONS DE L'ANNEE DU GUIDE DUSSERT-GERBER DES VINS EN CLIQUANT ICI

     

     

    La région du Médoc

    Le vignoble s’étend du nord au sud sur quelque 80 km. Protégé de l’océan Atlantique par une importante forêt de pins, bordé par le vaste estuaire de la Gironde, le Médoc jouit d’un microclimat relativement chaud et humide, très propice à la ­culture de la vigne. On y compte huit appellations :

    - Haut-Médoc. Superficie : 2.080 ha, 27% du vignoble médocain, 346 viticulteurs dont 195 en coopératives et 151 indépendants.

     

    - Listrac-Médoc. Situé entre Moulis et Saint-Julien, le vignoble de Listrac (630 ha) possède trois croupes de graves pyrénéennes à l’ouest, une croupe de graves garonnaises à l’est et un plateau sur socle calcaire sur la partie centrale qui font la richesse de ce terroir frère de celui de Moulis. Les pentes naturelles favorisent le bon drainage des sols. La relative fraîcheur du climat, liée à la situation ventée et proche de la forêt, favorise la maturation lente et régulière propice aux grands vins. Les croupes graveleuses sont majoritairement plantées de Cabernet-Sauvignon, tandis que, sur le plateau calcaire, domine le Merlot.

     

    - Margaux. À Margaux (1 500 ha) prédominent les graves garonnaises, sur un plateau central de 6 km de long sur 2 km de large. Au sud-est, le vignoble domine les terres basses de l’estuaire. Son versant oriental est légèrement échancré par des vallons secs qui le festonnent en croupes successives. Les graves de Margaux ont été étalées en nappe par une ancienne Garonne au Quaternaire ancien. De belle taille, elles sont associées à des galets de dimension moyenne qui constituent le plus bel ensemble günzien du Haut-Médoc. C’est sur cette nappe ancienne, qui repose sur un soubassement tertiaire calcaire ou argilo-marneux, que sont installés les meilleurs crus médocains. Beaucoup de graviers et de cailloux, des sols pauvres retenant mal l’eau, une vigne profondément enracinée, toutes les conditions de réussite sont réunies.

     

    - Médoc Superficie : 5 700 ha, 29% du vignoble médocain, 613 viticulteurs dont 440 en coopératives et 173 indépendants.

     

    - Moulis. À mi-chemin entre Margaux et Saint-Julien, l’appellation Moulis (630 ha) prend la forme d’un étroit ruban de 7 km de long, perpendiculaire à la Gironde. On y rencontre des graves garonnaises et pyrénéennes pures à l’argilo-calcaire.

     

    - Pauillac (1 210 ha). Si le commerce portuaire est à l’origine de sa prospérité, il a fallu attendre le XVIIIe siècle et l’abandon du privilège de Bordeaux pour que Pauillac renaisse comme port du vin. Son modelé exceptionnel caractérise le terroir : le nombre élevé et le moutonnement de ses croupes en font une réussite morphologique tout à fait unique. Des conditions très favorables y ont facilité la dissection de la nappe de graves. Ces graves garonnaises, maigres, dont la pauvreté est l’essence même d’une grande richesse, bénéficient d’un drainage naturel très efficace (voir le Classement).

     

    - Saint-EstèpheL’appellation (1 230 ha) est située au centre du Médoc, tout près de l’estuaire de la Gironde, équidistante de Bordeaux et de la pointe de Grave. Son sol est caractérisé par la diversité remarquable de la composition de ses couches, conséquence de son modelé accidenté, et un excellent drainage naturel. Partout il est semé de quartz et de cailloux roulés, mêlés à une terre légère et sableuse en surface qui confère aux vins une finesse toute particulière. Quant au sous-sol, il est constitué du fameux calcaire qui affleure à l’ouest de la commune. Des vins très typés, marqués par leur terroir, intenses, du plus grand des grands crus à celui qui sera très abordable.

