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Consommation

  • Le Palmarès des hommes et des femmes talentueux du Guide 2010

    GUIDE DUSSERT GERBER 2005 EXELe vin, c’est bien, mais celui qui l’élève, c’est tout aussi bien. Pour moi, en effet, depuis 30 ans, la typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours, aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”, cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)... s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps, en 1980...

    On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela) si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela se “sent”.

     

    Éthique, élégance, humilité

    sont la signature commune des vrais vignerons

    - Il n’y a pas de vin sans éthique. Cela consiste à ne pas se fourvoyer dans des opérations marketing extravagantes, ne pas se laisser prendre à la mode, qui, par définition, ne fait que passer (vite). Et c’est surtout respecter les consommateurs, ceux qui vous font vivre, sans les abreuver de prix surestimés ou de produits “sans âme, ni vertu”. L’éthique, c’est croire en soi, avoir la foi, des valeurs, c’est la fidélité.
    - On ne peut pas faire un bon vin sans élégance. Elle est innée, inutile de vouloir se l’approprier. Je parle, bien sûr, de celle de l’âme. L’arrogance, la frime, sont des critères qui comptent pour décrypter les uns et les autres, dans toute les régions, du plus grand vin au plus modeste.
    - Un vrai vin est signé par l’humilité. Et être humble, ce n’est pas de la fausse modestie. On peut être fier, conquérant, et avoir les pieds sur terre, c’est-à-dire ne pas se prendre pour le messie. Et des prophètes ou des gourous, on en voit pas mal dans notre milieu.

    En trente ans, j’ai eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies, à la trahison comme au respect. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et poursuis ma ligne de conduite, en défendant les hommes et les femmes passionnés et passionnants. Ma force, c’est de ne pas être blasé, d’être objectif et subjectif (c’est la nature humaine), et d’avoir de la mémoire.

    J’ai lancé mon premier magazine à 22 ans, bien avant que le vin devienne à la mode, édité le 1er Guide sur les vins (il s’appelait le Guide Secret des Vins, avant celui d’Albin Michel), et -déjà- suis tombé sous le charme de ces hommes et de ces femmes (pas de tous) qui élèvent les plus grands vins du monde, les nôtres, dans une gamme incroyable, car on se fait plaisir, grâce à beaucoup d’entre eux, avec des vins dont le rapport qualité-prix-typicité est particulièrement exceptionnel. Aucun autre pays ne peut en dire autant, et le talent de nos vignerons et vigneronnes est particulièrement irremplaçable. Bien sûr, il y a des producteurs imbus d’eux-mêmes, snobs, d’autres qui sont restés des paysans “parvenus”, d’autres encore qui, grâce à des moyens de communication financière, tentent d’imposer une belle image, etc... De ceux-là, on s’en moque !

    C’est donc tout naturellement que j’ai décidé, en-dehors de mes Classements habituels qui distinguent la qualité des vins, de récompenser -aussi- le vigneron (ou ses enfants), sa fidélité, sa passion, son enthousiasme, sa joie de vivre, sa simplicité, au travers de ce “Top Vins” exceptionnel.

    Tous les propriétaires du Guide n’y sont pas, bien sûr, et chaque année, ce Palmarès évoluera, d’autres entreront, quelques-uns sortiront, certains changeront de “Prix”, ou de hiérarchie... mais les places sont rares.

    Ces hommes et ces femmes savent ce qu’ils ont à faire, se passent d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent pas leur temps à frimer ou en jonglant avec leurs tarifs... Respectant les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme vous. Et c’est tout ce qui compte ! Ils seront donc particulièrement mis en avant dans le prochain MILLESIMES 2010 Spécial "LES VIGNERONS ONT DU TALENT".

    Les Prix d’Honneur
    Je les connais depuis quelque 20 à 30 ans (eux et/ou ceux qui les ont précédé, en ce qui concerne les marques et certains crus), certains ont été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement. Pour preuves, des milliers d’autres, à raison de 300 à 400 par an, ont été éliminés... Eux, associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes... tout ce que l’on aime. Pas mal sont des amis.

    Les Prix d’Excellence
    D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis très longtemps. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, 3 ou 4 ans,  et ils atteindront le Prix d’Honneur.

    Les Satisfecits
    Les grandes satisfactions, ceux qui se distinguent depuis une dizaine d’années et dont le talent est confirmé. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence.

    Les Lauréats
    Les coups de cœurs de l’année (ou des dernières années). Ils élèvent des vins typés, qui atteignent bien souvent le haut de leurs Classements respectifs. Du solide, qui peuvent également “monter” en Satisfecits.

    Les Espoirs
    Les coups de pouce, ceux qui méritent d’être soutenus, qui sont depuis peu dans le Guide. Ne pas confondre avec les nouveaux sélectionnés de l’année, qui doivent faire leurs preuves.

    Le Top est © Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite sauf pour les producteurs qui y sont retenus.

     

    ALSACE

    Prix d’Honneur
    Claude Berger
    Pierre Frick
    Rémy Gresser
    Robert Muhlberger
    Charles Schléret

    Prix d’Excellence
    Paul Dussourt
    Bernard Haegi
    Armand Gilg
    Louis Hauller
    Georges Klein
    Pierre Thomann
    Famille Schaeffer-Woerly
    Dominique Soller (Cave Hunawhir)

    Satisfecits
    Philippe Blanck
    Famille Engel
    Famille Frey
    Famille Zoeller

    Lauréats
    Henri Brecht
    Pierre Reinhart
    Gérard Metz
    Aline et René Simon

    BEAUJOLAIS

    Prix d’Honneur
    Gérard Brisson
    Famille Champagnon
    Émile Chavagnat-Laneyrie
    Michel Chignard
    Pierre David
    Georges et Franck Dubœuf
    Pascal Dufaitre (Pizay)
    Louis Durieu de Lacarelle
    René Martin
    Famille Méziat (Combe aux Loups)
    Jean-Pierre Mortet
    Michel Siffert
    Michel Tête

    Prix d’Excellence
    Jean-Jacques Baronnat
    Famille Donzel
    Sylvie Dufaitre (Crêt Garanches)
    Jean-Pierre Large (Cheysson)
    Alain Michaud

     

    Satisfecits
    Thierry Doat (Boisfranc)
    Gilbert Jomain (Puits de Besson)
    Famille Rollet (Granit Doré)
    Famille Rozier (Chatelard)
    Thierry Sothier (Sain-Bel)

    Lauréats
    Famille David-Beaupère
    Alain Dardanelli (Bel Avenir)
    Famille Duc
    Jean-Paul Guignier

