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BORDELAIS : SEPT TRÈS GRANDS CRUS CLASSES PREMIERS GRANDS VINS

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LES PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

Le sommet, même il s’agit de « comparer » non plus uniquement l’image de marque mais une réelle et très grande régularité qualitative. Aux côtés de crus incontournables et historiques (principalement en Médoc ou Champagne), d’autres atteignent des sommets, selon les années, notamment pour récompenser un savoir-faire et un rapport qualité-prix indéniable. 

Par exemple, à Bordeaux, les prix peuvent varier de 1 à 20 (de 30 € à 600 €, et plus) entre deux « Premiers Grands Vins Classés ». Cela ne remet pas en cause le vin le plus inaccessible financièrement, parfois la « mode » ou le « marketing » aidant. Un vin très (trop ?) cher n’est pas obligatoirement un critère de qualité. C’est le plaisir qui compte, avant l’étiquette !

Il en est de même pour les très grandes cuvées de Champagne.

Il est impératif de suivre la hiérarchie interne de chaque classement, les premiers des Premiers Grands Vins classés étant supérieurs aux autres Premiers. On l’aura compris, ce sont de grands “coups de cœur”.

 

Château CERTAN de MAY de CERTANPOMEROL Château CERTAN de MAY de CERTAN

Château CERTAN de MAY de CERTAN 

(POMEROL)
Odette, Jean-Luc, Patrick, et Isabelle Barreau

33500 Pomerol
Téléphone :05 57 51 41 53
Email : chateau.certan-de-may@wanadoo.fr

À la tête des Premiers Grands Vins Classés. “Nous cultivons en Terras Vitis, nous explique Jean-Luc Barreau, donc de façon très raisonnée et parcimonieuse, nous avons d’ailleurs beaucoup d’insectes dans le vignoble. Nous avons la volonté de préserver ce patrimoine et de le faire perdurer. Je suis très concerné par la culture bio, cela fait déjà 12 ans que nous sommes certifiés Terra Vitis avec un cahier des charges à respecter. Il faut parfois jongler et accepter de faire tomber quelques grains, l’exposition des vignes... plusieurs paramètres ont joué en notre faveur. Depuis 20 ans, nous avons tous les moyens pour mieux maîtriser nos vignes et il faut être raisonnable sur les rendements, c’est fondamental pour la qualité des Vins. Tout se joue avec l’équilibre par pied de vigne: dimension des grappes, vendanges vertes, état sanitaire, aération pour éviter les maladies... Il faut savoir prendre les bonnes décisions et réagir vite. Je travaille avec passion en pratiquant une politique volontariste de qualité. Pour moi, ce qui importe dans le vin, c’est le fruit, le bois booste un peu le vin mais c’est le fruit qui prime. Nous allons refaire le cuvier à Pomerol car je souhaite avoir l’infrastructure pour faire du parcellaire, j’ai fait faire des recherches sur le sous-sol (carottage de 1,5 m) de chaque parcelle de Certan de May par la Chambre d’Agriculture. C’est surprenant, il y a des graves tellement compactes que les racines ont du mal à descendre.
“Vendange 2018 : nous avons ramassé de très beaux raisins et cela après un printemps délicat qui aurait pu nous laisser présager autre chose, nous raconte Jean-Luc Barreau, nous avons fait une récolte tout à fait correcte, peut-être de quantité un peu moindre. Le vin est actuellement à l’élevage en barriques, il présente déjà une belle robe très sombre, on retrouve des arômes de fruits rouges, c’est un vin dense, suave, très moelleux avec des tanins fins. Je diminue l’impact de l’élevage en bois en diminuant le pourcentage de barriques neuves. Je ne souhaite pas que le bois masque les beaux arômes du vin. Je n’aime pas lorsque c’est trop boisé. En plus, on s’aperçoit qu’avec nos étés très chauds dans le Sud-Ouest, les tanins sont un peu brûlés, c’est un boisé naturel bien suffisant.
Le millésime 2017 sort sur le marché, nous venons de faire les assemblages, il est en cuves actuellement, nous le mettons en bouteilles début avril. Il est marqué par de délicieux arômes de fraise et de framboise. C’est un vin très délicat, beaucoup de chair en bouche, des tanins très soyeux, je suis vraiment très content du 2017 qui, pourtant au démarrage, fut un peu compliqué car nous avons eu 5 % du vignoble qui a gelé. Heureusement, avec la belle arrière-saison, nous avons fait une récolte normale.