     

    - Saint-Julien (920 ha).  Le terrain est pratiquement le même sur l’ensemble de la commune. Seule la proximité plus ou moins grande du fleuve peut entraîner quelques variations climatiques. En fait, la nappe de graves de Saint-Julien-Beychevelle prend la forme d’un grand rectangle de près de 5 km de longueur sur 3,5 km de largeur. Et la nappe alluviale est particulièrement bien disséquée en croupes de graves garonnaises du quaternaire ancien

     

     

     

    Classement Médoc
    Classement Saint Emilion
    Classement Saint Emilion Satellites 
    Classement Pomerol
    Classement Graves
    Classement Sauternes
    Classement Côtes-de-Bordeaux
    Classement Bordeaux Supérieur
    Vignerons sélectionnés à Bordeaux

     

    La région libournaise

     

    - PomerolLe développement de ce vignoble (790 ha) dans la région de Pomerol, à partir du xiie siècle et durant tout le Moyen Âge, autour des commanderies des hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem (dont les chevaliers de Malte sont, aujourd’hui, les continuateurs), est aussi largement attesté par la tradition et la mémoire collective. Pomerol et son hospice, totalement détruit au cours des siècles suivants, furent, à l’évidence, une étape importante sur la route des pèlerins cheminant à travers toute l’Europe, vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Plus tard, la guerre de Cent Ans conduisit à l’abandon du vignoble. Reconstitué ultérieurement, celui-ci fut de nouveau largement mis à mal à l’époque des guerres de Religion. Au XVIIe siècle, un procès-verbal fut dressé (le 7 mai 1761), à la demande d’un bourgeois, négociant à Libourne, Louis-Léonard Fontemoing, propriétaire à Pomerol au lieu-dit Tropchaud. En 1753, celui-ci avait hérité de son père un vignoble planté à prédominance de cépages blancs (Folle et Douce). En 8 ans, il avait entrepris de le transformer, en remplaçant les cépages blancs par des cépages rouges. À côté du Noir de Pressac, on voyait déjà apparaître le Bouchet (ou Cabernet franc) et le Merlot. La caractéristique essentielle de ce terroir est de constituer, à lui seul, une entité, un ensemble géologique unique. Au long des millénaires, ont vu se succéder dépôts molassiques, sableux ou argileux, presque entièrement recouverts par la nappe alluviale de graves. Ce sont ces graves de surface plus ou moins compacte ou sablonneuse, et son sous-sol comportant des oxydes de fer, appelés régionalement “crasse de fer”, qui assurent aux vins leur personnalité. Des vins splendides, très typés par le Merlot, savoureux, de garde.

     

    - Lalande-de-PomerolL’appellation (1 130 ha), limitrophe de Pomerol et de Saint-Émilion, s’étend sur les communes de Lalande-de-Pomerol et de Néac. Elle est traversée par la RN 89, grand axe routier, et un petit cours d’eau, la Barbanne. Proche du confluent de la Dordogne et de l’Isle, Lalande-de-Pomerol, protégé sur son flanc sud-ouest par le tertre de Fronsac, reçoit l’influence de l’océan Atlantique. L’appellation bénéficie d’un climat ensoleillé, chaud et humide, particulièrement propice à la culture de la vigne. Le sol est argileux ou argilo-graveleux à l’est, graveleux au nord, puis de plus en plus sableux vers l’ouest. Provenant d’anciennes alluvions, le sous-sol présente des traces d’oxyde de fer que l’on nomme ici “crasse de fer”, ainsi que des dépôts décalcifiés durcis et rougis de quartz, de silex et de granit.

     

    - Saint-ÉmilionIci, quelque 1 000 crus s’échelonnent du Premier Grand Cru classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru classé et le Grand Cru (5 400 ha environ).

     

    Voici ce qu’il faut retenir :

    - Le secteur le plus simple à définir, historiquement et géologiquement, c’est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi variés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse…), qui font la diversité de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est le territoire du château Ausone qui domine la côte de Saint-Émilion en regardant la plaine, issu d’un sous-sol de molasses et de sables éoliens.

    - Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Ici, les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables selon les sols, en alios en sous-sols.

    - Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-­Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également omniprésents, avec des graviers. On y fait généralement des vins plus souples, l’exception confirmant bien évidemment la règle.