    BORDEAUX

    Prix d’Honneur
    Famille Appollot (Clos Trimoulet)
    Odette Barreau (Certan de May)
    Anthony Barton (Léoville-Barton)
    Olivier Bernard (Chevalier)
    Jean-Michel Bertrand (Béchereau)
    Catherine Blasco (Hanteillan)
    Famille Bon (Lugagnac)
    Jean Boireau (Grands Jays)
    Lionel Bord (Clos Jean)
    François-Xavier Borie (Grand-Puy-Lacoste)
    Nancy de Bournazel (Malle)
    Jean-Baptiste Brunot (Piganeau)
    Jacques Bussier (Mazéris-Bellevue)
    Colette Bonny (Sigognac)
    Bernard Bouche (Mauves)
    Henri Cadillac (Taffard de Blaignan)
    Philippe Castéja (Trottevieille)
    Roland Charbonnier (Clos du Notaire)
    Frédéric Le Clerc (La Tour de By)
    Françoise Coussié-Giraud (Blancherie)
    Jean Crampes (Gayon)
    Famille Darnajou (Moines)
    Philippe Darricarrère (Mendoce)
    Jean-Bernard Delmas (Montrose, ex Haut-Brion)
    Bernard Delol (Jura-Plaisance)
    Jean-Françis Daney (Arche-Pugneau)
    Guy Despujols (Lamothe)
    Famille Dourthe (Maucaillou)
    Famille Dubost (Fleur du Roy)
    François Dubrey (Ardennes)
    Marc Ducau (Loupiac-Gaudiet)
    Norbert Égreteau (Clos Pélerin)
    Famille Estager (La Cabanne)
    Anne-Marie Facchetti-Ricard (Saint-Amand)
    Louis Filippi (Boutillon)
    Michel Garat (Bastor-Lamontagne)
    Jean-Marie Garde (Clos René)
    Denise Gasqueton (Calon-Ségur)
    Famille Gasparoux (Ferrand)
    André Giraud (Le Caillou)
    Jean-Pierre Gorphe (Moulin Vieux)
    Pierre-Gilles Gromand (Lamarque)
    Claude Guinjard (Roquebrune)
    Famille Jabiol (Cadet-Piola)
    Jean-François Janoueix (Croix-Toulifaut)
    Louis-Gabriel de Jerphanion (Moncets)
    Famille Kressmann (La Tour-Martillac)
    Famille Lamothe (Haut-Bergeron)
    Bernard Laydis (Roc de Calon)
    Famille Lévêque (Chantegrive)
    Famille Liotard (Grand-Monteil)
    Bernard Mallet (Haut-Maco)
    Jean-François Mau (Brown)
    Christian Moueix (Magdelaine)
    Jean-François Moueix (Petrus)
    Famille Musset (Saint-Pey)
    Patrice Pagès (Fourcas-Dupré)
    Famille Ouzoulias
    Martine Palau (Laroche)
    Famille Perrin (Carbonnieux)
    Pascale Peyronie (Fonbadet)
    Famille Quié (Rauzan-Gassies)
    Paul Ragon (Le Tuquet)
    Christiane Renon (La Galiane)
    Philippe Robert (Tour du Roc)
    Nicole Roskam (Cantenac)
    Jean-Michel Robin (Les Heaumes)
    Bruno Sainson (Laroque)
    Max Silvestrini (Chéreau)
    Famille Verdier (Brethous)
    Famille de Vaucelles (Filhot)
    Famille Vayron (Bourgneuf-Vayron)

    Prix d’Excellence
    Odile Audier (Grâce Dieu Les Menuts)
    Famille Avril (Pascaud)
    Philippe Baly (Coutet)
    Nicolas Bailly (Clos Labarde)
    Jean-Noël Belloc (Brondelle)
    Famille Bernard (Lestage-Darquier)
    Famille Beyney (Clos de Sarpe)
    Marie-Christine Bondon (Pontac-Lynch)
    Famille Bonhomme (Brouard)
    Jean-Marie Bouldy (Bellegrave)
    Philippe Boufflerd (Muret)
    Lucette Bielle (Viaud)
    Famille Boissonneau (Vieille Tour)
    Jean Bouquier (Grandmaison)
    Jacques Capdemourlin (Balestard)
    Patrick Carteyron (Penin)
    Daniel Cathiard (Smith-Haut-Lafitte)
    Georges Dadda (Panigon)
    Famille Dubois (Orisse du Casse)
    Jean-Pierre Dubreuil (La Grenière)
    Famille Dumeynieu (Roumagnac La Maréchale)
    Henri-Louis Fagard (Cornemps)
    Roger Fernandez (Gabachot)
    Yvonne Foucard (Chêne-Vieux)
    Marie-Cécile Fougère (Crain)
    Dominique Fouin (Fontesteau)
    Véronique Gaboriaud (Matras)
    Frédéric Garde (Marchesseau)
    Richard Grandeau (Lauduc)
    Jacques Goudineau (Tour Saint-Pierre)
    Philippe Genevey (La Marzelle)
    Frédéric Garde (Marchesseau)
    Famille Grégoire (Troquart)
    Famille Le Grix de la Salle (Grand-Verdus)
    Famille Labarthe (D’Arricaud)
    Jean-Michel Lapalu
    Famille Larrieu (Mailles)
    Jean-Bernard Lleu (Roquegrave)
    Famille Lignac (Guadet)
    Denis Lurton (Desmirail)
    Famille Marin (Canon-Chaigneau)
    Famille Marque-Albert (Puyfromage)
    François Masson-Regnault (Pic)
    Famille Maulun (La Chataigneraie)
    Dominique Maurèze (Grande-Barde)
    Famille Médeville (Fayau)
    Famille Le Menn (Haut-Saint-Clair)
    Famille Méric (Bel-Air)
    Jean de Monteil (Haut-Rocher)
    Famille Pedro (Le Meynieu)
    Florence Pineaud (Lardière)
    Michel Pion (Anniche)
    Xavier Piton (Belles-Graves)
    Famille Rabiller (La Peyre)
    Serge Ravat (Chapelle-Lariveau)
    Famille Renouil (Brousteras)
    Famille Riffaud (Souley-Sainte-Croix)
    Gérard Teisseire (Rousset)
    Philippe Tribaudeau (Mauvinon)
    André Vincent (Grand Bos)
    Bruno Vonderheyden (Malleret)
    Famille Warion (Rose-Pourret)
    Bernard Yaunet (Le Bosquet)
    Famille Yung (Haut-Calens)

