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  • TOUT CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR LES VINS DE BOURGOGNE

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    Le vignoble bourguignon

    La Bourgogne s’étend sur 25 000 ha de vignes en production (63% de vins blancs et 37% de vins rouges), avec 100 AOC et 3 niveaux d’appellations : Grands Crus, Communales et Premiers Crus, et Régionales.

     

    Les terroirs bourguignons

    Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.

    L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.

    À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.

    À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.

    La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.

    Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture.

    L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. - S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.

    Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du XVIIIe siècle.

    À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

     


    Classement Bourgogne Rouges 
    Classement Bourgogne Blancs 
    Vignerons sélectionnés en Bourgogne

     

    Les vins et leurs appellations

     

    La région de chablis

    Ce territoire (4 850 ha) résulte d’une délimitation de l’Institut national des appellations d’origine (Inao). Mais en fait, il résulte d’une longue sélection des terrains aptes à produire les meilleurs vins, faite par les moines au xiie siècle et poursuivie par les générations des vignerons qui ont suivi. On peut observer que ce territoire est situé sur un ensemble de terrains formés à une époque bien précise dans l’histoire de la formation de la terre, il y a plusieurs millions d’années. Les géologues lui ont donné le nom de Kimméridgien, par référence aux terrains de la baie de Kimmeridge en Angleterre.

    - Les Grands Crus de Chablis sont au nombre de sept et s’étendent sur une centaine d’hectares : les Clos (26 ha 04,75), Vaudésir (14 ha 71,36), Valmur (13 ha 19,59), Blanchot (12 ha 71,53), Preuses (11 ha 44,26), Grenouilles (9 ha 37,75), et Bougros (12 ha 66,77). Les territoires de ces Grands Crus sont presque entièrement plantés en vigne, et situés les uns à côté des autres, sur la rive droite de la rivière Le Serein ; leurs coteaux dominent la ville.

    - Les Chablis Premiers Crus et certains de ces Premiers Crus sont beaucoup plus connus que d’autres. Les principaux Chablis Premiers Crus sont : Mont de Milieu, Montée de Tonnerre, Chapelot, Pied d’Aloue, Côte de Bréchain, Fourchaume, Vaupulent, Côte de Fontenay, l’Homme mort, Vaulorent, Vaillons, Châtains, Séchet, Beugnons, Les Lys, Les Épinottes, Montmains, Forêt, Butteaux, Côte de Léchet, Beauroy, Troesne, Côte de Savant, Vau Ligneau, Vau de Vey, Chaume de Talvat, Côte de Jouan, les Beauregards, Côte de Cuissy... L’homogénéité qualitative est exceptionnelle et confirme que les vignerons savent maîtriser les vinifications, tout en conservant ce qui nous tient à cœur : la typicité de leur terroir, de leurs parcelles.

     

    Les vignobles auxerrois

    Le vignoble de l’Yonne est constitué par le vignoble auxerrois (coteaux vallée de l’Yonne) et le vignoble chablisien (coteaux vallée du Serein). Le vignoble auxerrois regroupe une dizaine de communes qui récoltent une production d’appellations régionales rouges, rosés, blancs et crémants. L’altitude moyenne s’étage de 180 à 250 m. Sols : calcaires jurassiques kimméridgien et portlandien. L’Auxerrois produit en moyenne : 20 à 25 000 hl de Bourgogne rouges (375 ha), 19 à 20 000 hl de Bourgogne blancs (280 ha), 10 à 12 000 hl de vins de base Crémant (153 ha). Les quatre cépages traditionnels de base de la Bourgogne (Chardonnay et Aligoté pour les blancs ; Pinot noir et Gamay pour les vins rouges) sont complétés par des productions de plants locaux (César appelé aussi Romain, Sacy) qui donnent à certains vins une typicité originale.

     

    LA CÔTE DE NUITS

    Du nord au sud, des terrains à dominante de silice, de calcaire, de marnes et d’argile en sous-sol. Depuis près de deux mille ans, les grands vignobles qui font la réputation de la Bourgogne occupent une étroite bande de coteaux qui s’étire sur 20 km de long et parfois deux à trois cents mètres de large seulement, entre Dijon et Corgoloin. C’est ici que l’on trouve tous les grands crus rouges de Bourgogne (à l’exception du Corton). L’origine de la vigne y est très ancienne. Le véritable essor des crus de la Côte est lié à l’activité des grandes abbayes à partir du xie siècle. Les moines de l’abbaye de Cîteaux, en particulier, dont le Clos de Vougeot est le chef-d’œuvre le plus remarquable, se consacraient exclusivement à leur vignoble. Sur les 2 500 ha que compte le vignoble, on récolte environ quinze millions de bouteilles, essentiellement de rouges (92 %).

    - MarsannayCréée en 1987, l’appellation Marsannay ouvre ­au nord les portes de la Côte-de-Nuits. Répartie sur les villages de Marsannay-la-Côte, Chenôve et Couchey. Les rouges sentent les fruits mûrs et les sous-bois, les blancs, le miel et les fruits secs, et les rosés, très fruités, allient charpente et suavité. Les bonnes vignes sont issues de sols calcaires et marneux, et les meilleurs crus sont à mi-pente.

     

    - FixinSur une centaine d’hectares, la production de Fixin (prononcer : Fissin) est issue d’un vignoble très ramassé, groupé autour de Fixin et de son hameau Fixey. Son altitude varie de 270 à 360 m. Ses pentes douces sont exposées plein est. Les sols sont calcaires et comportent quelques traces de marnes. Pas de Grands Crus, mais de remarquables climats classés en Premier Crus (18,5 ha) et, notamment, Le Clos-Napoléon, La Perrière, Le Clos-du-Chapitre ou Les Arvelets. De solides vins rouges dont le bouquet se développe avec l’âge, alliant puissance et richesse aromatique.

     

    - Gevrey-ChambertinIci, les sols sont calcaires avec une bonne proportion de marnes argileuses, donnant puissance et rondeur. Vignobles de pente, Gevrey produit ses communales entre 240 et 280 m, et ses Premiers et Grands Crus entre 260 et 320 m. Le vignoble recouvre 380 ha sur les villages de Gevrey-Chambertin et Brochon. Les Grands Crus, dont la spécificité propre à chacun est un bon exemple de l’extrême complexité des terroirs bourguignons. Les Grands Crus sont le Chambertin, le Chambertin Clos de Bèze, Chapelle-Chambertin, Charmes-Chambertin, Mazoyères-Chambertin, Griotte-Chambertin, Latricières-Chambertin, Mazis-Chambertin, Ruchottes-Chambertin. Le Chambertin est l’un des plus beaux crus de la région, très caractéristique d’un terroir situé sur une pente douce, au sol calcaire enrichi de marnes rouges ferrugineuses. Aux côtés du Chambertin, trois “cousins” restent très proches qualitativement et tiennent la tête des autres très grands vins de cette commune : Mazis et Latricières-Chambertin, puis Charmes-Chambertin, et de beaux Premiers Crus comme Les Cazetiers, Le Clos Saint-Jacques, Aux Échezeaux, La Combe aux Moines. Suit l’appellation Gevrey-Chambertin (environ 20 % classés en Premiers Crus).

     

    - Morey-Saint-DenisSitué en partie centrale de la Côte-de-Nuits, le vignoble de Morey-Saint-Denis a pour vocation de produire surtout des vins rouges. La surface du vignoble est assez faible, avec une grande proportion de Premiers Crus (28 %) et de Grands Crus (27 %). Les Grands Crus sont le Clos Saint-Denis, le Clos de la Roche, le Clos des Lambrays, le Clos de Tart et le Bonnes-Mares. Ils sont groupés à l’aine du coteau, entre 270 et 300 m, et 17 Premiers Crus sont situés immédiatement en dessous et 3 en dessus. Les Premiers Crus peuvent être superbes (Les Millandes, Les Ruchots, Monts-Luisants surtout). L’AOC communale est produite de part et d’autre des Premiers Crus. Les sols sont calcaires et comportent des roches, des marnes, des sables, des limons rouges et des cailloutis. Les vins de Morey sont assez colorés et libèrent des arômes puissants de petits fruits rouges et noirs (cerise, cassis). Les crus sont plus complexes : les arômes s’enrichissent de nuances boisées, épicées ou animales. De grands vins charnus et persistants, d’excellente évolution.

     

    - Chambolle-MusignyInstallé sur les éboulis calcaires provenant en partie de la combe de Chambœuf, Chambolle-Musigny expose son vignoble est-sud-est, à une altitude variant entre 250 à 350 m. Le vignoble occupe environ 170 ha et produit environ 5 700 hl dont un quart est premier cru. Les deux Grands Crus, le Musigny et les Bonnes-Mares, représentent une production voisine de 700 hl. La totalité de la production est rouge, à l’exception de quelques pièces de Musigny blanc. Une partie du Bonnes-Mares (15 ha) est située sur Morey-Saint-Denis, la majorité sur Chambolle-Musigny.

     

    - ÉchezeauxSi la plupart des vins de la commune de Flagey-Échezeaux, qui jouxte celles de Vougeot et de Vosne-Romanée, ont droit à l’appellation Vosne-Romanée, on y trouve uniquement deux Grands Crus : l’Échezeaux et le Grand-Échezeaux (36 et 9 ha). Les vins de Grand-Échezeaux, plus prestigieux, sont marqués par un terroir contigu à la meilleure partie du Clos-de-Vougeot, d’où ressortent une sève et une charpente particulières, une grande richesse au nez comme en bouche. Ceux d’Échezeaux sont plus souples, solides certes mais plus faciles à attendre.

     

    - VougeotAu cœur de la Côte de Nuits, ce village dont le terroir viticole est l’un des plus petits de France (70 ha) possède depuis le XIIe siècle le château du Clos-Vougeot, chef-d’œuvre des moines cisterciens, que chacun peut visiter.

     

    - Vosne-RomanéeLe vignoble de Vosne-Romanée s’étend sur Vosne-Romanée et Flagey-Échezeaux. La situation du vignoble, l’unité des sols et des expositions y sont tout à fait remarquables. Les sols argilo-calcaires conviennent particulièrement à la production des grands vins rouges. Les Grands Crus sont prestigieux : La Romanée, Romanée-Conti, Romanée-Saint-Vivant, Richebourg, La Tâche, La Grand’Rue, Échezeaux, Grands Échezeaux. Les Premiers Crus les plus renommés sont Aux Malconsorts, Les Suchots… On pourrait en les goûtant évoquer le toucher du velours. Des vins charnus, où le moelleux domine, avec des tanins très fins et une acidité équilibrée. Leur bouquet complexe met en relief des arômes de cerise, de fraise, de violette et de sous-bois.

     

    - Nuits-Saint-GeorgesRéparti sur les communes de Nuits-Saint-Georges et Premeaux-Prissey, le vignoble de Nuits-Saint-Georges est installé sur des sols bruns calcaires plus ou moins mêlés d’argile provenant de la dégradation du sous-sol d’origine jurassique. La superficie du vignoble couvre environ 300 ha pour une production de 7 500 hl de Nuits-Saint-Georges et 5 700 hl de Nuits-Saint-Georges Premiers Crus, remarquables comme Les Saint-Georges, Les Vaucrains, Les Cailles… D’une couleur soutenue, ils révèlent des arômes riches et puissants de mûres, de myrtilles, d’épices et de fourrure, des vins corpulents et solides. De grands vins puissants et colorés, d’excellente garde.

     

    - Côtes-de-Nuits-VillagesCette appellation est commune à plusieurs villages : Brochon, Fixin, Premeaux-­Prissey, Comblanchien et Corgoloin. La dispersion des différentes communes ­produisant le Côte de Nuits-Villages procure à cette appellation une certaine variété, allant de vins assez souples et gras dans le sud de la zone de production jusqu’à des vins plus tanniques et de forte charpente dans le nord. Souvent bien colorés, ces vins présentent des arômes de fruits rouges et noirs, souvent de réglisse, presque toujours des arômes animaux.

     

     

    LA CÔTE DE BEAUNE

    Sur une vingtaine de kilomètres seulement, entre Ladoix-Serrigny et le coteau des Maranges, les plus grands vins blancs secs du monde côtoient les vins rouges de grande réputation. Dès le début du xiie siècle, les abbés de Cîteaux créèrent des celliers à Meursault et à Aloxe-Corton. Plus tard, les évêques et les chanoines, puis les ducs de Bourgogne ont joué un rôle décisif grâce notamment aux relations diplomatiques qu’ils entretenaient avec la chrétienté et avec les princes d’Occident. Sur les 4 800 ha que compte le vignoble, on récolte 25 millions de bouteilles répartis en deux tiers de vins rouges et un tiers de vins blancs. Des terrains de silice et argilo-calcaires pour les rouges, de calcaire marneux ou de marnes calcaires pour les blancs.

    - LadoixLadoix-Serrigny (50 ha) se trouve au nord de la Côte de Beaune, le vignoble se poursuivant par la Côte de Nuits. Le village est situé au pied de la montagne de Corton. D’une altitude comprise entre 220 et 360 m, le vignoble de Ladoix est exposé est-sud-est. Il est implanté sur sol calcaire-marneux, légèrement argileux pour les vignes blanches. Les vins rouges sont assez souples et comportent des tanins fins et discrets. Les Premiers Crus sont plus tanniques et plus complets. Les Ladoix blancs sont assez fermes ; leur moelleux se révèle après une nécessaire période de maturation, assorti d’arômes de pomme mûre, de figue fraîche, de noix. Les Aloxe-Corton (et Corton) Premiers Crus récoltés sur Ladoix sont fermes et corsés.

