Avertir le modérateur

Achats

  • Des crus du Beaujolais qui réservent des surprises.

    Des crus du Beaujolais qui réservent des surprises.

    La force du terroir et la structure des vins de Chénas, de Juliénas, de Régnié ou de Moulin-à-Vent, l’élégance d’un Saint-Amour, d’un Brouilly ou d’un Chiroubles… tout concourt à prendre au sérieux les meilleurs vins de la région et à ne pas s’arrêter à la production des “primeurs”, pour lesquels j’avoue néanmoins un faible, pour situer leur véritable niveau qualitatif. Les vins qui comptent bénéficient d’une typicité réelle exacerbée par des terroirs spécifiques où l’on retrouve aussi bien des roches volcaniques que des argiles siliceux. À cela s’ajoute une complexité aromatique réelle, toujours dominée par les petits fruits rouges mûrs, qui vient s’associer en bouche à une saveur bien particulière où la finesse retrouve le charnu, la fraîcheur le velouté, le tout donnant des vins qui en surprendraient plus d’un par leur potentiel d’évolution. Les hommes de la région font des vins à leur image, et le beau niveau qualitatif des meilleurs vins est incontestable, que ce soient des crus ou non.

    Les derniers millésimes, de 2009 à 2001 (le 2007 difficile, mais il y a de belles réussites, le 2003 très mûr, atypique, moins séduisant), sont savoureux. On ne peut non plus douter de la qualité réelle de ces vins, et certains “confrères” feraient bien de promouvoir la région et ces vignerons qui ont besoin d’être soutenus, comme nous le faisons régulièrement.

    L’appellation est composée de deux grandes zones :

    - La première, située au sud du vignoble, s’inscrit globalement dans un quadrilatère dont les sommets sont Chazay-d’Azergues, Pontcharra-sur-Turdine, Chamelet et Villefranche ; elle est traversée, dans sa partie sud, par l’Azergues et ses nombreux affluents, le plus important d’entre eux, le Soanan, rejoint l’Azergues aux ponts Tarrets. Au sud-ouest (entre Soanan et Azergues), les coteaux s’adossent à une petite chaîne de sommets dont le plus avancé est le mont Chatard (701 m).
    Au nord-est de l’Azergues, les crêts Rémont puis une succession de sommets s’étageant entre 650 et 800 m constituent l’arête principale d’où descendent les coteaux dont les pentes s’étalent en éventail en direction du val de Saône et jusqu’à Villefranche. Une chaîne de crêtes nord-sud (Charnay-Pommiers), parallèle au val de Saône domine (350 à 400 m) un magnifique paysage de collines couvertes de vignes. Le sol est constitué de dépôts sédimentaires argilo-calcaires qui datent de l’ère secondaire ; on y trouve des roches variées, grès, calcaire blanc, calcaire à gryphées, pierre dorée. Les calcaires et leurs sols argileux ou caillouteux donnent des terres gardant l’humidité et la fraîcheur. L’épaisseur du sol est faible (quelques dizaines de centimètres) et les cailloux nombreux. Les sols sont souvent riches en calcaire. Ce sont des terres peu profondes, qui alternent avec les terres gréseuses.

    - La seconde zone s’étire en direction du nord, en une bande presque continue, depuis Villefranche jusqu’à la Saône-et-Loire, sur les premiers coteaux, longeant la vallée de la Saône. Les sols sont essentiellement constitués d’alluvions déposées au cours des ères tertiaires et quaternaires et, dans les parties les plus hautes, de déchets d’érosion provenant des zones supérieures (roches métamorphiques délitées et pourries). Ces cailloutis, argileux et non calcaires, forment des terres à vignes très caillouteuses en surface et argileuses en profondeur.
    Les pentes sont très faibles et le sol facile à travailler. Elles se rapprochent des terres argileuses du secondaire. Les terrains argilo-calcaires de la partie sud de l’aire d’appellation sont des terrains plutôt froids, ne favorisant pas la maturation précoce des raisins, les vendanges ne s’y font pas très tôt ; les vignes des bas de coteaux à proximité du val de Saône, cailloutis alluviaux mêlés d’argile, sont plutôt précoces pour la maturation.

     

    Domaine CRÊT des GARANCHES

    Domaine CRÊT des GARANCHES

    (BROUILLY)
    Sylvie Dufaitre-Genin

    69460 Odenas
    Téléphone :04 74 03 41 46
    Télécopie : 04 74 03 51 65
    Email : sylvie.dufaitre-genin@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/cretdesgaranches

    Une exploitation familiale de 9,60 ha, située au cœur du cru Brouilly. Terroir à dominante granitique, allié au cépage Gamay noir à jus blanc confèrent à ce vin sa finesse. Le Côte-de-Brouilly 2005 élevé plusieurs mois en fûts de chêne (vendange manuelle), typé, un vin puissant mais tout en élégance, parfumé en bouche, où dominent des notes de groseille et de bruyère, aux tanins bien soyeux et très équilibrés. Le Brouilly 2007 est un vin qui nous a séduit avec ces notes très caractéristiques et persistantes de petits fruits à noyau, aux tanins présents mais très fins, de bouche savoureuse, à déguster sur un gibier d’eau. Beau Brouilly 2006, médaille d’Or au concours des Grands Vins de France Mâcon 2008, de robe intense, bien parfumé (fruits frais, humus...), qui développe ampleur et rondeur, un vin légèrement poivré en finale.

    Alain MICHAUDBROUILLY Alain MICHAUD

    Alain MICHAUD

    (BROUILLY)
    Alain Michaud
    Beauvoir
    69220 Saint-Lager
    Téléphone :04 74 66 84 29
    Télécopie : 04 74 66 71 91
    Email : alain.michaud17@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/alainmichaud
    Site : www.alain-michaud.fr

    Au sommet. Domaine de 13 ha dont 9 en appellation Brouilly, constitué pour 70 % par des vignes de plus de 50 ans. Beau Brouilly 2007, charmeur, charnu, velouté, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de fruits mûrs (fraise des bois, myrtille...), d’une belle finale en bouche, de très bonne évolution. Le 2006, d’une robe rouge cerise limpide, est un vin au nez puissant de framboise, riche, structuré, d’une belle persistance aromatique en finale, un vin aux tanins mûrs mais bien présents, d’excellente évolution, qui demande une cuisine riche. Le Morgon 2006 (2,50 ha, vignes anciennes de 45 ans sur les coteaux) est de couleur prononcée, aux tanins mûrs, bien corsé, avec ce nez de fruits surmûris et d’humus, de bonne bouche, un vin riche et dense, qui mérite un peu de patience pour profiter de son potentiel. Le Beaujolais rosé 2006 (2000 bouteilles seulement) est gourmand et fruité, parfait sur les charcuteries lyonnaises. Goûtez leur nouveau produit “La Gamaysienne”, un étonnant pétillant rouge léger à faible taux d’alcool, très fruité, qu’ils élaborent eux-mêmes dans leur chai. Un vin qui est le fruit d’un travail méticuleux, la prise de mousse étant réalisée en bouteilles avec un dégorgement traditionnel, un produit idéal à l’apéritif ou sur un dessert. Beau rapport qualité-prix-plaisir, ce qui ne gâte rien.

    Domaine CHAMPAGNON

    Domaine CHAMPAGNON

    (CHENAS)

    Les Brureaux
    69840 Chénas
    Téléphone :03 85 36 71 32
    Télécopie : 03 85 36 72 00
    Email : earl.champagnon@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainechampagnon

    Incontestablement au sommet. Les deux fils, Patrick et Jean-Yves, dirigent cette belle exploitation. Leur Moulin-à-Vent 2007, un vin de couleur intense, aux notes de pruneau, est un grand vin dense, typé, très harmonieux, aux tanins soyeux mais bien présents, classique de ce millésime. Le 2006, aux arômes de fruits macérés et d’épices, riche, de belle teinte grenat, dense au nez comme en bouche, alliant finesse et charpente, est de très bonne évolution. Le 2005 se goûte très bien en ce moment, de robe pourpre, au nez dominé par la fraise et la mûre, riche, structuré, d’une jolie finale, un vin classique, aux tanins mûrs mais bien présents, de très bonne évolution. Beau Chénas 2007, issu d’une vinification traditionnelle de 6 à 8 jours (élevage en foudres de bois), de bouche intense et dominée par la mûre, un vin mêlant souplesse et intensité aromatique, bien harmonieux et très équilibré, tout en arômes et finesse en finale, possédant un réel potentiel d’évolution. Goûtez leur Fleurie 2007, fin et parfumé comme il se doit, bien typé également, de robe pourpre, au nez puissant et persistant dominé par la fraise des bois mûre, à déboucher sur un jambon de montagne.

    Domaine Émile CHEYSSON

    Domaine Émile CHEYSSON

    (CHIROUBLES)
    Régisseur : Jean-Pierre Large
    Clos Les Farges
    69115 Chiroubles
    Téléphone :04 74 04 22 02
    Télécopie : 04 74 69 14 16
    Email : dcheysson@terre-net.fr

    Un domaine de 26 ha fondé en 1870 par la famille Cheysson. Particulièrement aimé ce Chiroubles cuvée Prestige 2006, issu d’un secteur spécifique de l’exploitation (Les Roches) où l’on trouve des morceaux de granit, ce qui lui donne cette spécificité propre (vignes de plus de 60 ans et élevage durant 12 mois en fûts de chêne), un vin de robe pourpre, au nez puissant de framboise, équilibré, d’une belle persistance aromatique gustative, une nouvelle fois très réussi. Le Chiroubles cuvée Traditionnelle 2007, issu en majorité de vignes de coteaux plantées sur un sol granitique caractéristique, est d’un beau grenat foncé, au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette et de cannelle, un vin chaleureux, riche, de très bonne évolution.