    Satisfecits
    Famille Ardurats (Magneau)
    Famille Arnaud (Pomys)
    Antoine Arrivet (Génisson)
    Guy Bailly (Le Bourdieu)
    Christian Barrère (Enclos Miqueu)
    Pierre Bonastre (Hennebelle)
    Maxime Bontoux (Tourteau-Chollet)
    Famille Briolais (Haut-Mousseau)
    Alain Cailley (Toulouze)
    Famille Cazenave (Bois de Roc)
    Famille Choquet (Lagrange Les Tours)
    Denis Corre-Macquin (Macquin)
    Bernadette Cottavoz (Grissac)
    Famille de Courcel (Saint-Ahon)
    Famille Curly (Parenchère)
    Famille Demonchaux (Pierrail)
    François Despagne (Grand-Corbin-Despagne)
    Famille Despujol (Prieuré-Marquet)
    Éric Duffau (Belle Garde)
    Alain Dumon (Dumon-Bourseau)
    Heather Van Ekris (Mille-Anges)
    Famille de Fontenay (Castegens)
    Jean-Paul Garde (Grand Ormeau)
    Vincent Le Grelle (Tuillerie des Combes)
    Pierre Ginelli (Siron)
    James Grégoire (La Rivière)
    Famille Lallement (Thuron)
    Famille Lescoutra-Miquau (Fourcas-Dumont)
    Denis Levraud (Tour de Collin)
    Famille Leydet (Valois)
    Jean Magne (Luchey-Halde)
    Luc Monlun (Chalet de Germignan)
    Alain Moueix (Mazères)
    Michel Pélissié (Maison Noble)
    Famille Perromat (Cérons)
    Famille Ponsar-Mahieu (Tour-Marcillanet)
    Famille Richert-Boutet (Vieux-Pourret)
    Philippe Rivière (Clos des Menuts)
    Jean-Loup Robin (Gontet-Robin)
    Jean-Claude Rocher (Vieux Château des Rochers)
    Famille Sendrey (Haut-Claverie)
    Pascal Sirat (Panchille)
    Jean-Luc Soubie (Lisennes)
    Maurice Velge (Clauzet)

    Lauréats
    Éric Barrat (Pont Les Moines)
    Bernard Bessède (Vaisinerie)
    Famille Bideau (Petit Boyer)
    Famille Billon (La Garelle)
    Philippe Bourcier (Haut-Bourcier)
    Famille Bouscasse (Cantinot)
    Famille Boyreau (Piron)
    Famille Cardoso (Haut-Beynat)
    Régis Chevalier (Haut-Cruzeau)
    Famille Conte (Plantier Rose)
    Sylvie Courreau-Fompérier (Guillemin La Gaffelière)
    Famille Delpech (Gadras)
    Françoise Descamps (Vieux Montagne)
    Jean Dufour (Simon)
    Éric Dupuy (Gros Caillou)
    Famille Fourcaud-Laussac (Laplagnotte-Bellevue)
    Famille Galineau (Bellevue-Favereau)
    Famille Gallier (Reynats)
    Famille Gautey (Masson)
    Nicole Godeau (Peyfaures)
    Famille Hebrard (Graves de la Laurence)
    Famille Jean (Beauvillage)
    Famille Julien (Fleur Morange)
    Gaëtan Lagneau (Petit Bocq)
    Famille Landry (Saint-Agrèves)
    Famille Loubry (Valguy)
    Catheine Leymarie (Puy-Razac)
    Didier Meneuvrier (Croix-Davids)
    Moïse Ohana (Seguin)
    Famille Plantade (Haut-Plantade)
    Serge Playa (Esteau)
    Odette Pommier (Darius)
    Famille Pontallier (Laubertrie)
    Henri Ponz (Berthenon)
    Claude Pourreau (Les Moines)
    Max de Pourtalès (Doyac)
    Famille Prince (Clos des Prince)
    Corinne Reulet (La Tour Blanche)
    Guy Richard (Cadet-Bon)
    Alain Roses (Haut-Bellevue)
    Famille Rouvière (Bernardon)
    Dominique Turtaut (Rougemont)

    Espoirs
    José Bueno (Argilus du Roi)
    Famille Brimaud (Bergère-Brimaud)
    Famille Dufourg-Landry (Graviers)
    Noëlle Galland (Brague)
    Florian Gaury (Lavallade)
    Thomas Guibert (Ferrand)
    Jean-Bernard Lleu (Granges d’Or)
    Famille Lopez (L’Hermitage)
    Paul-Henry Nerbusson (Lagarde)
    Pascal Pobeda (Farguet)

    BOURGOGNE

    Prix d’Honneur
    Guillaume d’Angerville
    Pierre Amiot
    Michel Ampeau
    Charles Audoin
    Denis Blondeau-Danne
    Jacques Carillon
    Michel Chevillon
    Bernard Dubreuil-Fontaine
    Famille Doudet-Naudin
    Frédéric Esmonin
    Stephen Gélin
    François Lamarche
    Michel Laroche
    Famille Mussy
    Jean-Marie Naulin
    Famille de Nicolay (Chandon Briailles)
    Famille Pinson
    Dominique Prieur-Brunet
    Michel Prunier
    Marie-Ange Robin
    Jean de Surel (Rebourseau)
    Gérard Tremblay
    Patrick Virely-Rougeot
    Gérard Vitteaut

    Prix d’Excellence
    Michel Bardet (Albert Grivault)
    Philippe Billard-Gonnet
    Paul-Henry Borie (Bruyère)
    Thierry Brouin (Clos Lambrays)
    Bernard Chapelle (Clos Bellefond)
    Daniel Dampt
    Jean-Pierre Diconne
    Hervé Félix
    Alain Geoffroy
    François Gerbet
    Dominique Guyon (Antonin Guyon)
    Famille Jaffelin
    Famille Jomain
    Famille Joliot
    Famille Laleure-Piot
    Jean-Yves Larochette (Pérelles)
    Philippe Leclerc
    Roger Luquet
    Éric Marey (Pierre Marey)
    Famille Michaut (Poulette)
    Sylvain Mosnier
    Jean-Paul Paquet
    Famille Parize

    Satisfecits
    Famille Berthaut
    Étienne Boileau (Chardonnay)
    Marc Brocot
    Laurent Camus (Cave Connaisseur)
    Famille Capron-Charcousset
    Famille Coquard-Loison-Fleurot
    Philippe Delagrange
    Gérard Doreau
    Jean-Marc Dufouleur (Monts-Luisants)
    Jean-Jacques Girard
    Jean-François Glantenet
    Jean-Pierre Guillemot
    Olivier Heimbourger
    Bastien Margaret (Henri Richard)
    Alain Patriarche
    Philippe Protheau
    Famille Thomas (Clavelier)
    Famille Vallet (Pierre Bourée)
    Thierry Violot-Guillemard

    Lauréats
    Famille Bachelet
    René Cacheux
    Famille Duroché
    Jean-Christophe Grandmougin
    Stéphane Magnien
    Marc Rougeot