    - Saint-Georges-Saint-ÉmilionLe vignoble de Saint-Georges bénéficie d’une belle exposition, le versant nord de la colline étant orienté sud-sud-ouest, et sa situation de pente le fait bénéficier d’une régulation hydrique naturelle. Le sol argilo-calcaire incite chaque cep à aller puiser en profondeur les arômes les plus secrets. Sur ces sols, plein sud, le Merlot s’est naturellement imposé (70 à 80 %), avec sa faculté de développer des tanins soyeux beaucoup plus que sur des graves.

     

    - Montagne-Saint-ÉmilionAvec ses 250 propriétés, et une surface d’exploitation inférieure à 5 ha, cette appellation témoigne d’une viticulture totalement orientée vers la qualité. Le vignoble (1 570 ha) s’inscrit dans le prolongement géographique de ceux de Pomerol et de Saint-Émilion. Les sols y sont argilo-calcaires ou limono-argileux sur le plateau et les coteaux. Le Merlot dominant (70 %) est complémenté de Cabernet franc, de Cabernet-Sauvignon et parfois de Malbec. Saint-Georges représente 190 ha environ.

     

    - Puisseguin-Saint-ÉmilionLe vignoble de Puisseguin-Saint-Émilion s’étend sur 750 ha de collines arrondies. Il conjugue les atouts d’un microclimat sec, attesté par la présence de nombreux chênes verts, d’expositions sud dominantes et de sols argilo-calcaires où la vigne peut ­s’enraciner profondément. 130 viticulteurs, dont une cinquantaine de coopérateurs, y totalisent une production annuelle de 40 000 hl. Le Merlot représente 70% de l’encépagement du vignoble, aux côtés du Cabernet franc (20 %) et du Cabernet-­Sauvignon.

     

    - Lussac-Saint-ÉmilionÉtabli sur 1 490 ha, le vignoble de Lussac-Saint-Émilion se caractérise par la variété de ses paysages et la diversité de ses sols : argilo-graveleux dans les vallons, sablo-argileux sur les plateaux, argilo-calcaires à flancs de coteaux. Sur ces terrains bien drainés et exposés, 215 propriétaires et récoltants totalisent une production moyenne annuelle de 69 000 hl. Le Merlot représente 65 % de l’encépagement du vignoble, aux côtés du Cabernet franc (20 %) et du Cabernet-Sauvignon (15%).

     

    - Fronsac et Canon-FronsacLa surface des vignobles est de 830 ha pour l’AOC Fronsac répartis sur les. communes de Fronsac, Saint-Aignan, La Rivière, Saint-Germain-la-Rivière, Saillans et Galgon, et 290 ha pour l’AOC Canon-Fronsac, sur Fronsac et Saint-Michel-de-Fronsac. Le Merlot, cépage prédominant dans le Libournais, représente 70 % de l’encépagement des vignobles de Fronsac et de Canon-Fronsac, aux côtés du Cabernet franc et du Cabernet-Sauvignon. La densité minimale est d’environ 5 000 pieds/ha. Les appellations Fronsac et Canon-Fronsac s’étendent sur des sols à tendance argilo-calcaire. Le calcaire à astéries prédomine sur le tertre et les plateaux. La molasse du Fronsadais marque les côtes et les combes. Cette typicité des terroirs est accentuée par la diversité des reliefs très accidentés. Les deux rivières protègent le vignoble des gelées printanières. La présence de nombreux arbousiers et chênes verts témoigne de ce climat très privilégié. À noter que, s’il fallait situer les meilleurs vins de Fronsac et de Canon-Fronsac dans une hiérarchie des vins du Libournais, notamment dans mes Classements de Saint-Émilion et Pomerol, ceux-ci se situeraient entre les “2e” et “3e” Grands Vins Classés, pour des qualités comparables.

     

     

     

    La région des Graves

     

    Graves et Pessac-Léognan 

    Prolongement des terres du Médoc, le vignoble des Graves (environ 3 450 ha et 1 600 ha environ pour Pessac-Léognan) a été de tout temps rapproché historiquement et géographiquement de celui du Médoc. Là aussi la terre est graveleuse (le mot “graves” vient de là), pauvre, mais secourue par un climat exceptionnel et des vignerons qui ont écrit l’histoire du Bordelais.