    Domaine de la COMBE AU LOUP

    Domaine de la COMBE AU LOUP

    (CHIROUBLES)
    Earl Méziat Père et Fils
    Au Bourg
    69115 Chiroubles
    Téléphone :04 74 04 24 02
    Télécopie : 04 74 69 14 07
    Email : david.meziat@libertysurf.fr
    Site : www.meziat.com

    Un domaine de 13 ha, où les vins sont issus pour majorité de très vieilles vignes (plus de 40 ans) plantées sur des coteaux granitiques, ce qui leur donne un goût de terroir caractéristique. On travaille ici en famille puisque le fils David et son épouse, Nathalie, sont également présents sur la propriété, et l’on s’attache à une viticulture raisonnée et des techniques de culture respectueuses de l’environnement et de l’écosystème. Superbe Morgon 2006, un vin qui possède un charnu bien présent et cette charpente à la fois riche et souple, harmonieux, très parfumé en finale. Le Régnié 2007 est très bien structuré, aux tanins fondus, de robe soutenue aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre. Beau Chiroubles 2007, de robe intense, bien parfumé (fruits frais, humus...), qui développe ampleur et rondeur, un vin très légèrement poivré en finale. Remarquable 2006, médaille d’Argent à Paris, un vin de bouche charnue, de robe rubis, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins fondus, bien persistant en finale. Goûtez leur Beaujolais-Villages cuvée de l’Oisillon 2007, avec cette touche de fraise des bois mûre, souple et corsé à la fois.
    Domaine Le PUITS du BESSON

    Domaine Le PUITS du BESSON

    (CÔTE DE BROUILLY)
    Walter Jomain
    1496, route Anse
    69400 Limas
    Téléphone :04 74 68 66 64
    Télécopie : 04 74 68 66 64
    Email : lepuitsdubesson@orange.fr

    Viticulteurs récoltants de père en fils depuis 1874, un domaine sous production raisonnée (Terra Vitis). Vous aimerez comme nous ce Côte-de-Brouilly 2007, issu de sols granitiques, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre, qui allie charpente et souplesse, a des tanins soyeux. Le 2006, d’une robe rouge cerise limpide, a un nez de griotte avec des arômes de cassis et de pivoine et une bouche fraîche, un vin aux tanins bien fondus qui demande une cuisine un peu relevée. Très joli Beaujolais blanc 2007, qui sent la noisette et le genêt, vif et rond à la fois, tout en fraîcheur en bouche, parfait sur des crustacés, réussi comme le Beaujolais, classique, bouqueté et friand comme il le faut.
    Château du CHATELARD

    Château du CHATELARD

    (FLEURIE)
    Isabelle et Sylvain Rosier

    69220 Lancié
    Téléphone :04 74 04 12 99
    Télécopie : 04 74 69 86 17
    Email : vinduchato@aol.com
    Site : www.vins-du-beaujolais.com/chateauduchatelard

    Un domaine de 22 ha. Remarquable Fleurie Les Vieux Granits 2007 (vignes de 30 à 75 ans et élevage sur lies de 8 mois), une cuvée vieillie en fûts de chêne, un vin non filtré, de couleur soutenue, de bouche corsée et puissante, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins étoffés, à savourer sur un coq au vin. Beau Moulin-à-Vent cuvée Terre de Lumière 2007, de robe rubis intense, aux arômes de prune, gras, de bouche riche, un vin racé et très parfumé, d’excellente garde. Excellent Beaujolais blanc Chardonnay Vieilles vignes 2007, classique et parfumé, au nez caractéristique de tilleul et d’amande, qui allie rondeur et nervosité, à déboucher avec une escalope de veau.

    Cédric CHIGNARDFLEURIE Cédric CHIGNARD

    Cédric CHIGNARD

    (FLEURIE)

    Le Point du Jour
    69820 Fleurie
    Téléphone :04 74 04 11 87
    Télécopie : 04 74 69 81 97
    Email : domaine.chignard@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainechignard

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Une belle exploitation familiale qui s’étend sur 8 ha, traditionnelle (vendanges à la main, 6 à 8 jours de cuvaison…). Depuis le millésime 2007 c’est le fils de Michel, Cédric, qui prend la responsabilité du domaine (4e génération). Il a particulièrement réussi son Fleurie Les Moriers 2007, qui doit sa notoriété séculaire à un sol privilégié, issu du granite où il prolonge ses racines, un vin avec une structure dense, très équilibré, au nez complexe où prédominent le cassis et le cuir, aux tanins bien fondus, ample et franc, un vin charnu, tout en bouche, de charpente à la fois puissante et souple, très représentatif des belles réussites de l’appellation dans ce millésime. Le 2006 est très typé, de couleur rubis intense, de très bonne bouche, aux connotations de cassis et de fraise des bois, concentré, alliant couleur et matière, d’une jolie finale épicée, un vin d’excellente évolution. Superbe cuvée Spéciale Vieilles Vignes 2006, avec ces nuances caractéristiques où l’on retrouve la framboise, la prune et les épices, gras, associant puissance et finesse, qui mérite d’être attendu quelques temps. Beau 2005, aux reflets pourpres, aux arômes de fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, un vin étoffé, complexe comme nous les aimons, aux tanins bien fondus mais présents, charnu en bouche, avec des notes de fruits cuits à noyau et de cannelle, d’une jolie finale, de très bonne garde, un vin qui s’exprime parfaitement avec une oie à la broche. Formidable rapport qualité-prix. Nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

    Domaine DAVID-BEAUPÈRE

    Domaine DAVID-BEAUPÈRE

    (JULIÉNAS)
    Jean-Paul et Claire David-Beaupère
    La Bottière
    69840 Juliénas
    Téléphone :03 85 33 86 67
    Télécopie : 03 85 36 70 35
    Email : gfa.saintantoine@gmail.com

    Remarquable Juliénas Réserve Saint-Antoine 2005, issu de vignes âgées de 30 à 70 ans (élevage 9 mois), de couleur profonde, bien typé, aux notes de mûre et de violette, de charpente équilibrée, très charmeur, de bouche charnue et persistante, d’excellente évolution. La Réserve Claire David est le résultat d’une vinification longue et d’un élevage classique, de couleur intense, aux nuances de pruneau, harmonieux, aux tanins soyeux, classique, un vin avec une structure dense, très équilibré, à prévoir sur une cuisine épicée. À noter que leur fils, Louis Clément, s’est installé pour exploiter et vendre du vin.

    Domaine du GRANIT DORÉ Georges ROLLET

    Domaine du GRANIT DORÉ Georges ROLLET

    (JULIÉNAS)
    Mme Georges Rollet
    Domaine du Granit Doré La Pouge
    69840 Jullié
    Téléphone :04 74 04 44 81
    Télécopie : 04 74 04 49 12
    Email : rollet-g@wanadoo.fr
    Site : www.domainedugranitdore.com

    Le fils, Vincent, a rejoint la propriété après ses études et des stages en Bourgogne, en Alsace et en Afrique du Sud. Toutes les vignes du domaine étant en coteaux, tous les travaux de la vigne se font donc manuellement, ce qui représente une forte implication du vigneron mais favorise une observation au plus près de la végétation. Il y a d’abord leur Juliénas cuvée Spéciale Vieilles vignes 2007, aux arômes de prune, de très bonne structure, bouqueté, à la fois fruité et de belle charpente, de bouche dense et persistante, qui s’accorde parfaitement avec un gigot. Remarquable 2006, aux arômes de framboise très mûre et de poivre, de très bonne structure, de bouche dense et persistante, un vin harmonieux, ample et distingué, d’excellente évolution, qui demande une cuisine relevée. Le Juliénas Tradition 2007, prix Prestige au concours des Grands Vins du Beaujolais 2008, coloré et parfumé (groseille, cannelle), aux tanins mûrs, aux notes de fraise, de pivoine et d’épices, de couleur grenat, est très bien équilibré.

    Michel TÊTE

    Michel TÊTE

    (JULIÉNAS)

    Domaine du Clos-du-Fief
    69840 Juliénas
    Téléphone :04 74 04 41 62
    Télécopie : 04 74 04 47 09
    Email : micheltete@club-internet.fr

    Ce vigneron passionné dirige son exploitation familiale de 13 ha où l’on voit facilement que la force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru. Superbe Juliénas cuvée Prestige 2006 (sol argilo-siliceux), d’une belle couleur rubis prononcé, avec des nuances subtiles de kirsch, de bouche persistante, charpenté, très harmonieux, caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation. Très réussi, le Saint-Amour 2007, issu d’un sol de schiste argilo-calcaire, est de couleur intense, fruité (griotte, mûre), est finement épicé, corsé, aux tanins harmonieux et bien équilibrés. Le Saint-Amour 2006 est de robe grenat intense, aux senteurs de prune et de pivoine, tout en subtilité. Goûtez le Juliénas 2007 Tradition, un vin avec beaucoup de charme, dense en bouche, au nez où prédominent les fruits surmûris, idéal sur une pintade rôtie, et le Beaujolais-Villages 2006, provenant d’un sol filtrant composé de roches granitiques, de belle couleur grenat, un vin souple et harmonieux, au nez subtil à dominante de fumé et de fruits mûrs.