    Espoirs
    François Bertheau

    CHAMPAGNE

    Prix d’Honneur
    Paul Bara
    Famille de Billy (Pol-Roger)
    Jacques Busin
    Famille Cointreau (Gosset)
    André Delaunois
    Famille Ellner
    René Geoffroy
    Famille Gimonnet (Pierre Gimonnet)
    Famille Gonet (Gonet-Sulcova)
    Claude Hamm
    Rémy Krug
    Guy Larmandier
    Pascal Leclerc-Briant
    Famille Legras-Haas
    Famille Lhopital (De Telmont)
    Thierry Lombard
    Pierre Mignon
    François Peters
    Jean-Claude Rouzaud (Roederer)
    René Rutat
    Famille Taittinger

    Prix d’Excellence
    Anne-Charlotte Amory (Charles Heidsieck)
    Claude Baron (Baron-Albert)
    Luc Busin
    Famille Cadel (Guy Cadel)
    Jean-Marc et Céline Charpentier
    Famille Chiquet (Gaston Chiquet)
    Philippe Cheurlin (De Lozey)
    Éric Coulon
    Michel Drappier
    Harard Fringhian (Château Boursault)
    Marie Gillet (Devaux)
    Stéphane Jacquet (Clérambault)
    Michel Labbé
    Daniel Laurent-Gabriel
    Famille Margaine
    Bruno Mignon (Charles Mignon)
    Famille Morize
    Charles Philipponnat
    Famille Royer
    Érick de Sousa
    Alain Thiénot
    Maurice Vesselle

    Satisfecits
    Famille Arnould (Ralle)
    Audoin de Dampierre
    Pascal Bardoux
    Ignace Baron (Baron-Fuenté)
    Jean-Louis Bonnaire
    Patrick Boivin (Vincent Astrée)
    Franck Bonville
    Famille Bourdaire-Gallois
    Lionel Chardonnet
    Famille Coutier
    Paul Dangin
    Philippe Dumont
    Thierry Fluteau
    Michel Genet
    Christian Jojot (Marquis Pomereuil)
    Pierre-Éric Jolly
    Philippe Gimonnet-Gonet
    Pierre Gobillard
    Famille Gruet
    Nathalie Michel (Wirth-Michel)
    Jean-Michel Pelletier
    Benoist Perseval-Farge
    Daniel Prin
    Delphine Prévoteau-Perrier
    Bertrand Robinet (Michel Lenique)
    Arnaud Vautrain-Paulet
    Xavier Thévenet (Thévenet-Delouvin)
    Famille Vollereaux

    Lauréats
    Rémi Ariston (Aspasie)
    Patrick Arnould (Michel Arnould)
    Hugues Bourgeois
    Famille Bourgeois-Boulonnais
    Christian Bourmault
    Famille Boutillez-Vignon
    Alain Brixon
    Daniel Caillez
    Jean-Yves de Carlini
    Luc Dérouillat
    Jocelyne Dravigny (De Castelnau)
    Famille Faniel-Filaine
    Famille Fenouil-Pointillart
    Marie-Paule Gatinois
    Famille Gaudinat-Boivin
    Famille Goussard-Dauphin
    Sylvie Lancelot (Lancelot-Royer)
    Famille Lassalle-Hanin
    Famille Massin
    Jean Michel
    Olivier Piazza (Beaumont des Crayères)
    Famille Robert-Allait
    Pascal Simart-Moreau
    Famille Vergnon

    Espoirs
    Denis Bonnet-Gilmert
    Éric Bunel
    Famille Bouché
    Frédéric Maletrez
    Benoît Paillard

    JURA-SAVOIE

    Prix d’Honneur
    Jean Macle
    Jean Perrier

    Lauréat
    Michaël Grosjean (Lucey)
    Famille Mollex
    Famille Vullien

    LANGUEDOC-ROUSSILLON

    Prix d’Honneur
    Famille Antech
    Famille Augustin (Fabas)
    Famille Gualco (Étang des Colombes)
    Aimé Guibert (Daumas-Gassac)
    Famille Laboucarié (Fontsainte)
    Pierre Martinolle
    Laurence Rigal (Grand-Caumont)
    Famille de Thélin (Blomac)

    Prix d’Excellence
    Marie-Geneviève Boudal (Peyregrandes)
    Jean-Noël Bousquet (Grand Moulin)
    Famille Chamayrac (Mire-L’Étang)
    Famille Chichet
    Pierre Escudié (Nidolères)
    Famille Gaujal (Pinet)
    Raymond Miquel (Barroubio)
    Marc Remaury (Pech André)

    Satisfecits
    Jérôme Bertrand-Bergé
    Famille Birot (Saint-Martin-des-Champs)
    Famille Bonfils (Vaugelas)
    Famille Guy (Malautié)
    Hervé Levano (Casa Blanca)
    Famille Mégé (Reynardière)
    Famille Palu (Mas du Novi)
    José Pujol (Mas Rous)
    Famille Quincarlet (Familongue)

    Lauréats
    Famille Bourgne (Madura)
    Véronique Cuculière (Mingraut)
    Famille Hebraud (Villemagne)
    Gilles Nouaille (Riousses)
    Famille Pacaud-Chaptal (Croix Chaptal)
    Famille Pagès (Clotte-Fontane)
    Famille Serris (Pique Perloup)
    Famille Vogel-Hürlimann (Bourdic)

    Espoirs
    Roger Bertrand (Longueroche)
    Famille Rambier (Haut-Lirou)

    PROVENCE-CORSE

    Prix d’Honneur
    Michel Bronzo (Bastide Blanche)
    Famille Bunan
    Jean-Louis Charmolüe (Romanin, ex Montrose)
    Georges Delille (Terrebrune)
    Jean-Luc Dumoutier (Olivette)
    Mireille Ferrari (Malherbe)
    Claude Jouve-Ferec (Lafran-Veyrolles)
    Guy Tyrel de Poix (Peraldi)

    Prix d’Excellence
    Gérard Biancone (Rasque)
    Alain Combard (Saint-André Figuières)
    Jean-Louis Monzat (Cabran)
    Michel Raoust (Maestracci)
    José Salinas (Sauveuse)
    Famille De Wulf (Jas d’Esclans)

    Satisfecits
    Gérald Lattugoni (Celliers Ramatuelle)
    Baronne de Montrémy (Fontlade)
    James de Roany (Beaulieu)
    Famille Sumeire
    Famille de Victor (Sanglière)

    Lauréats
    Laurent Bologna (Tournels)
    Famille Di Placido (Loou)
    Jean-Louis Masurel (Trians)
    Sophie Moquet (Crémade)

    Espoirs
    Magali Laget (Rouillère)
    Éléonore de Sabran-Pontevès (Lansac)