    Le 9 septembre 1987, un décret reconnaissait l’appellation d’origine contrôlée Pessac-Léognan. Le terroir se compose de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires qui ont apporté une grande variété de débris caillouteux, venus parfois de très loin, notamment des Pyrénées ; ces débris, multicolores, usés au point d’être polis, voire luisants, après la pluie, sont plus ou moins enrobés de terre ou de limon. Les graves de Pessac-Léognan reposent donc sur un sous-sol d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et de faluns. Elles sont témoins des cours anciens de la Garonne, mis en place depuis la fin de l’ère tertiaire puis durant le quaternaire au fur et à mesure que passaient les époques glaciaires. Ces graves, composées de graviers, galets roulés par les eaux, ont une épaisseur variant d’une vingtaine de centimètres à 3 m et plus. La variété du cailloutis est exceptionnelle avec des quartz et quartzites ocre, blancs, rouges et roses, des jaspes, agatoïdes, silex et lydiennes… savant mélange harmonieux et chatoyant. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave redistribue progressivement la chaleur sur les grappes. Inscrits dans un relief mamelonné, les dépôts de graves forment des croupes particulièrement bien dessinées dans le paysage, bénéficiant d’une excellente exposition avec des pentes toujours assez fortes pour assurer un drainage naturel. Celui-ci est renforcé par un réseau hydrographique important de petits cours d’eau et d’affluents de la Garonne.

     

     

    Les blancs liquoreux

     

    - Sauternes et BarsacLe vignoble (environ 1 700 ha) bénéficie d’une grande homogénéité (70 % de Sémillon, 25 % de Sauvignon, 5 % de Muscadelle), grâce à des sols et des sous-sols très diversifiés, graveleux, calcaires ou argilo-calcaires, qui donnent leur spécificité et leur personnalité aux différents crus. En dehors du terroir, le Ciron joue un rôle considérable. Né dans les Landes, couvert d’une voûte de feuillage tout au long de son cours, il crée, grâce à ses eaux plus froides que celles de la Garonne, un microclimat caractéristique dans la région du confluent, avec en automne des brumes matinales qui précèdent un soleil chaud à midi. Ces brouillards favorisent la prolifération d’un minuscule champignon, le Botrytis cinerea, qui a le pouvoir d’augmenter la teneur en sucre des raisins. Ce phénomène, appelé “pourriture noble”, est la condition sine qua non de ce raisin confit, récolté quasiment grain par grain, par tris successifs, de rendements très faibles. Ces vendanges à haut risque expliquent le prix de ces vins, largement justifié. Cinq communes bénéficient de l’appellation : Sauternes, Fargues-de-Langon, Bommes, Preignac et Barsac (voir surtout le Classement).

     

    - LoupiacLe vignoble s’étend sur la rive droite de la Garonne, sur des pentes au sous-sol argilo-calcaire, argileux ou graveleux. L’appellation est réservée aux vignes de coteaux, à l’exclusion des terres d’alluvions et de palus, et le ruisseau du Chay, petit affluent de la Garonne, est l’un des facteurs du développement, en automne, des brouillards matinaux nécessaires au Botrytis cinerea.

     

    - Sainte-Croix-du-MontLe vignoble s’étend sur les plateaux et les coteaux aux sols argilo-calcaires qui dominent la rivière en face de Sauternes. Les 456 ha sont cultivés par une centaine de viticulteurs.

     

    - Cérons. L’AOC s’étend aujourd’hui sur 50 ha (quelque 1 800 hl).

     

    - CadillacDepuis le 10 août 1973, 22 communes et 80 producteurs bénéficient de cette appellation (230 ha, avec production moyenne annuelle de 6 800 hl).

     

    - Graves Supérieurs. Assez nerveux, les vins possèdent aussi leur originalité.

     

    - Cadillac Côtes-de-BordeauxPerchées sur des coteaux généralement abrupts, les vignes sont naturellement exposées au soleil du versant méridional, sur un sol où dominent tour à tour le rocher, le calcaire et la grave.

     

     

     

    Les vins de côtes

     

    - Côtes-de-Bourg Dénommée la “Suisse girondine” à cause de son relief accidenté qui ondoie de coteaux en vallons, la région de Bourg (3 950 ha) est baignée par la Dordogne. On trouve ici une réelle typicité, un style qui lui est propre, où le Merlot prédomine souvent, et vient s’allier aux Cabernets pour créer ces vins qui associent puissance et charme, et possèdent une belle longévité.