    Gérard BRISSONMORGON Gérard BRISSON

    Gérard BRISSON

    (MORGON)
    M.Brisson
    Domaine des Pillets Chemin des Romains
    69910 Villié-Morgon
    Téléphone :04 74 04 21 60
    Télécopie : 04 74 69 15 28
    Email : vin.brisson@wanadoo.fr
    Site : www.gerard-brisson.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Gérard Brisson élève ce superbe Morgon Les Charmes La Louve 2006, de couleur rubis, avec ces arômes intenses où dominent les petits fruits rouges bien mûrs (groseille, mûre) et cette pointe d’épices bien typique, très réussi également dans le millésime 2007, avec des notes de violette et de réglisse, riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure. Le Morgon Les Charmes 2005 est un vin ample et savoureux, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé, alliant finesse et structure, de bouche savoureuse, de garde, bien sûr. Dense, complexe, le Morgon Les Charmes Vieilles Vignes 2006 (Vignes de plus de 50 ans, élevage en foudres de chêne entre 12 et 18 mois), avec ces notes de mûre confite, un vin aux tanins riches, ferme, tout en parfums, qui associe rondeur et charpente en bouche. Démontrant le potentiel d’évolution de ces Vins, le Vieilles Vignes 99 est superbe, aux reflets pourpres, aux senteurs de cassis mûr et de réglisse, de bouche puissante, un vin étoffé, coloré et d’excellente évolution. Le Morgon Les Charmes Noble Tradition est un vin de belle couleur, parfumé (mûre, griotte et violette), puissant au nez comme en bouche, aux tanins présents et très élégants à la fois, à ouvrir sur un foie de veau à l’ancienne. Tout en charme, le Beaujolais-Villages est de robe rubis brillant, aux nuances de cerise, un vin de plaisir. Le tout à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel.

    Bernard et Vincent DONZEL

    Bernard et Vincent DONZEL

    (MORGON)

    Fondlong
    69910 Villié-Morgon
    Téléphone :04 74 04 20 56
    Télécopie : 04 74 69 14 52
    Email : vincent.donzel@orange.fr

    Coup de cœur pour ce Morgon cuvée Prestige 2007, très bien élevé en fûts durant 8 mois, savoureux et finement bouqueté, à la robe rubis intense, au nez de fruits rouges mûrs (cassis, griotte), aux tanins ronds, un vin à la fois puissant et souple, très typé. Beau 2006, au nez de fruits surmûris (framboise, cassis) et d’humus, de bouche dominée par le pruneau confit, un vin très équilibré, riche, tout en persistance, à déboucher sur un civet. Excellent Morgon cuvée Tradition 2007, issu de terrains schisteux granitiques, bien typé, aux notes de violette, de framboise et de sous-bois, charnu et long en bouche. Très agréable aujourd’hui, le 2006 est de couleur soutenue, au nez de fruits cuits et d’humus, aux tanins équilibrés, de bouche à la fois puissante et ronde.

    Château de PIZAY

    Château de PIZAY

    (MORGON)
    Direction : Pascal Dufaitre

    69220 Saint-Jean-d'Ardière
    Téléphone :04 74 66 26 10
    Télécopie : 04 74 69 60 66
    Email : chateau-de-pizay@chateau-de-pizay.com
    Site : www.chateau-de-pizay.com

    Au sommet également. La propriété s’étend sur 80 ha autour du château, dont 40 plantés en vignes. Beau Morgon château de Pizay 2006, très aromatique, avec ces notes subtiles et intenses d’humus, de petits fruits rouges surmûris et d’épices. Le Régnié château de Pizay 2007, coloré et corsé, bien charpenté, au nez de fruits rouges surmûris, de très bonne évolution. Très séduisant Beaujolais blanc château de Pizay, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des nuances de fruits frais, de bruyère et de chèvrefeuille. Le château de Pizay est aussi un superbe hôtel 4 étoiles installé dans un magnifique château des XIVe et XVIIe siècles. Détente et gastronomie sont au rendez-vous, tennis, piscine, jardin à la française. Vous pourrez aussi déguster les vins dans des caves voûtées séculaires, très pittoresques.

    Domaine BEL AVENIR

    Domaine BEL AVENIR

    (MOULIN-A-VENT)
    Alain et Cécile Dardanelli
    1087, Bel Avenir
    71570 La Chapelle-de-Guinchay
    Téléphone :03 85 36 75 02
    Télécopie : 03 85 33 86 91
    Email : domaine.bel.avenir@wanadoo.fr

    On comprend aisément sa place dans le Classement 2009 quand on débouche ce Morgon Charmes 2006, de robe pourpre, au nez puissant et persistant de framboise et de cerise noire, rond et gras, riche, aux tanins enveloppés, de bouche bien corsée, un vin typé et complexe comme on les aime. Beau Moulin-à-Vent Élodie 2005, dense, typé, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), un vin de bouche très équilibrée et persistante, de bonne garde. Le Moulin-à-Vent Laura est d’une grande richesse aromatique (mûre, épices), de robe intense, ferme, tout en fruité, mêlant rondeur et charpente en bouche. Excellent Chénas Grand Guinchay 2005, aux arômes de framboise très mûre et de poivre, riche et séduisant, aux tanins fondus, à la fois intense et souple, d’une belle longueur, réussi comme ce Beaujolais La Chapelle Bois de Loyse, de robe brillante, qui sent les fruits frais.

    Domaine MORTET Père et Fils

    (MOULIN-A-VENT)
    Jean-Pierre Mortet
    Le Bourg
    71570 Romanèche-Thorin
    Téléphone :03 85 35 55 51
    Télécopie : 03 85 35 53 19
    Email : jeanpierrre.mortet@gmail.com
    Site : http://jean.mortet.free.fr/

    Domaine de 10 ha. Un grand coup de cœur (habituel) pour cet exceptionnel Moulin-à-Vent Les Rouchaux 2005, issu d’un sol de roche granitique, particulièrement réussi, avec de beaux reflets pourpres, aux arômes de fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, de bouche puissante, un vin étoffé, coloré et complexe, qu’il faut laisser se faire et ouvrir sur une daube. Son Moulin-à-Vent 2006 nous a particulièrement séduit avec ses arômes subtils où dominent les fruits mûrs et la violette, tout en structure, est très typé, unissant avec harmonie finesse et charpente, de belle évolution.
    Jean-Paul GUIGNIER

    Jean-Paul GUIGNIER

    (RÉGNIÉ)
    Jean-Paul Guignier
    Domaine Au pied des deux Clochers Les Bruyères
    69430 Régnié-Durette
    Téléphone :04 74 69 01 99
    Télécopie : 04 74 69 01 91
    Email : guignier.jeanpaul@orange.fr

    Excellent Régnié Côte de la Pierre cuvée Vieilles Vignes, provenant de Vignes achetées il y a plus de 90 ans par le grand-père de Mme Guignier, idéalement situées sur un relief, merveilleusement exposées, charnu, aux tanins très élégants, d’une belle finale, aux notes de griotte, de très belle évolution. Beau Brouilly Domaine de Grapaloup 2006, de bouche intense et dominé par la mûre, un vin alliant souplesse et intensité aromatique, harmonieux et très équilibré. Le Morgon 2005 Domaine au pied des deux Clochers (vendanges manuelles) est un vin remarquable, aux arômes de fruits macérés et d’épices, aux tanins équilibrés, de bouche à la fois puissante et ronde, idéal sur une pintade rôtie.

    Domaine du PY de BULLIAT René MARTIN

    Domaine du PY de BULLIAT René MARTIN

    (RÉGNIÉ)
    René et Joëlle Martin

    69430 Régnié-Durette
    Téléphone :04 74 69 91 53
    Télécopie : 04 74 69 92 10
    Email : rene.martin12@wanadoo.fr

    Au sommet, naturellement. Une exploitation familiale de 8 ha (vendanges manuelles), de père en fils depuis plusieurs générations. Bien classique, le Régnié 2007, issu de vieilles vignes (45 ans) plantées sur un terroir caractéristique de granite rose, riche en minéraux, est un vin de belle teinte grenat, charpenté, au nez intense de groseille mûre, riche, de bonne évolution, vraiment très réussi. Beau 2006, tout en couleur et en matière, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de bouche ample et fondue, tout en charme. Le Régnié cuvée du Grand-Père Vieilles vignes 2006 (le 2007 suit), élevé en fûts de chêne est d’un beau rouge pourpre, un vin qui présente au nez des arômes de myrtille et de cassis, de bouche ample, et dont l’élevage lui confère richesse et distinction, un vin harmonieux qui bénéficie d’un excellent potentiel de garde, parfait sur un rôti de porc.

    Domaine des DUC

    Domaine des DUC

    (SAINT-AMOUR)
    Laurent et Pascal Duc
    La Piat
    71570 Saint-Amour
    Téléphone :03 85 37 10 08
    Télécopie : 03 85 36 55 75
    Email : domainedesduc@free.fr

    Des terroirs aux sols caillouteux et schisteux donnent ce Saint-Amour 2006, coloré, avec des connotations de fraise des bois et d’épices, tout en bouche, un vin à déboucher sur un gibier d’eau. Goûtez leur Chénas 2006, alliant finesse et charpente, de bouche charnue au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette, un vin franc, classique et typé. Beau 2005, au nez de fruits surmûris (framboise, cassis) et d’humus, à la robe cerise, aux reflets violets, qui poursuit une très bonne évolution.
  • Le Palmarès des hommes et des femmes talentueux du Guide 2010

    GUIDE DUSSERT GERBER 2005 EXELe vin, c’est bien, mais celui qui l’élève, c’est tout aussi bien. Pour moi, en effet, depuis 30 ans, la typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours, aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”, cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)... s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps, en 1980...

    On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela) si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela se “sent”.

     

    Éthique, élégance, humilité

    sont la signature commune des vrais vignerons

    - Il n’y a pas de vin sans éthique. Cela consiste à ne pas se fourvoyer dans des opérations marketing extravagantes, ne pas se laisser prendre à la mode, qui, par définition, ne fait que passer (vite). Et c’est surtout respecter les consommateurs, ceux qui vous font vivre, sans les abreuver de prix surestimés ou de produits “sans âme, ni vertu”. L’éthique, c’est croire en soi, avoir la foi, des valeurs, c’est la fidélité.
    - On ne peut pas faire un bon vin sans élégance. Elle est innée, inutile de vouloir se l’approprier. Je parle, bien sûr, de celle de l’âme. L’arrogance, la frime, sont des critères qui comptent pour décrypter les uns et les autres, dans toute les régions, du plus grand vin au plus modeste.
    - Un vrai vin est signé par l’humilité. Et être humble, ce n’est pas de la fausse modestie. On peut être fier, conquérant, et avoir les pieds sur terre, c’est-à-dire ne pas se prendre pour le messie. Et des prophètes ou des gourous, on en voit pas mal dans notre milieu.