    PÉRIGORD-SUD-OUEST

    Prix d’Honneur
    Philippe Bernède (Coutale)
    Denis Capmartin (Barréjat)
    Famille Chigé (Cru Lamouroux)
    Françoise Dartigalongue
    Famille Loisy (Péroudier)
    Jean-Pierre Martrenchard (Le Mayne)
    Jacques Mournaud (La Plante)

    Prix d’Excellence
    Annie Caussé (Bouscaillous)
    Pierre Philippe (Vignerons de Buzet)
    Germain Lescombes (Paillas)
    Jean-Pierre Raynal (Souleillou)
    Famille Ressès (Caminade)

    Satisfecits
    Famille Borderie (Bourguet)
    Famille Couture (Eugénie)
    Famille de Faramond (Lastours)
    Agnès Gervais (Pialentou)
    M. Grelaud (Cave Marmandais)
    Jacques Maumus (Cru Paradis)
    Mogens Olessen (Lécusse)
    Famille Pieron (Bovila)
    Jean Sentilles (Pichard)
    Éric Swenden (Gautoul)
    Claude Vidal-Hurmic (Borderie)

    Lauréats
    Famille Delpech (Lavaur)
    Maradenne Guitard (Nozières)
    Famille Jegerlehner (Ménard)
    Éric Lépine (Rhodes)
    Luc Luyckx (Famaey)

    Espoirs
    Jean Labroue (Roches)
    Philippe Lejeune (Chambert)
    Antonin Nicollier (Pouyardin)
    Marc Penavayre (Plaisance)

    VAL DE LOIRE

    Prix d’Honneur
    Jacques Beaujeau (Varière)
    Paul Buisse
    Jean-Pierre Chéné (Ambinos)
    Robert Chéreau
    Pierre Couly
    Famille de Colbert (Brézé)
    Jean Dabin
    André Dezat
    Jean-Marie Dozon
    Pascal Gitton
    Jean-Marie Leblois
    Famille Malbète
    Famille Mardon
    Henry Marionnet
    Patrice Monmousseau (Bouvet)
    Michel Morilleau
    Henry Natter
    Famille Pabiot
    Édouard Pisani-Ferry
    Marie-Pierre Raffault
    Thierry Redde
    Jean-Jacques Teiller

    Prix d’Excellence
    Nicolas Brock (Sarry)
    Famille Champeau
    Patrick Coulbois
    Bruno Denis (Renaudie)
    Laurent Dézé (Petite Chapelle)
    Famille Dumange (Clos de L’Épinay)
    Famille Duveau (Guilloterie)
    Michel Fardeau
    Lionel Gauthier-Lhomme (Viking)
    Alain Gourdon (Beauregard)
    Famille Jamet (Vigneau)
    Famille Laroche (Roche aux Moines)
    Jean-Christophe Mandard
    Famille Petiteau (Tourlaudière)
    Famille Ratron (Clos Cordeliers)
    Jean-Max Roger
    Famille Sourdais (Bouchardière)
    Marc Vincent (Paleine)

    Satisfecits
    Thierry Almirault (Clos des Quarterons)
    Jean-Paul Balland
    Francis Blanchet
    Jean-Charles Borgnat (Commanderie)
    Famille Charbonnier
    Famille Chevreau
    Famille Davault (Chaise)
    Christophe Denoël (Caves Pouilly)
    Famille Filliatreau
    Famille Gilbon (Beaurepaire)
    Famille Gouron
    René Lamothe (Trottières)
    Famille Landrat-Guyollot
    Famille Rézé (Jarnoterie)
    Famille Mourat (Marie du Fou)
    Philippe Pichard (Chapelle)
    Famille Pitault-Landry (Les Pins)
    Famille Poiron (Poiron-Dabin)
    Marc Rideau (Amandiers)
    Michel Thomas
    Famille de Saint-Venant (Valmer)

    Lauréats
    Famille Aubert
    Famille Barillot
    Famille Bonnard (Congy)
    Pierre Picot (Chaillot)
    Anne-Cécile Roy

    Espoirs
    Catherine Nolot (Rochettes)
    Yves Provost

    VALLÉE DU RHÔNE

    Prix d’Honneur
    Jean Abeille (Mont-Redon)
    Jean-Jacques Dost (Cave Rasteau)
    Louis Drevon
    Christian Gély (Champ-Long)
    Jean-Pierre Margan (Canorgue)
    Famille de Menthon (Redortier)
    Jérôme Quiot (Vieux-Lazaret)
    Baron Le Roy (Fortia)
    Théo Théodosiou (Cave Visan)

    Prix d’Excellence
    Famille Alary
    Famille Brun (Juliette Avril)
    Famille Chamfort (Verquière)
    Famille Mathieu
    Françoise Simon (Moulin Pourpré)

    Satisfecits
    Daniel Archambault (Croix Blanche)
    Bernard Callet (Coudoulis)
    Famille Mendez (Beauvalcinte)
    Famille Monteillet (Montine)
    Famille Valayer (Deurre)
    Denis Vinson (Moulin)

    Lauréats
    Famille Besnardeau (Grands Bois)
    Denis Grangeon (Parandou)

    Espoirs
    Famille Nicolet (Chante-Perdrix)

  • La vérité sur les vins de Graves et Pessac-Léognan

    36.jpgJ'habite à quelques kilomètres de ces appellations, et je crois les connaître comme le creux de ma main. Depuis trente ans, j'ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des "figures" exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d'aviation, à La Réole), Antony Perrin (Carbonnieux, "pied-noir" comme moi, ce qui nous a toujours rapproché), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière),  Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, aujourd'hui à Montrose, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)..., constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

    Bref, c'est peut-être la région où je connais le plus la moindre parcelle, de la meilleure à l'inadmissible... Je peux donc en parler.

    Pessac-Léognan

    C’est certain, c’est le vignoble qui a le plus progressé, par étapes, même si quelques-uns ont eu parfois la main leste pour planter dans des coins peu concainquants). Auparavant, il n’y avait, en effet, que quelques grands crus dont on parlait : Chevalier, que le cher Olivier Bernard a su, avec toute sa passion, faire encore plus progresser (le blanc est extraordinaire, le meilleur de toute la région),  la Mission..., d'autres m'ont déçu : Haut-Bailly, où l'on se rend bien compte que Jean Sanders lui donnait toute son âme, Fieuzal (qui n'est plus le même depuis le départ de Gérard Gribelin, etc...