Les travaux se poursuivent au Château Certan de May de Certan, j’ai un nouveau cuvier avec des cuves réfrigérées, j’ai d’ailleurs changé tout le matériel de réception, les deux chais à barriques sont terminés et la salle de dégustation aussi. Les travaux avec les petites entreprises locales s’achèveront début 2020. Ce qui fait que toute notre installation aura été rénovée en totalité. Nous nous adaptons au réchauffement climatique, ces cuves réfrigérées sont bien utiles, je peux descendre les températures des jus rapidement. En 2018, ce n’était pourtant pas la canicule, mais, toutefois, il y avait de grosses amplitudes entre le jour et la nuit. Nous commencions donc à vendanger tôt le matin, et, arrêtions dès 10 h car les températures commençaient à être élevées et il fallait préserver la récolte !“
En effet, voilà un formidable Pomerol 2016, remarquable, de couleur intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux senteurs de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, un vin qui commence à peine à se fondre, d’excellente garde. Superbe 2015, au nez dominé par les fruits rouges à noyau et des notes de fumé, ample et volumineux, avec, en bouche, des connotations de cannelle et de petits fruits rouges macérés (fraise, myrtille), complexe et savoureux, de grande évolution. Le 2014, avec ces notes de fruits mûrs (cerise noire, myrtille), et de réglisse, est très structuré en bouche, puissant mais tout en élégance, parfumé au palais. “En 2014, le vin présente des arômes de fruits croquants, une belle persistance aromatique. C’est un vin complexe, structuré, qu’il faudra attendre.” Le 2013, est réussi, plus léger, certes, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre et de réglisse, un vin ample (plus de Cabernet), persistant en bouche. “C’est un vin plaisir, d’une jolie couleur foncée, avec une belle fraîcheur aromatique. Je suis très satisfait de la qualité du 2013, un millésime de vigneron, il n’était pas facile, mais relever des défis, cela fait partie de notre métier !” Le 2012, se goûte particulièrement bien, d’un joli pourpre foncé, un vin solide, complexe et corsé, avec ces notes subtiles de cerise et de pruneau confits, typé. Le 2011, est fin, de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées subtiles, parfait sur une omelette aux truffes ou un sauté de veau et de rognon à la crème. Splendide 2010, d’une belle complexité aromatique fruité et élégant, bouche croquante, beaucoup de chair, un vin concentré en matière, aux tanins puissants et mûrs à la fois, très parfumé, dense et savoureux. Formidable 2009, à la fois puissant et velouté, concentré et parfumé, aux connotations typiques de mûre et de sous-bois, de belle structure, de couleur grenat intense, distingué, aux nuances de cerise confite et d’humus en finale, un vin d’un grand équilibre, de garde. Mêmes propriétaires que le Lussac-Saint-­Émilion Château Poitou.
Domaine de CHEVALIERPESSAC-LÉOGNAN Domaine de CHEVALIER

Domaine de CHEVALIER 

(PESSAC-LÉOGNAN)
Olivier Bernard
102, chemin Mignoy
33850 Léognan
Téléphone :05 56 64 16 16
Email : olivierbernard@domainedechevalier.com
Site : www.domainedechevalier.com

À la tête des Premiers Grands Vins Classés, en blanc comme en rouge, ce qui n’est pas si courant, d’autant plus qu’il est indéniable que les prix sont largement justifiés pour un tel niveau de qualité.

Le 2016 est le grand millésime de ces dix dernières années, nous dit Olivier Bernard, pour moi, il est même supérieur au 2015. C’est le plus grand millésime depuis 2010, en rouge comme en blanc. Domaine de Chevalier 2016 est plus sur la tension, sur la verticalité, la fraîcheur, bonne acidité. 2015 est un millésime plus souple, plus ouvert, plus féminin, plus charmeur, nous les dégusterons avant les 2016. J’aime beaucoup le 2015, pour les différencier, disons que le 2016 est plus dans le classicisme bordelais.