     

    - Côtes de Bordeaux. A l’exception des Côtes-de-Bourg, les autres appellations se sont regroupées pour l’intitulé des “Côtes de Bordeaux” (12 000 ha et 950 producteurs). Six appellations : Côtes de Bordeaux (possibilité de faire des assemblages), Blaye Côtes de Bordeaux, Cadillac Côtes de Bordeaux, Castillon Côtes de Bordeaux, Francs Côtes de Bordeaux et Sainte-Foy Côtes de Bordeaux.

     

     

    L’Entre-Deux-Mers

    L’aire géographique de l’Entre-Deux-Mers couvre un vaste triangle de 30 km à la base, sur une hauteur de 60 km (1 500 ha). On y découvre une succession de coteaux et de vallées profondes couvertes d’alluvions laissées par la mer lors d’invasions répétées. L’Entre-Deux-Mers est traditionnellement un vin blanc sec, même si, à une certaine époque, certains vignerons élaboraient un vin blanc moelleux.

     

     

    Bordeaux et Bordeaux Supérieur

    Dans ce très grand vignoble (environ 45 000 ha en Bordeaux, 11 800 pour le Bordeaux Supérieur, 55% du vignoble girondin), La plupart des viticulteurs produisent des rouges, des blancs, des clairets et des rosés. Des vins équilibrés, et, pour les meilleurs, bénéficiant d’un excellent rapport qualité-prix.

    On trouve des vins ronds, faciles à boire, comme des vins riches, puissants, plus “durs”, alliant des tanins fermes à un fondu en bouche très agréable. Tous ces vins ont leur propre personnalité, selon leur terroir (on ne produit pas les mêmes crus dans la région libournaise ou dans celle de l’Entre-Deux-Mers) et leur élevage. Quelques (rares) bons Crémants .

     

     

     

    Les raisins des vins de Bordeaux

     

    Rouges

    - Cabernet-Sauvignon, majoritaire dans le Médoc.

    - Cabernet franc, de plus en plus -hélas- remplacé par le Cabernet-Sauvignon ou le Merlot.

    - Merlot, majoritaire à Pomerol et Saint-Émilion (10 à 20 % en Médoc).

    - Malbec, dans les Premières-Côtes (un peu à Saint-Émilion).

    Et aussi la Carmenère, apparentée au Cabernet, et le Petit Verdot, utilisé en Médoc et dans les Graves.

     

    Blancs

    - Sémillon (80% en Sauternais).

    - Sauvignon.

    - Muscadelle.

     

     

     

     

    Le bordelais à table

    - Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau.

    - Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume.

    - Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin.

    - Saint-Estèphe. Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse.

    - Pessac-Léognan et Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle.

    - Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent bien avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti.

    - Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte.

    - Lussac, Montagne, Puisseguin et Saint-Georges-Saint-Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets.

    - Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour viandes rôties et gibier à plume.

    - Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches.

    - Côtes-de-Bourg et Côtes-de-Bordeaux. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons.

    - Barsac et Sauternes. Pour profiter de leur richesse et de leur typicité, à l’apéritif. Plus conventionnel, sur un foie gras, pour un millésime assez jeune, et sur un dessert pas trop sucré comme une tarte aux framboises. Plus rare, la lamproie, et des ris de veau à la crème.

    - Loupiac. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes.

    - Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés.

    - Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton.

     

    L’histoire des vins de Bordeaux

    L’antique Burdigalia des Romains devint au milieu du xiie siècle la capitale de la Guyenne avant d’appartenir aux Anglais qui la possédèrent pendant deux siècles. En 1152, le second mariage d’Éléonore de Guyenne avec Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou, resserra les liens Bordelais-Anglais lors de l’accession au trône d’Angleterre du comte d’Anjou devenu Henri II en 1154. Ainsi, les Bordelais devenaient sujets anglais, la langue française trônait à la cour d’Angleterre et le commerce des vins s’intensifia avec ce pays. Richard Ier dit “Cœur de Lion”, fils aîné d’Éléonore d’Aquitaine et d’Henri II, habita Bordeaux et fut un grand amateur des vins du cru. Son frère, Jean sans Terre, prit sous sa protection les marchands bordelais et réglementa la date de mise en vente du vin : novembre et décembre. Le vin mis en fûts, il n’existait alors aucun procédé de conservation, aussi était-ce le vin le plus jeune le mieux vendu. Le vin vieux étant distribué aux pauvres. Les décrets anglais favorisèrent de plus en plus les Bordelais si bien que les marchands d’autres villes sollicitèrent leur entrée au sein de ces élus de l’Aquitaine.