    Beaucoup -pas tous- de propriétaires-investisseurs à Pessac-Léognan ont eu l’intelligence d’associer la modernité (des vins plus ronds, etc) à la tradition, en laissant toute la spécificité de leurs terroirs s’exprimer. Smith-Haut-Lafitte en est le plus beau fer de lance, tant les Cathiard ont su imposer leur vin et s'implanter d'une manière particulièrement intelligente dans la région, notamment au travers de leurs restaurants, dont les "Sources de Caudalies", où l'on est bien content désormais d'aller déjeûner (extra, leur "Table du Lavoir") ou dîner, voire de se détendre dans leur spa. Là, encore et toujours, il faut pouvoir déboucher des millésimes relativement anciens pour comprendre la force du terroir, que l'on ne peut juger sur un millésime trop jeune. Malartic, suit, avec un blanc particulièrement époustouflant.

    Bien sûr, ces grands vins ne sont pas donnés, mais ils ont aussi une gamme de prix cohérente qui correspond au marché, par rapport aux autres vins de France, et aux vins étrangers. Je fais régulièrement des verticales de Carbonnieux ou de La Tour-Martillac, qui sont, à mon sens, les plus beaux exemples, de très grandes valeurs sûres bordelaises, depuis des années, à des prix fort sages, et une telle régularité qualitative cela mérite un coup de chapeau.

    Mon Classement 2009 a révolutionné les stéréotypes en faisant accéder au sommet plusieurs crus de Pessac-Léognan pour leur rapport qualité-prix-plaisir incontournable et pour récompenser les efforts des hommes de ces crus. À leurs côtés, j'ai très bien noté, suivant leur évolution qualitative depuis plusieurs années, trois autres vins qui méritent les honneurs : Luchey-Halde , un vin qui ne m'a jamais déçu (ce n'est pas si courant); Seguin, où l'équipe en place confirme yout le potentiel de ce cru, dont le second vin, à lui seul, mérite une commande;  Brown (le blanc est superbe), où Jean-Christophe Mau donne largement satisfaction à son père, mon autre ami Jean-François, en s'attachant à élever des vins riches en bouquet comme en matière. On peut aussi retenir : Mirebeau, Haut-Plantade ou Haut-Lagrange (confer Article).

    Et puis, ce n’est pas si facile de réussir à la fois du blanc et du rouge, et les propriétaires que nous soutenons ont aussi le mérite de réussir cela. Les vins blancs de Pessac sont tout à fait remarquables et rentrent dans la “cour” des grands vins blancs du monde et les rouges sont parvenus à un haut niveau qualitatif et cela dans toute la gamme.

    Évidemment, d’autres ont exagéré, accumulant les “prouesses” œnologiques, faisant des vins insipides, marqués par des senteurs tropicales (sic), et trop chers. Il y a donc aussi, on s'en doute, des vins de Pessac-Léognan largement dépassés par des vins de Graves, notamment si on parle de qualité-prix...

    Les Graves du Sud

    Je me souviens des querelles d’hommes lors de cette séparation des Pessac-Léognan avec les Graves du sud. Pourtant, il fallait bien que les Graves de Pessac-Léognan se distinguent de ceux de Langon, les terroirs étant fort disparates.

    En parallèle, l’appellation de Graves a également explosé qualitativement, dans les blancs comme les rouges et cela dans une gamme de prix très large : c’est dans cette région qu’il y a eu le plus grand bouleversement qualitatif ces vingt dernières années. On fait des vins superbes à Landiras, à Podensac, à Portets ou à Beautiran, et je n’ai pas hésité longtemps à les faire accéder au sommet dans mon Classement, tant leur rapport qualité-prix-typicité est réussi. On reconnaît facilement “à l’aveugle” un vin de Graves, ce qui prouve bien qu’il y a une identité.

    Pour preuves, plusieurs crus sont particulièrement savoureux dans cette appellation : Chantegrive, de la famille Lévêque, que j'apprécie et soutiens depuis mon premier Guide (j'ai justement dégusté hier un rouge 2003 particulièrement chaleureux); Grand Bos, où l'exigeant André Vincent peut être fier du travail accompli en 20 ans, élevant aujourd'hui un grand vin rouge racé; Grandmaison de Jean Bouquier (le vin que je commande certainement le plus dans l'un de mes restaurants bordelais préférés, tant la régularité qualitative cotoie un prix vraiment très accessible); Rahoul, de mon ami Alain Thiénot, qui y a mis tout son talent ici comme en Champagne.

    Ensuite, quatre vins se démarquent aisément du lot, tant il y a de tout dans l'appellation : Mauves, bien sûr, ce vin de la famille Bouche, avec laquelle j'ai des accointances particulières, certainement l'un des plus jolis rapports qualité-prix-plaisir (cela compte) du coin, et depuis un bouit de temps; et Le Tuquet, où la famille Ragon élève, discrètement mais depuis longtemps, l'une des plus belles valeurs sûres de l'appellation; ajoutez-y d'Ardennes, que je "suis" depuis plus de 20 ans, et Tourteau-Chollet, du dynamique Maxime Bontoux, qui s'est donné le moyens de faire de son vin une référence. Tous accèdent au statuts particulièerement enviables de "Premiers Grands Vins Classés", aux côtés des grandes figures toujours incontournables de ces vignobles.

    À la suite, j'ai toujours un "faible" pour de nombreux propriétaires, dont je connais la passion et la volonté de bien faire, certains depuis plus de 20 ans, d'autres plus récemment. Je vous cite donc avec plaisir : Nancy de Bournazel, bien sûr, avec son M de Malle ou Cardaillan (au sommet avec son Château de Malle, à Sauternes), la famille Yung (Haut-Calens), Jean-Noël Belloc (Brondelle), qui habite tout près de chez moi, Françoise Coussié (La Blancherie), Michel Pélissié (qui va redonner ses lettres de noblesse au Château de Landiras), la famille Perromat (Mayne), ou les sympathiques Évelyne et Alain Caillez (Toulouze). Et puis, d'Arricaud, Rougemont, Piron, Saint-Agrèves, Grand-Abord ou Magneau, d'autres châteaux qui comptent, que vous retrouvez dans MILLÉSIMES.

    On se doute qu'il y en a d'autres, comme il y en a aussi qui me font sourire ou qui ne m'emballent pas. That's life !

    Ce qu'il faut savoir :

    Le terroir de Pessac-Léognan

    Le 9 Septembre 1987, un décret reconnaissait l'Appellation d'Origine Contrôlée Pessac-Léognan. L’appellation représente un quart de la superficie des Graves. Depuis 20 ans, les viticulteurs ont fait passer leur surface globale de 550 ha à 1 200 ha.
    Le terroir se compose de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires qui ont apporté une grande variété de débris caillouteux, venus parfois de très loin, notamment des Pyrénées; ces débris caillouteux multicolores, usés au point d’être polis, voire luisants après la pluie, sont plus ou moins enrobés de terre ou de limon. Les Graves de Pessac-Léognan reposent donc sur un sous-sol d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et de faluns. Elles sont témoins des cours anciens de la Garonne, mis en place depuis la fin de l’ère tertiaire puis durant le Quaternaire au fur et à mesure que passaient les époques glacaires. Ces graves, composées de graviers, galets roulés par les eaux, ont une épaisseur variant d’une vingtaine de centimètres à trois mètres et plus. La variété du cailloutis est exceptionnelle avec des quartz et quartzites ocres, blancs, rouges et roses, des jaspes, agatoïdes, silex et lydiennes... savant mélange harmonieux et chatoyant. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave redistribue progressivement la chaleur sur les grappes. Inscrits dans un relief mamelonné, les dépôts de graves forment des croupes particulièrement bien dessinées dans le paysage, bénéficiant d’une excellente exposition avec des pentes toujours assez fortes pour assurer un drainage naturel. Ce drainage est renforcé par un réseau hydrographique important de petits cours d’eau et d’affluents de la Garonne.

    Le terroir des Graves

    Vignoble de clairière, au milieu des forêts protectrices, entre Garonne et plateau landais, les Graves sont situées sur une large bande de terre de 55 km de long sur 10 de large, longeant la rive gauche de la Garonne, entre le nord de Bordeaux et le sud de Langon. Le terroir des Graves se compose principalement de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires. Celles-ci ont charrié une grande variété de graviers, de galets fluviaux ou glaciaires roulés dans les eaux, de débris caillouteux de taille et de couleurs fort différentes. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave réchauffe le raisin à la saison venue, contribuant ainsi à la parfaite maturité des grappes. Ces cailloux silicieux (Graves venant des Pyrénées ou de l’ancien lit de la Garonne) reposent en couches parfois profondes (de 50cm à 3m de profondeur) sur un sous-sol très divers : d’abord une base de calcaire, c’est-à-dire des roches à astéries, marquées par les traces anciennes de coquillages (terre idéale pour les vins rouges); puis une couche d’argile, plus ou moins imperméable, où la vigne trouve un peu d’humidité, mêlée par endroit d’alios, un sable durci par un ciment ferrugineux noirâtre (favorable aux vins blancs). Les terrasses en gravières, bien exposées, que l’on doit au fleuve, ont été entaillées par les petits affluents de la rive gauche. Ceux-ci ont sculpté le pays en croupes harmonieuses séparées par de petites vallées. Le plateau des Graves est une succession d’ondulations topographiques dont le drainage naturel est excellent pour la vigne. Les Graves sont à l’abri de la forêt des landes girondines, leur frontière naturelle à l’ouest. La forêt de pins protège le vignoble et fait écran contre les grosses intempéries. La Garonne, toujours à moins de 10 km des pieds de vigne, joue un rôle prépondérant.

  • Le millésime 2007 fait honneur aux vrais terroirs

    Brigitte Dussert : le millésime 2007 a été critiqué dès le mois de septembre, avant les vendanges, notamment à Bordeaux ? Qu’en-est-il ?

    Patrick Dussert-Gerber : c’est navrant. Je l’ai déjà écrit dans mon Blog, début Février : on juge sans savoir, sans avoir rien goûté, pas enquêté, pas suivi l’évolution des raisins, ni les vendanges, ni les sélections, pas vu les efforts des hommes, les éclaircissages, ni les tris, rien compris à l’influence des terroirs cette année, celle du calcaire ou des graves en sous-sol, rien vu de le réactivité du Cabernet-Sauvignon, pas saisi la résurgence de l’acidité, pas assimilé ce long cycle végétatif, ni les vinifications… Il y a des critiques trop imbus d’eux-mêmes qui disent n’importe quoi, ils se sont découverts à cette occasion..

    D’une manière générale, contrairement à ce que l’on pourrait croire, le millésime 2007 est relativement classique.
    Il faut comprendre que, ces dernières années, nous nous sommes habitués à goûter des millésimes “très chauds” dû, au réchauffement climatique peut-être, en tout cas à des millésimes particulièrement précoces. Les viticulteurs se sont habitués à récolter des raisins très mûrs, il y a même eu des millésimes très atypiques comme le 2003, voire le 2005, même si c’est un grand millésime. On a oublié que les grands vins français avaient -aussi- besoin d’une bonne acidité.

    Les vins ne doivent pas être alcoolisés, j’ai le recul de trente années d’expérience professionnelle et, que ce soit dans la Loire ou à Bordeaux, on ne faisait pas de vins ultra-concentrés, trop riches. Même à Châteauneuf du Pape, voire en Languedoc, où les vins sont charnus et colorés, ils doivent conserver et associer finesse et densité, et ne pas être uniquement des vins gorgés d’alcool, trop capiteux.

    Ce sont ces qualités qui caractérisent les vins français, par rapport aux vins américains ou espagnols qui sont des vins plus lourds par manque d’un équilibre d’acidité.

    Souvent, on oublie que ce sont les meilleurs terroirs qui donnent l’acidité. Dans un millésime plus délicat comme le 2007, on va se rendre compte que dans les territoires de Bordeaux, de Bourgogne ou de Champagne, les vins les plus réussis, les plus grands, seront les vins issus de vrais terroirs qui assimilent la différence climatique, où la vigne a eu le moins de stress hydrique, et c’est ce qui fait toute la différence.

    C’est un millésime qui fait honneur aux grands terroirs, si vous avez de vieilles vignes en coteaux, sur des croupes ou sur des plateaux avec un bon terroir filtrant, vous aviez tous les atouts pour faire un très bon 2007. Par contre, si les terres sont trop riches ou dans les bas-fonds, dans un millésime comme 2007, cela ne pardonne pas. C’est vrai dans tous les vignobles.

    Brigitte Dussert : vous voulez dire que c’est un millésime où l’on n’avait pas droit à l’erreur ?

    Patrick Dussert-Gerber : cela veut tout simplement dire qu’il faut vivre avec la nature, accepter ses aléas, profiter justement des nouvelles techniques pour mieux les combattre, mais toujours différencier chaque millésime, lui rendre son style, et les techniques ostentatoires ne servent pas à grand-chose si l’on n’a pas un terroir. La priorité, c’est laisser s’exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faire la nature, en l’accompagnant quand il le faut.

    Le vin, c’est comme la vie : un peu de poésie, l’empreinte d’une origine, quelques notes de souvenirs, un zeste de sensualité, de la mesure et du respect. Il faut aussi être sensible à tous les vins, aller sur place, dans toute la France, et ne pas se contenter de dégustations mondaines, qui masquent la réalité du terrain.

    Des millésimes comme ce 2007 permettent de cadrer le monde du vin. Ils remettent les “pendules à l’heure”. Pas question de jouer les apprentis chimistes dans un millésime comme celui-ci, c’est le travail dans les vignes, la force des terroirs et l’assiduité des vignerons qui font le succès. C’est beaucoup trop facile de réussir un 2005. Savoir élever un vin, c’est réussir son 2007.

    D’ailleurs, les vins typés, de toute la France, que l’on goûtait il y a 25 ans n’ont pas tellement changé, ils étaient bons et ils le sont toujours, avec cette empreinte très forte de leur terroir.

    Brigitte Dussert : le terroir, le talent des hommes, les soins apportés aux vignes... sont donc les “secrets” d’un beau 2007 ?

    Patrick Dussert-Gerber : l’élégance prime cette année. Tout le monde apprécie en effet de déboucher des vins qui s’accordent parfaitement aux mets et ne sont pas lourds, des vins aromatiques mais pas surpuissants.

    C’est aussi cela la force des vins français, on se fait plaisir à table, on ne les boit pas en-dehors des repas, comme un whisky ou un cognac, à l’apéritif ou en digestif comme le font les américains ou les asiatiques.

    Nous revenons, avec les millésimes 2006 et 2007, à des vins élégants. Ceux qui ne connaissent pas bien la force des terroirs français se méprennent avec le 2007, il ne faut pas oublier que c’est toujours le mois de septembre qui fait le vin à Bordeaux et non pas le mois d’août, et je précise aussi que la notoriété de tous nos vins typés français, c’est leur élégance, leur finesse et non leur concentration.

    Ce seront donc les grands terroirs qui feront les meilleurs 2007, mais pas uniquement les plus connus, car il y en a de beaux terroirs partout dans le bordelais : en Côtes de Bourg, à Blaye, en Bordeaux Supérieur, à Montagne Saint-Émilion... Les vignes plantées n’importe où, dans les palus du Médoc ou les plaines sableuses de Saint-Émilion ne donneront qu’un tout petit millésime 2007... C’est normal, la nature reprend ses droits, et c‘est très bien comme cela.

    Et puis, à l’exception de territoires bien spécifiques propices au Merlot (certains vins du Libournais seront remarquables), le 2007 est surtout le millésime du Cabernet-Sauvignon, mais aussi du Cabernet franc, un cépage difficile comme le Petit Verdot, qui se sont particulièrement bien exprimés cette année.

    Ce qui différencie un vrai vin (le prix n’entre pas en compte alors) d’un simple produit aseptisé, rouge ou blanc, c’est donc ce qu’il nous apporte : le plaisir.

    Et l’on ne se fait pas plaisir quand on débouche certains vins “modernes” ou à la mode. L’abus de la barrique neuve en est un exemple type. Rares sont les vrais grands vins qui dépassent 50 à 70% de barriques neuves, et, eux, ont un terroir qui permet de sortir des vins qui “tiennent” autant de pourcentage de fûts neufs.

    Il est aisé de comprendre qu’un élevage à 100% en barriques neuves ne peut que produire des vins trop boisés, imbuvables, certains à la limite de l’écœurement à cause, en plus, d’une concentration à outrance. Les années trop chaudes n’arrangent rien.

    Ce 2007 laisse s’exprimer en priorité le fruit. Je n’aime pas goûter les vins trop jeunes, mais je l’ai fait cette année pour vérifier, au hasard des fûts. J’ai constaté avec plaisir que les vins ne sont pas masqués par le bois, cela prouve qu’il y a une structure réelle.

    C’est vrai que ce 2007 demande du savoir-faire, et ne pas mettre le vin 100% en barriques neuves, préférer des barriques de peu de chauffe et oublier les barriques en chêne américain... Il fallait adapter la vinification et l’élevage pour garder le fruit et la finesse du vin, c’est tout un art, j’en conviens, et c’est cela que j’admire et respecte.

  • Bourgogne : il s'agit de savoir bien choisir

    Mes sélections sont sévères cette année, tant il y a des crus trop chers et d’autres à des prix déments dans la région, difficilement cautionnables désormais, souvent “ciblés” pour l’export, intelligemment délaissés en France comme en Belgique. En fait, ce n’est pas un problème de prix, mais bien de rapport qualité-prix. Une bouteille simplement “bonne” à 30 € (minimum) ce n’est plus acceptable, voilà tout ! Et, connus, anciens, réputés ou non, il s’agit vraiment de faire attention à certains noms dans la région pour ne pas se faire avoir. La notoriété, comme à Bordeaux, ne suffit plus.

    Pourtant, les vins de Bourgogne que j'estime et soutiens méritent leurs prix, à 10 e comme à 25 €, à 50 € comme à 100 €, certains dépassant même cette limite pour l’extraordinaire millésime 2005, où la demande est mondiale. Il suffit de comparer leur qualité intrinsèque à d’autres vins de mode totalement surcotés que l’on trouve en Languedoc, dans la Vallée du Rhône et à Bordeaux pour s’en assurer.

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  • Vitteaut-Alberti

    Au sommet de son appellation. Gérard Vitteaut est une référence, chaleureux et talentueux, et élève, secondé par son épouse et sa fille, le meilleur Crémant de Bourgogne Blanc de blancs brut 2003, une cuvée de haute gamme, très fine, marquée par la proportion importante de Chardonnay (80%, le reste en Aligoté), délicatement dosé, puissant, au nez concentré où dominent les fruits mûrs et les fruits secs, d’une belle longueur. Le Crémant de Bourgogne blanc brut 2004 (40% Chardonnay, 40% Pinot noir et 20% Aligoté) est de mousse crémeuse, ample, très fruité au nez comme en bouche, très fin, subtil et persistant, une cuvée ample et parfumée, légère et ronde à la fois, généreuse et charmeuse. Très séduisant Crémant de Bourgogne rosé brut 2004, pur Pinot noir, très équilibré, de mousse onctueuse et très fine, aux notes discrètes de fraise des bois, tout en bouche comme ce Crémant de Bourgogne Blanc de blancs 2003 (90% Chardonnay et 10% Aligoté), où dominent les fruits mûrs et les petits fruits secs, d’une jolie longueur, le tout bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir.

  • Chevalier au sommet

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés, en blanc comme en rouge, ce qui n’est pas rien. On s’en rend compte avec son grand Pessac-Léognan rouge 2004, d’un rouge très foncé, puissant, d’une grande complexité, avec des tanins très soyeux, un vin où tout est merveilleusement fondu, dont l’équilibre est parfait, extrêmement typé Graves Pessac Léognan avec des notes de fumé, des arômes très complexes, vraiment un très grand vin. Remarquable 2003, puissant, plus typé Cabernet-Sauvignon, mais très doux, car les Cabernets étaient très mûrs, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, très structuré, avec des tanins soyeux, un vin tout en distinction, d’excellente évolution.

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