    En trente ans, j’ai eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies, à la trahison comme au respect. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et poursuis ma ligne de conduite, en défendant les hommes et les femmes passionnés et passionnants. Ma force, c’est de ne pas être blasé, d’être objectif et subjectif (c’est la nature humaine), et d’avoir de la mémoire.

    J’ai lancé mon premier magazine à 22 ans, bien avant que le vin devienne à la mode, édité le 1er Guide sur les vins (il s’appelait le Guide Secret des Vins, avant celui d’Albin Michel), et -déjà- suis tombé sous le charme de ces hommes et de ces femmes (pas de tous) qui élèvent les plus grands vins du monde, les nôtres, dans une gamme incroyable, car on se fait plaisir, grâce à beaucoup d’entre eux, avec des vins dont le rapport qualité-prix-typicité est particulièrement exceptionnel. Aucun autre pays ne peut en dire autant, et le talent de nos vignerons et vigneronnes est particulièrement irremplaçable. Bien sûr, il y a des producteurs imbus d’eux-mêmes, snobs, d’autres qui sont restés des paysans “parvenus”, d’autres encore qui, grâce à des moyens de communication financière, tentent d’imposer une belle image, etc... De ceux-là, on s’en moque !

    C’est donc tout naturellement que j’ai décidé, en-dehors de mes Classements habituels qui distinguent la qualité des vins, de récompenser -aussi- le vigneron (ou ses enfants), sa fidélité, sa passion, son enthousiasme, sa joie de vivre, sa simplicité, au travers de ce “Top Vins” exceptionnel.

    Tous les propriétaires du Guide n’y sont pas, bien sûr, et chaque année, ce Palmarès évoluera, d’autres entreront, quelques-uns sortiront, certains changeront de “Prix”, ou de hiérarchie... mais les places sont rares.

    Ces hommes et ces femmes savent ce qu’ils ont à faire, se passent d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent pas leur temps à frimer ou en jonglant avec leurs tarifs... Respectant les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme vous. Et c’est tout ce qui compte ! Ils seront donc particulièrement mis en avant dans le prochain MILLESIMES 2010 Spécial "LES VIGNERONS ONT DU TALENT".

    Les Prix d’Honneur
    Je les connais depuis quelque 20 à 30 ans (eux et/ou ceux qui les ont précédé, en ce qui concerne les marques et certains crus), certains ont été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement. Pour preuves, des milliers d’autres, à raison de 300 à 400 par an, ont été éliminés... Eux, associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes... tout ce que l’on aime. Pas mal sont des amis.

    Les Prix d’Excellence
    D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis très longtemps. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, 3 ou 4 ans,  et ils atteindront le Prix d’Honneur.

    Les Satisfecits
    Les grandes satisfactions, ceux qui se distinguent depuis une dizaine d’années et dont le talent est confirmé. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence.

    Les Lauréats
    Les coups de cœurs de l’année (ou des dernières années). Ils élèvent des vins typés, qui atteignent bien souvent le haut de leurs Classements respectifs. Du solide, qui peuvent également “monter” en Satisfecits.

    Les Espoirs
    Les coups de pouce, ceux qui méritent d’être soutenus, qui sont depuis peu dans le Guide. Ne pas confondre avec les nouveaux sélectionnés de l’année, qui doivent faire leurs preuves.

    Le Top est © Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite sauf pour les producteurs qui y sont retenus.

     

    ALSACE

    Prix d’Honneur
    Claude Berger
    Pierre Frick
    Rémy Gresser
    Robert Muhlberger
    Charles Schléret

    Prix d’Excellence
    Paul Dussourt
    Bernard Haegi
    Armand Gilg
    Louis Hauller
    Georges Klein
    Pierre Thomann
    Famille Schaeffer-Woerly
    Dominique Soller (Cave Hunawhir)

    Satisfecits
    Philippe Blanck
    Famille Engel
    Famille Frey
    Famille Zoeller

    Lauréats
    Henri Brecht
    Pierre Reinhart
    Gérard Metz
    Aline et René Simon

    BEAUJOLAIS

    Prix d’Honneur
    Gérard Brisson
    Famille Champagnon
    Émile Chavagnat-Laneyrie
    Michel Chignard
    Pierre David
    Georges et Franck Dubœuf
    Pascal Dufaitre (Pizay)
    Louis Durieu de Lacarelle
    René Martin
    Famille Méziat (Combe aux Loups)
    Jean-Pierre Mortet
    Michel Siffert
    Michel Tête

    Prix d’Excellence
    Jean-Jacques Baronnat
    Famille Donzel
    Sylvie Dufaitre (Crêt Garanches)
    Jean-Pierre Large (Cheysson)
    Alain Michaud

     

    Satisfecits
    Thierry Doat (Boisfranc)
    Gilbert Jomain (Puits de Besson)
    Famille Rollet (Granit Doré)
    Famille Rozier (Chatelard)
    Thierry Sothier (Sain-Bel)

    Lauréats
    Famille David-Beaupère
    Alain Dardanelli (Bel Avenir)
    Famille Duc
    Jean-Paul Guignier

    BORDEAUX

    Prix d’Honneur
    Famille Appollot (Clos Trimoulet)
    Odette Barreau (Certan de May)
    Anthony Barton (Léoville-Barton)
    Olivier Bernard (Chevalier)
    Jean-Michel Bertrand (Béchereau)
    Catherine Blasco (Hanteillan)
    Famille Bon (Lugagnac)
    Jean Boireau (Grands Jays)
    Lionel Bord (Clos Jean)
    François-Xavier Borie (Grand-Puy-Lacoste)
    Nancy de Bournazel (Malle)
    Jean-Baptiste Brunot (Piganeau)
    Jacques Bussier (Mazéris-Bellevue)
    Colette Bonny (Sigognac)
    Bernard Bouche (Mauves)
    Henri Cadillac (Taffard de Blaignan)
    Philippe Castéja (Trottevieille)
    Roland Charbonnier (Clos du Notaire)
    Frédéric Le Clerc (La Tour de By)
    Françoise Coussié-Giraud (Blancherie)
    Jean Crampes (Gayon)
    Famille Darnajou (Moines)
    Philippe Darricarrère (Mendoce)
    Jean-Bernard Delmas (Montrose, ex Haut-Brion)
    Bernard Delol (Jura-Plaisance)
    Jean-Françis Daney (Arche-Pugneau)
    Guy Despujols (Lamothe)
    Famille Dourthe (Maucaillou)
    Famille Dubost (Fleur du Roy)
    François Dubrey (Ardennes)
    Marc Ducau (Loupiac-Gaudiet)
    Norbert Égreteau (Clos Pélerin)
    Famille Estager (La Cabanne)
    Anne-Marie Facchetti-Ricard (Saint-Amand)
    Louis Filippi (Boutillon)
    Michel Garat (Bastor-Lamontagne)
    Jean-Marie Garde (Clos René)
    Denise Gasqueton (Calon-Ségur)
    Famille Gasparoux (Ferrand)
    André Giraud (Le Caillou)
    Jean-Pierre Gorphe (Moulin Vieux)
    Pierre-Gilles Gromand (Lamarque)
    Claude Guinjard (Roquebrune)
    Famille Jabiol (Cadet-Piola)
    Jean-François Janoueix (Croix-Toulifaut)
    Louis-Gabriel de Jerphanion (Moncets)
    Famille Kressmann (La Tour-Martillac)
    Famille Lamothe (Haut-Bergeron)
    Bernard Laydis (Roc de Calon)
    Famille Lévêque (Chantegrive)
    Famille Liotard (Grand-Monteil)
    Bernard Mallet (Haut-Maco)
    Jean-François Mau (Brown)
    Christian Moueix (Magdelaine)
    Jean-François Moueix (Petrus)
    Famille Musset (Saint-Pey)
    Patrice Pagès (Fourcas-Dupré)
    Famille Ouzoulias
    Martine Palau (Laroche)
    Famille Perrin (Carbonnieux)
    Pascale Peyronie (Fonbadet)
    Famille Quié (Rauzan-Gassies)
    Paul Ragon (Le Tuquet)
    Christiane Renon (La Galiane)
    Philippe Robert (Tour du Roc)
    Nicole Roskam (Cantenac)
    Jean-Michel Robin (Les Heaumes)
    Bruno Sainson (Laroque)
    Max Silvestrini (Chéreau)
    Famille Verdier (Brethous)
    Famille de Vaucelles (Filhot)
    Famille Vayron (Bourgneuf-Vayron)