Domaine de Chevalier 2017 n’a pas été un millésime facile… Heureusement, notre plateau de vieilles vignes n’a pas été touché par le gel et, ainsi, notre grand vin a été assez sauvegardé. Notre 2017 est très prometteur, un petit cran en-dessous des 2015 et 2016. Domaine de Chevalier rouge 2017 est encore à l’élevage mais il me fait penser aux 2012 et 2014. Notre blanc sec 2017 est supérieur en qualité, c’est un très joli vin, très réussi.
Depuis cette année, nous bouchons tous nos Vins avec des bouchons Diam, Domaine de Chevalier blanc et rouge. Ce sont des bouchons plus denses, nous utilisons le haut de gamme, “Diam 30” qui est garanti 30 ans. C’est une véritable révolution, je suis sûr que d’ici les dix prochaines années, ces bouchons se retrouveront sur 80% des bouteilles dans le monde entier. Son aspect diffère un peu des bouchons traditionnels. Le réel avantage est de ne plus rencontrer de goût de bouchon dans un vin et de le préserver au maximum. C’est la garantie de déguster intact le fruit du travail du vigneron. Le bouchon Diam a révolutionné le monde viticole.

Sauternes, au Clos des Lunes, nous avons fait une très belle récolte en 2017, c’est un très beau millésime en sec comme en liquoreux. De jolis Vins qui présentent une belle acidité, beaux équilibres.
Les blancs 2017 sont supérieurs aux blancs 2016. Les Vins sont grasgénéreux, belle puissance et en même temps, une très belle fraicheur, ce qui est la signature des grands millésimes. Pour les liquoreux, cette puissance, cette structure, cette fraicheur s’expriment encore mieux. Le botrytis s’est très bien développé ce qui donne des Vins aromatiques bien équilibrés.

Nous allons passer en Bio au Château Suau, 2e Grand Cru Classé de Sauternes. Nous attachons beaucoup d’importance au Bio, nous cultivons déjà 45 ha en Biodynamie, et la prochaine étape sera la conversion de plusieurs de nos Vins en label Bio.

Vous allez exciter vos papilles avec ce Pessac-Léognan rouge 2015, puissant, savoureux, est riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, corsé, tout en bouche, très chaleureux, aux nuances de fraise, de truffe et d’humus, de garde, évidemment. Le 2014, coloré, au nez subtil, avec ces notes persistantes de fumé, de cerise mûre et de truffe, développe des tanins amples et mûrs, et une bouche étoffée, un vin tout en charme.
Le 2013, au nez dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, est un très joli vin, riche et parfumé en bouche, avec ces nuances subtiles de pruneau confit, qui mêle structure et velouté au palais. Le 2012 est puissant, savoureux, riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, corsé, tout en bouche, très chaleureux, aux nuances de fraise, de truffe et d’humus. Remarquable 2011, distingué, charmeur, racé, aux tanins amples, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en élégance.
Splendide 2010, à la fois intense, puissant et très velouté, ample et riche au nez comme en bouche, aux arômes envoûtants de mûre fraîche et de champignons, de lente évolution. “Le 2010 est supérieur à 2009, il présente plus de puissance et une garantie de longévité. Le vin développe des notes d’agrumes de pamplemousse, de citron vert, beaucoup de fraîcheur et d’élégance, un vin plus en tension, très typé.”
Superbe 2009, volumineux, d’une belle matière en bouche, aux notes de cuir et de cassis, qui allie distinction et richesse, un grand vin très savoureux, puissant, gourmand, encore fermé, naturellement. Exceptionnel 2008, de couleur pourpre profond, qui développe un nez intense et complexe dominé par les fruits rouges cuits, un beau vin de belle matière, très équilibré, avec des tanins riches et savoureux à la fois.
Formidable Pessac-Léognan blanc 2015, un vin puissant, avec des arômes de grillé et d’abricot, de bouche riche mais fraîche, très bien équilibré en acidité. Le 2014, au nez de narcisse, de grillé et de coing, avec une bouche très parfumée aux nuances florales et fumées, un vin riche et vivace, d’une belle finale, tout en fraîcheur. Le 2013 est de belle robe, alliant subtilité et complexité, intense au nez, tout en arômes où dominent les fleurs et les fruits mûrs, de bouche élégante. Le 2012 est remarquable, où l’on ressent toute la force de Chevalier, très droit, tout en nuances, typé et aromatique, avec des arômes d’agrumes et de narcisse, de bouche harmonieuse, un grand vin qui mêle ampleur et vivacité, de garde. 
Superbe 2011, d’une grande fraîcheur, avec cette touche d'acidité alliée à une rondeur agréable, où s'entremêlent des notes d'amande et de poire, un vin tout en harmonie. Le 2010 dégage des senteurs de lis et d’agrumes mûrs, vraiment charmeur, de bouche ample et finement parfumée, est un vin complexe.
Le 2009 mêle finesse et structure, une belle rondeur et un bouquet aux connotations de narcisse et de pamplemousse, d’une richesse aromatique et persistance, de bouche longue. Le 2008 est très racé, marqué par le Sauvignon et son terroir qui lui transmet des notes minérales, tout en finesse aromatique, associant nervosité et gras, au nez envoûtant et persistant, dominé par des notes de fleurs blanches et de poire. 