     

    - Corton et Corton-CharlemagneLes “simples” Aloxe-Corton (prononcez “alose”) sont agréables et parfumés, plus souples que les Premiers Crus (La Maréchaude, Les Chaillots, les Valozières…) et surtout que les Grands Crus que sont le Corton et le Corton-­Charlemagne (63 ha), ce dernier étant un vin gras, séveux, qu’il faut absolument conserver quelques années pour pouvoir profiter pleinement de ses qualités, aux connotations subtiles de fleurs blanches fraîches, de fruits, un rien exotiques, savoureux et onctueux en bouche, très harmonieux, de grande garde. Corton est le plus étendu des Grands Crus. C’est vers les vignes des sommets, à l’exception de Corton-Bressandes, que sont les vins les plus riches. Il est donc difficile de trouver une qualité homogène, même si, d’une manière générale, les vins de Corton sont intrinsèquement supérieurs à ceux d’Aloxe-Corton.

     

    - Pernand-VergelessesLe vignoble voisine avec Aloxe-Corton et Savigny-lès-Beaune. De part et d’autre d’une combe, il est réparti sous des expositions est, sud et ouest. Son altitude est comprise entre 260 et 380 m. Les vins blancs sont secs, vifs, assez légers. Nez fin de fruits frais (pomme), légèrement épicé. Les vins rouges sont assez secs et tanniques. Leurs arômes sont frais (cassis, groseille), animaux (musc) et puissants. Corton rouge et Corton-Charlemagne révèlent de grands arômes complexes : cassis, truffe, cerise, cuir, pour le premier ; cannelle, noix, poivre, ambre, pour le second.

     

    - BeauneLe vignoble de Beaune est presque totalement situé en pleine pente, et bénéficie de ce fait d’un large classement de ses climats en Premiers Crus (39, pour une surface de 322 ha). Les vins rouges récoltés au centre et du côté sud du territoire de Beaune sont tanniques et puissants ; leur couleur est généralement foncée, et leurs arômes sont à la fois animaux et fruités. Ceux récoltés au nord sont d’une robe moins intense et présentent une belle souplesse.

     

    - Savigny-lès-BeauneLe vignoble compte 17 climats classés en Premiers Crus. Les sols calcaires sont graveleux ou pierreux, légers et peu fertiles. Les Savigny rouges ont un bouquet élégant, assez puissant, marqué par une dominante griotte-cassis-framboise, évoluant vers la fraise et le sous-bois après quelques années ; les crus sont plus charpentés. Les vins blancs de Savigny sont assez vifs ; leur moelleux apparaît au cours de leur évolution pour donner des vins harmonieux et solides. Leurs arômes s’apparentent aux fruits exotiques (ananas, banane), à la pomme, aux fleurs d’aubépine, à la noisette.

     

    - Chorey-les-BeauneChorey est situé au nord immédiat de Beaune, et au niveau de Savigny, de part et d’autre de l’axe de Dijon-Beaune. Le vignoble occupe une surface de 170 ha dans l’appellation Chorey et une partie moins importante en appellations régionales. Le Chorey est un vin léger, souple, très modérément tannique. Ces vins sont plus élégants que puissants.

     

    - Côtes-de-Beaune-VillagesL’appellation Côtes-de-Beaune-Villages peut être revendiquée pour toutes les AOC communales de ce secteur, sauf quatre : Aloxe-Vorton, Beaune, Pommard, Volnay. Cette appellation est une équivalence. Le viticulteur a la possibilité d’utiliser l’appellation communale ou l’appellation Côtes-de-Beaune-Villages. Les vins de la partie nord présentent une grande finesse, une robe légère, une bonne souplesse et des tanins légers. La partie sud produit des vins souvent de couleur soutenue et marqués par des saveurs puissantes : tanins abondants, bon moelleux, supportés par une bonne acidité.

     

    - PommardLe village est situé en pleine pente, au milieu de son vignoble très groupé, lui-même étagé entre 240 et 380 m et orienté à l’est ou au sud-est. Les terrains calcaires, assez argileux, donnent au Pommard des qualités assez originales : beaucoup de couleur, rouge-noir profond ; un bouquet intense et violent de cassis, de musc et de gibier. Ce vin est l’un des plus tanniques et solides des crus de Bourgogne. Une trentaine de Premiers Crus (Les Argilières, Les Chaponnières, Les Épenots, Les Perrières, Les Argelets, Les Bertins, Les Boucherottes, Les Pézerolles…) qui deviennent alors les archétypes des grands vins rouges, riches et veloutés, alliant charpente et rondeur, souples et fermes à la fois, délicatement parfumés, des vins d’excellente garde.

     

    - VolnayCouronné par un plateau calcaire de type rauracien, le vignoble de Volnay est appuyé sur un sous-sol composé de marnes calcaires argoviennes et sur des éboulis argilo-calcaires du Bathonien. Le versant de Volnay, dont la dénivellation atteint 140 m, offre une succession de calcaires qui assurent la perméabilité et la richesse en éléments assimilables déterminée par le pourcentage d’argile. Volnay produit une appellation communale et des Premiers Crus. En Volnay, 100 ha ; en Volnay Premier Cru, 115 ha. S’ajoutent 29 ha de vignes situés sur la commune de Meursault qui ont droit à l’appellation Volnay Premier Cru lorsque la vigne est plantée en Pinot noir. Les vins allient la race, la noblesse et la finesse. Leur robe, du tendre vermeil au rubis le plus profond, leur délicat bouquet de baies rouges (framboise, mûre), de violette, leurs tanins des plus doux aux plus robustes les placent parmi les plus grands vins de la côte de Beaune. Les Premiers Crus peuvent se révéler fantastiques dans le temps (Le Clos des Ducs, Le Clos des Chênes, Taillepieds, Les Santenots, En Caillerets, Frémiets, En Champans…).

     

    - MonthélieLe vignoble est planté à des altitudes comprises entre 230 et 370 m. Les sols sont calcaires, mêlés à des argiles en proportions irrégulières. Les vins rouges sont colorés et développent des arômes puissants (cerise, myrtille, humus). Leurs saveurs laissent apparaître un moelleux qui leur confère un charme élégant. Les Premiers Crus sont corsés, dotés d’un bouquet prononcé. Les blancs, au nez d’amande fraîche, allient moelleux en bouche et une nécessaire acidité qui signe les grands vins.

     

    - Auxey-DuressesAuxey-Duresses (prononcer Aussé), au centre de la côte de Beaune, est à la charnière de la production des vins rouges (Volnay et Monthélie au nord) et des vins blancs (Meursault au sud). Cette commune produit d’ailleurs, sous cette appellation, les 2 couleurs. Le vignoble est orienté sud et sud-est. Altitude comprise entre 260 et 300 m. Les sols sont constitués de calcaires marneux, propices aux vins blancs, et de calcaires argileux pour les rouges. Les vins blancs : très limpides, or vert, les Auxey expriment la pomme reinette, l’amande fraîche. Leur souplesse est dominante, juste relevée par une acidité plutôt discrète. Bonne persistance. Les vins rouges : d’une intensité colorante moyenne, libèrent un bouquet très fin, surtout fruité (cassis, framboise) avec une nuance animale en vins vieux (musc, fumé). Ils sont souples, dotés de bons tanins. Quelques Premiers Crus étonnants comme le Clos du Val.

     

    Saint-AubinLe vignoble de Saint-Aubin est orienté sur différentes croupes sud, sud-est, sud-ouest ou nord-est. Ses pentes sont assez sévères, notamment celles qui jouxtent le vignoble de Puligny-Montrachet. Les terroirs à vins rouges sont calcaires, caillouteux, de couleur brune ou rouge. Les terres blanches, plus argileuses, acceptent mieux le cépage Chardonnay. Elles influent nettement sur la souplesse des vins. Les blancs appartiennent véritablement à la famille des très grands vins de Bourgogne : or pâle légèrement vert ; bouquet associant l’amande verte, le marzipan (ou pâte d’amandes), la cire d’abeille, évoluant pour les vins mûrs vers la cannelle, l’ambre et une touche de poivre. Les vins rouges, souvent bien colorés, ont cette typicité révélant un nez de crème de cassis et de cerise noire, se complétant ensuite d’un léger arôme de cuir. En bouche, les vins offrent un ensemble charnu.

     

    Saint-RomainÀ l’abri de falaises spectaculaires, les vignes de Saint-Romain occupent les versants sud-sud-est et nord-nord-est d’un passage assez encaissé taillé dans la Côte. Saint-Romain ne produit pas de Premiers Crus. En vins rouges, le Saint-Romain peut s’adjoindre la mention Côtes-de-Beaune, ou s’appeler aussi Côtes-de-Beaune-Villages. Ses sols sont constitués de marnes calcaires, dans lesquelles se retrouvent des bancs d’argile favorables aux blancs.

     

    - MeursaultLe vignoble est étalé en pentes douces, entre 230 et 360 m d’altitude. L’orientation est très favorable par son ensoleillement maximal. L’abondance de marnes blanches en milieu calcaire explique la prédominance de la production de vins blancs, car elles sont plus compatibles à l’acclimatation du Chardonnay. Le Meursault blanc a un bouquet très capiteux, typé amande amère ou sèche, feuillage, croûte de pain chaude, pomme reinette ; ils sont, en bouche, très consistants, avec un moelleux abondant qui touche à l’onctuosité. Leur persistance est sensationnelle. Certains Premiers Crus comme Aux Perrières, Le Poruzot, Les Bouchottes, Les Caillerets, Les Genevrières ou Les Charmes, provenant de propriétaires hors pair, sont alors exceptionnels, envoûtants, riches, moelleux, très typés, puissamment mais subtilement bouquetés (fleurs blanches et fruits secs), d’excellente évolution. Avec eux, nous entrons dans la catégorie des plus grands vins du monde. Les (rares) vins rouges sont fins et de charpente souple.

     

    - Puligny-MontrachetEn Puligny-Montrachet, cinq Grands Crus : Chevalier-Montrachet, Bâtard-Montrachet, Bienvenues-Bâtard-Montrachet, Criots-Bâtard-Montrachet et Montrachet, parmi lesquels un bon nombre des plus grands vins blancs secs du monde, intenses, d’une grande structure aro­matique, de belle garde. Ici, on continue dans un territoire extraordinaire où l’osmose entre le Chardonnay et chaque type de terroir, sur la partie moyenne du coteau, devient parfaite. Le vignoble est établi sur Puligny et une partie du hameau de Blagny. Il court en pente douce, face à l’est, à une altitude comprise entre 230 et 390 m. Les sols sont argilo-calcaires, riches en cailloux, bien drainés, faciles à s’échauffer. Les blancs offrent un ensemble d’arômes très racés : pâte d’amande, fougère, ambre, fleurs blanches. En bouche, leur acidité est plutôt discrète, laissant s’exprimer un moelleux et une persistance impressionnants. Les vins rouges sont fruités (arômes de fraise et de cassis), assez souples en Puligny, plus charpentés en Blagny.

     

    - Chassagne-MontrachetUne petite partie de l’appellation Chassagne-Montrachet est produite sur Remigny, village limitrophe de Chassagne. Les sols convenant à la production des vins blancs sont essentiellement des calcaires bruns argileux. L’altitude du vignoble est comprise entre 220 et 340 m. Les vins blancs sont corsés, puissants, gras, aux arômes d’amande, de pomme mûre, de fleurs blanches, de miel. Leur persistance est remarquable. Les vins rouges sont très colorés, corsés, souvent très charnus. Leurs arômes sont marqués par des nuances cerise-kirsch et cassis.

     

    - MarangesL’appellation Maranges est née le 23 mai 1989, succédant à une production plus dispersée des villages de Cheilly-les-Maranges, Dezize-les-Maranges et Sampigny-les-Maranges. Maranges est la première appellation communale de la Côte de Beaune lorsqu’on arrive par le sud. Elle est limitrophe de Santenay. Les vins sont puissants, toujours très colorés, ils expriment des arômes de petits fruits rouges et de sous-bois. Ces vins solides ont un beau potentiel de vieillissement (au moins 10 ans). Les blancs sont gras, équilibrés, parfumés (arômes d’amande et fruits exotiques).

     

    - SantenayAu sud de la Côte de Beaune. Les vins rouges représentent la quasi-totalité de la production. Les sols sont faits de calcaires durs renforcés de marnes. Les terres profondes imposent une taille spécifique (cordon de Royat) pour discipliner les rendements. Selon leur position, les coteaux sont orientés au sud ou à l’est. Les vins blancs sont secs et corsés. Les vins rouges sont tanniques, bien charpentés. Ils ont des parfums de fruits (amande et fraise), et pour les Premiers Crus, les arômes sont plus floraux (violette).

     

     

    LES AUTRES APPELLATIONS DE BOURGOGNE

     

    Bourgogne Hautes-Côtes-de Beaune

    Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits

    Le vignoble, situé en parallèle de la Côte de Beaune et de la Côte de Nuits, garnit les pentes bien exposées des collines dominant la côte à une altitude moyenne (300 à 400 m) d’environ 100 à 150 m. Les vins rouges présentent souvent une robe sombre, des arômes de fruits rouges frais dans leur jeunesse, de fruits confits et parfois d’arômes animaux lorsqu’ils sont plus mûrs. Leur saveur est ferme, relevée par une bonne acidité et des tanins très présents. Les vins blancs ont une fermeté toujours atténuée par le moelleux du Chardonnay. Leur structure est à la fois élégante et solide.