    Pendant la guerre de Cent Ans, les bourgeois bordelais furent solidaires des Anglais dont ils appréciaient les privilèges. La Guyenne tenta pourtant de se détacher du parti des Anglais. C’est alors que le général anglais Talbot, issu d’une famille normande, attaqua et prit Bordeaux mais fut tué dans une bataille, devant Castillon, le 17 juillet 1453. Ce siècle guerrier se terminait et Bordeaux revenait à la France. Les vignobles se répandirent aux alentours de Bordeaux et la ville s’enrichit au point d’user de sa puissance pour empêcher les viticulteurs du Médoc de charger leurs vins le long de la Gironde. Ce “privilège de Bordeaux”, ou blocus économique, aboli seulement en 1776, fut à l’origine de la disparition de nombreux crus. L’usage du vin se répandant de plus en plus, les excès également, François Ier décréta alors, en 1536, que “quiconque sera trouvé ivre, sera immédiatement jeté en prison et mis au pain et à l’eau”. En cas de récidive, c’était le fouet. Au troisième faux pas, encore le fouet, mais en public, et si le coupable était pris une quatrième fois, c’était l’amputation d’une oreille. L’on commença à apprendre à boire au xvie siècle sous Henri III. L’usage voulait que le verre rempli de vin, au fond duquel était placé un croûton grillé, passât de main en main jusqu’à la personne à honorer. Celle-ci vidait alors le verre et mangeait le croûton appelé “tostée”. L’origine du mot toast viendrait de là. Le commerce du vin de Bordeaux connut un certain calme lorsque furent stoppées les exportations vers l’Angleterre. Le traité de Methuen, passé entre l’Angleterre et le Portugal, taxait très fortement les vins français. Un droit de 55 livres par tonne était perçu, alors qu’il n’était que de 7 livres par tonne pour les vins portugais. Cette énorme imposition fit basculer les expéditions de “clairet” vers les bateaux hollandais qui arrivaient par centaines, chaque année, pour recueillir le vin nouveau. La conservation du vin devint plus facile avec l’apparition de la bouteille en verre soufflé et du bouchon de liège, facilitant les exportations vers les Antilles, les Indes, l’Amérique. Bordeaux connut une prospérité avantageuse qui incita Anglais, Danois, Irlandais et Hollandais à venir s’installer quai des Chartrons et pratiquer le négoce au stade le plus élevé. Cet essor économique fut stoppé par la Révolution française et les guerres de l’Empire. La venue de Napoléon n’arrangea pas les choses. Celui-ci étant grand amateur de vins de Bourgogne, il fallut attendre son exil à Sainte-Hélène pour que le commerce vinicole retrouve son plein essor…

     

       
     
  • QUELS PLATS SUR LES MEILLEURS VINS DE GEVREY-CHAMBERTIN ?

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    Ici, les sols sont calcaires avec une bonne proportion de marnes argileuses, donnant puissance et rondeur. Vignobles de pente, Gevrey produit ses communales entre 240 et 280 m, et ses Premiers et Grands Crus entre 260 et 320 m. Le vignoble recouvre 380 ha sur les villages de Gevrey-Chambertin et Brochon. Les Grands Crus, dont la spécificité propre à chacun est un bon exemple de l’extrême complexité des terroirs bourguignons. Les Grands Crus sont le Chambertin, le Chambertin Clos de Bèze, Chapelle-Chambertin, Charmes-Chambertin, Mazoyères-Chambertin, Griotte-Chambertin, Latricières-Chambertin, Mazis-Chambertin, Ruchottes-Chambertin. Le Chambertin est l’un des plus beaux crus de la région, très caractéristique d’un terroir situé sur une pente douce, au sol calcaire enrichi de marnes rouges ferrugineuses. Aux côtés du Chambertin, trois “cousins” restent très proches qualitativement et tiennent la tête des autres très grands vins de cette commune : Mazis et Latricières-Chambertin, puis Charmes-Chambertin, et de beaux Premiers Crus comme Les Cazetiers, Le Clos Saint-Jacques, Aux Échezeaux, La Combe aux Moines. Suit l’appellation Gevrey-Chambertin (environ 20 % classés en Premiers Crus).