    Prix d’Excellence
    Odile Audier (Grâce Dieu Les Menuts)
    Famille Avril (Pascaud)
    Philippe Baly (Coutet)
    Nicolas Bailly (Clos Labarde)
    Jean-Noël Belloc (Brondelle)
    Famille Bernard (Lestage-Darquier)
    Famille Beyney (Clos de Sarpe)
    Marie-Christine Bondon (Pontac-Lynch)
    Famille Bonhomme (Brouard)
    Jean-Marie Bouldy (Bellegrave)
    Philippe Boufflerd (Muret)
    Lucette Bielle (Viaud)
    Famille Boissonneau (Vieille Tour)
    Jean Bouquier (Grandmaison)
    Jacques Capdemourlin (Balestard)
    Patrick Carteyron (Penin)
    Daniel Cathiard (Smith-Haut-Lafitte)
    Georges Dadda (Panigon)
    Famille Dubois (Orisse du Casse)
    Jean-Pierre Dubreuil (La Grenière)
    Famille Dumeynieu (Roumagnac La Maréchale)
    Henri-Louis Fagard (Cornemps)
    Roger Fernandez (Gabachot)
    Yvonne Foucard (Chêne-Vieux)
    Marie-Cécile Fougère (Crain)
    Dominique Fouin (Fontesteau)
    Véronique Gaboriaud (Matras)
    Frédéric Garde (Marchesseau)
    Richard Grandeau (Lauduc)
    Jacques Goudineau (Tour Saint-Pierre)
    Philippe Genevey (La Marzelle)
    Frédéric Garde (Marchesseau)
    Famille Grégoire (Troquart)
    Famille Le Grix de la Salle (Grand-Verdus)
    Famille Labarthe (D’Arricaud)
    Jean-Michel Lapalu
    Famille Larrieu (Mailles)
    Jean-Bernard Lleu (Roquegrave)
    Famille Lignac (Guadet)
    Denis Lurton (Desmirail)
    Famille Marin (Canon-Chaigneau)
    Famille Marque-Albert (Puyfromage)
    François Masson-Regnault (Pic)
    Famille Maulun (La Chataigneraie)
    Dominique Maurèze (Grande-Barde)
    Famille Médeville (Fayau)
    Famille Le Menn (Haut-Saint-Clair)
    Famille Méric (Bel-Air)
    Jean de Monteil (Haut-Rocher)
    Famille Pedro (Le Meynieu)
    Florence Pineaud (Lardière)
    Michel Pion (Anniche)
    Xavier Piton (Belles-Graves)
    Famille Rabiller (La Peyre)
    Serge Ravat (Chapelle-Lariveau)
    Famille Renouil (Brousteras)
    Famille Riffaud (Souley-Sainte-Croix)
    Gérard Teisseire (Rousset)
    Philippe Tribaudeau (Mauvinon)
    André Vincent (Grand Bos)
    Bruno Vonderheyden (Malleret)
    Famille Warion (Rose-Pourret)
    Bernard Yaunet (Le Bosquet)
    Famille Yung (Haut-Calens)

    Satisfecits
    Famille Ardurats (Magneau)
    Famille Arnaud (Pomys)
    Antoine Arrivet (Génisson)
    Guy Bailly (Le Bourdieu)
    Christian Barrère (Enclos Miqueu)
    Pierre Bonastre (Hennebelle)
    Maxime Bontoux (Tourteau-Chollet)
    Famille Briolais (Haut-Mousseau)
    Alain Cailley (Toulouze)
    Famille Cazenave (Bois de Roc)
    Famille Choquet (Lagrange Les Tours)
    Denis Corre-Macquin (Macquin)
    Bernadette Cottavoz (Grissac)
    Famille de Courcel (Saint-Ahon)
    Famille Curly (Parenchère)
    Famille Demonchaux (Pierrail)
    François Despagne (Grand-Corbin-Despagne)
    Famille Despujol (Prieuré-Marquet)
    Éric Duffau (Belle Garde)
    Alain Dumon (Dumon-Bourseau)
    Heather Van Ekris (Mille-Anges)
    Famille de Fontenay (Castegens)
    Jean-Paul Garde (Grand Ormeau)
    Vincent Le Grelle (Tuillerie des Combes)
    Pierre Ginelli (Siron)
    James Grégoire (La Rivière)
    Famille Lallement (Thuron)
    Famille Lescoutra-Miquau (Fourcas-Dumont)
    Denis Levraud (Tour de Collin)
    Famille Leydet (Valois)
    Jean Magne (Luchey-Halde)
    Luc Monlun (Chalet de Germignan)
    Alain Moueix (Mazères)
    Michel Pélissié (Maison Noble)
    Famille Perromat (Cérons)
    Famille Ponsar-Mahieu (Tour-Marcillanet)
    Famille Richert-Boutet (Vieux-Pourret)
    Philippe Rivière (Clos des Menuts)
    Jean-Loup Robin (Gontet-Robin)
    Jean-Claude Rocher (Vieux Château des Rochers)
    Famille Sendrey (Haut-Claverie)
    Pascal Sirat (Panchille)
    Jean-Luc Soubie (Lisennes)
    Maurice Velge (Clauzet)

    Lauréats
    Éric Barrat (Pont Les Moines)
    Bernard Bessède (Vaisinerie)
    Famille Bideau (Petit Boyer)
    Famille Billon (La Garelle)
    Philippe Bourcier (Haut-Bourcier)
    Famille Bouscasse (Cantinot)
    Famille Boyreau (Piron)
    Famille Cardoso (Haut-Beynat)
    Régis Chevalier (Haut-Cruzeau)
    Famille Conte (Plantier Rose)
    Sylvie Courreau-Fompérier (Guillemin La Gaffelière)
    Famille Delpech (Gadras)
    Françoise Descamps (Vieux Montagne)
    Jean Dufour (Simon)
    Éric Dupuy (Gros Caillou)
    Famille Fourcaud-Laussac (Laplagnotte-Bellevue)
    Famille Galineau (Bellevue-Favereau)
    Famille Gallier (Reynats)
    Famille Gautey (Masson)
    Nicole Godeau (Peyfaures)
    Famille Hebrard (Graves de la Laurence)
    Famille Jean (Beauvillage)
    Famille Julien (Fleur Morange)
    Gaëtan Lagneau (Petit Bocq)
    Famille Landry (Saint-Agrèves)
    Famille Loubry (Valguy)
    Catheine Leymarie (Puy-Razac)
    Didier Meneuvrier (Croix-Davids)
    Moïse Ohana (Seguin)
    Famille Plantade (Haut-Plantade)
    Serge Playa (Esteau)
    Odette Pommier (Darius)
    Famille Pontallier (Laubertrie)
    Henri Ponz (Berthenon)
    Claude Pourreau (Les Moines)
    Max de Pourtalès (Doyac)
    Famille Prince (Clos des Prince)
    Corinne Reulet (La Tour Blanche)
    Guy Richard (Cadet-Bon)
    Alain Roses (Haut-Bellevue)
    Famille Rouvière (Bernardon)
    Dominique Turtaut (Rougemont)

    Espoirs
    José Bueno (Argilus du Roi)
    Famille Brimaud (Bergère-Brimaud)
    Famille Dufourg-Landry (Graviers)
    Noëlle Galland (Brague)
    Florian Gaury (Lavallade)
    Thomas Guibert (Ferrand)
    Jean-Bernard Lleu (Granges d’Or)
    Famille Lopez (L’Hermitage)
    Paul-Henry Nerbusson (Lagarde)
    Pascal Pobeda (Farguet)

    BOURGOGNE

    Prix d’Honneur
    Guillaume d’Angerville
    Pierre Amiot
    Michel Ampeau
    Charles Audoin
    Denis Blondeau-Danne
    Jacques Carillon
    Michel Chevillon
    Bernard Dubreuil-Fontaine
    Famille Doudet-Naudin
    Frédéric Esmonin
    Stephen Gélin
    François Lamarche
    Michel Laroche
    Famille Mussy
    Jean-Marie Naulin
    Famille de Nicolay (Chandon Briailles)
    Famille Pinson
    Dominique Prieur-Brunet
    Michel Prunier
    Marie-Ange Robin
    Jean de Surel (Rebourseau)
    Gérard Tremblay
    Patrick Virely-Rougeot
    Gérard Vitteaut

    Prix d’Excellence
    Michel Bardet (Albert Grivault)
    Philippe Billard-Gonnet
    Paul-Henry Borie (Bruyère)
    Thierry Brouin (Clos Lambrays)
    Bernard Chapelle (Clos Bellefond)
    Daniel Dampt
    Jean-Pierre Diconne
    Hervé Félix
    Alain Geoffroy
    François Gerbet
    Dominique Guyon (Antonin Guyon)
    Famille Jaffelin
    Famille Jomain
    Famille Joliot
    Famille Laleure-Piot
    Jean-Yves Larochette (Pérelles)
    Philippe Leclerc
    Roger Luquet
    Éric Marey (Pierre Marey)
    Famille Michaut (Poulette)
    Sylvain Mosnier
    Jean-Paul Paquet
    Famille Parize

    Satisfecits
    Famille Berthaut
    Étienne Boileau (Chardonnay)
    Marc Brocot
    Laurent Camus (Cave Connaisseur)
    Famille Capron-Charcousset
    Famille Coquard-Loison-Fleurot
    Philippe Delagrange
    Gérard Doreau
    Jean-Marc Dufouleur (Monts-Luisants)
    Jean-Jacques Girard
    Jean-François Glantenet
    Jean-Pierre Guillemot
    Olivier Heimbourger
    Bastien Margaret (Henri Richard)
    Alain Patriarche
    Philippe Protheau
    Famille Thomas (Clavelier)
    Famille Vallet (Pierre Bourée)
    Thierry Violot-Guillemard

    Lauréats
    Famille Bachelet
    René Cacheux
    Famille Duroché
    Jean-Christophe Grandmougin
    Stéphane Magnien
    Marc Rougeot

    Espoirs
    François Bertheau

    CHAMPAGNE

    Prix d’Honneur
    Paul Bara
    Famille de Billy (Pol-Roger)
    Jacques Busin
    Famille Cointreau (Gosset)
    André Delaunois
    Famille Ellner
    René Geoffroy
    Famille Gimonnet (Pierre Gimonnet)
    Famille Gonet (Gonet-Sulcova)
    Claude Hamm
    Rémy Krug
    Guy Larmandier
    Pascal Leclerc-Briant
    Famille Legras-Haas
    Famille Lhopital (De Telmont)
    Thierry Lombard
    Pierre Mignon
    François Peters
    Jean-Claude Rouzaud (Roederer)
    René Rutat
    Famille Taittinger

    Prix d’Excellence
    Anne-Charlotte Amory (Charles Heidsieck)
    Claude Baron (Baron-Albert)
    Luc Busin
    Famille Cadel (Guy Cadel)
    Jean-Marc et Céline Charpentier
    Famille Chiquet (Gaston Chiquet)
    Philippe Cheurlin (De Lozey)
    Éric Coulon
    Michel Drappier
    Harard Fringhian (Château Boursault)
    Marie Gillet (Devaux)
    Stéphane Jacquet (Clérambault)
    Michel Labbé
    Daniel Laurent-Gabriel
    Famille Margaine
    Bruno Mignon (Charles Mignon)
    Famille Morize
    Charles Philipponnat
    Famille Royer
    Érick de Sousa
    Alain Thiénot
    Maurice Vesselle