Château CROQUE MICHOTTESAINT-ÉMILION Château CROQUE MICHOTTE

Château CROQUE MICHOTTE 

(SAINT-ÉMILION)
Pierre et Lucile Carle

33330 Saint Emilion
Téléphone :05 57 51 13 64
Email : chateau@croque-michotte.fr
Site : www.croque-michotte.fr

Au sommet. Le vin est racé et distingué, très représentatif de ce que doit être un vrai grand vin de Saint-Émilion, collectionne les récompenses !

récompenses, et c’est mérité.

suivant les règles de l’Agriculture Biologique.


Pour Lucile Carle, “les vendanges 2018 se sont très bien passées, nous avons eu un peu de perte sur le Merlot à cause du mildiou, alors que le Cabernet a été très peu touché, globalement, nous avons fait une belle récolte et nous sommes plutôt contents. Nous continuons les vinifications sans sulfites comme nous le faisons depuis 2015, utilisation de la table à tri optique depuis 2012… Beaucoup d’efforts qualitatifs auxquels nous sommes attachés, cela fait partie de notre philosophie de travail. Ce 2018 va être un très beau millésime, il ressemble au 2015.
Le 2017 est un très bon millésime, nous en avons de petites quantités, donc, nous en aurons très peu à vendre aux particuliers. C’est un peu pareil pour le 2016 qui est composé d’une majorité de Cabernets, moitié-moitié, pratiquement, alors que pour le 2017, il y a une majorité de Merlots. Ces 2017 et 2018 sont des vins au bon potentiel de garde.
Cela fait 20 ans cette année que nous sommes en culture biologique labélisée, nous avons été l’un des premiers, si ce n’est le premier domaine, à cultiver en Agriculture Biologique. Nous travaillons toujours avec la même équipe, nos ouvriers agricoles sont avec nous depuis pratiquement 20 ans et, c’est grâce à eux, que l’on produit du bon vin, ils connaissent très bien les parcelles, 80% de travail se fait tout au long de l’année en travaillant les vignes, c’est aussi un atout du Château Croque-Michotte.”
Comment résister à ce Saint-Émilion GC 2016, généreuxplein de charme, de couleur soutenue, au nez complexe de cassis, de prune et d’épices, associant rondeur et structure, un vin gras, tout en bouche, d’une belle persistance, avec ces nuances de fruits compotés au palais, de garde, naturellement. Formidable 2015, récompensé déjà par 5 médailles lors de Concours : 1 Grand Or, 2 en Or et 2 en Argent (bravo !), intense et chaleureux, charpenté, coloré et parfumé, aux connotations de truffe et de griotte mûre en finale, un vin qui révèle des tanins puissants et très fins à la fois. Le 2014, au nez complexe où prédominent la groseille et les sous-bois, mêlant structure et charnu, développe au palais des notes de fruits rouges cuits, de cannelle et de fumé, des tanins soyeux, tout en bouche, très savoureux déjà, même s’il a un réel potentiel d’évolution. Le 2012, de couleur grenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, parfait avec un carré d'agneau rôti ou des noix de veau, sauce au romarin. Le 2011, tout en finesse, se caractérise par une charpente solide et des nuances de fruits cuits, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, la mûre et les sous-bois. Le 2010, est superbe, de base tannique importante et très équilibrée, aux arômes de fruits rouges cuits, de truffe, d’épices et de sous-bois, un vin ample, d’un remarquable équilibre en bouche, avec beaucoup de matière. Le 2009, n’a rien à lui envier, très typé, aux tanins très soyeux mais fermes également, au nez complexe (fraise des bois, cuir), d’une belle intensité en finale, un vin riche en couleur, classique, alliant finesse et charpente, ample et persistant en bouche, certainement l’une des plus belles réussites de l’appellation dans ce millésime. Quant à ce 2008, parfait actuellement, de couleur soutenue, il est d’une belle charpente, structuré, aux connotations de réglisse, de sous-bois et de cerise macérée, de bouche savoureuse. Excellent 2007, suave et chaleureux, aux connotations de truffe et de griotte mûre, tout en finale. Gage de ce que donne l’évolution d’un vrai grand vin, le 2001 est formidable actuellement, racé, velouté, parfumé, un vrai régal !