     

     

    Pierre BOURÉE FilsGEVREY-CHAMBERTIN Pierre BOURÉE Fils

    Pierre BOURÉE Fils 

    (GEVREY-CHAMBERTIN)
    Bernard et Jean-Christophe Vallet
    13, route de Beaune
    21220 Gevrey-Chambertin
    Téléphone :03 80 34 30 25 
    Email : contact@pierre-bouree-fils.com 
    Site : www.pierre-bouree-fils.com 

    Au XIXe siècle, Pierre Bourée reprend à Gevrey-Chambertin un commerce de vins, fondé en 1864, et lui donne son nom. En 1922, son fils Bernard lui succède et crée l’enseigne actuelle: Pierre Bourée Fils. Il achète une parcelle de vignes en Grand Cru : Charmes- Chambertin. En 1945, Bernard Bourée commence à former son neveu, Louis Vallet. Celui-ci prend ensuite la direction de la maison, assisté de son frère François. Aujourd’hui, Bernard et Jean-Christophe Vallet dirigent la maison.
    Exceptionnel Charmes Chambertin Grand Cru 2012, de belle robe pourpre, complexe au nez comme en bouche (griotte, épices, poivre), est riche, très classique, typé comme nous les aimons, un vin aux tanins fermes et fondus à la fois, de garde. Son Closde la Roche Grand Cru 2012 est particulièrement charmeur, aux tanins enrobés, un vin typé, ample, de bouche puissante, au nez envoûtant avec ces notes de violette et de pruneau.
    Le Gevrey-Chambertin Clos de la Justice 2012, intense, est harmonieux, aux notes de sous-bois et de griotte mûre, de bouche ample et fondue, classique de ce millésime, un vin charnu, très parfumé, très fin, aux saveurs intenses à dominante de fruits mûrs au palais. Le Gevrey-Chambertin 2015, complet, parfumé au nez comme en bouche (violette, humus), de couleur pourpre intense, aux tanins amples, mêle puissance et finesse. À noter, La Table de Pierre Bourée, où l’on propose des menus-dégustation avec 5, 7 et 9 vins.
     

    Frédéric ESMONINGEVREY-CHAMBERTIN Frédéric ESMONIN

    Frédéric ESMONIN 

    (GEVREY-CHAMBERTIN)

    12, rue du Chêne
    21220 Gevrey-Chambertin
    Téléphone :09 79 66 20 27 
    Email : fredesmonin@orange.fr 

    Toujours à la tête des Premiers Grands Vins Classés. 
    Frédéric Esmonin est très satisfait du millésime 2017 dont la qualité est dans la lignée des 2016 et 2015. La quantité est elle aussi, bien présente, tout est réuni. Commençées précocement le 4 Septembre, les vendanges ont bénéficié d'un temps superbe avec des raisins parfaits, ce qui laisse augurer un millésime prometteur que nos papilles sauront apprécier. En 2018, est commercialisé le millésime 2016, mis en bouteilles en Octobre dernier.

    On patiente avec ce splendide Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Lavaux 2015, coloré, chaleureux, au nez de fruits rouges surmûris et de violette, charpenté, riche au nez comme en bouche, qui poursuit son excellente évolution. Le 2014 mêle finesse et charpente, très séduisant, aux connotations de fruits, de cannelle et d'humus au palais. de robe rouge teintée cerise noire, de bouche où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), charnu, associe charpente et distinction. 
    Le Chambertin Clos de Bèze 2010 est superbe, d’une belle couleur aux reflets violets, parfumé (mûre et violette), un vin bien corsé, aux tanins souples, aux nuances complexes en bouche où se mêlent la griotte et l’humus, alliant rondeur et charpente, de garde. Quant à son Ruchottes-Chambertin 2010, de belle matière, aux tanins fermes, aux senteurs de fruits noirs, d'épices et de sous-bois, un grand vin typé, majestueux, envoûtant, vraiment remarquable. Superbe 2009, où s’entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et coloré, un vin racé qui dégage des nuances de fruits cuits (cassis, griotte) et de truffe au palais, parfait aujourd’hui sur un magret de canard au poivre vert ou un bœuf miroton.
    Beau Gevrey-Chambertin Clos Prieur 2014, un vin aux connotations de réglisse et de cerise mûre, marqué par son terroir, de robe intense, tout en bouche.