    Satisfecits
    Famille Arnould (Ralle)
    Audoin de Dampierre
    Pascal Bardoux
    Ignace Baron (Baron-Fuenté)
    Jean-Louis Bonnaire
    Patrick Boivin (Vincent Astrée)
    Franck Bonville
    Famille Bourdaire-Gallois
    Lionel Chardonnet
    Famille Coutier
    Paul Dangin
    Philippe Dumont
    Thierry Fluteau
    Michel Genet
    Christian Jojot (Marquis Pomereuil)
    Pierre-Éric Jolly
    Philippe Gimonnet-Gonet
    Pierre Gobillard
    Famille Gruet
    Nathalie Michel (Wirth-Michel)
    Jean-Michel Pelletier
    Benoist Perseval-Farge
    Daniel Prin
    Delphine Prévoteau-Perrier
    Bertrand Robinet (Michel Lenique)
    Arnaud Vautrain-Paulet
    Xavier Thévenet (Thévenet-Delouvin)
    Famille Vollereaux

    Lauréats
    Rémi Ariston (Aspasie)
    Patrick Arnould (Michel Arnould)
    Hugues Bourgeois
    Famille Bourgeois-Boulonnais
    Christian Bourmault
    Famille Boutillez-Vignon
    Alain Brixon
    Daniel Caillez
    Jean-Yves de Carlini
    Luc Dérouillat
    Jocelyne Dravigny (De Castelnau)
    Famille Faniel-Filaine
    Famille Fenouil-Pointillart
    Marie-Paule Gatinois
    Famille Gaudinat-Boivin
    Famille Goussard-Dauphin
    Sylvie Lancelot (Lancelot-Royer)
    Famille Lassalle-Hanin
    Famille Massin
    Jean Michel
    Olivier Piazza (Beaumont des Crayères)
    Famille Robert-Allait
    Pascal Simart-Moreau
    Famille Vergnon

    Espoirs
    Denis Bonnet-Gilmert
    Éric Bunel
    Famille Bouché
    Frédéric Maletrez
    Benoît Paillard

    JURA-SAVOIE

    Prix d’Honneur
    Jean Macle
    Jean Perrier

    Lauréat
    Michaël Grosjean (Lucey)
    Famille Mollex
    Famille Vullien

    LANGUEDOC-ROUSSILLON

    Prix d’Honneur
    Famille Antech
    Famille Augustin (Fabas)
    Famille Gualco (Étang des Colombes)
    Aimé Guibert (Daumas-Gassac)
    Famille Laboucarié (Fontsainte)
    Pierre Martinolle
    Laurence Rigal (Grand-Caumont)
    Famille de Thélin (Blomac)

    Prix d’Excellence
    Marie-Geneviève Boudal (Peyregrandes)
    Jean-Noël Bousquet (Grand Moulin)
    Famille Chamayrac (Mire-L’Étang)
    Famille Chichet
    Pierre Escudié (Nidolères)
    Famille Gaujal (Pinet)
    Raymond Miquel (Barroubio)
    Marc Remaury (Pech André)

    Satisfecits
    Jérôme Bertrand-Bergé
    Famille Birot (Saint-Martin-des-Champs)
    Famille Bonfils (Vaugelas)
    Famille Guy (Malautié)
    Hervé Levano (Casa Blanca)
    Famille Mégé (Reynardière)
    Famille Palu (Mas du Novi)
    José Pujol (Mas Rous)
    Famille Quincarlet (Familongue)

    Lauréats
    Famille Bourgne (Madura)
    Véronique Cuculière (Mingraut)
    Famille Hebraud (Villemagne)
    Gilles Nouaille (Riousses)
    Famille Pacaud-Chaptal (Croix Chaptal)
    Famille Pagès (Clotte-Fontane)
    Famille Serris (Pique Perloup)
    Famille Vogel-Hürlimann (Bourdic)

    Espoirs
    Roger Bertrand (Longueroche)
    Famille Rambier (Haut-Lirou)

    PROVENCE-CORSE

    Prix d’Honneur
    Michel Bronzo (Bastide Blanche)
    Famille Bunan
    Jean-Louis Charmolüe (Romanin, ex Montrose)
    Georges Delille (Terrebrune)
    Jean-Luc Dumoutier (Olivette)
    Mireille Ferrari (Malherbe)
    Claude Jouve-Ferec (Lafran-Veyrolles)
    Guy Tyrel de Poix (Peraldi)

    Prix d’Excellence
    Gérard Biancone (Rasque)
    Alain Combard (Saint-André Figuières)
    Jean-Louis Monzat (Cabran)
    Michel Raoust (Maestracci)
    José Salinas (Sauveuse)
    Famille De Wulf (Jas d’Esclans)

    Satisfecits
    Gérald Lattugoni (Celliers Ramatuelle)
    Baronne de Montrémy (Fontlade)
    James de Roany (Beaulieu)
    Famille Sumeire
    Famille de Victor (Sanglière)

    Lauréats
    Laurent Bologna (Tournels)
    Famille Di Placido (Loou)
    Jean-Louis Masurel (Trians)
    Sophie Moquet (Crémade)

    Espoirs
    Magali Laget (Rouillère)
    Éléonore de Sabran-Pontevès (Lansac)

    PÉRIGORD-SUD-OUEST

    Prix d’Honneur
    Philippe Bernède (Coutale)
    Denis Capmartin (Barréjat)
    Famille Chigé (Cru Lamouroux)
    Françoise Dartigalongue
    Famille Loisy (Péroudier)
    Jean-Pierre Martrenchard (Le Mayne)
    Jacques Mournaud (La Plante)

    Prix d’Excellence
    Annie Caussé (Bouscaillous)
    Pierre Philippe (Vignerons de Buzet)
    Germain Lescombes (Paillas)
    Jean-Pierre Raynal (Souleillou)
    Famille Ressès (Caminade)

    Satisfecits
    Famille Borderie (Bourguet)
    Famille Couture (Eugénie)
    Famille de Faramond (Lastours)
    Agnès Gervais (Pialentou)
    M. Grelaud (Cave Marmandais)
    Jacques Maumus (Cru Paradis)
    Mogens Olessen (Lécusse)
    Famille Pieron (Bovila)
    Jean Sentilles (Pichard)
    Éric Swenden (Gautoul)
    Claude Vidal-Hurmic (Borderie)

    Lauréats
    Famille Delpech (Lavaur)
    Maradenne Guitard (Nozières)
    Famille Jegerlehner (Ménard)
    Éric Lépine (Rhodes)
    Luc Luyckx (Famaey)

    Espoirs
    Jean Labroue (Roches)
    Philippe Lejeune (Chambert)
    Antonin Nicollier (Pouyardin)
    Marc Penavayre (Plaisance)

    VAL DE LOIRE

    Prix d’Honneur
    Jacques Beaujeau (Varière)
    Paul Buisse
    Jean-Pierre Chéné (Ambinos)
    Robert Chéreau
    Pierre Couly
    Famille de Colbert (Brézé)
    Jean Dabin
    André Dezat
    Jean-Marie Dozon
    Pascal Gitton
    Jean-Marie Leblois
    Famille Malbète
    Famille Mardon
    Henry Marionnet
    Patrice Monmousseau (Bouvet)
    Michel Morilleau
    Henry Natter
    Famille Pabiot
    Édouard Pisani-Ferry
    Marie-Pierre Raffault
    Thierry Redde
    Jean-Jacques Teiller

    Prix d’Excellence
    Nicolas Brock (Sarry)
    Famille Champeau
    Patrick Coulbois
    Bruno Denis (Renaudie)
    Laurent Dézé (Petite Chapelle)
    Famille Dumange (Clos de L’Épinay)
    Famille Duveau (Guilloterie)
    Michel Fardeau
    Lionel Gauthier-Lhomme (Viking)
    Alain Gourdon (Beauregard)
    Famille Jamet (Vigneau)
    Famille Laroche (Roche aux Moines)
    Jean-Christophe Mandard
    Famille Petiteau (Tourlaudière)
    Famille Ratron (Clos Cordeliers)
    Jean-Max Roger
    Famille Sourdais (Bouchardière)
    Marc Vincent (Paleine)

    Satisfecits
    Thierry Almirault (Clos des Quarterons)
    Jean-Paul Balland
    Francis Blanchet
    Jean-Charles Borgnat (Commanderie)
    Famille Charbonnier
    Famille Chevreau
    Famille Davault (Chaise)
    Christophe Denoël (Caves Pouilly)
    Famille Filliatreau
    Famille Gilbon (Beaurepaire)
    Famille Gouron
    René Lamothe (Trottières)
    Famille Landrat-Guyollot
    Famille Rézé (Jarnoterie)
    Famille Mourat (Marie du Fou)
    Philippe Pichard (Chapelle)
    Famille Pitault-Landry (Les Pins)
    Famille Poiron (Poiron-Dabin)
    Marc Rideau (Amandiers)
    Michel Thomas
    Famille de Saint-Venant (Valmer)

    Lauréats
    Famille Aubert
    Famille Barillot
    Famille Bonnard (Congy)
    Pierre Picot (Chaillot)
    Anne-Cécile Roy

    Espoirs
    Catherine Nolot (Rochettes)
    Yves Provost

    VALLÉE DU RHÔNE

    Prix d’Honneur
    Jean Abeille (Mont-Redon)
    Jean-Jacques Dost (Cave Rasteau)
    Louis Drevon
    Christian Gély (Champ-Long)
    Jean-Pierre Margan (Canorgue)
    Famille de Menthon (Redortier)
    Jérôme Quiot (Vieux-Lazaret)
    Baron Le Roy (Fortia)
    Théo Théodosiou (Cave Visan)

    Prix d’Excellence
    Famille Alary
    Famille Brun (Juliette Avril)
    Famille Chamfort (Verquière)
    Famille Mathieu
    Françoise Simon (Moulin Pourpré)

    Satisfecits
    Daniel Archambault (Croix Blanche)
    Bernard Callet (Coudoulis)
    Famille Mendez (Beauvalcinte)
    Famille Monteillet (Montine)
    Famille Valayer (Deurre)
    Denis Vinson (Moulin)

    Lauréats
    Famille Besnardeau (Grands Bois)
    Denis Grangeon (Parandou)

    Espoirs
    Famille Nicolet (Chante-Perdrix)

  • La vérité sur les vins de Graves et Pessac-Léognan

    36.jpgJ'habite à quelques kilomètres de ces appellations, et je crois les connaître comme le creux de ma main. Depuis trente ans, j'ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des "figures" exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d'aviation, à La Réole), Antony Perrin (Carbonnieux, "pied-noir" comme moi, ce qui nous a toujours rapproché), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière),  Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, aujourd'hui à Montrose, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)..., constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

    Bref, c'est peut-être la région où je connais le plus la moindre parcelle, de la meilleure à l'inadmissible... Je peux donc en parler.