 
 
Château LASCOMBESMARGAUX Château LASCOMBES

Château LASCOMBES 

(MARGAUX)
Dominique Befve
1, cours de Verdum
33460 Margaux
Téléphone :05 57 88 70 66
Email : contact@chateau-lascombes.fr
Site : www.chateau-lascombes.com

Lascombes s’étend sur 112 ha. Beaucoup de soins et d’observation sont apportés au vignoble composé de 50% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon et 5% de Petit Verdot. Effeuillage manuel, éclaircissage raisonné pied par pied. Toutes ces efforts ont pour but de favoriser la maturation du raisin en lui offrant un environnement plus aéré et une parfaite exposition au soleil jusqu’aux vendanges. Une centaine de vendangeurs viennent chaque année récolter à la main les précieux raisins après analyse des maturités. Le raisin est déposé sur une première table de tri puis passe au tri optique, une dernière table de tri permettant de parfaire le travail. Le raisin est ensuite légèrement foulé, sa température est abaissée pour une macération à froid. La fermentation alcoolique se déroule à une température maîtrisée de 28°, rythmée par de légers remontages. Le réaménagement du cuvier permet désormais de réaliser l’écoulage et l’entonnage par gravité. La fermentation malolactique s’effectue en barriques. Le vin est élevé 18 à 20 mois. Les différentes démarches qualitatives, entre autres HACCP, permettent de maîtriser la qualité et la traçabilité et garantissent ainsi la protection du consommateur.

Superbe Margaux 2016 50% Merlot, 40% Cabernet-Sauvignon, 3% de Petit Verdot, élevage 70% barriques neuves), d’un rouge très foncé, puissant, d’une grande complexité, avec des tanins très soyeux, un vin où tout est merveilleusement fondu, dont l’équilibre est parfait, extrêmement typé, avec des notes de fumé, des senteurs très complexes, vraiment un très grand vin. Le 2015 (50% Cabernet-Sauvignon, 47% Merlot, 3% Petit Verdot, élevage 70% en barriques neuves), de bouche profonde, de robe rouge sombre, aux notes de prune et de cuir, avec des nuances épicées, un vin complexe, harmonieux, très prometteur. Le 2014 est savoureux, charnu, au nez d’épices et de griotte mûre, très riche, d’une longue finale avec des nuances mûres et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, de bonne garde. Le 2013 est de robe grenat, concentration moyenne qui correspond bien au fruité et à la fraîcheur du millésimetanins fins et réguliers, vin équilibré dominé par les fruits, classique et élégant. Le 2012 a une belle robe pourpre intense, joli bouquet de fruits rouges et noirs bien mûrs assortis de notes de pain grillé, torréfaction, milieu de bouche gras et velouté, belle finale longue qui promet une bonne garde. Le 2011 a des arômes intenses de fruits noirs, notes florales, mais aussi d’épices et de réglisse. Volume et concentration emplissent la bouche, les tanins sont denses, bel équilibré entre alcool acidité et structure. Le 2010 est splendide, arômes très présents de mûre, notes de chocolat et de moka, du gras, de la vivacité, arômes très élégants de fruits noirs, d’épices, superbe finale.
Le Chevalier de Lascombes 2016, de couleur profonde, est structuré, ample, avec des tanins mûrs et qui se fondent bien, des arômes de fruits cuits (cassis, griotte...).
 
Château GRAND-PUY-LACOSTEPAUILLAC Château GRAND-PUY-LACOSTE

Château GRAND-PUY-LACOSTE 

(PAUILLAC)
Domaines François-Xavier Borie
BP 82
33250 Pauillac
Téléphone :05 56 59 06 66
Email : dfxb@domainesfxborie.com
Site : www.chateau-grand-puy-lacoste.com

Incontestablement au sommet. Le vignoble couvre 58 ha de vignes d’un seul tenant, âge moyen 38 ans, terroir de grosses graves profondes sur de superbes croupes typiques des grands terroirs du MédocCuvaison longue de 3 semaines, élevage en barriques de chêne français “grain fin”, dont 75% de bois neuf, élevage de 16 à 18 mois selon le millésime.
“Associé à notre connaissance approfondie du vignoble, parcelle par parcelle, tous nos derniers investissements nous permettent de très vite réagir les années un peu plus délicates, nous explique François-Xavier Borie. Nous ne regrettons surtout pas l’achat de matériel performant (tables de tris vibrantes, égrappage...), c’est ce qui fait la différence et permet d’optimiser le résultat. Nous n’avons pas vraiment changé notre méthode de vinification mais, grâce à une technique plus précise, nous l’avons améliorée sensiblement. Nous désirons nous donner les moyens de mener une viticulture plus perfectionniste.”
Pour Émeline Borie , “les vendanges 2018 ont été généreuses en qualité et nous atteignons pratiquement nos rendements habituels. Les vins sont à l’élevage, jolies couleurs, de la concentration, cela devrait donner un bien joli vin.
Château Grand-Puy-Lacoste 2016 est un millésime somptueux du style des 2010 et 1990. Beaucoup de fruit, de chair, d’élégance, de complexité, d’équilibre, un vin très typé Pauillac, il a tout pour plaire. Je me régale à chaque fois que je le déguste !
Le 2017 est dans la même lignée que le 2016, peut-être un peu moins charmeur mais c’est un vin d’une belle élégance. C’est dommage, dans l’opinion publique, les millésimes qui se terminent par un 7 ont mauvaise réputation. Si certains viticulteurs cette année-là ont connu des épisodes de gel, cela n’a pas été le cas ici, nos vignes sont très protégées.
Notre ancien maître de chai Philippe Gouze est parti en retraite après de bons et loyaux services, une nouvelle génération lui succède avec notre nouveau maître de chai Benoit Estassy qui est arrivé le premier jour des vendanges 2018.“

Formidable Pauillac 2016, charnu et gras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte, avec ces notes persistantes de fumé, de cerise mûre et d'épices au palais, aux tanins amples mais très fins, un vin harmonieux et complet, avec une belle fraîcheur en finale, de garde, bien sûr. Le 2015 est un très beau vin de robe pourpre, volumineux, au nez dense avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, classique et concentré, mêlant puissance et distinction, finesse et structure, de garde. Remarquable 2014, de robe pourpre intense, aux tanins riches mais veloutés, très équilibrécharnu, élégant, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, d’évolution prometteuse. Le 2013 est certainement l’une des plus jolies bouteilles de ce millésime, de grand charme, de jolie robe grenat soutenu, qui dégage un nez intense et subtil à la fois (groseille, humus), aux tanins soyeux, et développe au palais des connotations délicates de fruits noirs macérés, de cuir et de poivre. Le 2012 (76% Cabernet-Sauvignon, 24% Merlot), est remarquable, de couleur rouge sombre, corsé au nez comme en bouche, avec ses notes de fraise des bois surmûrie, de crème de cassis et de poivre, tout en complexité aromatique, aux tanins amples, tout en charme, un vin qui met en valeur son beau terroir de Pauillac. Le 2011, offre, une fois encore, un style structuré par une grande majorité de Cabernet-Sauvignon (78%), il présente une couleur rouge profonde et intense. Le bouquet dévoile des parfums très typiques de fruits noirs et de cassis complétés de notes légèrement épicées. L’attaque en bouche est précise, offrant une structure élégante et équilibrée.
Exceptionnel 2010, composé d'une très grande majorité de Cabernet-Sauvignon (83%) qui offre une couleur rouge profond. Le bouquet dévoile des parfums de cassis très mûrs, légèrement épicé révélant la belle maturité des raisins. L'attaque en bouche va crescendo, suave puis dense, se poursuit par une puissante structure tanique équilibrée. L'ensemble précis et complexe, enrobé d'une belle fraîcheur et d'une très longue persistance aromatique donnant beaucoup de classe à ce grand millésime. Envoûtant 2009, qui présente une robe d'un rouge sombre intense. Le bouquet dévoile des arômes complexes de fruits et des notes de cassis très mûrs. L'attaque en bouche est précise, très dense, et développe une trame aux tanins suaves, élégants et charmeurs. L'ensemble forme une belle unité, alliant structure, pureté, finesse et fraîcheur.
Château CORBIN MICHOTTESAINT-ÉMILION Château CORBIN MICHOTTE

Château CORBIN MICHOTTE 

(SAINT-ÉMILION)
Famille Boidron

33330 Saint Emilion
Téléphone :05 57 51 64 88
Email : vignoblesjnboidron@wanadoo.fr
Site : www.boidron.info

Au sommet, tant ce cru associe élégance et typicité. 
“La vendange 2018 est exceptionnelle, nous explique Emmanuel Boidron, pas de maladie dans notre vignoble, donc aucune incidence sur la qualité des vins. Grâce à nos terroirs d’exception, qui sont limoneux mais avec du sable et des graves, donc très drainants, nous avons une excellente maturité des Cabernets francs, ce qui n’est pas négligeable, sachant que le vignoble en est composé de 30% !”
Nous proposons le 2015, une année idéale, nous avons pu vendanger à la carte, on se promenait et on prenait son temps car le climat a été extrêmement clément, et, ainsi, on a pu laisser mûrir les raisins à leur rythme. Nous avons obtenu un très joli millésime, un vin très concentré, aux arômes de fruits bien préservés.
Nous accentuons le respect de l’environnement, nous continuons à ne pas utiliser de désherbants, nous avons éliminé tous les produits dangereux de synthèse en les remplaçant par des produits naturels qui sont essentiellement à base de cuivre et de soufre. Nous sommes passés à 100% du travail du sol et cela dans la totalité des vignobles Boidron, que ce soit à Corbin Michotte, à Calon ou à Cantelauze.“
Superbe Saint-Émilion GC 2015, un grand vin de couleur grenat, aux tanins très équilibrés, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges à noyau et les épices, un vin riche en couleur et en arômes, aux notes de fruits macérés en finale, de bouche savoureuse, de garde.
Le 2014, de belle robe pourpre, complexe au nez comme en bouche (griotte, épices, poivre), classique, est typé comme nous les aimons, aux tanins fermes et fondus à la fois. Le 2013, est particulièrement harmonieux, très élégant, au bouquet dominé par l’humus et les petits fruits rouges frais, de bouche ample, très classique.
Beau 2012, avec ce nez de griotte surmûrie, un vin qui est complexe, aux tanins bien équilibrés, d’une richesse réelle et persistante, avec des notes de prune cuite, finement poivré, idéal avec des paupiettes de veau en cocotte ou une côte de bœuf marchand de vin. Formidable GCC 2009, un grand vin marqué par l’élégance, très typé, au nez d’humus et d’épices, associant richesse et finesse en bouche, coloré et charnu, aux tanins puissants et souples à la fois, qui commence à se goûter remarquablement actuellement, à prévoir sur un carré d'agneau ou des magrets de canard aux cèpes. Le 2008, est très typé, très spécifique de ce grand millésime classique bordelais, de couleur pourpre intense, aux tanins savoureux, très parfumé, associant gras et intensité, un vin généreux, avec cette bouche séduisante dominée par les fruits à noyau et la cannelle. Le 2007, est de bouche corsée, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins très étoffés, un vin velouté où l’élégance s’exprime, vraiment remarquable aujourd’hui.
Vous allez aimer aussi leur Montagne-Saint-Emilion Château Calon 2012, sol argilo-calcaire sur calcaire à astéries, un vin au sommet de son appellation, très typé, aux connotations complexes de griotte, de pruneau et de sous-bois, qui a des tanins mûrs, de bouche veloutée et ample. Et ce Pomerol Château Cantelauze 2012, Merlot 90%, Cabernet franc 10%, tout en couleur et en matière, au nez subtil dominé par des senteurs persistantes de fumé, d’humus et de cerise noire, de bouche ample, de garde.
 
Château HAUT-MARBUZETSAINT-ESTÈPHE Château HAUT-MARBUZET

Château HAUT-MARBUZET 

(SAINT-ESTÈPHE)
Henri, Hugues et Bruno Duboscq
1, rue Saint-Vincent
33180 Saint-Estèphe
Téléphone :05 56 59 30 54
Email : infos@haut-marbuzet.net

Au sommet, incontestablement, et cela vient récompenser un formidable rapport qualité-prix-plaisir. En effet, ce cru, marqué par la “patte” et la passion d’Henri Duboscq, renvoie à un jardin d’enfants un bon nombre de crus surbarriqués et beaucoup plus chers. Il faut dire qu’Henri, secondé par ses fils Bruno et Hugues, est particulièrement chaleureux et sait de quoi il parle quand on aborde le sujet de l’élevage en barriques ou du terroir. 
Un vignoble de 66 ha, complanté à 50% de Cabernet-Sauvignon, 40% de Merlot, 5% de Cabernet franc et 5% de Petit Verdot. L’âge moyen des vignes est de 30 ans. Les vendanges sont manuelles avec recherche de surmaturité. Les vins sont élevés en barriques neuves pour chaque millésime, mais avec une maîtrise exceptionnelle pour choisir l’origine du bois et ne pas “abrutir” le vin, avec les essences à grain fin adaptées à son cru. Il faut dire qu’une expérience de quelque cinquante années, cela aide...

“J’avais présenté le millésime 2016 en disant : “après 55 millésimes que j’ai produis ici, Château Haut-Marbuzet 2016 correspond à la beauté du Monde”… Je n’avais jamais rien vu de si beau, mais, à ce moment-là, je ne savais pas que le 2016 pouvait avoir une sœur siamoise…, nous dit Henri Duboscq.
En effet ce millésime 2018 est tout à fait exceptionnel, il a tout ! De la structure avec des tanins tellement fondus qu’on les confond avec le fruit, une belle maturité qui lui confère beaucoup d’onctuosité sans excès, un bel équilibre, c’est vraiment un vin de délice.
Haut-Marbuzet 2017 n’atteint pas les sommets, c’est plus un vin de plaisir, disons que ce n’est pas un monument mais, il a la vertu de la gorgée qui en appelle une autre, un vin gourmand, très agréable, beaucoup de finesse et de distinction, un vin qui permet d’attendre l’épanouissement des plus grands.
Le secret de ces derniers grands millésimes est le résultat de conditions climatiques particulières : sècheresse, températures élevées, soleil pendant les vendanges… Par le passé, on avait entre 50 et 80% de pluie pendant la récolte ! Dorénavant, on obtient des matières premières d’un état sanitaire remarquable, on se demande presque à quoi servent les tables de tris… C’est grâce au réchauffement de la planète que l’on obtient des millésimes si merveilleux.”

Formidable verticale sur place, des derniers millésimes à l’extravagant 1970.
Vous allez donc exciter vos papilles, avec ce Saint-Estèphe 2016, dense et corsé, aux notes fruitées, épicées, avec une belle concentration représentative du millésime, un vin charnu et structuré, de couleur pourpre, riche en arômes, où dominent en bouche les fruits rouges frais et une note poivrée, un vin qui mérite un peu de patience. Le 2015, de couleur grenat intense, bien charnu comme nous les aimons, aux notes de pruneau, est un vin marqué par son équilibre et son harmonie, qui associe puissance et distinction, de garde, naturellement. Le 2014 sent les petits fruits cuits, mêlant puissance, typicité et souplesse, de robe grenat soutenu, très aromatique en bouche, aux tanins très équilibrés, classique et prometteur. Le 2013, bien corsé et savoureux, aux tanins riches, souples, est bien équilibrés, au nez intense (mûre, groseille, épices...), en bouche très parfumée, avec des notes de cerise mûre et de truffe, fondue et intense. 
Superbe 2012, “chatoyant”, dit Henri Duboscq, d’une puissance en bouche, un grand vin, charmeur, très parfumé (griotte, humus...), mêlant exubérance au palais et finesse tannique avec une très jolie finale grillée, le style parfait de Haut-Marbuzet dans sa jeunesse. Le 2011 est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Très grand 2010, qui dégage un très beau nez intense, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu, de grande garde. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse, aux connotations de fruits, de cannelle et d’humus en bouche, c’est un vin parfait, notamment, avec un rôti de veau en croûte ou des magrets de canard aux champignons. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, d’une complexité certaine, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant.
Le 2004 est exceptionnel, très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruits cuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé.
On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. Le 1986 est superbe, robe rouge teintée cerise noire, de bouche très équilibrée, au nez où se devinent les fruits mûrs, l’humus et les épices (cannelle, poivre), opulent, mêlant charpente et distinction, un très grand vin parfait avec un veau en cocotte aux épices ou une pastilla de pigeon. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. Le 1978 est très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Voir également le Médoc Château Layauga-Duboscq.




 

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