     

    Les vins de Côte chalonnaise et du Couchois

    Situé entre la Côte de Beaune et le Mâconnais, le vignoble de la Côte chalonnaise recouvre 3 350 ha dont 2 100 ha d’appellations communales, et produit 110 000 hl d’appellations contrôlées régionales, et 56 000 hl d’appellations contrôlées communales. Les sols sont souvent argilo-calcaires “bruns” avec des proportions variables d’argile, déterminant de place en place la vocation des terrains pour les vins rouges ou les vins blancs. Les expositions varient de sud à est-nord-est. L’altitude s’étage entre 220 et 380 m. Les appellations sont produites sur l’ensemble du territoire de la Côte chalonnaise et du Couchois : Bourgogne Aligoté, Bourgogne Passetoutgrain et Bourgogne (blanc, rouge, rosé). Les appellations communales sont produites sur les communes de Bouzeron, Rully, Mercurey, Givry et Montagny.

     

    - GivryPetit vignoble reconnu du roi Henri IV, il s’étend exclusivement sur la commune de Givry et sur les trois hameaux de Poncey, Cortiambles et Russily. Les sols sont bruns calcaires ou calciques issus de l’altération des calcaires du jurassique. Givry blanc : légèrement doré, sa finesse et sa subtilité font toute sa distinction. Il évolue favorablement au cours du vieillissement. Givry rouge : franc, riche et fin, il se distingue par sa chaleur, sa vivacité et sa générosité.

     

    - MercureyDes rouges solidement constitués, bien bouquetés, fins et fermes à la fois, de bonne évolution. Quelques blancs parfumés et élégants, de bonne bouche.

     

    - RullyÀ la partie nord de la Côte châlonnaise, prolongement de la Côte de Beaune, s’étend le vignoble de Rully. Les terrains sont des marnes ou des argiles à dominante calcaire. Ce vignoble d’appellation communale présente des lieux-dits en Premier Cru. Le Rully rouge, d’un rubis pourpre, est d’une distinction particulière, tout en finesse et en élégance. Il sent bon le lilas, la violette, la framboise et la cerise. Le Rully blanc, robe d’or, d’une grande finesse, a une subtilité d’arômes allant de la noisette à la violette. Suivant les climats et leurs terroirs, il est tendre et fin, ou plus sec. 

     

    - Bourgogne AligotéLe Bourgogne Aligoté est une AOC régionale, produite dans toute la Bourgogne. En réalité, elle est surtout produite dans le vignoble auxerrois, dans les Hautes-Côtes de Beaune et de Nuits, et en Côte chalonnaise, ses terres de prédilection, qui lui assurent la typicité la plus régulière. Elle couvre à peu près 1 250 ha, pour une production de 50 à 70 000 hl en moyenne. Le Bourgogne Aligoté est un vin blanc léger, de couleur or blanc à forts reflets verts.

     

    - Bourgogne Aligoté BouzeronBouzeron donne son nom à un petit vignoble de 50 ha créé en 1979 reconnaissant les caractères particuliers des vins de cette région, et lui conférant le titre d’appellation communale.

     

    - Bourgogne rouge et Bourgogne PassetoutgrainTrois départements : Yonne, Côte-d’Or et Saône-et-Loire. Le Pinot noir est le cépage de Bourgogne. Associé au Gamay à la mise en cuve (1/3 minimum de Pinot), il participe à l’élaboration du Bourgogne Passetoutgrain.

     

     

    LE MÂCONNAIS

     

    - Pouilly-Fuissé

    Poully-Fuissé, à la robe dorée, tout en finesse et en distinction. Les arômes puissants évoquent la noisette et les amandes grillées. Des vins de bonne garde, riches et savoureux, à la fois secs et gras.

     

    - Pouilly-Loché

    Situé au sud-est de Mâcon, il est, avec ses 25 ha, le plus petit vignoble de la Bourgogne du Sud. L’appellation s’étend exclusivement sur la commune de Loché.

     

    - Pouilly-Vinzelles

    Sur un terrain d’une grande homogénéité, exposé pour l’essentiel à l’est et au sud, le vignoble s’étend sur les communes de Vinzelles et de Loché.

     

    - Mâcon blanc

    L’aire géographique recouvre tout l’arrondissement de Mâcon, mais on distingue une quarantaine de communes sur lesquelles une délimitation particulière définit les appellations Mâcon-Villages et Mâcon et le nom de la commune. Vins secs et gouleyants, fruités et floraux, développant des nuances particulières aux différents terroirs et parfois muscatées.

     

    - Mâcon rouge

    Deux types de sols se distinguent particulièrement : les terrains argilo-siliceux ou argileux, qui produisent des vins riches, rustiques ; et les terrains siliceux ou granitiques, regroupés vers le sud du vignoble, qui produisent des vins plus fruités et plus légers. Les rouges (Gamay noir à jus blanc) peuvent adjoindre à l’appellation le nom de la commune dont ils sont issus, si certaines conditions sont respectées.

     

    À noter le vignoble de Saint-Véran (des blancs gracieux et floraux).

     

    Les appellations bourguignonnes

    - L’appellation régionale ou générale

    Tous les vins de la Bourgogne viticole : Bourgogne, blanc, rouge, rosé.

    Bourgogne Passetoutgrain, rouge et rosé.

    Bourgogne Aligoté, blanc, issu essentiellement du cépage aligoté.

    Bourgogne Grand Ordinaire, rouge, rosé et blanc.

    Ces vins peuvent être produits sur les quatre départements qui forment le territoire de la Bourgogne viticole.

    - L’appellation Village

    Les vins produits par certaines localités peuvent être vendus sous le nom du village producteur (Vougeot, Vosne-Romanée…).

    - L’appellation Village plus le nom du climat ou lieu-dit (il en existe quelque 419)

    - Les Grands Crus

     

     

     

    La Bourgogne à table

     

    - Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers.

    - Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière.

    - Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse.

    - Puligny-Montrachet et Chassagne-Montra­chet.Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées.

    - Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar.

    - Côte-de-Beaune et Hautes-Côtes-de-Beaune. Bouquet et souplesse en bouche en font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon, du rosbif froid et un saint-nectaire.

    - Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton.

    - Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette.

    - Mercurey. Le rouge, ferme et fruité, d’excellente évolution, se goûte avec des beignets d’aubergines, une perdrix au chou ou un reblochon.

    - Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet.

    - Nuits-Saint-Georges. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon.

    - Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.

    - Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet.

    - Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons.

    - Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère.

    - Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre.

     

    L’histoire des vins de Bourgogne

    Ce pays doit son nom actuel aux Burgondes, peuple germanique qui envahit la Gaule en 406 et y fonda sous la conduite de Gibdecaire (411) le premier royaume de Bourgogne. Clovis, le célèbre roi des Francs, épousa une princesse burgonde, et leurs fils réunirent la Bourgogne à l’empire des Francs. Charlemagne l’érigea en duché et, de 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes dont Richard d’Autun dit “Le Justicier”. Il fut ensuite réuni à la couronne de 1002 à 1032. Commença alors l’ère d’une nouvelle maison des ducs de Bourgogne qui fut la première “maison capétienne”. Philippe le Hardi devint le chef de la “maison de Valois”, deuxième maison capétienne. Ce duc de Bourgogne s’intéressa particulièrement à la viticulture. Il interdit la culture du Gamay et exigea de servir du vin de Beaune aux repas officiels.

    La réputation des vins de Bourgogne remonte au Moyen Âge. Ce sont des moines qui, les premiers, cultivèrent la vigne. En 587, le roi Gontran donna des terres avec des vignes aux moines de l’abbaye de Saint-Bénigne. En 630, le duc Amalgaire de basse Bourgogne fonde l’abbaye de Bèze lui donnant la possibilité d’exploiter des vignobles à Chenôve, Marsannay, Conchey, Gevrey, Vosne et Beaune.

    En 910, des bénédictins formaient l’abbaye de Cluny. Celle-ci acquit de nombreux terrains dans la Côte de Nuits et posséda tous les vignobles autour de Gevrey. Le vin étant un signe d’opulence, certains moines oublièrent la règle monastique et vécurent trop bien. C’est alors que l’ascète Bernard de Clairvaux dénonça cette vie de luxe, puis se rendit à l’abbaye bénédictine de Cîteaux, située en face de Vougeot. Ces moines, séduits par la ferveur au travail de Bernard de Clairvaux, prirent pour devise : “Par la croix et l’araire” et devinrent les cisterciens. Ils défrichèrent des bois, exploitèrent d’innombrables landes, plantant des vignes. On leur doit la création du vignoble de Clos-Vougeot aujourd’hui propriété des Chevaliers du Tastevin. On peut voir encore au château d’immenses pressoirs taillés à même les grands chênes datant de l’an 1000. Les moines avaient remarqué les différences existant entre les vins issus du bas ou du haut du coteau. Aussi, respectaient-ils la hiérarchie de l’époque en établissant trois cuvées : celle des papes, la meilleure, provenant de la partie supérieure du clos, celle des rois, du milieu, celle des moines, du bas. C’est en 1147, au monastère de Pontigny, que fut créé le Chablis. Également par des moines cisterciens qui furent les premiers à planter le Chardonnay blanc. La réputation du Clos-Vougeot était si forte que pendant la Révolution un certain colonel Bisson instaura une tradition selon laquelle les troupes françaises qui passaient devant Clos-Vougeot devaient présenter les armes. Les vins de Bourgogne plurent aux rois de France mais, à la fin du xviiie siècle, la République instaurée fit passer tous les vignobles appartenant à l’Église dans le domaine public, et le morcellement des terres bourguignonnes commença. Bossuet, Bourguignon de naissance, disait : “Le vin a le pouvoir d’emplir l’âme de toute vérité, de tout savoir et philosophie.”

     

     

       
     
  • Acheter son vin au juste prix    

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    À l’époque où certains prix ne correspondent plus à rien, il devient indispensable de “situer” le marché des vins vendus en France, région par région, appellation par appellation, afin de pouvoir visualiser immédiatement le prix des vins, et pouvoir se référer directement aux prix pratiqués chez les producteurs, où il est toujours conseillé d’acheter son vin directement. À noter que ces fourchettes de prix prennent en compte le marché de base de ces appellations, prix départ propriété, dans les millésimes récents, l’exception confirmant la règle, sans tenir compte de la marge des revendeurs et surtout, hélas, des restaurateurs (de 4 à 7, et beaucoup plus, parfois), chez lesquels il vaut mieux s’abstenir de passer commande. Trois choses sont à retenir :

     

    - On se rend compte que dans des appellations très abordables (de 7 à 10 €), on trouve de tout, aussi bien des crus qui bénéficient d’un excellent rapport qualité-prix que des vins d’une même appellation qui, faute d’image de marque (et de qualité) cohérente, peuvent passer du simple au double, les vins les moins chers n’étant pas les meilleurs “locomotives” de ces appellations (Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Languedoc, Provence…). Pour ceux-là, il semble urgent de régulariser le marché, en intervenant sur le plan qualitatif comme sur celui de l’image de marque, tant au niveau du négoce que de la propriété, voire de la grande distribution. Certains responsables actuels en ont conscience, d’autres non. Il est évident qu’un Corbières (ou Bordeaux) à moins de 4 € n’est pas comparable qualitativement à un excellent Corbières (ou Bordeaux) à 8 €. Il est tout aussi évident qu’un mauvais Bordeaux à 3 € ne vaut même pas son prix. Attention à des prix inexcusables atteints aussi bien par des appellations moyennes que dans les plus prestigieuses pour des micro-cuvées “fabriquées”.

     

    - Certains prix sont surprenants (dans le bon sens). Des vins des “satellites” de Saint-Émilion, des Graves, des Côtes de Bordeaux, des Gigondas…, dans une fourchette de prix de 8 à 12 €, ce n’est pas bien cher. Il en va de même pour d’autres appellations (Bourgueil, Cahors, Madiran, Chinon, Gaillac, Côtes-du-Rhône-Villages, Saumur-Champigny…), où les meilleurs vins sont souvent sous-payés (vous avez bien lu). Inversement, d’autres prix sont très surprenants et trop “élevés” (toutes proportions gardées) dans de nombreuses régions et/ou appellations (Languedoc, Bouzy, Provence, Tavel, “simples” AOC de Bourgogne, Médoc, Libournais…). Leur point commun : l’importance du tourisme dans leur région, et une clientèle qui, bien souvent, n’est pas réellement informée des équivalences de prix. L’exportation peut aussi expliquer l’exagération des prix. Bien sûr, dans chacune de ces régions citées, il existe des vins qui méritent largement leur prix : ils sont dans le Guide.

     

    - Quelques très grands vins ne sont pas si chers que cela, tant en Bourgogne qu’à Bordeaux, dans le Rhône, ou en Vendanges Tardives (Sauternes, Alsace, Loire, Sud-Ouest), d’autant plus si l’on fait intervenir le facteur rareté (tout particulièrement en Bourgogne ou en Sauternais). S’offrir un Meursault Premier Cru pour 30 € (et plus), ou un très Grand Cru Classé de Bordeaux pour 50 €, c’est tout à fait compréhensible, à l’époque où d’autres vins à la mode parviennent à des prix prohibitifs. Il suffit de prendre en considération leur potentiel qualitatif dans le temps et leur grande histoire vinicole pour s’en persuader. En fait, pour les très grands crus, au-dessus d’un prix “compréhensible” (100 €), il est difficile de parler “qualité-prix”, la mode (outrancière, parfois, notamment sur des micro-cuvées ou grâce à une note bienveillante) intervenant alors, et l’on entre aussi pour d’autres dans le domaine du luxe. Bien entendu, la renommée n’est pas obligatoirement synonyme de grande qualité, et certaines sont galvaudées. Et les vins changent selon leurs propriétaires : il faut toujours remettre en question l’évolution des crus en fonction du talent de l’homme qui les élève et de son aptitude à accéder au sommet de son appellation.

     

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  • ALSACE : Les vins n’ont jamais été aussi bons

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    COUVERTURE-2018-HAUT-MARBUZET.jpgDes villages fleuris, des winstubs, des collines ondulées, des crus les uns plus typés que les autres... tout ici concorde à une grande convivialité du vin, où chaque vigneron s’emploie à élever des crus les uns plus séduisants que les autres. Ici, la force des terroirs et la main de l’homme sont toujours en osmose. Les Crémants sont les meilleurs de France, les Riesling, Gewurztraminer, Pinot Gris... ont une typicité unique, à des prix particulièrement doux, et l’on ne risque pas de confondre un Alsace avec un autre vin.

     

    LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    KLINGENFUS
    Pierre ARNOLD
    Pierre FRICK
    BESTHEIM
    GRESSER
    Georges KLEIN
    Gérard METZ
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    ZOELLER
     
    FAHRER
    SAINT REMY
    Victor HERTZ
    7 VIGNES
    BECK/REMPART
    GEWURTZTRAMINER
    EBLIN FUCHS
    Jacques ILTIS
    Jean-Paul MAULER
    René FLECK
    André HARTMANN
    BESTHEIM
    PETERMANN
    HAEGI
    HAULLER
     
    Cave HUNAWIHR
    BAUMANN ZIRGEL
     
    C. BLEGER
    R. FALLER
    Lucien SCHIRMER
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCATC
    Cave HUNAWIHR
    Edmond RENTZ
    Gérard METZ
    Hubert MEYER
    Pierre ARNOLD
    RUHLMANN-SCHUTZ
    Pierre FRICK (Muscat)
    SCHLÉRET
     
    7 VIGNES
    René KOCH
     
    HALBEISEN (Muscat)
    CREMANTS PINOT NOIR
    EBLIN FUCKS
    Edmond RENTZ
    HUBER et BLEGER
    Jean-Paul MAULER (PN)
    KLINGENFUS
    Paul FAHRER 
    PETTERMANN
    RUHLMANN-SCHUTZ
    BESTHEIM
    André HARTMANN (PN)
    Georges KLEIN
    Aline et Rémy SIMON
     
    Cave CLEEBOURG
    STOEFFLER
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    Hubert MEYER
    GRESSER
    HAEGI
    HAULLER
    Jacques ILTIS
    Aline et Rémy SIMON
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    ZOELLER
     
    BROBECKER
    René FLECK
     
    Ch. et Dom. FREY



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    HEYBERGER & Fils
    VIELWEBER
    Edgar SCHALLER
     
    Château d'ORSCHWIHR
    GEWURTZTRAMINER
    Damien KELHETTER
    FREY-SOHLER
    GOCKER*
    (H. REYSER*)
    (J. et C. LINDENLAUB*)
    BECKER*
     
    HORCHER
    HAEGELIN
     
    (DUSSOURT)
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCATC
    JOST*
    (P. SCHAEFFER*)
    (SCHLUMBERGER*)
     
    CAVE PFAFFENHEIM
    CREMANTS PINOT NOIR
    Eric LICHTLÉ
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    Philippe SOHLER



    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    Jean-Louis KAMM
    SCHAETZEL
    Maurice SCHOECH*
    (Charles BAUR)
    GEWURTZTRAMINER
    Claude BERGER
    (Léon BOESCH)
    PINOT GRIS/PINOT BLANC ET MUSCATC
    GILG
    KIRSCHNER
    (2 LUNES)
    STINTZI*
    CREMANTS PINOT NOIR
     
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    Fernand ENGEL

     

     

  • LES MEILLEURS VINS DE BOURGOGNE SONT VRAIMENT FORMIDABLES

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    Seulement une vingtaine de vignerons bourguignons feront leur entrée dans le prochain GUIDE. 

    Ils viendront rejoindre les vignerons retenus déjà dans le GUIDE. Parmi ceux-ci, certains vont conserver leur place dans le Classement, d'autres non.

    Les premières dégustations comment la semaine prochaine et vont concerner principalement les millésimes 2016, 2016 et 2014.

     

    Voici les grandes valeurs sûres que vous trouverez dans le GUIDE actuel.

     

     
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    Prix d’Honneur

    Pierre Amiot
    Michel Ampeau (Robert Ampeau et Fils)
    Jean-Pierre Auvigue
    François Bertheau
    Jean-Michel et Anne-Laure Chartron (Jean Chartron)
    Daniel Dampt
    Christophe Denis (Denis Père et Fils)
    Jean-Pierre Diconne
    Bernard Dubreuil (Dubreuil-Fontaine)
    Famille Gros (Gros Frère et Soeur)
    Olivier Heimbourger
    Philippe Leclerc
    Roger Luquet
    Jean-Paul Paquet
    Jean-Christophe Vallet (Pierre Bourée)

     

    Prix d’Excellence

    Romuald Hugot (Pisse-Loup)
    Roelof et Marlon Ligtmans-Steine (Monette)
    Thibaut Marion (Seguin-Manuel)

     

    Satisfecits 

     
    Nicolas Potel
    Lucien Thomas (Feuillarde)
  • LE CLASSEMENT DES MEILLEURS VINS ROUGES DE BOURGOGNE

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    Les terroirs bourguignons

    Le vignoble s’étale sur les reliefs de la bordure ouest du fossé tectonique de la Bresse, occupant les premières pentes bien exposées à l’est, à une altitude modérée de 200 à 400 m sur les terrains sédimentaires de la couverture mésozoïque souvent faillés et basculés comme le Mâconnais, le Chalonnais et la Côte jusqu’à Dijon, la Côte représentant le sommet de la hiérarchie des Grands Crus.

    L’architecture et la morphologie de la Côte sont bien spécifiques pour deux raisons principales : la structure, jusqu’ici monoclinale, devient tabulaire, et la limite ­Jurassique-Tertiaire bressan est toujours un contact de faille à fort rejet vertical. Les chaînons ont disparu, et sont remplacés par des gradins de failles. Une côte ayant valeur d’abrupt de faille domine systématiquement la plaine bressane. Cette morphologie va influencer la disposition du vignoble : il sera souvent restreint au talus de pied de Côte. Le changement structural s’effectue au passage de la Dheune axée sur la bordure tectonique septentrionale du fossé de Blanzy. Les plateaux situés à l’ouest d’une ligne Dijon-Chagny forment deux gradins tectoniques.

    À l’ouest, le compartiment de “La Montagne” est le plus élevé (600 m) ; il est structurellement abaissé par rapport au Morvan et à la dépression marneuse liasique périphérique.

    À l’est, le compartiment de “l’Arrière-Côte” (400 m) est à son tour effondré par rapport au précédent. Sur la transversale de St-Romain-Meursault, les rejets verticaux sont de 120 m et 300 m. Le rejet de la bordure du fossé est plus difficile à apprécier. Cependant, à Meursault, les calcaires à faciès Rauracien, qui ont leur toit à 400 m sur le rebord du plateau, sont abaissés à 200 m dans le village. Encore ne s’agit-il que de l’une des fractures de bordures. Mais le rejet total peut atteindre sous la Bresse 1 700 m.

    La tranche du plateau occidental qui constitue la “Côte” peut être subdivisée en trois parties du sud au nord : la “Côte de Beaune”, la “Côte des Pierres”, la “Côte de Nuits”. Aux processus qui interviennent normalement dans la formation des sols de pente : altération de la roche mère, érosion, culluvionnement, dépôt d’éboulis, s’ajoutent les perturbations liées à l’action de l’homme : défrichement, défoncement, remontées de terre, apports allochtones.

    VOIR AUSSI LE CLASSEMENT DES MEILLEURS VINS BLANCS DE BOURGOGNE

    Il en résulte une grande variabilité des caractéristiques telles que profondeur, pierrosité, texture.

    L’implantation du vignoble répond à une nécessité d’ensoleillement maximum qui se trouve réalisée sur ce versant de direction générale N.N.E. - S.S.W. Quant à sa position sur le versant, elle s’échelonne souvent entre 220 et 320 m, parfois 370 m.

    Le cru se définit comme un produit émanant du sol, caractérisé par un bouquet original se maintenant à travers les vicissitudes climatiques. Au début du xviie siècle, la différenciation des vins est liée, non plus à la seule personnalité des propriétaires, princes ou moines, mais à l’origine géographique : c’est ainsi que les meilleurs vins étaient localisés près de Beaune en vue d’une consommation rapide et de Nuits pour leur aptitude à la garde. La notion de “climat” apparaît au milieu du XVIIIe siècle.

    À l’origine du cru se trouve l’association d’un sol, d’un micro-climat et d’une plante qui définissent des facteurs naturels. La pierrosité (pourcentage de cailloux et graviers) donne lieu à des observations de même type : très faible pour les appellations Bourgogne, elle présente deux phases distinctes pour les Grands Crus : 10 à 20 % par exemple à Corton et autour d’une moyenne de 35 % pour les autres. Le calcaire est toujours en quantité très faible dans les appellations Bourgogne, avec une exception pour un profil sableux, et présente deux phases pour les Grands Crus : 40 à 50 % essentiellement pour Corton, 10 à 20 % pour les autres. Ce sont les sols bruns ou bruns calcaires hydromorphes sur argiles ou cailloutis plio-quaternaires pour les appellations Bourgogne, les sols bruns calcaires sur marne ou calcaire marneux pour une partie des Grands Crus, les rendzines sur calcaires fissurés pour les autres. Dans la grande majorité, les profils en appellation “Grands Crus” et “Premiers Crus” se situent dans les unités de sols de versant sur matériaux en place.

     

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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    GEVREY-
    CHAMBERTIN 
    FIXIN 
    AUTRES
    ESMONIN (GCh)
    FOUGERAY DE BEAUCLAIR (GC)
    GELIN (Fixin)
    Philippe LECLERC (GC)
    Pierre BOURÉE (Ch Ch)
    SEGUIN MANUEL
    Nicolas POTEL
    MOREY SAINT-DENIS
    CHAMBOLLE- 
    MUSIGNY

    Clos des LAMBRAYS (MSD)
    MONTS-LUISANTS (MSD)
    Pierre AMIOT (Clos de la Roche)
    François BERTHEAU
    VOSNE-ROMANEE 
    NUITS ST GEORGES VOUGEOT
    COTE DE NUITS
    BERTHAUT-GERBET
    CHEVILLON-CHEZEAUX (N)
    COUDRAY-BIZOT (É)
    POULETTE (Vr)
    René CACHEUX
    GROS (Gd-É)
    VOLNAY 
    POMMARD 
    AUTRES 

    AMPEAU (V)
    BADER-MIMEUR (Ch.-M.)
    Antonin GUYON (V)
    Michel PRUNIER (AD)
    VIRELY-ROUGEOT (P)
    Albert BOILLOT (P)
    B. DELAGRANGE (V)
    DICONNE (AD)
    CORTON 
    COTE DE BEAUNE AUTRES 

    Clos BELLEFOND (S)
    DENIS (AIC)
    Gérard DOREAU (Mo)
    DUBREUIL-FONTAINE (C)
    Jean-Jacques GIRARD (PV)
    COTE CHALONNAISE MACON
    AUTRES

    HEIMBOURGER (Irancy)
    MONETTE (Mercurey)
    Alain VIGNOT
    Eric DARLES (Irancy)
    PARIZE (Givry)



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    GEVREY-
    CHAMBERTIN 
    FIXIN 
    AUTRES
    DEREY (Fixin)
    (Henri REBOURSEAU (Ch))
    Olivier GUYOT
    MOREY SAINT-DENIS
    CHAMBOLLE- 
    MUSIGNY

    COQUARD-LOISON-FLEUROT (ChM)*
    (PIERRE NAIGEON (CHM)*)
    VOSNE-ROMANEE 
    NUITS ST GEORGES VOUGEOT
    COTE DE NUITS
    (Louis LATOUR*)
    BERTAGNA
    Jean PETITOT (Côte Nuits)
    Manuel OLIVIER
    VOLNAY 
    POMMARD 
    AUTRES 

    (MUSSY (P)*)
    NUDANT (V)
    PIGUET-CHOUET (AD)*
    (PRIEUR-BRUNET (V)*)
    VIOLOT-GUILLEMARD (P)
    COSTE-CAUMARTIN
    POULLEAU (V)
    CORTON 
    COTE DE BEAUNE AUTRES 

    JACOB (C)
    ARDHUY (C)
    CHOUPETTE (S)
    COTE CHALONNAISE MACON
    AUTRES

    BERGER-RIVE

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    GEVREY-
    CHAMBERTIN 
    FIXIN 
    AUTRES
    (Ch. de MARSANNAY (Ch))
    MOREY SAINT-DENIS
    CHAMBOLLE- 
    MUSIGNY

    VOSNE-ROMANEE 
    NUITS ST GEORGES VOUGEOT
    COTE DE NUITS
    (CRUCHANDEAU)
    LABOURE-ROI
    (CH. DE SANTENAY)
    VOLNAY 
    POMMARD 
    AUTRES 

    (PIERRE ANDRE)
    CORTON 
    COTE DE BEAUNE AUTRES 

    C.PAULANDS (AlC)
    Maurice CHARLEUX (Ma)
  • BOURGOGNE : LE TERROIR FAIT LA DIFFERENCE

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    En blancs, on le sait, c’est ici que l’on excite ses papilles avec quelques-uns des plus grands vins du monde, de Meursault à Chablis, de Puligny à Corton. Les rouges sont tout aussi formidables, dans une série de millésimes particulièrement savoureux, pratiquement sans discontinuer depuis les années 2000, même si, le gel et la grêle n’ont pas facilité la tâche des vignerons.

    Bien sûr, il s’agit de savoir faire le bon choix, tant la complexité des classements en crus, clos, climats, et le fait qu’un vigneron puisse posséder une multitude de crus dans un périmètre très restreint (quelques ares…) ne peuvent que multiplier les différences. La Bourgogne est un paradoxe à l’état pur, où la nature, au travers des terroirs et des microclimats, est omniprésente. Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Du grand art.



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    BADER MIMEUR
    Clos BELLEFOND
    Domaine BERSAN
    Domaine BERTAGNA
    Domaine BERTHAUT-GERBET
    Domaine Guy BOCARD
    Domaine Albert BOILLOT
    Domaine René CACHEUX et Fils
    Domaine Jacques CARILLON
    Domaine du CHARDONNAY
    Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
    Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
    Domaine COUDRAY-BIZOT
    Bruno DANGIN
    Eric DARLES
    Domaine Bernard DELAGRANGE et Fils
    Domaine DENUZILLER
    Gérard DOREAU
    Frédéric ESMONIN
    Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
    Domaine Pierre GELIN
    Domaine Alain GEOFFROY
    Domaine Jean GIRARD
    Domaine Jean-Jacques GIRARD
    GLANTENET Père & Fils
    Domaine Antonin GUYON
    Domaine Pascal HENRY
    Château de L'HESTRANGE
    Domaine Albert JOLY
    Domaine JOMAIN
    Clos des LAMBRAYS
    Domaine des MEIX
    Domaine des MONTS LUISANTS
    Sylvain MOSNIER
    Jean-Marie NAULIN
    Domaine NINOT
    NORMAND Sylvaine et Alain
    Domaine Manuel OLIVIER
    Domaine Gérard et Laurent PARIZE
    Domaine de la POULETTE
    Domaine Michel PRUNIER et Fille
    Domaine Guy ROBIN
    Domaine SANGOUARD-GUYOT
    Gérard TREMBLAY
    Domaine Alain VIGNOT
    Domaine VIRELY-ROUGEOT
  • LE (TRES) GRAND ART CHAMPENOIS

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    REGION CHAMPAGNE

    Les amateurs savent déjà qu’il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, ... Lire la suite



    De la plus grande des cuvées à la plus accessible, voici les ténors de l'année

     

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    Michel ARNOULD et Fils
    Paul BARA
    Brigitte BARONI
    BAUCHET
    BEAUMONT des CRAYÈRES
    BERTHELOT-PIOT
    BLONDEL
    BONNET-GILMERT
    BOURDAIRE-GALLOIS
    BOURGEOIS-BOULONNAIS
    R. BOUTILLEZ MARCHAND
    Christian BRIARD
    BRIAUX LENIQUE
    Edouard BRUN & Cie
    CAMIAT et Fils
    Jean-Yves de CARLINI
    CASTELNAU
    J. CHARPENTIER
    CHARPENTIER
    CHASSENAY d'ARCE
    COLLET
    Charles COLLIN
    COQUARD-BOUR
    CORDEUIL
    Emmanuel COSNARD
    Champagne R.H. COUTIER
    CUPERLY
    Florence DAUPHIN
    Sébastien DAVIAUX
    Franck DEBUT
    Jacques DEFRANCE
    DEKEYNE et Fils
    Veuve A. DEVAUX
    Pascal DEVILLIERS
    André DILIGENT et Fils
    Veuve DOUSSOT
    Emmanuel DRAVIGNY
    EGROT et Filles
    ELLNER
    Champagne FANIEL-FILAINE
    Hubert FAVIER
    FLEURY-GILLE
    FRANCOIS-BROSSOLETTE
    GATINOIS
    Domaine B. GIRARDIN
    GOSSET
    Didier GOUSSARD
    H. GOUTORBE
    GRASSET-STERN
    Champagne GRUET
    HAMM
    HUGUENOT-TASSIN
    Louis HUOT
    JEAUNAUX-ROBIN
    KRUG
    P. LANCELOT-ROYER
    LAURENT-PERRIER
    Xavier LECONTE
    Éric LEGRAND
    LEGRAS et HAAS
    LEJEUNE-DIRVANG
    Veuve Maurice LEPITRE
    Laurent LEQUART
    Alain LITTIÈRE
    LOMBARD et Cie
    Xavier LORIOT
    Gérard LORIOT
    DE LOZEY
    MANNOURY
    MÉDOT
    Charles MIGNON
    Pierre MIGNON
    Albert de MILLY
    MOREL Père et Fils
    MORIZE Père et Fils
    MOUSSÉ-GALOTEAU et Fils
    Yvon MOUSSY
    MOYAT-JAURY-GUILBAUD
    G.H. MUMM
    Étienne OUDART
    Hubert PAULET
    Ghislain PAYER et Fille
    PÉHU-GUIARDEL
    Jean-Michel PELLETIER
    PERRIER-JOUËT
    Daniel PERRIN
    PHILIPPONNAT
    POINSOT Frères
    POL ROGER
    Julien PRÉLAT
    Vincent RENOIR
    Louis ROEDERER
    ROGGE-CERESER
    ROYER Père et Fils
    Adrien SIMON
    De SOUSA et Fils
    Eric TAILLET
    TAITTINGER
    De TELMONT
    THÉVENET-DELOUVIN
    Alain THIÉNOT
    Diogène TISSIER et Fils
    J.M. TISSIER
    André TIXIER & Fils
    Michel TURGY
    De VENOGE
    VERRIER & Fils
    VEUVE OLIVIER et Fils
    Florent VIARD
    VIGNON Père et Fils
    VINCENT D'ASTRÉE
    VRAIN-AUGÉ



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  • L'ACCORD PARFAIT DES METS AVEC LES VINS DE GRAVES INCONTOURNABLES

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        Accords vins proposés avec les GRAVES BLANCS :

     

    Château D'ARRICAUDGRAVES Château D'ARRICAUD

    Château D'ARRICAUD 

    (GRAVES)
    Isabelle Labarthe

    33720 Landiras
    Téléphone :05 56 62 51 29 
    Télécopie : 05 56 62 41 47 
    Email : chateaudarricaud@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-darricaud.fr 

    L’origine du domaine est très ancienne et nous devons son aspect actuel au Comte Joachim de Chalup. Il entra chez les mousquetaires gris en 1772, devint conseiller du Roi en 1783, puis Président du Parlement de Bordeaux. Incarcéré sous la Terreur au château-prison de Cadillac, puis libéré, il fut nommé premier Président de la Cour Royale d’Angers sous la Restauration. Le domaine fut l’objet d’agrandissements avec des cépages de choix. 
    Depuis trois générations, la famille Bouyx-Trénit, très attachée à ce terroir et à son histoire, œuvre pour le mettre en valeur. Aujourd’hui, Isabelle Labarthe poursuit avec passion les mêmes objectifs. 
    Le vignoble s’étend sur 23 ha d’un seul tenant. Sa partie haute est recouverte d’un manteau de graves typiques argileuses, en bas de pente affleurent les sols rouges argilo-calcaires à astéries. 
    “Le 2016, nous dit Isabelle Labarthe, a connu les meilleures conditions météo et sanitaires pour que les vendanges soient de grande qualité et en grande quantité. Les vins se caractérisent par une pureté de fruits et des arômes de belle expression, d'où son qualificatif d'exceptionnel. Les Merlots sont très équilibrés malgré une grande maturité, les Cabernets sont expressifs, raçés, les Sauvignons blancs, fins et riches, les Sémillons, suaves avec beaucoup de fraîcheur.” Elle poursuit la reconstruction du vignoble en continu et s'efforce d'appliquer les bonnes pratiques en matière environnementale. Ventes en 2017 : en rouges les 2012 et 2014, en blancs, les 2014 et 2015, en liquoreux les 2010 et 2011.
    Vous apprécierez ce graves rouge Grand Vin 2014, coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux notes de fruits rouges et de réglisse, aux tanins bien soyeux et structurés. Le 2012, charnu, au nez intense, est tout en complexité, très aromatique (fruits mûrs, sous-bois, épices...). Le graves rouge Réserve du Comte 2012, de charpente élégante, 
    d'une belle finale, est tout en nuances avec des notes de griotte, de fumé et d'épices. 
    Excellent graves blanc 2015, qui mêle richesse aromatique et persistance, dense, avec des connotations persistantes de noix et d’abricot frais. Très joli liquoreux 2011, avec cette bouche souple, tout en subtilité d'arômes, de belle teinte dorée, aux nuances de fruits bien mûrs, d'une belle ampleur.
     

    Château BRONDELLEGRAVES Château BRONDELLE

    Château BRONDELLE 

    (GRAVES)
    Jean-Noël Belloc

    33210 Langon
    Téléphone :05 56 62 38 14 
    Télécopie : 05 56 62 23 14 
    Email : chateau.brondelle@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaubrondelle.com 

    Ce propriétaire sympathique élève soigneusement son Graves rouge Château Andréa 2012, corsé et savoureux, aux tanins riches, souples et très bien équilibrés, un vin au nez intense (mûre, groseille, épices...), de bouche persistante. Il y a le Graves Classic blanc 2015, Sauvignon et Sémillon, et le Graves Classic rouge 2013, Merlot et Cabernet-Sauvignon, tout en bouche, un vin tendrelégervif, à prévoir sur une tarte à l’oignon ou une salade nordique.
    Goûtez son Sauternes Grande Réserve Châ- teau Fontaine 2011, un vin fin et savoureux, ample et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de paingrillé et de petits fruits macérés. Joli Bordeaux Supérieur Château Bras d’Argent 2014, de bouche bien corsée comme il le faut, généreux, aux tanins agréablement fondus,
    Beau Pessac-Léognan blanc Château d’Alix 2014, très aromatique, un vin floral et onctueux, d’une belle fraîcheur persistante. Le Pessac-Léognan rouge Château d’Alix 2014, de robe grenat soutenu, a un nez de fumé et de prune, en bouche, des nuances de fruits cuits et de cannelle, mêlant ampleur et structure.

    Château de CHANTEGRIVEGRAVES Château de CHANTEGRIVE

    Château de CHANTEGRIVE 

    (GRAVES)
    Famille Lévêque
    Domaine de Chantegrive - BP 27
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 38 
    Télécopie : 05 56 27 29 42 
    Email : communication@chateau-chantegrive.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/chateauchantegrive 
    Site : www.chantegrive.com 

    Au sommet. “Le 2015 est une très belle année, nous raconte Marie-Hélène Lévêque, une année chaude, les vins sont bien typés Bordeaux, un style classique qui plait, des vins avec beaucoup de fruit et de corps. C’est un excellent millésime très prisé sur la place de Bordeaux. Nous pensions avoir une année exceptionnelle avec le 2015 et voilà le 2016 qui lui est encore supérieur !
    Je le compare au 2010, des Merlots magnifiques, très belle texture du vin. Il y a eu ici à Chantegrive, un épisode de gel sur les Cabernets-Sauvignons, ce qui explique que dans l’assemblage, il y a un peu plus de Merlot que d’habitude, 60 à 70 % au lieu de 50%. 
    Les vins sont sur le fruit, notes de cerise au kirsch, des vins plus gourmands, volumineux, très intenses. Chantegrive blanc 2016 a un peu plus d’acidité que le 2015, c’est un vin très agréable avec beaucoup de fraîcheur et de complexité. Ce sont deux millésimes qui se succèdent, excellents tous les deux avec un joli potentiel de garde. Nous avons produit le Cérons de Chantegrive et du Graves Supérieur La Grive Dorée en 2015, la qualité le justifiait.” 
    On patiente avec ce remarquable Chantegrive blanc Caroline 2014, élevé en barriques, fleurant bon le genêt, la pomme et les noisettes, un vin charmeur qui allie élégance et structure, finesse et persistance, puissance et distinction, tout en arômes, tout en bouche, d’excellente évolution. 
    Le Chantegrive blanc a cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante.
    Excellent Graves rouge 2014, de jolie robe grenat soutenu, dégage un nez intense et subtil à la fois (groseille, cerise, humus) aux notes très persistantes de fumé, d'humus et d'épices, aux tanins présents mais très fins. Excitez vos papilles avec ce Graves rouge cuvée Henri Lévêque 2012, aux notes de cerise et de sous-bois, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche, structuré, avec des tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et d’épices au palais. Le 2011 se goûte également très bien, de couleur intense, aux nuances épicées, dense.

    Château du GRAND BOSGRAVES Château du GRAND BOS

    Château du GRAND BOS 

    (GRAVES)
    André Vincent et Marie Vincent-Rochet
    Lieu-dit Grand Bos
    33640 Castres
    Téléphone :05 56 67 39 20 
    Télécopie : 05 56 67 16 77 
    Email : chateau.du.grand.bos@free.fr 
    Site : www.vin-grand-bos.com 

    Au sommet. André Vincent, tout en restant actif à ses côtés, a transmis à sa fille, Marie Vincent-Rochet, la responsabilité de la Scea du Château du Grand Bos dont elle est gérante et la propriété du Gfa de Gravesaltes, détenteur du foncier. 
    “Nous avons à la vente des millésimes anciens, nous dit-il, ce qui est un atout pour les consommateurs qui n’ont pas de cavedigne de ce nom. Encore quelques 1998, 2007, 2008, 2009, 2010, et 2011. Notre 2009 est meilleur que le 2010, c’est vraiment un joli vin très élégant, et nous avons aussi bien réussi le 2007. Nous avons augmenté la superficie du vignoble en plantant plus de 2 ha de Cabernet-Sauvignon, c’est le cépage idéal pour notre terroir.” 
    Vous allez aimer son Graves rouge 2015, de robe soutenue, nez expressif au fruité intense. Bouche ronde aux tanins particulièrement souples et d’une ampleur séduisante. Du volume et de la matière fruité, un vin déjà agréable dans sa jeunesse mais d’un bon potentiel de garde. Le 2014, aux arômespuissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, de très bonne garde. Le 2013, corsé mais tout en rondeur, aux tanins soyeux, au nezintense de fruits (griotte) et de fleurs (pivoine), est un vin très bien équilibré. Beau 2012, un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante.
    Remarquable 2011, typé, avec des tanins souples et très équilibrés, charnu, dominé par la fraise des bois mûre et l’humus. Le 2010, de couleur intense, dont le bouquet révèle une belle osmose entre les fruits et les tanins serrés et fins, de bouche soyeuse, d’une belle persistance aromatique, de garde. Le 2009 est puissant, charnucharpenté, avec des arômes intenses (truffe, cassis, sous-bois) et bien persistants, qui poursuit son évolution. 
    Très classique, le 2008, de belle robe pourpregras et coloré, est intense, de bouche riche, pleine et fondue à la fois, aux tanins présents, de garde. Le 2007, intense en couleur comme en arômes, aux notes de fruits rouges surmûris et d'épices, est charnu comme il le faut. 
    Savoureux Grand Bos blanc 2016, de robe jaune-vert pâle, nez riche. En bouche, attaque fruitéevin bien concentré et pur. Beaucoup d’élégance, très belle réussite, un vin à déboucher, notamment, sur des huîtres chaudes, sabayon au caviar et au concombre ou un foie de veau à la compotée d'oignons doux
    Le 2014 est franc, très agréable, un joli vin où se mêlent des notes d’amande et de poire, de bouche suave, d’une jolie persistance où l’on retrouve des nuances de pêche jaune.
     

     

    Château HAUT-CALENSGRAVES Château HAUT-CALENS

    Château HAUT-CALENS 

    (GRAVES)
    Thierry Yung
    10, allée des Aulnes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 67 05 25 et 06 75 02 15 79 
    Télécopie : 05 56 67 05 25 
    Email : vignobles.tyung@orange.fr 

    Thierry Yung dirige cette propriété viticole qui se compose des appellations : GravesBordeaux Supérieur et Bordeauxavec principalement des cépages rouges sélectionnés de Merlot et de Cabernet-Sauvignon. 
    Thierry Yung est très content du 2016 qu'il juge “superbe, charpenté, velouté, plus structuré que le 2015 avec une quantité et une qualité optimales que l'on aimerait avoir plus souvent”. 
    Ses ventes en 2017, le 2014 en Bordeaux Supérieur et en Graves, les 2012 et 2014 en Cuvée Spéciale, 2016 en rosé.
    C’est donc l’occasion d’apprécier son Graves Château Haut-Calens rouge Cuvée Spéciale 2014, élevé en fûts, aux arômes puissants de fruits cuits, d’humus et d’épices, de bouche riche, où se décèlent le fumé et le poivre, de très bonne garde. Le 2012, de couleur pourpre, aux notes de fruits rouges et d’humus, est velouté, au bouquet très fin, ample, aux tanins puissants et souples à la fois, à prévoir avec une pintade au chou ou des cailles aux raisins en douillon. 
    Savoureux Graves Château Haut-Calens rouge 2014, qui mêle couleur et structure, au nez complexe à dominante de fruits frais (cerise, groseille) et d’humus, avec, au palais, des connotations de fruits noirs et de fumé. Le 2012, légèrement épicé, aux tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et de poivre, est un joli vin complexe. 
    Goûtez son Bordeaux Supérieur Château Croix de Calens 2014, au nez intense, d’une belle finale où dominent la cerise noire mûre et les sous-bois, de bouche flatteuse et dense à la fois, d’excellente évolution.
    Son Croix de Calens rosé 2016, aux arômes fruités de fraise, de pêche blanche, avec cette pointe de nervosité agréable, subtilement épicé, est très séduisant, et s’accorde, par exemple, avec des poivrons rouges grillés sauce vinaigrette ou des sardines aux échalottes.



    Château JOUVENTEGRAVES Château JOUVENTE

    Château JOUVENTE 

    (GRAVES)
    D. Gutmann & Fils
    93, le Bourg
    33720 Illats
    Téléphone :05 56 62 49 69 et 06 72 31 45 81 
    Email : chateaujouvente@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-jouvente.fr 

    Vignoble de 8,7 ha. “Amoureux du vin, David le père et Benjamin le fils étaient désireux de bâtir une entreprise familiale fondée sur la terre, la vie, la transmission et la valorisation d’un produit noble
    Leur rêve est devenu réalité en juin 2016 : ils ont eu un coup de cœur pour Château Jouvente. Preuve de sa typicité et de sa qualité, Château Jouvente a remporté un doublé exceptionnel lors du Trophée des Grands crus des Graves2016 pour le blanc 2015 et le rouge 2014. Enfin, Jouvente est une aventure humaine : le jeune Benjamin y côtoie l'expérimenté Olivier, responsable technique de la propriété depuis plus de 20 ans. 
    Cette charmante propriété est située au cœur de l’appellation Graves, au centre du village d’Illats. L’âge moyen de la vigne est de 20 ans. Les rouges sont composés de 65% de Merlot, 30% de Cabernet-Sauvignon et 5% de Petit Verdot (depuis 2014). 
    Les blancs sont constitués de 60% de Sémillon et 40% de Sauvignon. Petit bijou de la propriété, il est produit à hauteur de 9000 bouteilles par an. La vigne est travaillée en lutte raisonnée : anticipation et observation sont nos maîtres-mots. Afin de favoriser la concentration des sucres dans la baie, la maîtrise des rendements est un objectif essentiel.”
    Cela donne ce Graves blanc 2015, à dominante de fruits secs (abricot) et de citronnelle, un vin élégant et d’une belle persistance en finale, charmeur, mêlant rondeur et fraîcheur aromatique. Le Graves rouge 2011, de couleur profonde, ample, au nez où prédominent les fruits cuits, aux tanins étoffés, tout en persistance, classique, intense et charmeur au palais, de bouche corsée.

    Château de MAUVESGRAVES Château de MAUVES

    Château de MAUVES 

    (GRAVES)
    Famille Bouche
    25, rue François Mauriac
    33720 Podensac
    Téléphone :05 56 27 17 05 
    Télécopie : 05 56 27 24 19 
    Email : chateaudemauves@wanadoo.fr 
    Site : www.chateaudemauves.fr 

    Au sommet. Dominique et Michel Bouche poursuivent avec talent l’aventure familiale, débutée en 1965 par leurs parents, Bernard et Marie-Thérèse, aujourd’hui à la retraite. Cette jolie exploitation de 29 ha bénéficie d’un sol composé d’une grande variété de cailloutis comprenant des quartz et quartzites ocres, blancs, rouges et rosés, des jaspes, silex et lydiennes... un savant mélange harmonieux et chatoyant, réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire. MerlotCabernetSémillon profitent ainsi de ce doux mûrissement. Ce phénomène naturel aide à produire des vins chaleureux, d’une saveur veloutée, très caractéristique des vins de Mauves. La vinification est très suivie par Dominique et Michel Bouche qui utilisent toutes les techniques modernes de thermorégulation. La stabilisation à froid est employée pour le rosé et le blanc, ce qui permet d’élaborer des vins très fruités. Le rouge bénéficie de fermentations plus ou moins longues adaptées au degré de maturation des raisins, toujours dans le but de privilégier le fruit dans les vins, les arômes, la chaleur, la suavité ce qui caractérise d’ailleurs les vins.
    “Dominique et moi-même, sommes toujours à la recherche d'un fruité qui fait la typicité du Château, explique Michel Bouche. Le rouge : 60% Cabernet-Sauvignon, 40% MerlotMacérations longues. Élevage de 18 mois. Le blanc est 100% Sémillon. L’élevage est classique, et nous observons une grande homogénéité de qualité entre les cuves de Merlot et celles de Cabernet. Le fruité c’est la typicité de Château de Mauves, c’est dû à notre façon de travailler. C’est notre père qui nous a transmis ce savoir-faire, c’est un peu notre image de marque. 
    C’est aussi le genre de vin que nous aimons dans la famille, on produit les vins comme on les aime, c’est indéniable. 
    Je change le nom du Rosé, il va s’appeler dorénavant Perle d’Anna c’est le nom de ma petite fille. Un vin issu d’un assemblage de Cabernet et de Merlotavec pressurage direct, sélection d’une parcelle pressurée tout de suite, grande fraicheur, du fruité avec des notes de framboisecouleur très pâle, je privilégie la couleur pâle pour développer les arômes, un rosé d’une grande élégance. 
    Nous sommes en train de restructurer progressivement le vignoble. Nous travaillons avec mon frère Dominique, en culture intégrée, c’est-à-dire que nous installons une vie animale, des fleurs dans le vignoble, nous nous occupons beaucoup du sol. Nous travaillons en biocontrôle maintenant.”
    Leur Graves rouge 2015, bien corsé, ample en bouche, dégage des nuances de cassis et de poivre, a des tanins fondus mais présents à la fois. “Le 2015 est un vin très mûr, poursuit Michel Bouche, petits rendements, donc un vin très concentré, notes d’épices douces, une attaque complexe et soyeuse à la fois, tanins fondus et harmonieux, pas trop d’extraction, un vin d’une très belle longueur, une très belle réussite.” 
    Le 2014 est généreux, avec des nuances bien caractéristiques de fruits rouges mûrs (cerise, fraise des bois), légèrement épicé en bouche, de charpente solide et fine à la fois. Le 2012, au nez de fruits rouges surmûris, légèrement épicé en finale, de très bonne charpente, est de bouche puissante et corsée. Excellent 2011, charnu et gras, au nez puissant où se mêlent la mûre et le cassis, solide, de bouche soyeuse, aux tanins fondus et harmonieux
    Le Graves blanc 2016, où l’on trouve un bel équilibre, fruité et floral. Un millésime assez exceptionnel, de la puissance mais, néanmoins, une attaque très fraiche, notes de genêt, de fruits de la passion, jolie attaque un petit peu perlée ce qui fait la vivacité du vin. Le 2015 (100% Sémillon), finement bouquetéavec des notes de noisette, est souplefrais, délicat en bouche, sec et suave à la fois.
    Goûtez le Graves rouge cuvée Prestige Château Bédat 2012, charnu et charpenté, de bouche ample, au nez complexe (cuir, mûre, poivre), riche, tout en puissance et finesse, très réussi, et le rosé, friand comme il le faut, dense et rond, un vin classique, marqué par son fruit.

    Château La ROSE SARRONGRAVES Château La ROSE SARRON

    Château La ROSE SARRON 

    (GRAVES)
    Philippe Rochet
    3, Sarrot
    33210 Saint-Pierre-de-Mons
    Téléphone :05 56 76 29 42 
    Télécopie : 05 56 63 52 31 
    Email : contact@la-rose-sarron.com 
    Site : www.la-rose-sarron.com 

    L’histoire viticole de cette propriété, datant du XIXe siècle, commence il y a 25 ans. Ce domaine est racheté en 1985 par les Vignobles Roland Belloc et entièrement replanté. C’est actuellement Philippe Rochet aidé par ses deux enfants Damien et Anaïs qui veille à la pérennité du vignoble. Le domaine s’étend sur 40 ha, dont 30 ha de rouge et 10 ha de blanc
    Pour Philippe Rochet, “le 2016 est superbe, peut-être un peu plus homogène que le 2015. Un vin un peu plus léger en tanins, il a fallu se dépêcher à vendanger mais nous avons à la fois la qualité et la quantité. On est séduit dans ce 2016 par des arômes très présents de fruits rouges, cerise, mûre, ce sont des vins assez mûrs, souples, un peu plus sur le fruit, plus léger que 2015, qui sera plus de garde.” 
    On patiente avec son remarquable Graves rouge cuvée Damien 2014, d’une belle robe soutenue, qui dévoile des arômesde fruits bien mûrs, ample en bouche, généreux, d’une fort jolie structure. Excellent Graves rouge 2014, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des notes de violette, aux tanins souples.
    Beau Graves blanc cuvée Anaïs 2014, d’une belle robe, dévoile des arômes de fruits bien mûrs, franc, ample en bouche, généreux, d’une fort jolie structure, à prévoir sur une volaille ou des gambas flambées. Plus nerveux, le Graves blanc 2015, au nez fin (fougère, pomme), d’une belle vivacité, parfumé et persistant, est parfait sur une grillade de poissons.

    Château ROUGEMONT

    Château ROUGEMONT 

    (GRAVES)
    Dominique Turtaut
    50, rue Jean-Cabos
    33210 Toulenne
    Téléphone :05 56 63 19 06 
    Email : chateau.rougemont@yahoo.fr 

    Ce Château est exploité par la deuxième génération de la famille, qui l’avait acquis en 1956. Sols de gravessablonneuses. Merlot 65%, Cabernet-Sauvignon 30%, Petit Verdot 5%, pour les rouges, et pour le blanc, Sémillon 60%, Sauvignon 40%.
    Beau graves rouge 2014, coloré et parfumé (pruneau, violette), alliant rondeur et structure en bouche, séveux, de bonne charpente.  Le 2013 est bien réussi, riche en couleurcharnu, avec ces notes de cassis, de sous-bois et de réglisse, un vin d’excellente évolution comme en atteste ce 2008, redégusté cette année, associe finesse et charpente, un vin coloré et riche, très parfumé (truffe, groseille), aux tanins fermes et soyeux à la fois, tout en nuances aromatiques, parfait avec des paupiettes de veau en cocotte ou une côte de bœuf marchand de vin.
    Le graves blanc 2015, de belle couleur jaune pâle, avec un nez d’agrumes, très bien équilibré en bouche avec des nuances fumées, est un vin très expressif, d’une longue finale parfumée.

    Château le TUQUETGRAVES Château le TUQUET

    Château le TUQUET 

    (GRAVES)
    Paul Ragon et Alice de la Haye
    18, route des Landes
    33640 Beautiran
    Téléphone :05 56 20 21 23 
    Télécopie : 05 56 20 21 83 
    Email : letuquet@orange.fr 

    Un domaine de 120 ha (55 ha de vignes d’un seul tenant), dont l’implantation du vignoble et des bâtime­nts figure déjà sur les cartes royales de Belleyme au début du XVIIIe siècle. Autour d’une jolie chartreuse, édifiée en 1730 et embellie par Victor Louis, s’organisent des bâtiments d’exploitation en cour carrée dont la configuration classique a pu être préservée. Ce château est la propriété de la famille Ragon depuis 1963. D'importants travaux ont été faits dans les chais par la suite : 3 200 hl de cuverie Inox supplémentaires, un chai à barriques, thermorégulation de l'ensemble de la cuverie et climatisation des locaux de stockage. 
    Savoureux Graves rouge 2014, harmonieux, bien caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation, au nezprésent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau, aux tanins puissants, gras en bouche, d’une très jolie finale. Le 2013 est une réussite, très parfumé, bien tannique, au nez complexe, alliant rondeur et charpente. Le 2012 est de bouche puissante, un vindense, coloré et corsé, très harmonieux, riche et bien fondu. Superbe 2011, aux tanins mûrs et fermes à la fois, au nez complexe et subtil dominé par les fruits macérés et l'humus, de bouche ronde mais puissante. Le 2010, avec un bouquet persistant et corsé, des arômes de sous-bois et de griotte, fondu, de bouche dense, légèrement épicée, aux tanins riches et veloutés à la fois, complexe. 
    Le Graves blanc 2015, élevage en cuves sur lies, au nez subtil d’agrumes frais, allie rondeur et vivacité, très aromatique en finale et d’un bel équilibre, comme ce 2014, qui mêle nervosité et gras, où la suavité se mêle à la distinction, aux notes florales subtiles.
  • Le Top Vignerons du Languedoc-Roussillon

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    Le seul fait d’être dans ce Top Vignerons est un gage de qualité, et chaque année, ce Palmarès évolue, de nouveaux entrent, quelques-uns sortent, certains changent de hiérarchie... 

    Top Vignerons Région Languedoc-Roussillon

    voir Les vins et leurs appellations principales

    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom

     

    Prix d’Honneur

    Les références de leur appellation, que je connais généralement depuis longtemps, un bon nombre étant retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement, et dans son style. Ils associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes... tout ce que l’on aime. Certains et rares vignerons peuvent également y accéder très rapidement lorsque le “coup de cœur” est immédiat.

    Sébastien Bonneaud (Spencer La Pujade)
    Christophe Gualco (Étang des Colombes)
    Hervé Levano (Casa Blanca)
    Famille Pujol (Mas Rous)
    Martine et Jean-Luc Quinquarlet (Familongue)
    Guy Ratier (La Vieille)

     

    Prix d’Excellence

    De grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis longtemps ou qui sont de grands coups de cœur des derniers millésimes. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour quelques-uns, s’ils confirment cette excellence, ils atteindront le Prix d’Honneur.
     
    Alain Rochard, Nicolas Gaignon, Carine et Laurent Farre (Loup Blanc)
    Nathalie et Philippe Pons (Loupia)
    Jean-Louis et Marie-Claude Poudou (La Tour Boisée)
    Myriam et Luc Robert (Fontaine Marcousse)

     

    Satisfecits

     Les grandes satisfactions de ces derniers millésimes et/ou ceux dont les vins m’ont particulièrement séduits cette année, qui se distinguent vraiment dans les dégustations et dont le talent se confirme. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence. C’est déjà, en soi, une belle garantie qualitative d’être dans cette catégorie.
     
    Famille Abbal (Valambelle)
    Cathy et Lionel Boutié (Ricardelle de Lautrec)
    Jean-Christohe Granier (Grandes-Costes)
    Martine Pagès et Christophe Molinier (Bouysse)
    Jean-Baptiste Peitavy (Mairan)

     

  • BANDOL, BELLET, CORSE..., DES VINS PARFAITS SUR LES GIBIERS

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    Les gibiers qu’ils soient à plumes comme le canard, le faisan, la bécasse ou la caille ou à poils comme un chevreuil, une biche, un sanglier ou encore le lièvre annoncent les repas d’automne et les fêtes de fin d’années. Leur goût est fort. Il faut donc les accompagner dignement de vins puissants et d’un certain âge. Ils appellent de beaux vins rouges de garde, chaleureux, épicés.

    Quel vin avec le gibier à poil : Chevreuil, biche, sanglier 

    En ce qui concerne le gros gibier à poil, il faut les servir avec des vins encore vifs et d’une belle structure tannique comme des vins rouges de Bordeaux rive droite tels que Fronsac, des grands vins rouges de la Côte de Nuits tels que Gevrey-Chambertin, Richebourg ou encore certains vins rouges du Sud structurés et capiteux comme ceux de Provence ou de Corse, un Coteaux Varois, un Bandol ou encore un Vin de Corse Ajaccio

    Quel vin avec le lièvre 

    La viande de lièvre est délicate et parfumée, il faudra l’accompagner de vins fins et racés. Pensez à des appellations comme Bellet en Provence, Châteauneuf-du-Pape dans la vallée du Rhône méridionale ou encore Croze-Hermitage en Vallée du Rhône septentrionale. Les accords à découvrir : Le lièvre à la broche avec un Vin de Corse Porto-Vecchio rouge, le lièvre à la Royale et un Corton ou un Bandol.

    Quel vin avec le gibier à plumes peu goûteux : faisan, caille, bécasse 

    Sur des gibiers à plumes peu goûteux comme le faisan ou la caille, optez pour des vins rouges fins, aux tanins déjà bien fondus comme ceux de Vosne-Romanée ou de Châteauneuf-du-Pape. On aimera le faisan Souvaroff (faisan rôti fourré d’une farce aux truffes et au foie gras) avec un Côte-rôtie, la puissance aromatique du vin faisant résonnance avec celle du plat. On aimera les cailles rôties aux petits pois et aux lardons accompagnées d’un vin rouge de la Provence de quelques années.

    LES MEILLEURS VINS DE L'ANNEE

     

    Château de POURCIEUX

    Château de POURCIEUX 

    (CÔTES DE PROVENCE)
    Michel d'Espagnet
    1, rue de la Croix
    83470 Pourcieux
    Téléphone :04 94 59 78 90 
    Télécopie : 04 94 59 32 46 
    Email : chateau@pourcieux.com 
    Site : www.chateau-de-pourcieux.com 

    Le Château appartient depuis son origine à la famille du Marquis d'Espagnet dont plusieurs membres occupèrent la charge de Conseiller au Parlement de Provence. Depuis 1986, Michel d'Espagnet perpétue la tradition familiale et assure les destinées du domaine, venant de planter 2 ha supplémentaires de Rolle.
    Le vignoble, d'une superficie actuelle de 28 ha, est composé de 5 cépages différents dont les trois principaux sont : Syrahà petits grains pour 47%, Grenache noir pour 33% et Cinsault pour 6%, puis les cépages secondaires, le Cabernet-Sauvignon et le Rolle. Vignoble cultivé et entretenu de façon traditionnelle, les vignes sont labourées 4 à 5 fois par an. La fumure est apportée après récolte. Elle se compose uniquement de matières organiques et en aucun cas d'engrais chimiques. 
    Parfait sur les gibiers, ce Côtes-de-Provence rouge 2011, riche en couleur comme en charpente, tout en finessed’arômes (cerise noire, groseille, poivre), de robe intense, typétannique, associant structure et finesse. Superbe cuvéeGrand Millésime rouge 2003, 95% de Syrah d’une seule parcelle, âgée de plus de trente ans, complétée de Grenache et de Cabernet-Sauvignon, argilo-calcaire, caillouteux, exposé sud en coteau et restanques..., le tout donnant ce grand vinaux senteurs de sous-bois, d'épices et de mûre, capiteux, où s'harmonisent au palais des connotations de cassis, d’humus et de poivre, médaille d'Argent Paris 2006.
    Le Côtes-de-Provence rosé 2015, tout en arômes, est un vin rondéquilibré, qui sent la groseille, les agrumes et la noix, de très jolie teinte, séducteur comme le blanc 2015, où se mêlent des notes d’amande, de poire et de chèvrefeuille, un vinample, de bouche élégante.
    Domaine de TERREBRUNE

    Domaine de TERREBRUNE 

    (BANDOL)
    Famille Delille
    724, chemin de la Tourelle
    83190 Ollioules
    Téléphone :04 94 74 01 30 
    Email : domaine@terrebrune.fr 
    Site : www.terrebrune.fr 

    Le domaine (30 ha) étale un vignoble en restanques (ou terrasses) sur les contreforts du massif calcaire du Gros Cerveau. Créé par Georges Delille en 1963, la propriété est un site enchanteur avec une petite bastide au milieu de quelques vignes abandonnées, d'oliviers séculaires et de fleurs cultivées. Terrassements, restauration des murs en pierres (ou restanques), repos des terres puis plantation, il fallut attendre plus de 10 ans pour reconstituer un vignoble. La cave fut construite en 1975, suivant les meilleurs principes œnologiques en respectant la noblesse du raisin et du vin, pour permettre la vinification par gravité et l'élevage des vins dans les meilleures conditions. En 1980, c'est la commercialisation des premières bouteilles. C'est également l'année où son fils Reynald intégra le domaine après ses études d'œnologie. Le domaine s'est enrichi d'un label "Vin issu de l'Agriculture Biologique" certifiée par Qualité France.
    Superbe Bandol rouge Terroir du Trias 2012, Mourvèdre 85%, Grenache 10% et Cinsault 5%, 25 ans de moyenne d'âge des vignes, égrappage total, cuvaison 15 à 21 jours en cuve fermée, macération par remontages, élevage en foudre de chêne de 50 à 60 hl pendant 18 mois), avec ce nez complexe où dominent la groseille et l’humus, associant puissance et finesse, un vin charnu, aux tanins riches, aux nuances de fruits mûrs et de cuir au palais, de très bonne évolution.
    Le Bandol rosé 2015, 60% Mourvèdre, 20% Grenache et 20% Cinsault, de bouche ample, florale, de jolie teinte, est tout en fruité et distinction, arômes de fruits, de fleurs, avec cette finale poivrée très élégante. Le Bandol blanc, au nez fleurisuave et puissant, avec des nuances de pêche et de tilleul, de robe jaune clair, est très séduisant par sa structure et sa persistance d’arômes.
     
    Domaine PERALDI

    Domaine PERALDI 

    (CORSE)
    Famille Tyrel de Poix
    Chemin du Stiletto
    20167 Mezzavia
    Téléphone :04 95 22 37 30 
    Télécopie : 04 95 20 92 91 
    Email : info@domaineperaldi.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/domaineperaldi 
    Site : www.domaineperaldi.com 

    À̀ la tête des Premiers Grands Vins Classés. Beau domaine de 50 ha, niché sur les coteaux de Mezzavia. Ce vieux domaine (les premières vignes y furent plantées au XVIe siècle) a été totalement restructuré en 1965 par le Comte de Poix-Peraldi. Il est le plus important vignoble de l’appellation contrôlée Ajaccio, et les cépages y sont des plus classiques (Sciaccarello, CinsaultCarignan, Niellucciu, Vermentinu). Le fils, Guillaume de Poix reprend la suite, ses projets tendent à se rapprocher le plus possible de la Nature en passant ses vignes en Bio. Rénovation de la cave, réequipement de nouveaux pressoirs, des cuves, investissement en matériel de refroidissement; et embellissement de la propriété.
    Vous allez aimer ce superbe Ajaccio rouge cuvée du Cardinal 2012, élevé en fûts, coloré et parfumé (mûre, fraise et violette), tout en structure, est bien typé, de bouche ample et fondue, où dominent des notes de groseille et de cuir, très typé. Le Vin de Corse rouge cuvée Guillaume 2013 est chaleureux comme on les aime, de belle couleur grenat, intense, Corsé, très parfumé, un vin charnu qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche fondue et puissante à la fois, de garde. Bel Ajaccio rouge Domaine Comte Peraldi 2013, très parfumé, de belle robe soutenue et brillante, avec des notes de framboise et de violette, aux tanins fermes et mûrs à la fois, un vin complet, généreux et Corsé.
    L’Ajaccio blanc 2015 est tout en subtilité d’arômes, avec des notes d’agrumes et de fleurs, très persistant. Très bel Ajaccio blanc cuvée Clémence 2014, ample, de robe dorée, d’une jolie finale aromatique, riche au nez, avec des notes de rose et d’aubépine, un vin élégant et persistant, de bouche puissante, qui mérite un bar au four, tout en charme comme comme l’Ajaccio rosé 2015, chaleureux, aux arômes de pêche de vigne.
     
    Château MAÏMECÔTES DE PROVENCE Château MAÏME

    Château MAÏME 

    (CÔTES DE PROVENCE)
    Famille Sibran-Garcia
    Route Nationale 7
    83460 Les Arcs-sur-Argens
    Téléphone :04 94 47 41 66 
    Télécopie : 04 94 47 42 08 
    Email : maime.terre@wanadoo.fr 
    Site : www.chateau-maime.com 

    Au sommet. La propriété est riche en vestiges archéologiques et souvenirs religieux. Son nom “Maïme” signifie Maxime en Provençal, et provient de la Chapelle qui se trouve sur la propriété, construite en milieu du Moyen-Âge. 
    Une nouvelle page s’écrit depuis quelques années avec l’arrivée de la famille Sibran-Garcia, conquise par la beauté des lieux et son authenticité. Aux 18 ha répartis entre micaschiste en partie haute et argilo-sablonneux en partie basse, s’ajoutent 18 autres ha de grès sablonneux avec de nombreux galets qui assurent un excellent drainage et une bonne restitution nocturne de la chaleur emmagasinée dans la journée. Un enherbement maîtrisé, pour une meilleure aération des sols et une concurrence hydrique des vignes est pratiqué un rang sur deux avec labour de l’autre rang. Les traitements phytosanitaires s’effectuent de façon raisonnée, non systématique. La taille, étudiée, donne un rendement mesuré afin d’obtenir la concentration des meilleurs raisins.
    “Le 2016 est vraiment très réussi, et bien meilleur que le 2015, surtout le rosé, nous dit Jean-Louis Sibran. Vente en 2017, les rosés et blancs 2016, les rouges cuvées Raphael 2015 et Véronique 2013. A noter que les étiquettes ont changé. Sortie en 2017 d’une cuvée rosé Haut de Gamme, millésime 2016. Divers travaux sont prévus dans la cave et la salle de réception”.
    Remarquable Côtes-de-Provence cuvée Véronique rouge 2012, 40% Syrah, 30% Grenache, 25% Cabernet-Sauvignon, 5% Mourvèdre, au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des notes de fumé, d’une finale complexe, de garde. Beau Côtes-de-Provence rouge cuvée Raphaëlle 2014, 90% Syrah et 10% Grenache, de robe pourpre, de bouche puissante, avec des nuances très présents de framboise, de sous-bois et d’épices, généreux. 
    Le Côtes-de-Provence rosé 2015, aux nuances de fleurs et d’épices, associe richesse et souplesse, un vin d’un très bel équilibre, comme le blanc 2015, tout en finesse aromatique, où se mêlent des notes d’amande, de poire et de chèvrefeuille, un vin ample, charmeur.

    Domaine de L'OLIVETTE

    Domaine de L'OLIVETTE 

    (BANDOL)
    Jean-Luc Dumoutier
    Chemin de L'Olivette - La Brûlat
    83330 Le Castellet
    Téléphone :04 94 98 58 85 
    Télécopie : 04 94 32 68 43 
    Email : contact@domaine-olivette.com 
    Site : www.domaine-olivette.com 

    Domaine de 55 ha dans la même famille depuis le XVIIIe siècle. Ce propriétaire s’attache à laisser s’exprimer le terroirselon les millésimes et pratique des vendanges manuelles. “Au fil des années, notre famille a bien su préserver la typicité de ses vins. Le rendement est maintenu très faible : 36 hl/ha. En parallèle, elle a aussi su faire évoluer son équipement pour créer des expressions de plus en plus belles de son terroir. Une installation de contrôle des températures côtoie des foudres de chêne; une informatisation des données du cycle de production vient relayer le savoir-faire et la maîtrise humaine.”
    Très beau Bandol rouge cuvée Spéciale 2010, alliant concentration aromatique, rondeur des tanins et persistance en bouche, avec ces notes de prune, de fraise et de fumé, un grand vin typé, puissant, de belle intensité. Le BandolTradition 2011 (MourvèdreGrenache et Carignan), de caractère viffrais et fleuri, finement bouqueté, d’une jolie finale, est une nouvelle fois très charmeur, très agréable. Le Bandol cuvée Spéciale blanc 2014 (Clairette et Rolle, éraflage total, suivi d’une macération pelliculaire à froid), de robe limpide et brillante, qui sent les fruits et les épices, suave et gras, est à la fois distingué et ample. Le Bandol rosé (Grenache et Mourvèdre), est un joli vin où la suavité vient épauler une finale aromatique dominée par des nuances d’agrumes frais.

    Domaine de TOASC

    Domaine de TOASC 

    (BELLET)
    Bernard Nicoletti
    213, chemin de Crémat
    06200 Nice
    Téléphone :04 92 15 14 14 
    Télécopie : 04 92 15 14 00 
    Email : contact@domainedetoasc.com 
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainedetoasc 
    Site : www.domainedetoasc.com 

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Propriété de 12 ha, dont 7 ha de vignes et 2 ha d’oliviers. Ici, le vent de terre, de mer et la tramontane maintiennent l'état sanitaire des vignes et permettent une culture raisonnée. Sur les pentes où le dénivelé atteint 180 m, le travail est souvent pratiqué manuellement et rythmé par une taille courte, un effeuillage et des vendanges vertes limitant le rendement à 35 hl/ha. Les sols issus des alluvions du Var du quaternaire sont constitués du “poudingue”, agglomérat d'argilesable et galets roulés, riche en éléments minéraux. Depuis 2012, les Vins sont agréés Ecocert en culture biologique.
    Vous allez savourer ici ce superbe Bellet rouge 2013, 60% Folle noire, 30% Grenache et 10% Braquet, élevé 12 mois en barriques, un vin dominé par les fruits macérés, alliant rondeur et structure, aux tanins amples, fermes et denses, de bouche soyeuse et intense, qui commence à peine à s’ouvrir.
    Très beau Bellet blanc cuvée du Père 2014, pur Rolle, vinifié en barriques avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs (poire, mangue) et de bruyère. Le Bellet blanc 2015, Rolle très majoritaire avec un soupçon de Chardonnay (5%), un vin tout en nuances, très charmeur, d’une grande complexité d’arômes où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits frais et de garrigue. De très belle teinte, le Bellet rosé 2015, subtilement poivré, est tout en bouche, et demande une cuisine raffinée, comme, par exemple, un poulet au gingembre ou un tajine de daurade au fenouil.

    Domaine de TORRACCIA

    Domaine de TORRACCIA 

    (CORSE)
    Christian, Marc et Christophe Imbert 

    20137 Lecci de Porto-Vecchio
    Téléphone :04 95 71 43 50 
    Télécopie : 04 95 71 50 03 
    Email : torracciaoriu@wanadoo.fr 
    Site : www.domaine-de-torraccia.com 

    Domaine de 43 ha plantés en majorité de cépages corses anciens (45 hl/ha et qualification Agriculture biologique depuis 2000), sur un sol d’arènes granitiques sur coteaux à forte pente, orientés sud-est. Labours, vendanges à la main, degrés alcooliques naturels... 
    Christian Imbert a planté il y a plus de quarante ans de cela, raconte-t-on, sur les coteaux d’arènes granitiques orientés au sud-est, 43 ha de vignes, uniquement en plants nobles, se fixant dès ses débuts pour objectif la création d’un vignoble pouvant donner un cru de qualité. En rentrant du Tchad, en 1964, il se rend acquéreur du Domaine de Torraccia pour lequel il tombe amoureux. Il démaquise, déplace ou détruit des rochers, aménage un sol qui, en dehors de vigne familiale, n'avait jamais accueilli de ceps. Loin de la mode de l'époque, il plante des variétés typiques de la Corse, et entreprend la bataille pour les AOC de Corse, crée l'UVA Corse (en 1972), regroupant les meilleurs vignerons embouteilleurs. Le domaine s'étoffe, la culture reste traditionnelle.
    Pour Marc Imbert, “les rouges 2013 ainsi que les blancs et rosés 2016 seront mis en vente cette année. 
    Le millésime 2016 est un millésime épanoui, il fera partie des grands par sa qualité, mais pas en quantité ; pour nous, c'est une belle année.”
    On patiente donc avec ce superbe Vin de Corse Porto-Vecchio rouge cuvée Oriu 2011 Bio, 80% Niellucciu et 20% Sciaccarellu, intense et bien parfumé, de jolie robe soutenue, aux notes de fraise des bois, d’humus et d’épices, un Vin corsé et charpenté, avec, en bouche, des nuances de petits fruits rouges à noyau et des accents de fumé. 
    Le Vin de Corse Porto-Vecchio blanc cuvée Oriu 2015 Bio, marqué par son pur cépage Malvasia, harmonieux, aux notes de fruits secs et de fleurs, d’une finale longue avec d’agréables notes d’agrumes mûrs et une touche de musc. Le Vin de Corse Porto-Vecchio rosé cuvée Oriu Bio 2015, 80% Sciaccarellu et 20% Niellucciu, particulièrement racé, tout en subtilité, friand et souple, très réussi, est un Vin où s’entremêlent des notes persistantes de fruits mûrs et de fleurs. Vous aimerez tout autant ce Vin de Corse Porto-Vecchio rouge Torraccia 2012, intense, complexe, où dominent la structure et la finesse, aux notes de mûre et de fraise des bois, de bonne garde, le Vin de Corse Porto-Vecchio rosé Torraccia, aux senteurs d’abricot frais et de garrigue, ou ce Vinde Corse Porto-Vecchio blanc Torraccia 2015, qui développe un nez délicat (amande, pomme), aux nuances complexes au palais.

    Château TRIANS

    Château TRIANS 

    (COTEAUX VAROIS)
    Jean-Louis Masurel
    Chemin des Rudelles
    83136 Néoules
    Téléphone :04 94 04 08 22 
    Télécopie : 04 94 04 84 39 
    Email : trians@wanadoo.fr 
    Site : www.trians.com 

    Le Château Trians est assis sur le plateau de la Provence calcaire, qui permet des vendanges tardives, conférant au vinun caractère indéniable. Le plateau argilo-calcaire très caillouteux du secondaire permet une excellente régulation de l'humidité et de la chaleur du sol. Culture biologique, contrôle Ecocert. “Depuis 2007, nous avons fait évoluer nos méthodes culturales en passant de l’agriculture raisonnée à la culture biologique.” 
    Tous ces soins expliquent ce très beau Coteaux-Varois-en-Provence cuvée T de Trians rouge 2012, Cabernet-Sauvignon, Syrah et Grenache, élevage durant 24 mois en foudres de chêne, fleurant bon les fruits mûrs et la réglisse, mêlant finesse et structure, de bouche soyeuse et puissante à la fois, parfait aussi bien sur un agneau aux pommes de terre nouvelles qu’avec une omelette aux truffes.
    Le Coteaux-Varois-en-Provence rouge 2013, Grenache et Syrah, mêle une finesse tannique à une belle ampleur en bouche, d’une très jolie finale avec ces notes de fumé et de fraise des bois surmûrie.
    Le Coteaux-Varois-en-Provence blanc 2015, 80% Rolle et 20% Sémillon, est toujours le meilleur de son appellation, un vin fin, où la suavité vient épauler une finale aromatique marquée par les arômes d’agrumes frais, ample et de bouche persistante, comme ce Coteaux-Varois-en-Provence rosé 2015, 60% Grenache, 30% Cinsault et 10% Syrah, aux nuances de fleurs et d’épices, associant richesse et souplesse.
     
    Domaine La CHRÉTIENNE

    Domaine La CHRÉTIENNE 

    (BANDOL)
    Thierry Simon
    713, chemin de la Barbarie
    83270 Saint-Cyr-sur-Mer
    Téléphone :06 11 54 88 62 
    Télécopie : 04 94 26 18 77 
    Email : simon@lachretienne.fr 
    Site : www.lachretienne.fr 

    “Le domaine est une exploitation de 14 ha qui produit des vins de France et des Bandol, rouges, blancs, et rosés, précise Thierry Simon. Ma philosophie demeure intacte : la rigueur à la vigne et à la terre, l’authenticité, la convivialité et le partage de ma passion avec les clients. Mes vins sont issus exclusivement de raisins produits sur l’exploitation et mis en bouteilles à la propriété. Les raisins sont vendangés et triés manuellement sur la vigne, ils ne sont pas égrappés. Toutes ces attentions quotidiennes n’ont qu’un but : l’expression du terroir.”
    Beau Bandol rouge La Lecque 2013, 90% Mourvèdre et 10% Carignan, élevé 18 mois en cuves tronconiques et demi-muids, classique, de robe pourpreintense, parfumé (petits fruits rouges à noyau fraiscannellehumus...), un vin de bouche pleine, aux nuances subtilement épicées, de garde.
    Le Bandol rosé cuvée Embruns (60% Grenache, 20% Mourvèdre, 10% Cinsault, 10% Carignan), aux senteurs caractéristiques de rose et de fruits secs, allie rondeur et fraîcheur aromatique, complexe et savoureux comme le Bandol blanc La Lecque 2015, 80% Clairette et 20% Ungi blanc, élevé en cuves Inox, un vin de jolie teinte, très parfumé avec des nuances de pêche blanche et de bruyère, ample, vraiment réussi.
    Goûtez l’IGP L’Indomptable rouge, Carignan majoritaire avec 10% de Grenache, élevage 6 mois en demi-muids, vin ni collé, ni filtré, au nez intense avec des notes de réglisse et de pruneaux à l’eau-de-vie.

     

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