    Pessac-Léognan

    C’est certain, c’est le vignoble qui a le plus progressé, par étapes, même si quelques-uns ont eu parfois la main leste pour planter dans des coins peu concainquants). Auparavant, il n’y avait, en effet, que quelques grands crus dont on parlait : Chevalier, que le cher Olivier Bernard a su, avec toute sa passion, faire encore plus progresser (le blanc est extraordinaire, le meilleur de toute la région),  la Mission..., d'autres m'ont déçu : Haut-Bailly, où l'on se rend bien compte que Jean Sanders lui donnait toute son âme, Fieuzal (qui n'est plus le même depuis le départ de Gérard Gribelin, etc...

    Beaucoup -pas tous- de propriétaires-investisseurs à Pessac-Léognan ont eu l’intelligence d’associer la modernité (des vins plus ronds, etc) à la tradition, en laissant toute la spécificité de leurs terroirs s’exprimer. Smith-Haut-Lafitte en est le plus beau fer de lance, tant les Cathiard ont su imposer leur vin et s'implanter d'une manière particulièrement intelligente dans la région, notamment au travers de leurs restaurants, dont les "Sources de Caudalies", où l'on est bien content désormais d'aller déjeûner (extra, leur "Table du Lavoir") ou dîner, voire de se détendre dans leur spa. Là, encore et toujours, il faut pouvoir déboucher des millésimes relativement anciens pour comprendre la force du terroir, que l'on ne peut juger sur un millésime trop jeune. Malartic, suit, avec un blanc particulièrement époustouflant.

    Bien sûr, ces grands vins ne sont pas donnés, mais ils ont aussi une gamme de prix cohérente qui correspond au marché, par rapport aux autres vins de France, et aux vins étrangers. Je fais régulièrement des verticales de Carbonnieux ou de La Tour-Martillac, qui sont, à mon sens, les plus beaux exemples, de très grandes valeurs sûres bordelaises, depuis des années, à des prix fort sages, et une telle régularité qualitative cela mérite un coup de chapeau.

    Mon Classement 2009 a révolutionné les stéréotypes en faisant accéder au sommet plusieurs crus de Pessac-Léognan pour leur rapport qualité-prix-plaisir incontournable et pour récompenser les efforts des hommes de ces crus. À leurs côtés, j'ai très bien noté, suivant leur évolution qualitative depuis plusieurs années, trois autres vins qui méritent les honneurs : Luchey-Halde , un vin qui ne m'a jamais déçu (ce n'est pas si courant); Seguin, où l'équipe en place confirme yout le potentiel de ce cru, dont le second vin, à lui seul, mérite une commande;  Brown (le blanc est superbe), où Jean-Christophe Mau donne largement satisfaction à son père, mon autre ami Jean-François, en s'attachant à élever des vins riches en bouquet comme en matière. On peut aussi retenir : Mirebeau, Haut-Plantade ou Haut-Lagrange (confer Article).

    Et puis, ce n’est pas si facile de réussir à la fois du blanc et du rouge, et les propriétaires que nous soutenons ont aussi le mérite de réussir cela. Les vins blancs de Pessac sont tout à fait remarquables et rentrent dans la “cour” des grands vins blancs du monde et les rouges sont parvenus à un haut niveau qualitatif et cela dans toute la gamme.

    Évidemment, d’autres ont exagéré, accumulant les “prouesses” œnologiques, faisant des vins insipides, marqués par des senteurs tropicales (sic), et trop chers. Il y a donc aussi, on s'en doute, des vins de Pessac-Léognan largement dépassés par des vins de Graves, notamment si on parle de qualité-prix...

    Les Graves du Sud

    Je me souviens des querelles d’hommes lors de cette séparation des Pessac-Léognan avec les Graves du sud. Pourtant, il fallait bien que les Graves de Pessac-Léognan se distinguent de ceux de Langon, les terroirs étant fort disparates.

    En parallèle, l’appellation de Graves a également explosé qualitativement, dans les blancs comme les rouges et cela dans une gamme de prix très large : c’est dans cette région qu’il y a eu le plus grand bouleversement qualitatif ces vingt dernières années. On fait des vins superbes à Landiras, à Podensac, à Portets ou à Beautiran, et je n’ai pas hésité longtemps à les faire accéder au sommet dans mon Classement, tant leur rapport qualité-prix-typicité est réussi. On reconnaît facilement “à l’aveugle” un vin de Graves, ce qui prouve bien qu’il y a une identité.

    Pour preuves, plusieurs crus sont particulièrement savoureux dans cette appellation : Chantegrive, de la famille Lévêque, que j'apprécie et soutiens depuis mon premier Guide (j'ai justement dégusté hier un rouge 2003 particulièrement chaleureux); Grand Bos, où l'exigeant André Vincent peut être fier du travail accompli en 20 ans, élevant aujourd'hui un grand vin rouge racé; Grandmaison de Jean Bouquier (le vin que je commande certainement le plus dans l'un de mes restaurants bordelais préférés, tant la régularité qualitative cotoie un prix vraiment très accessible); Rahoul, de mon ami Alain Thiénot, qui y a mis tout son talent ici comme en Champagne.

    Ensuite, quatre vins se démarquent aisément du lot, tant il y a de tout dans l'appellation : Mauves, bien sûr, ce vin de la famille Bouche, avec laquelle j'ai des accointances particulières, certainement l'un des plus jolis rapports qualité-prix-plaisir (cela compte) du coin, et depuis un bouit de temps; et Le Tuquet, où la famille Ragon élève, discrètement mais depuis longtemps, l'une des plus belles valeurs sûres de l'appellation; ajoutez-y d'Ardennes, que je "suis" depuis plus de 20 ans, et Tourteau-Chollet, du dynamique Maxime Bontoux, qui s'est donné le moyens de faire de son vin une référence. Tous accèdent au statuts particulièerement enviables de "Premiers Grands Vins Classés", aux côtés des grandes figures toujours incontournables de ces vignobles.

    À la suite, j'ai toujours un "faible" pour de nombreux propriétaires, dont je connais la passion et la volonté de bien faire, certains depuis plus de 20 ans, d'autres plus récemment. Je vous cite donc avec plaisir : Nancy de Bournazel, bien sûr, avec son M de Malle ou Cardaillan (au sommet avec son Château de Malle, à Sauternes), la famille Yung (Haut-Calens), Jean-Noël Belloc (Brondelle), qui habite tout près de chez moi, Françoise Coussié (La Blancherie), Michel Pélissié (qui va redonner ses lettres de noblesse au Château de Landiras), la famille Perromat (Mayne), ou les sympathiques Évelyne et Alain Caillez (Toulouze). Et puis, d'Arricaud, Rougemont, Piron, Saint-Agrèves, Grand-Abord ou Magneau, d'autres châteaux qui comptent, que vous retrouvez dans MILLÉSIMES.

    On se doute qu'il y en a d'autres, comme il y en a aussi qui me font sourire ou qui ne m'emballent pas. That's life !

    Ce qu'il faut savoir :

    Le terroir de Pessac-Léognan

    Le 9 Septembre 1987, un décret reconnaissait l'Appellation d'Origine Contrôlée Pessac-Léognan. L’appellation représente un quart de la superficie des Graves. Depuis 20 ans, les viticulteurs ont fait passer leur surface globale de 550 ha à 1 200 ha.
    Le terroir se compose de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires qui ont apporté une grande variété de débris caillouteux, venus parfois de très loin, notamment des Pyrénées; ces débris caillouteux multicolores, usés au point d’être polis, voire luisants après la pluie, sont plus ou moins enrobés de terre ou de limon. Les Graves de Pessac-Léognan reposent donc sur un sous-sol d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et de faluns. Elles sont témoins des cours anciens de la Garonne, mis en place depuis la fin de l’ère tertiaire puis durant le Quaternaire au fur et à mesure que passaient les époques glacaires. Ces graves, composées de graviers, galets roulés par les eaux, ont une épaisseur variant d’une vingtaine de centimètres à trois mètres et plus. La variété du cailloutis est exceptionnelle avec des quartz et quartzites ocres, blancs, rouges et roses, des jaspes, agatoïdes, silex et lydiennes... savant mélange harmonieux et chatoyant. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave redistribue progressivement la chaleur sur les grappes. Inscrits dans un relief mamelonné, les dépôts de graves forment des croupes particulièrement bien dessinées dans le paysage, bénéficiant d’une excellente exposition avec des pentes toujours assez fortes pour assurer un drainage naturel. Ce drainage est renforcé par un réseau hydrographique important de petits cours d’eau et d’affluents de la Garonne.