    Philippe LECLERCGEVREY-CHAMBERTIN Philippe LECLERC

    Philippe LECLERC 

    (GEVREY-CHAMBERTIN)

    13, rue des Halles
    21220 Gevrey-Chambertin
    Téléphone :03 80 34 30 72 
    Email : philippe.leclerc60@wanadoo.fr 
    Site : www.philippe-leclerc.com 

    Au sommet. “De nombreuses générations ont permis de constituer mon patrimoine viticole, précise Philippe Leclerc. Succédant à mon père, j’ai, voici quelques années, repris le flambeau en m’efforçant de créer et de faire vivre mes vins dans le même état d’esprit que mes ancêtres. Dès l’adolescence j’ai été très attentif à me faire offrir cette fabuleuse richesse, faite de techniques et de passions, que les vignerons d’antan ont véhiculée de père en fils depuis des centaines d’années. De part mon éducation familiale, et parallèlement en recherchant le dialogue avec les anciens et les pairs du village, je me suis imprégné de la culture, de la compréhension et du respect de notre noble travail. Retrouvez dans mes vins la saveur et le charme qui ont fait la grandeur et la notoriété de notre vignoble depuis presque mille ans, telle est mon ambition, tel est le travail que je m’impose pour retrouver la typicité d’autrefois.”

    Cette année, nous dit Philippe Leclerc, je propose les 2014 et 2015, deux supers millésimes, chacun avec leur spécificité. Les 2016 et 2017 vont être aussi deux très bons millésimes. J’ai en projet un agrandissement spectaculaire du musée, c’est prévu en 2018 ou début 2019.

    Vous allez apprécier ce superbe Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Cazetiers 2015 (sous-sol, dont les couches rocheuses très denses, rendent difficile la pénétration des racines qui alimentent la grappe), qui allie fermeté et distinction, au nez où dominent la myrtille et le poivre, puis, en bouche, où s'entremêlent les saveurs de sous-bois et de fruits surmûris, fin et dense au palais, un vin où le velouté s'allie à la structure, d'une matière pleine, de garde comme le montre le 2010, un beau vin typé, mêlant concentration d’arômes et ampleur, au nez comme en bouche, avec ces notes de cerise noire macérée, de cuir et d’humus. 
    Le 2009 est formidable actuellement, l’un des plus jolis vins de la région, dans ce millésime, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, violette, poivre), alliant puissance et finessegras et intensité, idéal sur un cuissot de lapin au romarin ou un coquelet rôti au thym aux petits pois et artichauts, par exemple. Le 2008 est ample et velouté, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, fondu en bouche, très marqué par son terroir
    Très beau Gevrey-Chambertin Premier Cru La Combe aux Moines 2015, un vin très typé, qui développe des tanins mûrs et très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des senteurs complexes de griotte et de réglisse, ample en bouche, tout en nuances. Le 2014 mêle finesse et richesse aromatique, une bouche suave et veloutée, très parfumée (fruits rouges surmûris, cannelle), un vin riche en couleur comme en charpente, d’une belle finale. 
    Le Gevrey-Chambertin Premier Cru Les Champonnets 2015, bien charnu et gras, dévoile un nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, avec ces notes persistantes de fumé, de mûre et d’épices au palais. 
    Il y a encore ce Gevrey-Chambertin En Champs 2015, de jolie robe grenat soutenu, bien charpenté, parfumé (griotte, humus...), est un vin ferme et soyeux à la fois, avec une bouche puissante et persistante où se décèlent la groseille cuite et le cuir. Excellent 2014, parfumé avec ces notes de mûre et de griotte, qui mêle finesse et structure, un vin aux tanins soyeux, bien corsé.
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