    Le terroir des Graves

    Vignoble de clairière, au milieu des forêts protectrices, entre Garonne et plateau landais, les Graves sont situées sur une large bande de terre de 55 km de long sur 10 de large, longeant la rive gauche de la Garonne, entre le nord de Bordeaux et le sud de Langon. Le terroir des Graves se compose principalement de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires. Celles-ci ont charrié une grande variété de graviers, de galets fluviaux ou glaciaires roulés dans les eaux, de débris caillouteux de taille et de couleurs fort différentes. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave réchauffe le raisin à la saison venue, contribuant ainsi à la parfaite maturité des grappes. Ces cailloux silicieux (Graves venant des Pyrénées ou de l’ancien lit de la Garonne) reposent en couches parfois profondes (de 50cm à 3m de profondeur) sur un sous-sol très divers : d’abord une base de calcaire, c’est-à-dire des roches à astéries, marquées par les traces anciennes de coquillages (terre idéale pour les vins rouges); puis une couche d’argile, plus ou moins imperméable, où la vigne trouve un peu d’humidité, mêlée par endroit d’alios, un sable durci par un ciment ferrugineux noirâtre (favorable aux vins blancs). Les terrasses en gravières, bien exposées, que l’on doit au fleuve, ont été entaillées par les petits affluents de la rive gauche. Ceux-ci ont sculpté le pays en croupes harmonieuses séparées par de petites vallées. Le plateau des Graves est une succession d’ondulations topographiques dont le drainage naturel est excellent pour la vigne. Les Graves sont à l’abri de la forêt des landes girondines, leur frontière naturelle à l’ouest. La forêt de pins protège le vignoble et fait écran contre les grosses intempéries. La Garonne, toujours à moins de 10 km des pieds de vigne, joue un rôle prépondérant.

  • Le millésime 2007 fait honneur aux vrais terroirs

    Brigitte Dussert : le millésime 2007 a été critiqué dès le mois de septembre, avant les vendanges, notamment à Bordeaux ? Qu’en-est-il ?

    Patrick Dussert-Gerber : c’est navrant. Je l’ai déjà écrit dans mon Blog, début Février : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la résurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… Il y a des critiques trop imbus d’eux-mêmes qui disent n’importe quoi, ils se sont découverts à cette occasion..

    D’une manière générale, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le millésime 2007 est relativement classique.
    Il faut comprendre que, ces dernières années, nous nous sommes habitués à goûter des millésimes “très chauds” dû, au réchauffement climatique peut-être, en tout cas à des millésimes particulièrement précoces. Les viticulteurs se sont habitués à récolter des raisins très mûrs, il y a même eu des millésimes très atypiques comme le 2003, voire le 2005, même si c’est un grand millésime. On a oublié que les grands vins français avaient -aussi- besoin d’une bonne acidité.

    Les vins ne doivent pas être alcoolisés, j’ai le recul de trente années d’expérience professionnelle et, que ce soit dans la Loire ou à Bordeaux, on ne faisait pas de vins ultra-concentrés, trop riches. Même à Châteauneuf du Pape, voire en Languedoc, où les vins sont charnus et colorés, ils doivent conserver et associer finesse et densité, et ne pas être uniquement des vins gorgés d’alcool, trop capiteux.

    Ce sont ces qualités qui caractérisent les vins français, par rapport aux vins américains ou espagnols qui sont des vins plus lourds par manque d’un équilibre d’acidité.

    Souvent, on oublie que ce sont les meilleurs terroirs qui donnent l’acidité. Dans un millésime plus délicat comme le 2007, on va se rendre compte que dans les territoires de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, les vins les plus réussis, les plus grands, seront les vins issus de vrais terroirs qui assimilent la différence climatique, où la vigne a eu le moins de stress hydrique, et c’est ce qui fait toute la différence.

    C’est un millésime qui fait honneur aux grands terroirs, si vous avez de vieilles vignes en coteaux, sur des croupes ou sur des plateaux avec un bon terroir filtrant, vous aviez tous les atouts pour faire un très bon 2007. Par contre, si les terres sont trop riches ou dans les bas-fonds, dans un millésime comme 2007, cela ne pardonne pas. C’est vrai dans tous les vignobles.

    Brigitte Dussert : vous voulez dire que c’est un millésime où l’on n’avait pas droit à l’erreur ?

    Patrick Dussert-Gerber : cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature, en l’accompagnant quand il le faut.

    Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.

    Des millésimes comme ce 2007 permettent de cadrer le monde du vin. Ils remettent les “pendules à l’heure”. Pas question de jouer les apprentis chimistes dans un millésime comme celui-ci, c’est le travail dans les vignes, la force des terroirs et l’assiduité des vignerons qui font le succès. C’est beaucoup trop facile de réussir un 2005. Savoir élever un vin, c’est réussir son 2007.

    D’ailleurs, les vins typés, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir.

    Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes... sont donc les “secrets” d’un beau 2007 ?

    Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.

    C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.

    Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.

    Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion... Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007... C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.

    Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.

    Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.

    Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.

    Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.

    Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.

    C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain... Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.

  • De quoi rigoler

    J'ai déjà lu des articles sur des sujets cocasses, mais celui-là atteint un beau niveau. Dans le Républicain du 20 Décembre (édition Sud-Gironde, dans lequel, pour info, j'ai cessé toute collaboration depuis 6 mois), carrément à la "une" : "Un viticulteur de Landiras fait sensation : 1.000 dollars la bouteille. Un vin d'exception sur un terroir d'exception... La Rolls du vin de garage..."

    Le plus souvent, de tels propos m'indiffèrent et, après tout, tant qu'il y aura des couillons pour payer un tel prix pour un "vin de garage", cela m'est bien égal. Par contre, je n'aime pas que l'on leurre les consommateurs sur la réalité des très grands vins de Bordeaux. Récapitulons, dans la région, il y a surtout 6 à 8 crus rouges vraiment magiques, qui possèdent un vrai terroir unique, une qualité hors normes, millésime après millésime, et atteignent des prix extravagants mais que l'on peut accepter tant ils associent le luxe à une volupté qualitative incomparable. Ces 6, ce sont Petrus, Latour, Cheval Blanc, Lafite, Margaux et Haut-Brion (la Mission Haut-Brion pouvant même être meilleur, j'hésite, et Mouton, bien sûr). Une vingtaine de grands crus racés, à des prix sages et vraiment très typés suivent (Montrose, Léoville-Barton, Bélair, Calon-Ségur, Lynch-Bages, Chevalier, Grand-Puy-Lacoste, Certan de May, Magdelaine, Smith-Haut-Lafitte, Trotanoy...), puis une vingtaine d'autres remarquables et abordables (Desmirail, Pontet-Canet, Carbonnieux, Brane-Cantenac, Canon, Rauzan-Gassies, Cantenac ...), enfin tous les autres bénéficiant d'un formidable rapport qualité-prix-plaisir que vous trouvez régulièrement dans mon Guide ou dans Millésimes. Les vins de "garage", comme ceux qui sont surbarriqués ou dévolus à plaire à Parker, c'est du pipeau, à côté. Cela fait du bien de resituer les choses, non ?

    Je reviens à l'article sur Liber Pater. Le coin, le "terroir d'exception", je le connais, c'est à côté de chez moi. On y fait des Graves sympathiques comme celui du Château d'Arricaud ou du Château Saint-Agrèves pour moins de 10 €. Je cite encore : "ce serait (on emploie quand même le conditionnel, au cas où..., note perso) un terroir identique, par résurgence, à celui de Malartic-Lagravière, en Pessac-Léognan". Bon : si la famille Bonnie (propriétaire de Malartic) tombe sur cet article, ils vont autant rire que moi, et ils auront bien raison, Malartic étant l'une des plus belles croupes de Graves de tout Pessac-Léognan. Si le coin de Landiras en était pourvu, nul doute qu'on le saurait depuis belle lurette. Ce n'est parce que l'on a des cailloux similaires sur le sol que les couches de sous-sol de Malartic sous plusieurs mètres (îlots graveleux datant du quaternaire notamment), sont les mêmes. Faut donc pas faire d'amalgames ou tout confondre.

    Ensuite, on a droit à un blabla, je cite toujours : "le terroir ne suffit pas (on veut bien le croire, en l'espèce, toujours note perso), il y faut aussi des principes : l'agrobiologie guide la réflexion, ici". Autrement dit, ici, on sait faire !!! Le blabla se poursuit avec une belle citation du producteur himself : "du bio vraiment bio, du vrai vin naturel". Merci pour les producteurs bio, et pour les autres (je rappelle que le "bio", dans le domaine du vin, n'est pas forcément un plus qualitatif), et qu'un "vrai vin naturel", littéralement, cela s'appelle du vinaigre...

    Suite du blabla, comme si c'était ici, et seulement ici, que l'on savait faire du vin : "tout est foulé... la gravité est utilisée...". Rien de plus banal puisque c'est ce que font des centaines de producteurs de grands vins, depuis des lustres.

    Le pompon, c'est cette phrase : "on fait là aussi dans le génie : Gérard Puvis, vedette internationale côté (manque le "e" dans l'article) habille les bouteilles...". Euh, Gérard Puvis, connais pas (c'est drôle, il me semble que je maîtrise assez bien l'art contemporain, pourtant). C'est lui. Si j'ai bien compris, ce grand artiste serait du même acabit que les Masson (en 1957), Salvator Dali (en 1958), Villon, Mathieu, Moore, Tanning, Miro, Poliakoff, Soulages, Saint-Phalle, Hartung, Bacon, Tapies..., qui signent les étiquettes de Mouton, et l'idée de faire signer une étiquette par un artiste serait "nouvelle", puisque reprenant ce que Mouton fait depuis 50 ans...

    Donc, le tout, ce "tryptique environnement-vin-art" (je cite encore, c'est tellement beau), vaudrait 1.000 $ l'unité.

    Précision : je n'ai rien contre ce producteur (il est cité dans mon Guide 2008 pour son blanc), je n'ai rien non plus contre le marketing, mais je n'ai surtout rien contre une franche rigolade, et là, c'est gagné !

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu