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Vins

  • Des crus du Beaujolais qui réservent des surprises.

    Des crus du Beaujolais qui réservent des surprises.

    La force du terroir et la structure des vins de Chénas, de Juliénas, de Régnié ou de Moulin-à-Vent, l’élégance d’un Saint-Amour, d’un Brouilly ou d’un Chiroubles… tout concourt à prendre au sérieux les meilleurs vins de la région et à ne pas s’arrêter à la production des “primeurs”, pour lesquels j’avoue néanmoins un faible, pour situer leur véritable niveau qualitatif. Les vins qui comptent bénéficient d’une typicité réelle exacerbée par des terroirs spécifiques où l’on retrouve aussi bien des roches volcaniques que des argiles siliceux. À cela s’ajoute une complexité aromatique réelle, toujours dominée par les petits fruits rouges mûrs, qui vient s’associer en bouche à une saveur bien particulière où la finesse retrouve le charnu, la fraîcheur le velouté, le tout donnant des vins qui en surprendraient plus d’un par leur potentiel d’évolution. Les hommes de la région font des vins à leur image, et le beau niveau qualitatif des meilleurs vins est incontestable, que ce soient des crus ou non.

    Les derniers millésimes, de 2009 à 2001 (le 2007 difficile, mais il y a de belles réussites, le 2003 très mûr, atypique, moins séduisant), sont savoureux. On ne peut non plus douter de la qualité réelle de ces vins, et certains “confrères” feraient bien de promouvoir la région et ces vignerons qui ont besoin d’être soutenus, comme nous le faisons régulièrement.

    L’appellation est composée de deux grandes zones :

    - La première, située au sud du vignoble, s’inscrit globalement dans un quadrilatère dont les sommets sont Chazay-d’Azergues, Pontcharra-sur-Turdine, Chamelet et Villefranche ; elle est traversée, dans sa partie sud, par l’Azergues et ses nombreux affluents, le plus important d’entre eux, le Soanan, rejoint l’Azergues aux ponts Tarrets. Au sud-ouest (entre Soanan et Azergues), les coteaux s’adossent à une petite chaîne de sommets dont le plus avancé est le mont Chatard (701 m).
    Au nord-est de l’Azergues, les crêts Rémont puis une succession de sommets s’étageant entre 650 et 800 m constituent l’arête principale d’où descendent les coteaux dont les pentes s’étalent en éventail en direction du val de Saône et jusqu’à Villefranche. Une chaîne de crêtes nord-sud (Charnay-Pommiers), parallèle au val de Saône domine (350 à 400 m) un magnifique paysage de collines couvertes de vignes. Le sol est constitué de dépôts sédimentaires argilo-calcaires qui datent de l’ère secondaire ; on y trouve des roches variées, grès, calcaire blanc, calcaire à gryphées, pierre dorée. Les calcaires et leurs sols argileux ou caillouteux donnent des terres gardant l’humidité et la fraîcheur. L’épaisseur du sol est faible (quelques dizaines de centimètres) et les cailloux nombreux. Les sols sont souvent riches en calcaire. Ce sont des terres peu profondes, qui alternent avec les terres gréseuses.

    - La seconde zone s’étire en direction du nord, en une bande presque continue, depuis Villefranche jusqu’à la Saône-et-Loire, sur les premiers coteaux, longeant la vallée de la Saône. Les sols sont essentiellement constitués d’alluvions déposées au cours des ères tertiaires et quaternaires et, dans les parties les plus hautes, de déchets d’érosion provenant des zones supérieures (roches métamorphiques délitées et pourries). Ces cailloutis, argileux et non calcaires, forment des terres à vignes très caillouteuses en surface et argileuses en profondeur.
    Les pentes sont très faibles et le sol facile à travailler. Elles se rapprochent des terres argileuses du secondaire. Les terrains argilo-calcaires de la partie sud de l’aire d’appellation sont des terrains plutôt froids, ne favorisant pas la maturation précoce des raisins, les vendanges ne s’y font pas très tôt ; les vignes des bas de coteaux à proximité du val de Saône, cailloutis alluviaux mêlés d’argile, sont plutôt précoces pour la maturation.

     

    Domaine CRÊT des GARANCHES

    Domaine CRÊT des GARANCHES

    (BROUILLY)
    Sylvie Dufaitre-Genin

    69460 Odenas
    Téléphone :04 74 03 41 46
    Télécopie : 04 74 03 51 65
    Email : sylvie.dufaitre-genin@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/cretdesgaranches

    Une exploitation familiale de 9,60 ha, située au cœur du cru Brouilly. Terroir à dominante granitique, allié au cépage Gamay noir à jus blanc confèrent à ce vin sa finesse. Le Côte-de-Brouilly 2005 élevé plusieurs mois en fûts de chêne (vendange manuelle), typé, un vin puissant mais tout en élégance, parfumé en bouche, où dominent des notes de groseille et de bruyère, aux tanins bien soyeux et très équilibrés. Le Brouilly 2007 est un vin qui nous a séduit avec ces notes très caractéristiques et persistantes de petits fruits à noyau, aux tanins présents mais très fins, de bouche savoureuse, à déguster sur un gibier d’eau. Beau Brouilly 2006, médaille d’Or au concours des Grands Vins de France Mâcon 2008, de robe intense, bien parfumé (fruits frais, humus...), qui développe ampleur et rondeur, un vin légèrement poivré en finale.

    Alain MICHAUDBROUILLY Alain MICHAUD

    Alain MICHAUD

    (BROUILLY)
    Alain Michaud
    Beauvoir
    69220 Saint-Lager
    Téléphone :04 74 66 84 29
    Télécopie : 04 74 66 71 91
    Email : alain.michaud17@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/alainmichaud
    Site : www.alain-michaud.fr

    Au sommet. Domaine de 13 ha dont 9 en appellation Brouilly, constitué pour 70 % par des vignes de plus de 50 ans. Beau Brouilly 2007, charmeur, charnu, velouté, très parfumé, avec ces notes de sous-bois et de fruits mûrs (fraise des bois, myrtille...), d’une belle finale en bouche, de très bonne évolution. Le 2006, d’une robe rouge cerise limpide, est un vin au nez puissant de framboise, riche, structuré, d’une belle persistance aromatique en finale, un vin aux tanins mûrs mais bien présents, d’excellente évolution, qui demande une cuisine riche. Le Morgon 2006 (2,50 ha, vignes anciennes de 45 ans sur les coteaux) est de couleur prononcée, aux tanins mûrs, bien corsé, avec ce nez de fruits surmûris et d’humus, de bonne bouche, un vin riche et dense, qui mérite un peu de patience pour profiter de son potentiel. Le Beaujolais rosé 2006 (2000 bouteilles seulement) est gourmand et fruité, parfait sur les charcuteries lyonnaises. Goûtez leur nouveau produit “La Gamaysienne”, un étonnant pétillant rouge léger à faible taux d’alcool, très fruité, qu’ils élaborent eux-mêmes dans leur chai. Un vin qui est le fruit d’un travail méticuleux, la prise de mousse étant réalisée en bouteilles avec un dégorgement traditionnel, un produit idéal à l’apéritif ou sur un dessert. Beau rapport qualité-prix-plaisir, ce qui ne gâte rien.

    Domaine CHAMPAGNON

    Domaine CHAMPAGNON

    (CHENAS)

    Les Brureaux
    69840 Chénas
    Téléphone :03 85 36 71 32
    Télécopie : 03 85 36 72 00
    Email : earl.champagnon@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainechampagnon

    Incontestablement au sommet. Les deux fils, Patrick et Jean-Yves, dirigent cette belle exploitation. Leur Moulin-à-Vent 2007, un vin de couleur intense, aux notes de pruneau, est un grand vin dense, typé, très harmonieux, aux tanins soyeux mais bien présents, classique de ce millésime. Le 2006, aux arômes de fruits macérés et d’épices, riche, de belle teinte grenat, dense au nez comme en bouche, alliant finesse et charpente, est de très bonne évolution. Le 2005 se goûte très bien en ce moment, de robe pourpre, au nez dominé par la fraise et la mûre, riche, structuré, d’une jolie finale, un vin classique, aux tanins mûrs mais bien présents, de très bonne évolution. Beau Chénas 2007, issu d’une vinification traditionnelle de 6 à 8 jours (élevage en foudres de bois), de bouche intense et dominée par la mûre, un vin mêlant souplesse et intensité aromatique, bien harmonieux et très équilibré, tout en arômes et finesse en finale, possédant un réel potentiel d’évolution. Goûtez leur Fleurie 2007, fin et parfumé comme il se doit, bien typé également, de robe pourpre, au nez puissant et persistant dominé par la fraise des bois mûre, à déboucher sur un jambon de montagne.

    Domaine Émile CHEYSSON

    Domaine Émile CHEYSSON

    (CHIROUBLES)
    Régisseur : Jean-Pierre Large
    Clos Les Farges
    69115 Chiroubles
    Téléphone :04 74 04 22 02
    Télécopie : 04 74 69 14 16
    Email : dcheysson@terre-net.fr

    Un domaine de 26 ha fondé en 1870 par la famille Cheysson. Particulièrement aimé ce Chiroubles cuvée Prestige 2006, issu d’un secteur spécifique de l’exploitation (Les Roches) où l’on trouve des morceaux de granit, ce qui lui donne cette spécificité propre (vignes de plus de 60 ans et élevage durant 12 mois en fûts de chêne), un vin de robe pourpre, au nez puissant de framboise, équilibré, d’une belle persistance aromatique gustative, une nouvelle fois très réussi. Le Chiroubles cuvée Traditionnelle 2007, issu en majorité de vignes de coteaux plantées sur un sol granitique caractéristique, est d’un beau grenat foncé, au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette et de cannelle, un vin chaleureux, riche, de très bonne évolution.

    Domaine de la COMBE AU LOUP

    Domaine de la COMBE AU LOUP

    (CHIROUBLES)
    Earl Méziat Père et Fils
    Au Bourg
    69115 Chiroubles
    Téléphone :04 74 04 24 02
    Télécopie : 04 74 69 14 07
    Email : david.meziat@libertysurf.fr
    Site : www.meziat.com

    Un domaine de 13 ha, où les vins sont issus pour majorité de très vieilles vignes (plus de 40 ans) plantées sur des coteaux granitiques, ce qui leur donne un goût de terroir caractéristique. On travaille ici en famille puisque le fils David et son épouse, Nathalie, sont également présents sur la propriété, et l’on s’attache à une viticulture raisonnée et des techniques de culture respectueuses de l’environnement et de l’écosystème. Superbe Morgon 2006, un vin qui possède un charnu bien présent et cette charpente à la fois riche et souple, harmonieux, très parfumé en finale. Le Régnié 2007 est très bien structuré, aux tanins fondus, de robe soutenue aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre. Beau Chiroubles 2007, de robe intense, bien parfumé (fruits frais, humus...), qui développe ampleur et rondeur, un vin très légèrement poivré en finale. Remarquable 2006, médaille d’Argent à Paris, un vin de bouche charnue, de robe rubis, au nez concentré (violette et cassis), aux tanins fondus, bien persistant en finale. Goûtez leur Beaujolais-Villages cuvée de l’Oisillon 2007, avec cette touche de fraise des bois mûre, souple et corsé à la fois.
    Domaine Le PUITS du BESSON

    Domaine Le PUITS du BESSON

    (CÔTE DE BROUILLY)
    Walter Jomain
    1496, route Anse
    69400 Limas
    Téléphone :04 74 68 66 64
    Télécopie : 04 74 68 66 64
    Email : lepuitsdubesson@orange.fr

    Viticulteurs récoltants de père en fils depuis 1874, un domaine sous production raisonnée (Terra Vitis). Vous aimerez comme nous ce Côte-de-Brouilly 2007, issu de sols granitiques, d’une belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de groseille et de mûre, qui allie charpente et souplesse, a des tanins soyeux. Le 2006, d’une robe rouge cerise limpide, a un nez de griotte avec des arômes de cassis et de pivoine et une bouche fraîche, un vin aux tanins bien fondus qui demande une cuisine un peu relevée. Très joli Beaujolais blanc 2007, qui sent la noisette et le genêt, vif et rond à la fois, tout en fraîcheur en bouche, parfait sur des crustacés, réussi comme le Beaujolais, classique, bouqueté et friand comme il le faut.
    Château du CHATELARD

    Château du CHATELARD

    (FLEURIE)
    Isabelle et Sylvain Rosier

    69220 Lancié
    Téléphone :04 74 04 12 99
    Télécopie : 04 74 69 86 17
    Email : vinduchato@aol.com
    Site : www.vins-du-beaujolais.com/chateauduchatelard

    Un domaine de 22 ha. Remarquable Fleurie Les Vieux Granits 2007 (vignes de 30 à 75 ans et élevage sur lies de 8 mois), une cuvée vieillie en fûts de chêne, un vin non filtré, de couleur soutenue, de bouche corsée et puissante, de belle matière, aux connotations de cerise, de sous-bois et d’épices, aux tanins étoffés, à savourer sur un coq au vin. Beau Moulin-à-Vent cuvée Terre de Lumière 2007, de robe rubis intense, aux arômes de prune, gras, de bouche riche, un vin racé et très parfumé, d’excellente garde. Excellent Beaujolais blanc Chardonnay Vieilles vignes 2007, classique et parfumé, au nez caractéristique de tilleul et d’amande, qui allie rondeur et nervosité, à déboucher avec une escalope de veau.

    Cédric CHIGNARDFLEURIE Cédric CHIGNARD

    Cédric CHIGNARD

    (FLEURIE)

    Le Point du Jour
    69820 Fleurie
    Téléphone :04 74 04 11 87
    Télécopie : 04 74 69 81 97
    Email : domaine.chignard@wanadoo.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainechignard

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Une belle exploitation familiale qui s’étend sur 8 ha, traditionnelle (vendanges à la main, 6 à 8 jours de cuvaison…). Depuis le millésime 2007 c’est le fils de Michel, Cédric, qui prend la responsabilité du domaine (4e génération). Il a particulièrement réussi son Fleurie Les Moriers 2007, qui doit sa notoriété séculaire à un sol privilégié, issu du granite où il prolonge ses racines, un vin avec une structure dense, très équilibré, au nez complexe où prédominent le cassis et le cuir, aux tanins bien fondus, ample et franc, un vin charnu, tout en bouche, de charpente à la fois puissante et souple, très représentatif des belles réussites de l’appellation dans ce millésime. Le 2006 est très typé, de couleur rubis intense, de très bonne bouche, aux connotations de cassis et de fraise des bois, concentré, alliant couleur et matière, d’une jolie finale épicée, un vin d’excellente évolution. Superbe cuvée Spéciale Vieilles Vignes 2006, avec ces nuances caractéristiques où l’on retrouve la framboise, la prune et les épices, gras, associant puissance et finesse, qui mérite d’être attendu quelques temps. Beau 2005, aux reflets pourpres, aux arômes de fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, un vin étoffé, complexe comme nous les aimons, aux tanins bien fondus mais présents, charnu en bouche, avec des notes de fruits cuits à noyau et de cannelle, d’une jolie finale, de très bonne garde, un vin qui s’exprime parfaitement avec une oie à la broche. Formidable rapport qualité-prix. Nombreuses récompenses obtenues et largement méritées.

    Domaine DAVID-BEAUPÈRE

    Domaine DAVID-BEAUPÈRE

    (JULIÉNAS)
    Jean-Paul et Claire David-Beaupère
    La Bottière
    69840 Juliénas
    Téléphone :03 85 33 86 67
    Télécopie : 03 85 36 70 35
    Email : gfa.saintantoine@gmail.com

    Remarquable Juliénas Réserve Saint-Antoine 2005, issu de vignes âgées de 30 à 70 ans (élevage 9 mois), de couleur profonde, bien typé, aux notes de mûre et de violette, de charpente équilibrée, très charmeur, de bouche charnue et persistante, d’excellente évolution. La Réserve Claire David est le résultat d’une vinification longue et d’un élevage classique, de couleur intense, aux nuances de pruneau, harmonieux, aux tanins soyeux, classique, un vin avec une structure dense, très équilibré, à prévoir sur une cuisine épicée. À noter que leur fils, Louis Clément, s’est installé pour exploiter et vendre du vin.

    Domaine du GRANIT DORÉ Georges ROLLET

    Domaine du GRANIT DORÉ Georges ROLLET

    (JULIÉNAS)
    Mme Georges Rollet
    Domaine du Granit Doré La Pouge
    69840 Jullié
    Téléphone :04 74 04 44 81
    Télécopie : 04 74 04 49 12
    Email : rollet-g@wanadoo.fr
    Site : www.domainedugranitdore.com

    Le fils, Vincent, a rejoint la propriété après ses études et des stages en Bourgogne, en Alsace et en Afrique du Sud. Toutes les vignes du domaine étant en coteaux, tous les travaux de la vigne se font donc manuellement, ce qui représente une forte implication du vigneron mais favorise une observation au plus près de la végétation. Il y a d’abord leur Juliénas cuvée Spéciale Vieilles vignes 2007, aux arômes de prune, de très bonne structure, bouqueté, à la fois fruité et de belle charpente, de bouche dense et persistante, qui s’accorde parfaitement avec un gigot. Remarquable 2006, aux arômes de framboise très mûre et de poivre, de très bonne structure, de bouche dense et persistante, un vin harmonieux, ample et distingué, d’excellente évolution, qui demande une cuisine relevée. Le Juliénas Tradition 2007, prix Prestige au concours des Grands Vins du Beaujolais 2008, coloré et parfumé (groseille, cannelle), aux tanins mûrs, aux notes de fraise, de pivoine et d’épices, de couleur grenat, est très bien équilibré.

    Michel TÊTE

    Michel TÊTE

    (JULIÉNAS)

    Domaine du Clos-du-Fief
    69840 Juliénas
    Téléphone :04 74 04 41 62
    Télécopie : 04 74 04 47 09
    Email : micheltete@club-internet.fr

    Ce vigneron passionné dirige son exploitation familiale de 13 ha où l’on voit facilement que la force du terroir donne une réelle typicité à chaque cru. Superbe Juliénas cuvée Prestige 2006 (sol argilo-siliceux), d’une belle couleur rubis prononcé, avec des nuances subtiles de kirsch, de bouche persistante, charpenté, très harmonieux, caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation. Très réussi, le Saint-Amour 2007, issu d’un sol de schiste argilo-calcaire, est de couleur intense, fruité (griotte, mûre), est finement épicé, corsé, aux tanins harmonieux et bien équilibrés. Le Saint-Amour 2006 est de robe grenat intense, aux senteurs de prune et de pivoine, tout en subtilité. Goûtez le Juliénas 2007 Tradition, un vin avec beaucoup de charme, dense en bouche, au nez où prédominent les fruits surmûris, idéal sur une pintade rôtie, et le Beaujolais-Villages 2006, provenant d’un sol filtrant composé de roches granitiques, de belle couleur grenat, un vin souple et harmonieux, au nez subtil à dominante de fumé et de fruits mûrs.

    Gérard BRISSONMORGON Gérard BRISSON

    Gérard BRISSON

    (MORGON)
    M.Brisson
    Domaine des Pillets Chemin des Romains
    69910 Villié-Morgon
    Téléphone :04 74 04 21 60
    Télécopie : 04 74 69 15 28
    Email : vin.brisson@wanadoo.fr
    Site : www.gerard-brisson.com

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. Gérard Brisson élève ce superbe Morgon Les Charmes La Louve 2006, de couleur rubis, avec ces arômes intenses où dominent les petits fruits rouges bien mûrs (groseille, mûre) et cette pointe d’épices bien typique, très réussi également dans le millésime 2007, avec des notes de violette et de réglisse, riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure. Le Morgon Les Charmes 2005 est un vin ample et savoureux, au nez subtil de fruits à noyau, légèrement épicé, alliant finesse et structure, de bouche savoureuse, de garde, bien sûr. Dense, complexe, le Morgon Les Charmes Vieilles Vignes 2006 (Vignes de plus de 50 ans, élevage en foudres de chêne entre 12 et 18 mois), avec ces notes de mûre confite, un vin aux tanins riches, ferme, tout en parfums, qui associe rondeur et charpente en bouche. Démontrant le potentiel d’évolution de ces Vins, le Vieilles Vignes 99 est superbe, aux reflets pourpres, aux senteurs de cassis mûr et de réglisse, de bouche puissante, un vin étoffé, coloré et d’excellente évolution. Le Morgon Les Charmes Noble Tradition est un vin de belle couleur, parfumé (mûre, griotte et violette), puissant au nez comme en bouche, aux tanins présents et très élégants à la fois, à ouvrir sur un foie de veau à l’ancienne. Tout en charme, le Beaujolais-Villages est de robe rubis brillant, aux nuances de cerise, un vin de plaisir. Le tout à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel.

    Bernard et Vincent DONZEL

    Bernard et Vincent DONZEL

    (MORGON)

    Fondlong
    69910 Villié-Morgon
    Téléphone :04 74 04 20 56
    Télécopie : 04 74 69 14 52
    Email : vincent.donzel@orange.fr

    Coup de cœur pour ce Morgon cuvée Prestige 2007, très bien élevé en fûts durant 8 mois, savoureux et finement bouqueté, à la robe rubis intense, au nez de fruits rouges mûrs (cassis, griotte), aux tanins ronds, un vin à la fois puissant et souple, très typé. Beau 2006, au nez de fruits surmûris (framboise, cassis) et d’humus, de bouche dominée par le pruneau confit, un vin très équilibré, riche, tout en persistance, à déboucher sur un civet. Excellent Morgon cuvée Tradition 2007, issu de terrains schisteux granitiques, bien typé, aux notes de violette, de framboise et de sous-bois, charnu et long en bouche. Très agréable aujourd’hui, le 2006 est de couleur soutenue, au nez de fruits cuits et d’humus, aux tanins équilibrés, de bouche à la fois puissante et ronde.

    Château de PIZAY

    Château de PIZAY

    (MORGON)
    Direction : Pascal Dufaitre

    69220 Saint-Jean-d'Ardière
    Téléphone :04 74 66 26 10
    Télécopie : 04 74 69 60 66
    Email : chateau-de-pizay@chateau-de-pizay.com
    Site : www.chateau-de-pizay.com

    Au sommet également. La propriété s’étend sur 80 ha autour du château, dont 40 plantés en vignes. Beau Morgon château de Pizay 2006, très aromatique, avec ces notes subtiles et intenses d’humus, de petits fruits rouges surmûris et d’épices. Le Régnié château de Pizay 2007, coloré et corsé, bien charpenté, au nez de fruits rouges surmûris, de très bonne évolution. Très séduisant Beaujolais blanc château de Pizay, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des nuances de fruits frais, de bruyère et de chèvrefeuille. Le château de Pizay est aussi un superbe hôtel 4 étoiles installé dans un magnifique château des XIVe et XVIIe siècles. Détente et gastronomie sont au rendez-vous, tennis, piscine, jardin à la française. Vous pourrez aussi déguster les vins dans des caves voûtées séculaires, très pittoresques.

    Domaine BEL AVENIR

    Domaine BEL AVENIR

    (MOULIN-A-VENT)
    Alain et Cécile Dardanelli
    1087, Bel Avenir
    71570 La Chapelle-de-Guinchay
    Téléphone :03 85 36 75 02
    Télécopie : 03 85 33 86 91
    Email : domaine.bel.avenir@wanadoo.fr

    On comprend aisément sa place dans le Classement 2009 quand on débouche ce Morgon Charmes 2006, de robe pourpre, au nez puissant et persistant de framboise et de cerise noire, rond et gras, riche, aux tanins enveloppés, de bouche bien corsée, un vin typé et complexe comme on les aime. Beau Moulin-à-Vent Élodie 2005, dense, typé, au bouquet subtil et ample (violette, pruneau), un vin de bouche très équilibrée et persistante, de bonne garde. Le Moulin-à-Vent Laura est d’une grande richesse aromatique (mûre, épices), de robe intense, ferme, tout en fruité, mêlant rondeur et charpente en bouche. Excellent Chénas Grand Guinchay 2005, aux arômes de framboise très mûre et de poivre, riche et séduisant, aux tanins fondus, à la fois intense et souple, d’une belle longueur, réussi comme ce Beaujolais La Chapelle Bois de Loyse, de robe brillante, qui sent les fruits frais.

    Domaine MORTET Père et Fils

    (MOULIN-A-VENT)
    Jean-Pierre Mortet
    Le Bourg
    71570 Romanèche-Thorin
    Téléphone :03 85 35 55 51
    Télécopie : 03 85 35 53 19
    Email : jeanpierrre.mortet@gmail.com
    Site : http://jean.mortet.free.fr/

    Domaine de 10 ha. Un grand coup de cœur (habituel) pour cet exceptionnel Moulin-à-Vent Les Rouchaux 2005, issu d’un sol de roche granitique, particulièrement réussi, avec de beaux reflets pourpres, aux arômes de fruits mûrs (cassis, mûre) et de réglisse, de bouche puissante, un vin étoffé, coloré et complexe, qu’il faut laisser se faire et ouvrir sur une daube. Son Moulin-à-Vent 2006 nous a particulièrement séduit avec ses arômes subtils où dominent les fruits mûrs et la violette, tout en structure, est très typé, unissant avec harmonie finesse et charpente, de belle évolution.
    Jean-Paul GUIGNIER

    Jean-Paul GUIGNIER

    (RÉGNIÉ)
    Jean-Paul Guignier
    Domaine Au pied des deux Clochers Les Bruyères
    69430 Régnié-Durette
    Téléphone :04 74 69 01 99
    Télécopie : 04 74 69 01 91
    Email : guignier.jeanpaul@orange.fr

    Excellent Régnié Côte de la Pierre cuvée Vieilles Vignes, provenant de Vignes achetées il y a plus de 90 ans par le grand-père de Mme Guignier, idéalement situées sur un relief, merveilleusement exposées, charnu, aux tanins très élégants, d’une belle finale, aux notes de griotte, de très belle évolution. Beau Brouilly Domaine de Grapaloup 2006, de bouche intense et dominé par la mûre, un vin alliant souplesse et intensité aromatique, harmonieux et très équilibré. Le Morgon 2005 Domaine au pied des deux Clochers (vendanges manuelles) est un vin remarquable, aux arômes de fruits macérés et d’épices, aux tanins équilibrés, de bouche à la fois puissante et ronde, idéal sur une pintade rôtie.

    Domaine du PY de BULLIAT René MARTIN

    Domaine du PY de BULLIAT René MARTIN

    (RÉGNIÉ)
    René et Joëlle Martin

    69430 Régnié-Durette
    Téléphone :04 74 69 91 53
    Télécopie : 04 74 69 92 10
    Email : rene.martin12@wanadoo.fr

    Au sommet, naturellement. Une exploitation familiale de 8 ha (vendanges manuelles), de père en fils depuis plusieurs générations. Bien classique, le Régnié 2007, issu de vieilles vignes (45 ans) plantées sur un terroir caractéristique de granite rose, riche en minéraux, est un vin de belle teinte grenat, charpenté, au nez intense de groseille mûre, riche, de bonne évolution, vraiment très réussi. Beau 2006, tout en couleur et en matière, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, de bouche ample et fondue, tout en charme. Le Régnié cuvée du Grand-Père Vieilles vignes 2006 (le 2007 suit), élevé en fûts de chêne est d’un beau rouge pourpre, un vin qui présente au nez des arômes de myrtille et de cassis, de bouche ample, et dont l’élevage lui confère richesse et distinction, un vin harmonieux qui bénéficie d’un excellent potentiel de garde, parfait sur un rôti de porc.

    Domaine des DUC

    Domaine des DUC

    (SAINT-AMOUR)
    Laurent et Pascal Duc
    La Piat
    71570 Saint-Amour
    Téléphone :03 85 37 10 08
    Télécopie : 03 85 36 55 75
    Email : domainedesduc@free.fr

    Des terroirs aux sols caillouteux et schisteux donnent ce Saint-Amour 2006, coloré, avec des connotations de fraise des bois et d’épices, tout en bouche, un vin à déboucher sur un gibier d’eau. Goûtez leur Chénas 2006, alliant finesse et charpente, de bouche charnue au nez de cassis et de framboise avec des notes de violette, un vin franc, classique et typé. Beau 2005, au nez de fruits surmûris (framboise, cassis) et d’humus, à la robe cerise, aux reflets violets, qui poursuit une très bonne évolution.
  • Sélection vins du Rhône : de grands vins à prix doux

     

    Les vins de la Vallée du Rhône à table :

    - Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche.
    - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés.
    - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages (Visan, Cairanne...). Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.
    - Vinsobres, Gigondas. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier.
    - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.

     

     

    VOIR AUSSI L'ARTICLE SUR L'ALSACE

    CAVE les COTEAUX de VISAN

    CAVE les COTEAUX de VISAN

    (VISAN)
    Christiane et Théo Théodosiou
    BP 22
    84820 Visan
    Téléphone :04 90 28 50 80
    Télécopie : 04 90 28 50 81
    Email : cave@coteaux-de-visan.fr
    Site : www.coteau-de-visan.fr

    À la tête des Premiers Grands Vins Classés. La Cave vient de se doter d’un superbe espace dégustation-vente, où l’on se fait plaisir avec ce CDR-Visan cuvée du Marot 2006, de belle couleur, ample et parfumé, corsé, aux tanins enrobés, un vin harmonieux, très équilibré, complet, dominé par le cassis et les sous-bois, d’excellente garde. Le 2005 est un beau vin typé comme on les aime, avec des notes de violette et de réglisse, riche en couleur, classique et concentré, alliant finesse et structure, ample, légèrement poivré en finale, de très bonne évolution. Le 2004 est marqué par ces notes d’épices à dominante de fruits rouges mûrs et de violette, un vin intense, de bouche pleine, aux nuances complexes de fruits des bois macérés, Cette cuvée est issue d’un très joli terroir en coteaux plein sud avec un sol très caillouteux qui reflète particulièrement bien la chaleur aux raisins. La vinification est très traditionnelle avec des cuvaisons assez longues. Le vieillissement se fait en magnums emmurés durant un an dans les caves du château. À ses côtés, cette remarquable cuvée Saint-Vincent 2004 (vieilles vignes), élevée en fûts de chêne durant 12 à 18 mois dans la magnifique cave de vieillissement creusée dans le safre, de belle robe rouge grenat, au nez très expressif et complexe de fruits bien mûrs (cerise, pruneau, figue mûre), un vin puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, de très bonne évolution, à découvrir sur des plats épicés. Goûtez encore la cuvée Lou Câlin 2003 (70% Grenache, 20% Mourvèdre, 5% Syrah, 5% Clairette), de robe soutenue, aux notes de sous-bois et de mûre, un vin aux tanins riches et ronds à la fois. Belle cuvée Notre-Dame des vignes, de robe pourpre, aux connotations complexes de griotte, de pruneau et de sous-bois, avec des tanins mûrs, de bouche veloutée, puissante et ample comme le CDR-Visan rouge Grande Réserve 2005 (70% Grenache, 15% Syrah et 15 % Mourvèdre issus de vieilles vignes sélectionnées et vendangées à la main). La cuvée Femmes 2006, symbole de l’éternel féminin, élue par un jury de dégustatrices sous la présidence d’Isabelle Forêt, spécialement adaptée aux goûts des femmes. Un CDR-Village Visan provenant de cépages nobles (80 % Grenache, 15 % Syrah et 5 % Mourvèdre issus de vieilles vignes sélectionnées et vendangées à la main), une cuvée à la fois fruitée et puissante, d’une belle longueur ainsi que de la fraîcheur en finale. Il y a encore cette cuvée Odyssée 2003 (70% Grenache, 10% Mourvèdre, 10% Syrah, 10% Clairette), qui offre une belle robe pourpre intense, des arômes subtils (framboise, épices, violette) soutenus par une structure harmonieuse et une finale subtilement poivrée.

     

    Vignobles LEVET

    Vignobles LEVET

    (CÔTE-RÔTIE)
    Gaec Vignobles Levet
    26, Bld Les Allées RN 86 Face au clocher
    69420 Ampuis
    Téléphone :04 74 56 15 39
    Télécopie : 04 74 56 19 75
    Email : bernard.levet@free.fr
    Site : www.coterotielevet.fr

    Créé en 1929, un domaine d’environ 4 ha sur des coteaux abrupts en terrasses, le sol est d’origine granitique recouvert de micaschiste et de gneiss, les vignes ont 50 ans et le cépage est la Syrah. Les vins sont élevés en moyenne 2 ans en fûts de chêne. Remarquable Côte-Rôtie cuvée Améthyste 2006 (un assemblage de l’ensemble de leurs parcelles de vignes), coloré, au nez de fruits macérés (cerise, mûre), de bouche à la fois puissante et ronde, non encore à maturité.

     

    Cave des VIGNERONS RÉUNIS

    Cave des VIGNERONS RÉUNIS

    (CÔTES DU RHÔNE ET VILLAGES)

    35, route de Valréas - BP 21
    84290 Sainte-Cécile-les-Vignes
    Téléphone :04 90 30 79 38
    Télécopie : 04 90 30 79 39
    Email : cave@ceciledesvignes.fr
    Site : www.ceciledesvignes.fr

    Une place très enviable dans le Classement 2009 pour cette excellente cave créée en 1936 par 110 vignerons, elle en compte à présent 400 pour une superficie de 3000 ha. On y propose ce CDR-Village-Plan-de-Dieu cuvée Exaltation rouge 2007, de robe pourpre, puissant en bouche, aux tanins fermes et bien équilibrés, aux notes de petits fruits rouges macérés (groseille, mûre...), bien caractéristiques, de très bonne évolution, à découvrir sur des plats épicés. Le CDR-Villages cuvée Exaltation blanc 2006, aux arômes subtils de fleurs blanches et de noix, allie saveur et distinction, un vin parfumé, fin, au nez persistant, très abordable. Leur Côtes-du-Rhône rouge cuvée Quintessence Vieilles Vignes 2006, avec ce nez de cerise confite, de couleur intense, aux tanins présents, est parfait sur un magret.
    André PERRETSAINT-JOSEPH André PERRET

    André PERRET

    (SAINT-JOSEPH)

    Verlieu
    42410 Chavanay
    Téléphone :04 74 87 24 74
    Télécopie : 04 74 87 05 26
    Email : andre.perret@terre-net.fr

    Beau Saint-Joseph rouge 2005, issu de vieilles vignes en terrasses, de belle robe soutenue, aux notes de sous-bois et de griotte, mêlant charpente et persistance en bouche, un vin qui mérite d’être attendu pour profiter de sa structure, comme en atteste ce 2003, où dominent des notes de cassis et d’épices, de bouche corsée, coloré et parfumé, alliant rondeur et structure. Remarquable Condrieu Coteau de Chéry 2005, alliant richesse aromatique et persistance en bouche, un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, tout en harmonie, ample, d’une jolie finale persistante.
    Domaine Juliette AVRIL

    Domaine Juliette AVRIL

    (CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE)
    Marie-Lucile et Séphan Brun
    8, avenue Pasteur
    84230 Châteauneuf-du-Pape
    Téléphone :04 90 83 72 69
    Télécopie : 04 90 83 53 08
    Email : domainejulietteavril@vinsdusiecle.com
    Site : www.vinsdusiecle.com/domainejulietteavril
    Site : www.julietteavril.com

    Remarquable Châteauneuf-du-Pape rouge 2006 (Grenache, Syrah et Mourvèdre, vendanges manuelles, cuvaison longue et vieillissement en fûts de chêne), un beau vin typé comme on les aime, bien charpenté, aux notes de griotte et de sous-bois, dense et concentré, légèrement poivré en finale. Le Châteauneuf blanc 2007 (Grenache blanc, Roussane, Clairette et Bourboulenc sur sol de marne, vendanges manuelles avec tris) est de bouche soyeuse, un vin ample, gras et vif à la fois, aux senteurs de noisette grillée, une réussite. Concentré, le Châteauneuf-du-Pape rouge cuvée Prestige Maxence 2007, vendanges manuelles avec tri, éraflage partiel, élevage 12 mois en demi-muids, de couleur profonde, avec des arômes de fruits cuits, est très puissant au nez comme en bouche, un vin aux connotations de cassis et de poivre, alliant couleur et matière, d’une jolie finale épicée. Le Côtes-du-Ventoux rouge 2007, Grenache, Syrah et Carignan sur sols argilo-calcaires, vendanges manuelles, avec tri du raisin, de couleur profonde, bien corsé, où dominent les fruits mûrs, aux tanins fondus, bien en bouche. Joli Côtes-du-Ventoux rosé 2007, très abordable comme le Viognier blanc 2007, bien sec, aux arômes floraux.
    Domaine de DEURRE

    Domaine de DEURRE

    (VINSOBRES)
    Jean-Claude Valayer
    RN 94
    26110 Vinsobres
    Téléphone :04 75 27 62 66
    Télécopie : 04 75 27 67 24
    Email : valayer.deurre@wanadoo.fr
    Site : www.domaine-de-deurre.com

    Domaine de 50 ha, planté sur un terroir argilo-calcaire avec des cailloux en surface. Au sommet avec ce Vinsobres rouge cuvée JM Valayer, marqué par le Grenache très majoritaire, bien élevé 12 mois en fûts de chêne de 1 à 6 ans, de bouche pleine et riche, aux nuances de fruits des bois et des notes giboyeuses, puissant et savoureux. Excellent rosé 2007, issu de saignée des Cinsault, Carignan et Grenache, de bouche friande et souple, de belle teinte soutenue, parfait sur des plats exotiques. Séduisant blanc cuvée JM Valayer, fermenté et élevé 7 mois en barriques, à la fois nerveux et rond, finement bouqueté, au nez de pêche et de noix fraîche.

     

    Domaine Les GRANDS BOIS

    Domaine Les GRANDS BOIS

    (CAIRANNE)
    Mireille Besnardeau
    55, avenue Jean-Jaurès
    84290 Sainte-Cécile-les-Vignes
    Téléphone :04 90 30 81 86
    Télécopie : 04 90 30 87 94
    Email : mbesnardeau@grands-bois.com
    Site : www.grands-bois.com

    Un vignoble de 46 ha. Savoureux CDR-Villages cuvée Éloïse 2006 (50% Grenache, 40% Mourvèdre, 5% Syrah, 5% Carignan, récolte manuelle avec tri à la vigne), typé, une cuvée qui associe couleur et matière, au nez à dominante de fruits noirs, riche et subtil, de bouche dense. Très joli CDR-Villages blanc cuvée Les 3 Sœurs 2006, de belle teinte, un vin ample, qui sent le tilleul, de bouche suave. Le CDR-Village-Rasteau cuvée Marc 2006 est structuré, au nez persistant où dominent des notes subtiles de cassis, de griotte et de cannelle, d’une longue finale.
  • Le Palmarès des hommes et des femmes talentueux du Guide 2010

    GUIDE DUSSERT GERBER 2005 EXELe vin, c’est bien, mais celui qui l’élève, c’est tout aussi bien. Pour moi, en effet, depuis 30 ans, la typicité d’un vin, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme. Ma nature me poussant à soutenir les hommes et les femmes qui partagent les mêmes valeurs, je suis toujours, aujourd’hui comme hier, passionné par ce “Sang de la Terre et du Ciel”, cette entité à part entière qui associe l’inné et l’acquit, le talent et la passion, l’homme et la science, le matériel et l’irrationnel, le plaisir et la mesure (si l’on a soif, on boit autre chose)... s’attachant à respecter à la fois une culture et une éthique. Il ne s’agit donc pas seulement de faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, mais surtout d’élever de vrais vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. Ces vins-là, “chouchoutés” par des vignerons avec lesquels on aime partager un moment de plaisir, dans une gamme de prix unique au monde, sont de vraies valeurs sûres, certains crus l’étant déjà il y a bien longtemps, en 1980...

    On ne peut aimer un vin qu’en appréciant celui qui le fait. Derrière une étiquette, il y a un viticulteur (ou une viticultrice) et c’est fondamental de ne pas les dissocier. Je sais tout-de-suite, lors de mes déplacements à travers les vignobles (et je passe l’année à faire cela) si un propriétaire est réellement passionné par son vin, ou non. Cela se “sent”.

     

    Éthique, élégance, humilité

    sont la signature commune des vrais vignerons

    - Il n’y a pas de vin sans éthique. Cela consiste à ne pas se fourvoyer dans des opérations marketing extravagantes, ne pas se laisser prendre à la mode, qui, par définition, ne fait que passer (vite). Et c’est surtout respecter les consommateurs, ceux qui vous font vivre, sans les abreuver de prix surestimés ou de produits “sans âme, ni vertu”. L’éthique, c’est croire en soi, avoir la foi, des valeurs, c’est la fidélité.
    - On ne peut pas faire un bon vin sans élégance. Elle est innée, inutile de vouloir se l’approprier. Je parle, bien sûr, de celle de l’âme. L’arrogance, la frime, sont des critères qui comptent pour décrypter les uns et les autres, dans toute les régions, du plus grand vin au plus modeste.
    - Un vrai vin est signé par l’humilité. Et être humble, ce n’est pas de la fausse modestie. On peut être fier, conquérant, et avoir les pieds sur terre, c’est-à-dire ne pas se prendre pour le messie. Et des prophètes ou des gourous, on en voit pas mal dans notre milieu.

    En trente ans, j’ai eu droit à tout : à la morgue de certains, à la frime de nouveaux venus, aux leçons de morale comme aux jalousies, à la trahison comme au respect. Mais, je n’ai pas dévié d’un pouce, et poursuis ma ligne de conduite, en défendant les hommes et les femmes passionnés et passionnants. Ma force, c’est de ne pas être blasé, d’être objectif et subjectif (c’est la nature humaine), et d’avoir de la mémoire.

    J’ai lancé mon premier magazine à 22 ans, bien avant que le vin devienne à la mode, édité le 1er Guide sur les vins (il s’appelait le Guide Secret des Vins, avant celui d’Albin Michel), et -déjà- suis tombé sous le charme de ces hommes et de ces femmes (pas de tous) qui élèvent les plus grands vins du monde, les nôtres, dans une gamme incroyable, car on se fait plaisir, grâce à beaucoup d’entre eux, avec des vins dont le rapport qualité-prix-typicité est particulièrement exceptionnel. Aucun autre pays ne peut en dire autant, et le talent de nos vignerons et vigneronnes est particulièrement irremplaçable. Bien sûr, il y a des producteurs imbus d’eux-mêmes, snobs, d’autres qui sont restés des paysans “parvenus”, d’autres encore qui, grâce à des moyens de communication financière, tentent d’imposer une belle image, etc... De ceux-là, on s’en moque !

    C’est donc tout naturellement que j’ai décidé, en-dehors de mes Classements habituels qui distinguent la qualité des vins, de récompenser -aussi- le vigneron (ou ses enfants), sa fidélité, sa passion, son enthousiasme, sa joie de vivre, sa simplicité, au travers de ce “Top Vins” exceptionnel.

    Tous les propriétaires du Guide n’y sont pas, bien sûr, et chaque année, ce Palmarès évoluera, d’autres entreront, quelques-uns sortiront, certains changeront de “Prix”, ou de hiérarchie... mais les places sont rares.

    Ces hommes et ces femmes savent ce qu’ils ont à faire, se passent d’un magicien pour fabriquer une cuvée (très) spéciale, et ne perdent pas leur temps à frimer ou en jonglant avec leurs tarifs... Respectant les anciens, ils travaillent, connaissent la force de leur sol, se servent à bon escient des techniques les plus modernes, sans perdre leur âme. Ils ont des valeurs, aiment leur vin, comme moi, comme vous. Et c’est tout ce qui compte ! Ils seront donc particulièrement mis en avant dans le prochain MILLESIMES 2010 Spécial "LES VIGNERONS ONT DU TALENT".

    Les Prix d’Honneur
    Je les connais depuis quelque 20 à 30 ans (eux et/ou ceux qui les ont précédé, en ce qui concerne les marques et certains crus), certains ont été retenus depuis le 1er Guide (ou patiquement), ce qui -en soi- mérite un véritable “coup de chapeau”, tant il est difficile de se maintenir au plus haut niveau, chacun dans sa gamme, naturellement. Pour preuves, des milliers d’autres, à raison de 300 à 400 par an, ont été éliminés... Eux, associent le talent et la passion, sans se faire avoir par les modes... tout ce que l’on aime. Pas mal sont des amis.

    Les Prix d’Excellence
    D’autres grandes valeurs sûres, dans toute la gamme, dans le Guide depuis très longtemps. Ils sont également garants d’une régularité qualitative exemplaire et d’un attachement réel au terroir. Du grand art encore, chacun possédant son originalité. Pour certains, 3 ou 4 ans,  et ils atteindront le Prix d’Honneur.

    Les Satisfecits
    Les grandes satisfactions, ceux qui se distinguent depuis une dizaine d’années et dont le talent est confirmé. Ils peuvent prétendre au Prix d’Excellence.

    Les Lauréats
    Les coups de cœurs de l’année (ou des dernières années). Ils élèvent des vins typés, qui atteignent bien souvent le haut de leurs Classements respectifs. Du solide, qui peuvent également “monter” en Satisfecits.

    Les Espoirs
    Les coups de pouce, ceux qui méritent d’être soutenus, qui sont depuis peu dans le Guide. Ne pas confondre avec les nouveaux sélectionnés de l’année, qui doivent faire leurs preuves.

    Le Top est © Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite sauf pour les producteurs qui y sont retenus.

     

    ALSACE

    Prix d’Honneur
    Claude Berger
    Pierre Frick
    Rémy Gresser
    Robert Muhlberger
    Charles Schléret

    Prix d’Excellence
    Paul Dussourt
    Bernard Haegi
    Armand Gilg
    Louis Hauller
    Georges Klein
    Pierre Thomann
    Famille Schaeffer-Woerly
    Dominique Soller (Cave Hunawhir)

    Satisfecits
    Philippe Blanck
    Famille Engel
    Famille Frey
    Famille Zoeller

    Lauréats
    Henri Brecht
    Pierre Reinhart
    Gérard Metz
    Aline et René Simon

    BEAUJOLAIS

    Prix d’Honneur
    Gérard Brisson
    Famille Champagnon
    Émile Chavagnat-Laneyrie
    Michel Chignard
    Pierre David
    Georges et Franck Dubœuf
    Pascal Dufaitre (Pizay)
    Louis Durieu de Lacarelle
    René Martin
    Famille Méziat (Combe aux Loups)
    Jean-Pierre Mortet
    Michel Siffert
    Michel Tête

    Prix d’Excellence
    Jean-Jacques Baronnat
    Famille Donzel
    Sylvie Dufaitre (Crêt Garanches)
    Jean-Pierre Large (Cheysson)
    Alain Michaud

     

    Satisfecits
    Thierry Doat (Boisfranc)
    Gilbert Jomain (Puits de Besson)
    Famille Rollet (Granit Doré)
    Famille Rozier (Chatelard)
    Thierry Sothier (Sain-Bel)

    Lauréats
    Famille David-Beaupère
    Alain Dardanelli (Bel Avenir)
    Famille Duc
    Jean-Paul Guignier

    BORDEAUX

    Prix d’Honneur
    Famille Appollot (Clos Trimoulet)
    Odette Barreau (Certan de May)
    Anthony Barton (Léoville-Barton)
    Olivier Bernard (Chevalier)
    Jean-Michel Bertrand (Béchereau)
    Catherine Blasco (Hanteillan)
    Famille Bon (Lugagnac)
    Jean Boireau (Grands Jays)
    Lionel Bord (Clos Jean)
    François-Xavier Borie (Grand-Puy-Lacoste)
    Nancy de Bournazel (Malle)
    Jean-Baptiste Brunot (Piganeau)
    Jacques Bussier (Mazéris-Bellevue)
    Colette Bonny (Sigognac)
    Bernard Bouche (Mauves)
    Henri Cadillac (Taffard de Blaignan)
    Philippe Castéja (Trottevieille)
    Roland Charbonnier (Clos du Notaire)
    Frédéric Le Clerc (La Tour de By)
    Françoise Coussié-Giraud (Blancherie)
    Jean Crampes (Gayon)
    Famille Darnajou (Moines)
    Philippe Darricarrère (Mendoce)
    Jean-Bernard Delmas (Montrose, ex Haut-Brion)
    Bernard Delol (Jura-Plaisance)
    Jean-Françis Daney (Arche-Pugneau)
    Guy Despujols (Lamothe)
    Famille Dourthe (Maucaillou)
    Famille Dubost (Fleur du Roy)
    François Dubrey (Ardennes)
    Marc Ducau (Loupiac-Gaudiet)
    Norbert Égreteau (Clos Pélerin)
    Famille Estager (La Cabanne)
    Anne-Marie Facchetti-Ricard (Saint-Amand)
    Louis Filippi (Boutillon)
    Michel Garat (Bastor-Lamontagne)
    Jean-Marie Garde (Clos René)
    Denise Gasqueton (Calon-Ségur)
    Famille Gasparoux (Ferrand)
    André Giraud (Le Caillou)
    Jean-Pierre Gorphe (Moulin Vieux)
    Pierre-Gilles Gromand (Lamarque)
    Claude Guinjard (Roquebrune)
    Famille Jabiol (Cadet-Piola)
    Jean-François Janoueix (Croix-Toulifaut)
    Louis-Gabriel de Jerphanion (Moncets)
    Famille Kressmann (La Tour-Martillac)
    Famille Lamothe (Haut-Bergeron)
    Bernard Laydis (Roc de Calon)
    Famille Lévêque (Chantegrive)
    Famille Liotard (Grand-Monteil)
    Bernard Mallet (Haut-Maco)
    Jean-François Mau (Brown)
    Christian Moueix (Magdelaine)
    Jean-François Moueix (Petrus)
    Famille Musset (Saint-Pey)
    Patrice Pagès (Fourcas-Dupré)
    Famille Ouzoulias
    Martine Palau (Laroche)
    Famille Perrin (Carbonnieux)
    Pascale Peyronie (Fonbadet)
    Famille Quié (Rauzan-Gassies)
    Paul Ragon (Le Tuquet)
    Christiane Renon (La Galiane)
    Philippe Robert (Tour du Roc)
    Nicole Roskam (Cantenac)
    Jean-Michel Robin (Les Heaumes)
    Bruno Sainson (Laroque)
    Max Silvestrini (Chéreau)
    Famille Verdier (Brethous)
    Famille de Vaucelles (Filhot)
    Famille Vayron (Bourgneuf-Vayron)

    Prix d’Excellence
    Odile Audier (Grâce Dieu Les Menuts)
    Famille Avril (Pascaud)
    Philippe Baly (Coutet)
    Nicolas Bailly (Clos Labarde)
    Jean-Noël Belloc (Brondelle)
    Famille Bernard (Lestage-Darquier)
    Famille Beyney (Clos de Sarpe)
    Marie-Christine Bondon (Pontac-Lynch)
    Famille Bonhomme (Brouard)
    Jean-Marie Bouldy (Bellegrave)
    Philippe Boufflerd (Muret)
    Lucette Bielle (Viaud)
    Famille Boissonneau (Vieille Tour)
    Jean Bouquier (Grandmaison)
    Jacques Capdemourlin (Balestard)
    Patrick Carteyron (Penin)
    Daniel Cathiard (Smith-Haut-Lafitte)
    Georges Dadda (Panigon)
    Famille Dubois (Orisse du Casse)
    Jean-Pierre Dubreuil (La Grenière)
    Famille Dumeynieu (Roumagnac La Maréchale)
    Henri-Louis Fagard (Cornemps)
    Roger Fernandez (Gabachot)
    Yvonne Foucard (Chêne-Vieux)
    Marie-Cécile Fougère (Crain)
    Dominique Fouin (Fontesteau)
    Véronique Gaboriaud (Matras)
    Frédéric Garde (Marchesseau)
    Richard Grandeau (Lauduc)
    Jacques Goudineau (Tour Saint-Pierre)
    Philippe Genevey (La Marzelle)
    Frédéric Garde (Marchesseau)
    Famille Grégoire (Troquart)
    Famille Le Grix de la Salle (Grand-Verdus)
    Famille Labarthe (D’Arricaud)
    Jean-Michel Lapalu
    Famille Larrieu (Mailles)
    Jean-Bernard Lleu (Roquegrave)
    Famille Lignac (Guadet)
    Denis Lurton (Desmirail)
    Famille Marin (Canon-Chaigneau)
    Famille Marque-Albert (Puyfromage)
    François Masson-Regnault (Pic)
    Famille Maulun (La Chataigneraie)
    Dominique Maurèze (Grande-Barde)
    Famille Médeville (Fayau)
    Famille Le Menn (Haut-Saint-Clair)
    Famille Méric (Bel-Air)
    Jean de Monteil (Haut-Rocher)
    Famille Pedro (Le Meynieu)
    Florence Pineaud (Lardière)
    Michel Pion (Anniche)
    Xavier Piton (Belles-Graves)
    Famille Rabiller (La Peyre)
    Serge Ravat (Chapelle-Lariveau)
    Famille Renouil (Brousteras)
    Famille Riffaud (Souley-Sainte-Croix)
    Gérard Teisseire (Rousset)
    Philippe Tribaudeau (Mauvinon)
    André Vincent (Grand Bos)
    Bruno Vonderheyden (Malleret)
    Famille Warion (Rose-Pourret)
    Bernard Yaunet (Le Bosquet)
    Famille Yung (Haut-Calens)

    Satisfecits
    Famille Ardurats (Magneau)
    Famille Arnaud (Pomys)
    Antoine Arrivet (Génisson)
    Guy Bailly (Le Bourdieu)
    Christian Barrère (Enclos Miqueu)
    Pierre Bonastre (Hennebelle)
    Maxime Bontoux (Tourteau-Chollet)
    Famille Briolais (Haut-Mousseau)
    Alain Cailley (Toulouze)
    Famille Cazenave (Bois de Roc)
    Famille Choquet (Lagrange Les Tours)
    Denis Corre-Macquin (Macquin)
    Bernadette Cottavoz (Grissac)
    Famille de Courcel (Saint-Ahon)
    Famille Curly (Parenchère)
    Famille Demonchaux (Pierrail)
    François Despagne (Grand-Corbin-Despagne)
    Famille Despujol (Prieuré-Marquet)
    Éric Duffau (Belle Garde)
    Alain Dumon (Dumon-Bourseau)
    Heather Van Ekris (Mille-Anges)
    Famille de Fontenay (Castegens)
    Jean-Paul Garde (Grand Ormeau)
    Vincent Le Grelle (Tuillerie des Combes)
    Pierre Ginelli (Siron)
    James Grégoire (La Rivière)
    Famille Lallement (Thuron)
    Famille Lescoutra-Miquau (Fourcas-Dumont)
    Denis Levraud (Tour de Collin)
    Famille Leydet (Valois)
    Jean Magne (Luchey-Halde)
    Luc Monlun (Chalet de Germignan)
    Alain Moueix (Mazères)
    Michel Pélissié (Maison Noble)
    Famille Perromat (Cérons)
    Famille Ponsar-Mahieu (Tour-Marcillanet)
    Famille Richert-Boutet (Vieux-Pourret)
    Philippe Rivière (Clos des Menuts)
    Jean-Loup Robin (Gontet-Robin)
    Jean-Claude Rocher (Vieux Château des Rochers)
    Famille Sendrey (Haut-Claverie)
    Pascal Sirat (Panchille)
    Jean-Luc Soubie (Lisennes)
    Maurice Velge (Clauzet)

    Lauréats
    Éric Barrat (Pont Les Moines)
    Bernard Bessède (Vaisinerie)
    Famille Bideau (Petit Boyer)
    Famille Billon (La Garelle)
    Philippe Bourcier (Haut-Bourcier)
    Famille Bouscasse (Cantinot)
    Famille Boyreau (Piron)
    Famille Cardoso (Haut-Beynat)
    Régis Chevalier (Haut-Cruzeau)
    Famille Conte (Plantier Rose)
    Sylvie Courreau-Fompérier (Guillemin La Gaffelière)
    Famille Delpech (Gadras)
    Françoise Descamps (Vieux Montagne)
    Jean Dufour (Simon)
    Éric Dupuy (Gros Caillou)
    Famille Fourcaud-Laussac (Laplagnotte-Bellevue)
    Famille Galineau (Bellevue-Favereau)
    Famille Gallier (Reynats)
    Famille Gautey (Masson)
    Nicole Godeau (Peyfaures)
    Famille Hebrard (Graves de la Laurence)
    Famille Jean (Beauvillage)
    Famille Julien (Fleur Morange)
    Gaëtan Lagneau (Petit Bocq)
    Famille Landry (Saint-Agrèves)
    Famille Loubry (Valguy)
    Catheine Leymarie (Puy-Razac)
    Didier Meneuvrier (Croix-Davids)
    Moïse Ohana (Seguin)
    Famille Plantade (Haut-Plantade)
    Serge Playa (Esteau)
    Odette Pommier (Darius)
    Famille Pontallier (Laubertrie)
    Henri Ponz (Berthenon)
    Claude Pourreau (Les Moines)
    Max de Pourtalès (Doyac)
    Famille Prince (Clos des Prince)
    Corinne Reulet (La Tour Blanche)
    Guy Richard (Cadet-Bon)
    Alain Roses (Haut-Bellevue)
    Famille Rouvière (Bernardon)
    Dominique Turtaut (Rougemont)

    Espoirs
    José Bueno (Argilus du Roi)
    Famille Brimaud (Bergère-Brimaud)
    Famille Dufourg-Landry (Graviers)
    Noëlle Galland (Brague)
    Florian Gaury (Lavallade)
    Thomas Guibert (Ferrand)
    Jean-Bernard Lleu (Granges d’Or)
    Famille Lopez (L’Hermitage)
    Paul-Henry Nerbusson (Lagarde)
    Pascal Pobeda (Farguet)

    BOURGOGNE

    Prix d’Honneur
    Guillaume d’Angerville
    Pierre Amiot
    Michel Ampeau
    Charles Audoin
    Denis Blondeau-Danne
    Jacques Carillon
    Michel Chevillon
    Bernard Dubreuil-Fontaine
    Famille Doudet-Naudin
    Frédéric Esmonin
    Stephen Gélin
    François Lamarche
    Michel Laroche
    Famille Mussy
    Jean-Marie Naulin
    Famille de Nicolay (Chandon Briailles)
    Famille Pinson
    Dominique Prieur-Brunet
    Michel Prunier
    Marie-Ange Robin
    Jean de Surel (Rebourseau)
    Gérard Tremblay
    Patrick Virely-Rougeot
    Gérard Vitteaut

    Prix d’Excellence
    Michel Bardet (Albert Grivault)
    Philippe Billard-Gonnet
    Paul-Henry Borie (Bruyère)
    Thierry Brouin (Clos Lambrays)
    Bernard Chapelle (Clos Bellefond)
    Daniel Dampt
    Jean-Pierre Diconne
    Hervé Félix
    Alain Geoffroy
    François Gerbet
    Dominique Guyon (Antonin Guyon)
    Famille Jaffelin
    Famille Jomain
    Famille Joliot
    Famille Laleure-Piot
    Jean-Yves Larochette (Pérelles)
    Philippe Leclerc
    Roger Luquet
    Éric Marey (Pierre Marey)
    Famille Michaut (Poulette)
    Sylvain Mosnier
    Jean-Paul Paquet
    Famille Parize

    Satisfecits
    Famille Berthaut
    Étienne Boileau (Chardonnay)
    Marc Brocot
    Laurent Camus (Cave Connaisseur)
    Famille Capron-Charcousset
    Famille Coquard-Loison-Fleurot
    Philippe Delagrange
    Gérard Doreau
    Jean-Marc Dufouleur (Monts-Luisants)
    Jean-Jacques Girard
    Jean-François Glantenet
    Jean-Pierre Guillemot
    Olivier Heimbourger
    Bastien Margaret (Henri Richard)
    Alain Patriarche
    Philippe Protheau
    Famille Thomas (Clavelier)
    Famille Vallet (Pierre Bourée)
    Thierry Violot-Guillemard

    Lauréats
    Famille Bachelet
    René Cacheux
    Famille Duroché
    Jean-Christophe Grandmougin
    Stéphane Magnien
    Marc Rougeot

    Espoirs
    François Bertheau

    CHAMPAGNE

    Prix d’Honneur
    Paul Bara
    Famille de Billy (Pol-Roger)
    Jacques Busin
    Famille Cointreau (Gosset)
    André Delaunois
    Famille Ellner
    René Geoffroy
    Famille Gimonnet (Pierre Gimonnet)
    Famille Gonet (Gonet-Sulcova)
    Claude Hamm
    Rémy Krug
    Guy Larmandier
    Pascal Leclerc-Briant
    Famille Legras-Haas
    Famille Lhopital (De Telmont)
    Thierry Lombard
    Pierre Mignon
    François Peters
    Jean-Claude Rouzaud (Roederer)
    René Rutat
    Famille Taittinger

    Prix d’Excellence
    Anne-Charlotte Amory (Charles Heidsieck)
    Claude Baron (Baron-Albert)
    Luc Busin
    Famille Cadel (Guy Cadel)
    Jean-Marc et Céline Charpentier
    Famille Chiquet (Gaston Chiquet)
    Philippe Cheurlin (De Lozey)
    Éric Coulon
    Michel Drappier
    Harard Fringhian (Château Boursault)
    Marie Gillet (Devaux)
    Stéphane Jacquet (Clérambault)
    Michel Labbé
    Daniel Laurent-Gabriel
    Famille Margaine
    Bruno Mignon (Charles Mignon)
    Famille Morize
    Charles Philipponnat
    Famille Royer
    Érick de Sousa
    Alain Thiénot
    Maurice Vesselle

    Satisfecits
    Famille Arnould (Ralle)
    Audoin de Dampierre
    Pascal Bardoux
    Ignace Baron (Baron-Fuenté)
    Jean-Louis Bonnaire
    Patrick Boivin (Vincent Astrée)
    Franck Bonville
    Famille Bourdaire-Gallois
    Lionel Chardonnet
    Famille Coutier
    Paul Dangin
    Philippe Dumont
    Thierry Fluteau
    Michel Genet
    Christian Jojot (Marquis Pomereuil)
    Pierre-Éric Jolly
    Philippe Gimonnet-Gonet
    Pierre Gobillard
    Famille Gruet
    Nathalie Michel (Wirth-Michel)
    Jean-Michel Pelletier
    Benoist Perseval-Farge
    Daniel Prin
    Delphine Prévoteau-Perrier
    Bertrand Robinet (Michel Lenique)
    Arnaud Vautrain-Paulet
    Xavier Thévenet (Thévenet-Delouvin)
    Famille Vollereaux

    Lauréats
    Rémi Ariston (Aspasie)
    Patrick Arnould (Michel Arnould)
    Hugues Bourgeois
    Famille Bourgeois-Boulonnais
    Christian Bourmault
    Famille Boutillez-Vignon
    Alain Brixon
    Daniel Caillez
    Jean-Yves de Carlini
    Luc Dérouillat
    Jocelyne Dravigny (De Castelnau)
    Famille Faniel-Filaine
    Famille Fenouil-Pointillart
    Marie-Paule Gatinois
    Famille Gaudinat-Boivin
    Famille Goussard-Dauphin
    Sylvie Lancelot (Lancelot-Royer)
    Famille Lassalle-Hanin
    Famille Massin
    Jean Michel
    Olivier Piazza (Beaumont des Crayères)
    Famille Robert-Allait
    Pascal Simart-Moreau
    Famille Vergnon

    Espoirs
    Denis Bonnet-Gilmert
    Éric Bunel
    Famille Bouché
    Frédéric Maletrez
    Benoît Paillard

    JURA-SAVOIE

    Prix d’Honneur
    Jean Macle
    Jean Perrier

    Lauréat
    Michaël Grosjean (Lucey)
    Famille Mollex
    Famille Vullien

    LANGUEDOC-ROUSSILLON

    Prix d’Honneur
    Famille Antech
    Famille Augustin (Fabas)
    Famille Gualco (Étang des Colombes)
    Aimé Guibert (Daumas-Gassac)
    Famille Laboucarié (Fontsainte)
    Pierre Martinolle
    Laurence Rigal (Grand-Caumont)
    Famille de Thélin (Blomac)

    Prix d’Excellence
    Marie-Geneviève Boudal (Peyregrandes)
    Jean-Noël Bousquet (Grand Moulin)
    Famille Chamayrac (Mire-L’Étang)
    Famille Chichet
    Pierre Escudié (Nidolères)
    Famille Gaujal (Pinet)
    Raymond Miquel (Barroubio)
    Marc Remaury (Pech André)

    Satisfecits
    Jérôme Bertrand-Bergé
    Famille Birot (Saint-Martin-des-Champs)
    Famille Bonfils (Vaugelas)
    Famille Guy (Malautié)
    Hervé Levano (Casa Blanca)
    Famille Mégé (Reynardière)
    Famille Palu (Mas du Novi)
    José Pujol (Mas Rous)
    Famille Quincarlet (Familongue)

    Lauréats
    Famille Bourgne (Madura)
    Véronique Cuculière (Mingraut)
    Famille Hebraud (Villemagne)
    Gilles Nouaille (Riousses)
    Famille Pacaud-Chaptal (Croix Chaptal)
    Famille Pagès (Clotte-Fontane)
    Famille Serris (Pique Perloup)
    Famille Vogel-Hürlimann (Bourdic)

    Espoirs
    Roger Bertrand (Longueroche)
    Famille Rambier (Haut-Lirou)

    PROVENCE-CORSE

    Prix d’Honneur
    Michel Bronzo (Bastide Blanche)
    Famille Bunan
    Jean-Louis Charmolüe (Romanin, ex Montrose)
    Georges Delille (Terrebrune)
    Jean-Luc Dumoutier (Olivette)
    Mireille Ferrari (Malherbe)
    Claude Jouve-Ferec (Lafran-Veyrolles)
    Guy Tyrel de Poix (Peraldi)

    Prix d’Excellence
    Gérard Biancone (Rasque)
    Alain Combard (Saint-André Figuières)
    Jean-Louis Monzat (Cabran)
    Michel Raoust (Maestracci)
    José Salinas (Sauveuse)
    Famille De Wulf (Jas d’Esclans)

    Satisfecits
    Gérald Lattugoni (Celliers Ramatuelle)
    Baronne de Montrémy (Fontlade)
    James de Roany (Beaulieu)
    Famille Sumeire
    Famille de Victor (Sanglière)

    Lauréats
    Laurent Bologna (Tournels)
    Famille Di Placido (Loou)
    Jean-Louis Masurel (Trians)
    Sophie Moquet (Crémade)

    Espoirs
    Magali Laget (Rouillère)
    Éléonore de Sabran-Pontevès (Lansac)

    PÉRIGORD-SUD-OUEST

    Prix d’Honneur
    Philippe Bernède (Coutale)
    Denis Capmartin (Barréjat)
    Famille Chigé (Cru Lamouroux)
    Françoise Dartigalongue
    Famille Loisy (Péroudier)
    Jean-Pierre Martrenchard (Le Mayne)
    Jacques Mournaud (La Plante)

    Prix d’Excellence
    Annie Caussé (Bouscaillous)
    Pierre Philippe (Vignerons de Buzet)
    Germain Lescombes (Paillas)
    Jean-Pierre Raynal (Souleillou)
    Famille Ressès (Caminade)

    Satisfecits
    Famille Borderie (Bourguet)
    Famille Couture (Eugénie)
    Famille de Faramond (Lastours)
    Agnès Gervais (Pialentou)
    M. Grelaud (Cave Marmandais)
    Jacques Maumus (Cru Paradis)
    Mogens Olessen (Lécusse)
    Famille Pieron (Bovila)
    Jean Sentilles (Pichard)
    Éric Swenden (Gautoul)
    Claude Vidal-Hurmic (Borderie)

    Lauréats
    Famille Delpech (Lavaur)
    Maradenne Guitard (Nozières)
    Famille Jegerlehner (Ménard)
    Éric Lépine (Rhodes)
    Luc Luyckx (Famaey)

    Espoirs
    Jean Labroue (Roches)
    Philippe Lejeune (Chambert)
    Antonin Nicollier (Pouyardin)
    Marc Penavayre (Plaisance)

    VAL DE LOIRE

    Prix d’Honneur
    Jacques Beaujeau (Varière)
    Paul Buisse
    Jean-Pierre Chéné (Ambinos)
    Robert Chéreau
    Pierre Couly
    Famille de Colbert (Brézé)
    Jean Dabin
    André Dezat
    Jean-Marie Dozon
    Pascal Gitton
    Jean-Marie Leblois
    Famille Malbète
    Famille Mardon
    Henry Marionnet
    Patrice Monmousseau (Bouvet)
    Michel Morilleau
    Henry Natter
    Famille Pabiot
    Édouard Pisani-Ferry
    Marie-Pierre Raffault
    Thierry Redde
    Jean-Jacques Teiller

    Prix d’Excellence
    Nicolas Brock (Sarry)
    Famille Champeau
    Patrick Coulbois
    Bruno Denis (Renaudie)
    Laurent Dézé (Petite Chapelle)
    Famille Dumange (Clos de L’Épinay)
    Famille Duveau (Guilloterie)
    Michel Fardeau
    Lionel Gauthier-Lhomme (Viking)
    Alain Gourdon (Beauregard)
    Famille Jamet (Vigneau)
    Famille Laroche (Roche aux Moines)
    Jean-Christophe Mandard
    Famille Petiteau (Tourlaudière)
    Famille Ratron (Clos Cordeliers)
    Jean-Max Roger
    Famille Sourdais (Bouchardière)
    Marc Vincent (Paleine)

    Satisfecits
    Thierry Almirault (Clos des Quarterons)
    Jean-Paul Balland
    Francis Blanchet
    Jean-Charles Borgnat (Commanderie)
    Famille Charbonnier
    Famille Chevreau
    Famille Davault (Chaise)
    Christophe Denoël (Caves Pouilly)
    Famille Filliatreau
    Famille Gilbon (Beaurepaire)
    Famille Gouron
    René Lamothe (Trottières)
    Famille Landrat-Guyollot
    Famille Rézé (Jarnoterie)
    Famille Mourat (Marie du Fou)
    Philippe Pichard (Chapelle)
    Famille Pitault-Landry (Les Pins)
    Famille Poiron (Poiron-Dabin)
    Marc Rideau (Amandiers)
    Michel Thomas
    Famille de Saint-Venant (Valmer)

    Lauréats
    Famille Aubert
    Famille Barillot
    Famille Bonnard (Congy)
    Pierre Picot (Chaillot)
    Anne-Cécile Roy

    Espoirs
    Catherine Nolot (Rochettes)
    Yves Provost

    VALLÉE DU RHÔNE

    Prix d’Honneur
    Jean Abeille (Mont-Redon)
    Jean-Jacques Dost (Cave Rasteau)
    Louis Drevon
    Christian Gély (Champ-Long)
    Jean-Pierre Margan (Canorgue)
    Famille de Menthon (Redortier)
    Jérôme Quiot (Vieux-Lazaret)
    Baron Le Roy (Fortia)
    Théo Théodosiou (Cave Visan)

    Prix d’Excellence
    Famille Alary
    Famille Brun (Juliette Avril)
    Famille Chamfort (Verquière)
    Famille Mathieu
    Françoise Simon (Moulin Pourpré)

    Satisfecits
    Daniel Archambault (Croix Blanche)
    Bernard Callet (Coudoulis)
    Famille Mendez (Beauvalcinte)
    Famille Monteillet (Montine)
    Famille Valayer (Deurre)
    Denis Vinson (Moulin)

    Lauréats
    Famille Besnardeau (Grands Bois)
    Denis Grangeon (Parandou)

    Espoirs
    Famille Nicolet (Chante-Perdrix)

  • Les meilleurs vins de Pessac-Léognan du Guide Dussert-Gerber des Vins 2010

    Mon Guide 2010 paraît demain, le 26 Août. Trente ans, cela se fête, et c’est particulièrement rare dans le domaine de l’édition de parvenir à imposer une telle traçabilité. Il est tout aussi rare qu’existe une telle fidélité (amitié) entre un auteur et un éditeur. Les sélections sont sévères (beaucoup d'éliminés), les Classements entièrement remaniés et les coups de cœur nombreux. Pour exemple, le Top des Pessac-Léognan de l'année.

     

    Château BROWNPESSAC-LÉOGNAN Château BROWN

    Château BROWN

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Jean-Christophe Mau
    5, avenue de la Liberté
    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 87 08 10
    Télécopie : 05 56 87 87 34
    Email : chateau.brown@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-brown.fr

    Jean-Christophe Mau, cinquième génération d’une famille de négociants en vins de Bordeaux, avait une voie toute tracée. Après un diplôme à la faculté d’œnologie de Bordeaux, il choisit d’intégrer la maison de négoce familiale, s’investit et prouve son professionnalisme à Preuillac. C’est grâce à son exigence, sa ténacité et son ambition d’excellence qu’il a relevé ce défi. Son expertise en viticulture et son fort relationnel ont conduit tout naturellement la maison Yvon Mau à le nommer responsable des achats Grands Crus. Avec lui, Yvon Mau poursuit sa politique de montée en gamme en renforçant son développement commercial et cela grâce à ses moyens financiers, son “savoir-vendre” centenaire et son réseau international, via le groupe espagnol Freixenet. Ce Médoc 2006, très bien élevé en barriques, de belle robe grenat, est un vin de bonne structure, tout en bouche, savoureux mélange de cerise confite, d’humus et de violette, aux tanins puissants et harmonieux, un vin prometteur. Le 2005 est puissant, de couleur foncée, sent les fruits bien mûrs (cassis, pruneau...), les tanins sont très équilibrés, la bouche est pleine, un vin tout en intensité et en arômes. Château BROWN : passe en 1er Grand Vin Classé, notamment pour son blanc (exceptionnel 2000). Un remarquable Pessac-Léognan rouge 2006, riche en couleur, corsé, complexe, harmonieux, qui sent bon les fruits mûrs à noyau et les sous-bois, de bouche puissante aux connotations épicées, un vin de belle charpente, de garde. Le 2005, au nez mariant élégamment les fruits mûrs et les épices, aux tanins très équilibrés et enrobés, de robe grenat, est un vin ferme et ample, puissant, volumineux, de bouche fondue où domine le pruneau confit, d’excellente évolution. Beau 2004, généreux, dense et ferme à dominante de pruneau, de cannelle, un vin avec des tanins soyeux et riches, charnu. Le blanc 2006, subtilement parfumé (pomme, citron, tilleul), mêle la fraîcheur à l’élégance, de robe pâle, brillante et limpide, de bouche suave. Le 2005 est franc, allie rondeur et finesse, de bouche intense où dominent les agrumes et les petits fruits secs, d’une belle longueur.

    Château CARBONNIEUXPESSAC-LÉOGNAN Château CARBONNIEUX

    Château CARBONNIEUX

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Famille Perrin

    33850 Léognan
    Téléphone :05 57 96 56 20
    Télécopie : 05 57 96 59 19
    Email : info@chateau-carbonnieux.fr
    Site : www.carbonnieux.com

    Au sommet. Dégusté sur place, ce très savoureux Pessac-Léognan blanc 2007, de robe brillante et limpide, remarquable, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, au nez persistant de fougère et d’acacia, d’une jolie rondeur. Le 2006, fidèle à lui-même avec ce bouquet unique d’agrumes frais, d’un bel or pâle brillant, d’un bel équilibre, d’une très bonne acidité, d’une belle fraîcheur persistante, un vin classique, tout en bouche, avec ces nuances très spécifiques de poire et de verveine, mêlant suavité et finesse, d’une belle finale. Exceptionnel Pessac-Léognan blanc 2005, alliant finesse et structure, une belle rondeur et un bouquet aux connotations de petites fleurs blanches et d’agrumes, qui associe richesse aromatique et persistance, de bouche riche, longue, ample. Le Pessac-Léognan rouge 2007 est une réussite, aux tanins mûrs, à la fois riche et souple, très équilibré, au bouquet intense avec des notes de sous-bois et de cerise mûre, de bouche ample et fondue. Beau 2006, très typé, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées et réglissées, un vin où élégance, équilibre des tanins et persistance sont en harmonie, de bouche ample et fondue, de garde. Le 2005 est de couleur grenat soutenu, d’une belle concentration, aux senteurs de fruits rouges mûrs (griotte, framboise) et d’épices, de bouche riche, tout en saveurs, un vin charnu et charpenté, de belle garde. Très beau 2004, très parfumé, au nez complexe où dominent les fruits cuits, le poivre et les épices, harmonieux, un vin gras, tout en bouche. Le 2003 est bien dense, avec des arômes de sous-bois et de groseille, riche et persistant en bouche, gras, aux tanins mûrs et savoureux. Dans un souci permanent de perfection des assemblages, le Château Carbonnieux produit un vin intermédiaire entre ce dernier et le Château Tour Léognan (4 ha en blanc et 4 ha en rouge), sous le nom de La Croix de Carbonnieux, réservé pour le marché traditionnel, les caves et la restauration France et Suisse. Le La Croix de Carbonnieux rouge 2006, est riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, avec ces notes intenses de fruits surmûris et d’épices, bien élevé, bien charnu, très équilibré, de très bonne garde. Leur Château La Tour Léognan rouge 2006 au nez persistant (griotte, violette), est un vin de très bonne bouche, gras et charnu, bien équilibré, aux tanins riches et harmonieux. Très joli blanc, très séduisant, au nez subtil dominé par les fruits secs, suave en bouche, tout en persistance aromatique. Goûtez aussi le Château Haut-Vigneau rouge 2006 (70% Cabernet-Sauvignon, 30% Merlot noir) de base tannique importante et très équilibrée, dense, de bouche mûre, à la fois riche et souple, au bouquet intense dominé par la griotte. Excellent 2005, coloré et charnu, très bien élevé, de belle robe soutenue, un vin qui développe des arômes de truffe et de griotte, aux tanins enrobés, de bonne charpente, classique comme on les aime. À la suite, le Château Lafont-Menaut rouge 2006 (70% Cabernet-Sauvignon, 30% Merlot), a un nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte), un vin qui commence à peine à se fondre et mérite une cuisine riche. Le Château Lafont-Menaut blanc 2007, est franc et parfumé, un vin d’une belle vivacité avec un bel équilibre maturité-acidité, un vin comme on les aime, suave et sec à la fois, où s’entremêlent les fruits, les épices et les fleurs fraîches, tout en bouche. Beau rapport qualité-prix-typicité.

    Domaine de CHEVALIERPESSAC-LÉOGNAN Domaine de CHEVALIER

    Domaine de CHEVALIER

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Olivier Bernard

    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 16 16
    Télécopie : 05 56 64 18 18
    Email : olivierbernard@domainedechevalier.com
    Site : www.domainedechevalier.com

    Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, en blanc comme en rouge, ce qui n’est vraiment pas rien. Exceptionnel Pessac-Léognan rouge 2006, très élégant, soyeux, d’une diversité et complexité d’arômes intenses, dominées par la griotte et la framboise mûre, un vin où le terroir s’exprime parfaitement aussi avec cette pointe balsamique très réussie, d’une belle longueur en finale. Exceptionnel 2005, séducteur, puissant, ample, avec des tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et de cannelle au nez, charnu comme on les aime, avec beaucoup de structure, tout en bouche, aux notes de fruits compotés légèrement épicés (griotte, cassis...) et de réglisse, d’évolution lente. Superbe Pessac-Léognan rouge 2004, d’un rouge très foncé, puissant, d’une grande complexité, avec des tanins très soyeux, un vin où tout est merveilleusement fondu, dont l’équilibre est parfait, extrêmement typé Graves Pessac-Léognan avec des notes de fumé, des arômes très complexes, vraiment un très grand vin. Remarquable 2003, puissant, plus typé Cabernet-Sauvignon, mais très doux, car les Cabernets étaient très mûrs, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, très structuré, avec des tanins amples, un vin tout en distinction, d’excellente évolution. Le rouge 2002 est un vin gras et harmonieux, très élégant, au bouquet subtil et intense à la fois, dominé par l’humus et les petits fruits rouges frais, de bouche ample, très classique. Beau rouge 2001, où l’équilibre est parfait, le grand Bordeaux plutôt dans la finesse que dans la puissance, d’un grand classicisme. Le Pessac-Léognan blanc 2006 est une très belle réussite, riche et distingué, aux nuances d’agrumes et d’amande grillée, alliant finesse et persistance, un vin gras et nerveux à la fois, dense et complexe au nez comme en bouche, d’une grande ampleur, suave et persistant. Le 2005 est d’un bel or pâle brillant, très équilibré, d’une fraîcheur persistante, un vin classique qui développe un nez puissant d’agrumes mûrs, au boisé bien fondu, dominé par une puissance aromatique tenace, de bouche intense où l’on retrouve l’acacia et les agrumes. Le 2004 est l’une de ses plus belles réussites et l’une des plus belles de toute la région, au nez subtil (acacia, noisette), tout en distinction et persistance en bouche, avec cette fraîcheur caractéristique, un millésime parfait, classique, d’un bel équilibre, les vins blancs n’aimant pas les millésimes trop chauds. Le blanc 2003 est le millésime le plus rond à Chevalier, à dominante de fleurs blanches et de petits fruits secs, puissant mais très fin, un vin tout en finale. Le blanc 2002 est splendide, puissant, d’une belle acidité, au nez très floral de sureau, d’acacia, de vanille associés à des notes d’agrumes. La bouche est ample et structurée, un grand vin parfaitement équilibré entre le gras et la fraîcheur. On est bien au sommet.

    Domaine de GRANDMAISONPESSAC-LÉOGNAN Domaine de GRANDMAISON

    Domaine de GRANDMAISON

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Jean Bouquier
    182, avenue de la Duragne
    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 75 37
    Télécopie : 05 56 64 55 24
    Email : courrier@domaine-de-grandmaison.fr
    Site : www.vinsdusiecle.com/domaine-de-grandmaison
    Site : www.domaine-de-grandmaison.fr

    Passe dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, les prix très sages et une régularité qualitative certaine expliquant cela. Un domaine de 19 ha issu d’un terroir exceptionnel de graves siliceuses et d’argiles graveleuses parsemées de moellons calcaires. On comprend alors la structure de ce Pessac-Léognan rouge 2006, dense, où se mêlent la griotte, la groseille et l’humus, aux tanins soyeux, charnu, savoureux et charpenté, encore fermé, un vin pour lequel un peu de patience devrait dévoiler tout son potentiel. Le 2005, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, aromatique, chaleureux, corsé, de très bonne évolution. Remarquable 2004, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de framboise et de cannelle, d’une grande harmonie, très parfumé, séveux, généreux et persistant en bouche. Le 2003, de robe grenat, au bouquet intense (notes de sous-bois et de griotte mûre), est de bouche ronde et riche. Excellent 2002, aux tanins puissants, au nez où dominent les fruits rouges à noyau mûrs. Beau Pessac-Léognan blanc 2006, de robe d’un bel aspect jaune et or, où l’on retrouve des senteurs de fleurs blanches et de noisette, et aussi des nuances de pêche fraîche en bouche, un vin savoureux et charmeur. Le 2005 est de belle couleur jaune ambré, finement épicé, subtil et suave, très élégant, bien persistant, d’une jolie finesse, très harmonieux en finale avec des nuances de noix fraîche et de citron. Le 2004, au nez dominé par les fruits mûrs et les petits fruits secs, est tout en persistance aromatique, d’une belle longueur. Le 2003, plein de délicatesse, allie puissance et finesse, au nez de fleurs et de pamplemousse, parfait sur un turbot comme sur un poulet à la crème. Le blanc 2002, aux nuances de fleurs blanches et de fruits secs, est tout en bouche.

    Château HAUT-LAGRANGE

    Château HAUT-LAGRANGE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    F. Boutemy
    31, route de Loustalade
    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 09 93
    Télécopie : 05 56 64 10 08
    Email : chateau.haut-lagrange@wanadoo.fr
    Site : www.hautlagrange.com

    Propriété créée par Francis Boutemy en 1989, sur un terroir mentionné en 1763 sur la carte de Belleyme. Sol travaillé classiquement, enherbage partiel, densité 7 700 pieds/ha, par égrappage, la production est volontairement ramenée, selon les années, de moins de 10 à 20% en dessous des rendements autorisés. Le Pessac-Léognan rouge 2005 (45% Merlot, 55% Cabernet-Sauvignon, dont 1/3 de la récolte est élevée 12 mois, 30% en barriques neuves, le reste en cuves, durée totale de l’élevage 20 mois), est très équilibré, gras et complexe, ample au nez comme en bouche, tannique et bien corsé, de belle garde. Le Pessac-Léognan blanc 2006 (Sauvignon et Sémillon à parts égales), de bouche intense où l’on retrouve l’acacia et les agrumes, est charmeur et persistant.

    Château HAUT-PLANTADE

    Château HAUT-PLANTADE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Plantade Père et Fils

    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 07 09
    Télécopie : 05 56 64 02 24
    Email : hautplantade@wanadoo.fr

    Le vignoble naquit en 1975, fruit de l’amour d’un homme pour sa terre (8,50 ha divisés en 15 parcelles), sur un sol de graviers et de sables en surface et en dessous viennent des calcaires friables gréseux et siliceux, répartis en rouge 7,10 ha, blanc 1,40 ha (culture raisonnée, labour à la charrue vigneronne). Belle réussite avec ce Pessac-Léognan rouge 2006, savoureux, qui allie puissance et souplesse, de bouche fondue où domine le pruneau confit. Le 2005, un vin de couleur intense, richement bouqueté, mêle une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, avec ces notes de fraise des bois surmûrie. Le Pessac-Léognan blanc 2006, à dominante de fleurs fraîches, de fruits jaunes et de tilleul, est un vin gras et nerveux à la fois, riche en bouche.

    Château LATOUR-MARTILLACPESSAC-LÉOGNAN Château LATOUR-MARTILLAC

    Château LATOUR-MARTILLAC

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Tristan et Loïc Kressmann

    33650 Martillac
    Téléphone :05 57 97 71 11
    Télécopie : 05 57 97 71 17
    Email : latourmartillac@svjk.com
    Site : www.latour-martillac.com

    Toujours au sommet, bien sûr. Les 42 ha de vignes jouissent d’un terroir exceptionnel composé de strates de graves pyrénéennes. Une taille sévère permet des rendements faibles pour obtenir des vins concentrés en matière et en arômes. C’est la volonté des frères Kressmann qui sacrifient toujours le rendement au profit de la qualité. On ne peut qu’apprécier leur Pessac-Léognan rouge 2006, ferme en bouche, avec un bouquet persistant et corsé, des arômes de sous-bois et de griotte, fondu, de bouche dense. Le 2005 est savoureux, puissant, légèrement épicé, aux tanins riches et veloutés à la fois, aux connotations de mûre et de poivre, complexe, très réussi. Remarquable 2004, aux notes de cerise et de sous-bois, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche, alliant charpente et rondeur. Le 2003 est puissant, de bouche ample, tout en arômes, riche et complexe, très persistant, de belle évolution. Leur Pessac-Léognan blanc 2006, issu d’une fermentation en barriques qui lui confère ce gras et cette saveur, où la structure s’allie à l’élégance, est un vin de bouche délicatement parfumée, aux nuances de chèvrefeuille et de fruits frais. Le 2005 est un vin aux senteurs d’amande, au nez fleuri, suave et puissant, avec une note de pêche confite en finale.

    Château LUCHEY-HALDEPESSAC-LÉOGNAN Château LUCHEY-HALDE

    Château LUCHEY-HALDE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Direction : Jean Magne
    17, avenue du Maréchal Joffre
    33700 Mérignac
    Téléphone :05 56 45 97 19
    Télécopie : 05 56 45 33 79
    Email : info@luchey-halde.com
    Site : www.enitab.fr/luchey-halde

    Au sommet. Domaine de 29 ha (22 plantés en vignes), racheté par l’Enita de Bordeaux en 1999. Remarquable Pessac-Léognan rouge 2006, un vin bien ferme en bouche, avec un bouquet persistant et corsé marqué par les fruits rouges très mûrs, qui séduit par sa structure et ses tanins bien fondus. Le 2005, de belle robe intense, mêle concentration aromatique et souplesse en bouche, avec ces arômes caractéristiques d’épices (cannelle, muscade) et de griotte, aux tanins bien équilibrés, d’excellente évolution. Le 2004 est très représentatif de ce beau millésime, typiquement bordelais, très bien élevé, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, un vin de belle couleur pourpre, bien charpenté, ample, de très bonne garde. Beau 2003, charnu comme on les aime, gras, bien structuré, complexe, harmonieux, aux connotations épicées, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante en bouche. Excelllent 2002, riche en couleur, corsé, qui sent bon les fruits mûrs à noyau et les sous-bois, un vin de belle charpente, de bouche puissante, de garde. Le second vin, Les Haldes de Luchey rouge, coloré et parfumé, est un vin souple avec une attaque délicate de fruits rouges, bien équilibré, aux tanins soyeux. Belle réussite, le Pessac-Léognan blanc 2006 (vignoble de 4 ha, 50% de Sauvignon et 50% de Sémillon), un vin qui sent les fruits frais et le chèvrefeuille, de bouche souple, d’une finale persistante. Le 2005, aux notes de fruits blancs et d’agrumes mûrs, est vraiment charmeur. Le 2004, très équilibré, aux nuances de fleurs blanches et de noix, est d’une longue finale. Beau rapport qualité-prix-typicité.

    Château MALARTIC-LAGRAVIÈREPESSAC-LÉOGNAN Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE

    Château MALARTIC-LAGRAVIÈRE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Alfred-Alexandre Bonnie

    33850 Léognan
    Téléphone :05 56 64 75 08
    Télécopie : 05 56 64 99 66
    Email : malartic-lagraviere@malartic-lagraviere.com
    Site : www.malartic-lagraviere.com

    Ce Pessac-Léognan rouge 2006 est de belle robe, aux tanins fins avec une rondeur en bouche persistante, ample et parfumé, légèrement épicé, très jolie finale avec ces notes de fumé et petits fruits rouges surmûris. Très puissant, le 2005 est encore fermé, généreux, dense et ferme à dominante de pruneau, de cannelle, un vin coloré, avec des tanins soyeux et riches. Le Pessac-Léognan blanc 2006 est de robe brillante et limpide, un vin très bien vinifié, où la structure s’allie à l’élégance, de bouche subtile aux nuances d’agrumes et de chèvrefeuille, avec une touche d’amande fraîche, suave comme il se doit. Le 2005 est exceptionnel, très gras, de belle couleur jaune pâle, avec un nez frais de fleurs blanches et d’agrumes, très bien équilibré en bouche, un vin puissant et d’une longue finale.

    Château MIREBEAU

    Château MIREBEAU

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Cyril Dubrey

    33650 Martillac
    Téléphone :05 56 72 61 76
    Email : contact@chateau-mirebeau.com
    Site : www.chateau-mirebeau.com

    Savoureux Pessac-Léognan rouge 2006, de bouche intense, riche en couleur comme en arômes, qui sent les fruits cuits et les épices, un vin bien ferme en bouche. Le 2005, médaille d’Argent Concours Général Agricole Paris 2007, est très parfumé, au nez subtil où dominent les fruits macérés (groseille, mûre), un vin de bouche ample, avec une finale délicatement épicée. Le 2004 associe structure et rondeur, gras, de bouche puissante.

    Château SEGUINPESSAC-LÉOGNAN Château SEGUIN

    Château SEGUIN

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Moïse Ohana et Jean Darriet
    Chemin de la House
    33610 Canéjan
    Téléphone :05 56 75 02 43
    Télécopie : 05 56 89 35 41
    Email : chateau-seguin@wanadoo.fr
    Site : www.chateau-seguin.com

    Atteint une place très enviée dans le Classement 2009, ce qui vient récompenser un rapport qualité-prix-plaisir indéniable. “Ma volonté était de produire des vins de grande qualité, précise Moïse Ohana, président du groupe immobilier Foncière Loticis qui a investi dans Château Seguin en 1999. Nous avons enherbé les rangs de vigne, replanté une série de haies pour régénérer tout une faune autour du vignoble et limiter les prédateurs. Nous mettons l’accent sur le respect de la matière première, c’est pourquoi nous portons nos efforts dans les pratiques viticoles de façon à optimiser les potentialités du terroir. La climatologie a été très difficile en 2008. Il a fallu redoubler d’attention, se donner des moyens considérables de suivi de la vigne. La fin de saison a contribuer à parfaire la maturation des raisins, on a pris des risques inconsidérés en repoussant la récolte. Nous avions pris déjà ce risque en 2004, 2006 et 2007, et le résultat prouve que nous avons eu raison. Le 2008 est très surprenant, il dépasse nos éspérances et a de quoi surprendre plus d’un.” On patiente donc avec ce superbe Pessac-Léognan rouge 2007, typé, tout en bouche, au nez complexe et délicat (cassis mûr, cuir), associant puissance et finesse, un vin riche et bien charnu comme on les aime, d’une finale très élégante et veloutée, d’excellente garde. Le 2006 est remarquable, riche et généreux, bien charnu, de bouche ample légèrement épicée, aux tanins concentrés, à la fois fermes et soyeux, à dominante de pruneau et de cannelle, de bonne évolution. Le 2005, qui a bien mérité sa médaille d’Or à Paris, est de couleur intense, ample et parfumé, aux connotations de cassis et d’humus, ferme et persistant en bouche, un vin gras, bien corsé, aux tanins puissants et mûrs, qui allie charpente et distinction. Savoureux 2004, au nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, associant puissance et finesse, un vin charnu, aux tanins riches, de belle évolution. Excellent second vin, l’Angelot de Seguin, au nez persistant (griotte, violette), très équilibré, aux tanins savoureux, un vin très agréable et très abordable.

    Château SMITH-HAUT-LAFITTEPESSAC-LÉOGNAN Château SMITH-HAUT-LAFITTE

    Château SMITH-HAUT-LAFITTE

    (PESSAC-LÉOGNAN)
    Daniel et Florence Cathiard

    33650 Martillac
    Téléphone :05 57 83 11 22
    Télécopie : 05 57 83 11 21
    Email : smith-haut-lafitte@smith-haut-lafitte.com
    Site : www.smith-haut-lafitte.com

    Au sommet, incontestablement, avec leur Pessac-Léognan rouge 2006, de robe rubis pourpre, de belle concentration, généreux, dense et ferme à dominante de pruneau, de cannelle, qui associe puissance et distinction, d’excellente évolution. Le 2005 est certainement l’une des plus belles réussites du château, de couleur grenat profond, un grand vin très équilibré, au nez comme en bouche, avec des nuances de groseille, de cassis et de truffe, avec des tanins riches, à la fois puissants et savoureux, de lente évolution. Le 2004, très classique, de bouche corsée, est un vin complexe, très parfumé, tout en bouche, concentré, aux tanins puissants et fins à la fois, charnu, savoureux et complexe, de garde. Le 2003 est riche en couleur comme en charpente, ample, structuré, riche au nez comme en bouche, bien élevé, bien charnu. Le 2002, de base tannique importante et très équilibrée, dense, de robe soutenue, un vin charnu et gras, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par la griotte. Le 2001 est très coloré, au nez subtil, avec ces notes persistantes de fumé, un vin qui se goûte parfaitement bien. Superbe Pessac-Léognan blanc 2006, suave et harmonieux, où domine la pomme verte et les agrumes, tout en structure et parfums, au nuances délicates d’amande fraîche et de genêt, tout en bouche, d’une longue finale. Le 2005 est exceptionnel, un vin qui développe ces notes de fumé bien spécifiques, de robe brillante et limpide, au nez d’agrumes et d’acacia, d’une belle ampleur, suave et persistant. Le 2004 est remarquable, avec cette touche d’acidité alliée à une rondeur agréable, où s’entremêlent des notes d’amande, de fruits mûrs et de bruyère, de bouche puissante. Le 2003, un vin où la structure s’allie à l’élégance, de bouche subtile aux nuances de pamplemousse, de chèvrefeuille et d’amande fraîche, suave comme il se doit et d’excellente évolution. Le second vin, Les Hauts de Smith, en blanc et en rouge, est une réussite dans les mêmes millésimes. Excellent Château Cantelys rouge, savoureux, subtil et souple, de bouche persistante aux nuances de fumé caractéristiques, tout en rondeur comme le Château Cantelys blanc, très floral. Au cœur des vignes du Château Smith-Haut-Lafitte, l’institut de vinothérapie Les Sources de Caudalies, centre de soins à base de polyphénols issus de la vigne et du raisin, à côté d’un hôtel **** luxe et de 2 restaurants, est une étape incontournable.
  • La vérité sur les vins de Graves et Pessac-Léognan

    36.jpgJ'habite à quelques kilomètres de ces appellations, et je crois les connaître comme le creux de ma main. Depuis trente ans, j'ai suivi, en effet, les achats, les extensions, les frimes, les camions déversant des galets, admiré, cotoyé et sympathisé avec des "figures" exceptionnelles : Patrick Ricard à Chevalier, Jean Sanders à Haut-Bailly (on avait le même club d'aviation, à La Réole), Antony Perrin (Carbonnieux, "pied-noir" comme moi, ce qui nous a toujours rapproché), la famille Marly (anciennement Malartic-Lagravière),  Gérard Gribelin (Fieuzal, parti se faire plaisir au Maroc), François Lévêque (Chantegrive), Jean-Bernard Delmas (Haut-Brion, aujourd'hui à Montrose, son fils, Jean-Philippe, ayant repris sa suite à Haut-Brion)..., constaté avec rage -ou ironie- des plantations de vignes dans des territoires sans intérêt, où le maïs pousserait aussi bien (je connais, il en pousse, chez moi).

    Bref, c'est peut-être la région où je connais le plus la moindre parcelle, de la meilleure à l'inadmissible... Je peux donc en parler.

    Pessac-Léognan

    C’est certain, c’est le vignoble qui a le plus progressé, par étapes, même si quelques-uns ont eu parfois la main leste pour planter dans des coins peu concainquants). Auparavant, il n’y avait, en effet, que quelques grands crus dont on parlait : Chevalier, que le cher Olivier Bernard a su, avec toute sa passion, faire encore plus progresser (le blanc est extraordinaire, le meilleur de toute la région),  la Mission..., d'autres m'ont déçu : Haut-Bailly, où l'on se rend bien compte que Jean Sanders lui donnait toute son âme, Fieuzal (qui n'est plus le même depuis le départ de Gérard Gribelin, etc...

    Beaucoup -pas tous- de propriétaires-investisseurs à Pessac-Léognan ont eu l’intelligence d’associer la modernité (des vins plus ronds, etc) à la tradition, en laissant toute la spécificité de leurs terroirs s’exprimer. Smith-Haut-Lafitte en est le plus beau fer de lance, tant les Cathiard ont su imposer leur vin et s'implanter d'une manière particulièrement intelligente dans la région, notamment au travers de leurs restaurants, dont les "Sources de Caudalies", où l'on est bien content désormais d'aller déjeûner (extra, leur "Table du Lavoir") ou dîner, voire de se détendre dans leur spa. Là, encore et toujours, il faut pouvoir déboucher des millésimes relativement anciens pour comprendre la force du terroir, que l'on ne peut juger sur un millésime trop jeune. Malartic, suit, avec un blanc particulièrement époustouflant.

    Bien sûr, ces grands vins ne sont pas donnés, mais ils ont aussi une gamme de prix cohérente qui correspond au marché, par rapport aux autres vins de France, et aux vins étrangers. Je fais régulièrement des verticales de Carbonnieux ou de La Tour-Martillac, qui sont, à mon sens, les plus beaux exemples, de très grandes valeurs sûres bordelaises, depuis des années, à des prix fort sages, et une telle régularité qualitative cela mérite un coup de chapeau.

    Mon Classement 2009 a révolutionné les stéréotypes en faisant accéder au sommet plusieurs crus de Pessac-Léognan pour leur rapport qualité-prix-plaisir incontournable et pour récompenser les efforts des hommes de ces crus. À leurs côtés, j'ai très bien noté, suivant leur évolution qualitative depuis plusieurs années, trois autres vins qui méritent les honneurs : Luchey-Halde , un vin qui ne m'a jamais déçu (ce n'est pas si courant); Seguin, où l'équipe en place confirme yout le potentiel de ce cru, dont le second vin, à lui seul, mérite une commande;  Brown (le blanc est superbe), où Jean-Christophe Mau donne largement satisfaction à son père, mon autre ami Jean-François, en s'attachant à élever des vins riches en bouquet comme en matière. On peut aussi retenir : Mirebeau, Haut-Plantade ou Haut-Lagrange (confer Article).

    Et puis, ce n’est pas si facile de réussir à la fois du blanc et du rouge, et les propriétaires que nous soutenons ont aussi le mérite de réussir cela. Les vins blancs de Pessac sont tout à fait remarquables et rentrent dans la “cour” des grands vins blancs du monde et les rouges sont parvenus à un haut niveau qualitatif et cela dans toute la gamme.

    Évidemment, d’autres ont exagéré, accumulant les “prouesses” œnologiques, faisant des vins insipides, marqués par des senteurs tropicales (sic), et trop chers. Il y a donc aussi, on s'en doute, des vins de Pessac-Léognan largement dépassés par des vins de Graves, notamment si on parle de qualité-prix...

    Les Graves du Sud

    Je me souviens des querelles d’hommes lors de cette séparation des Pessac-Léognan avec les Graves du sud. Pourtant, il fallait bien que les Graves de Pessac-Léognan se distinguent de ceux de Langon, les terroirs étant fort disparates.

    En parallèle, l’appellation de Graves a également explosé qualitativement, dans les blancs comme les rouges et cela dans une gamme de prix très large : c’est dans cette région qu’il y a eu le plus grand bouleversement qualitatif ces vingt dernières années. On fait des vins superbes à Landiras, à Podensac, à Portets ou à Beautiran, et je n’ai pas hésité longtemps à les faire accéder au sommet dans mon Classement, tant leur rapport qualité-prix-typicité est réussi. On reconnaît facilement “à l’aveugle” un vin de Graves, ce qui prouve bien qu’il y a une identité.

    Pour preuves, plusieurs crus sont particulièrement savoureux dans cette appellation : Chantegrive, de la famille Lévêque, que j'apprécie et soutiens depuis mon premier Guide (j'ai justement dégusté hier un rouge 2003 particulièrement chaleureux); Grand Bos, où l'exigeant André Vincent peut être fier du travail accompli en 20 ans, élevant aujourd'hui un grand vin rouge racé; Grandmaison de Jean Bouquier (le vin que je commande certainement le plus dans l'un de mes restaurants bordelais préférés, tant la régularité qualitative cotoie un prix vraiment très accessible); Rahoul, de mon ami Alain Thiénot, qui y a mis tout son talent ici comme en Champagne.

    Ensuite, quatre vins se démarquent aisément du lot, tant il y a de tout dans l'appellation : Mauves, bien sûr, ce vin de la famille Bouche, avec laquelle j'ai des accointances particulières, certainement l'un des plus jolis rapports qualité-prix-plaisir (cela compte) du coin, et depuis un bouit de temps; et Le Tuquet, où la famille Ragon élève, discrètement mais depuis longtemps, l'une des plus belles valeurs sûres de l'appellation; ajoutez-y d'Ardennes, que je "suis" depuis plus de 20 ans, et Tourteau-Chollet, du dynamique Maxime Bontoux, qui s'est donné le moyens de faire de son vin une référence. Tous accèdent au statuts particulièerement enviables de "Premiers Grands Vins Classés", aux côtés des grandes figures toujours incontournables de ces vignobles.

    À la suite, j'ai toujours un "faible" pour de nombreux propriétaires, dont je connais la passion et la volonté de bien faire, certains depuis plus de 20 ans, d'autres plus récemment. Je vous cite donc avec plaisir : Nancy de Bournazel, bien sûr, avec son M de Malle ou Cardaillan (au sommet avec son Château de Malle, à Sauternes), la famille Yung (Haut-Calens), Jean-Noël Belloc (Brondelle), qui habite tout près de chez moi, Françoise Coussié (La Blancherie), Michel Pélissié (qui va redonner ses lettres de noblesse au Château de Landiras), la famille Perromat (Mayne), ou les sympathiques Évelyne et Alain Caillez (Toulouze). Et puis, d'Arricaud, Rougemont, Piron, Saint-Agrèves, Grand-Abord ou Magneau, d'autres châteaux qui comptent, que vous retrouvez dans MILLÉSIMES.

    On se doute qu'il y en a d'autres, comme il y en a aussi qui me font sourire ou qui ne m'emballent pas. That's life !

    Ce qu'il faut savoir :

    Le terroir de Pessac-Léognan

    Le 9 Septembre 1987, un décret reconnaissait l'Appellation d'Origine Contrôlée Pessac-Léognan. L’appellation représente un quart de la superficie des Graves. Depuis 20 ans, les viticulteurs ont fait passer leur surface globale de 550 ha à 1 200 ha.
    Le terroir se compose de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires qui ont apporté une grande variété de débris caillouteux, venus parfois de très loin, notamment des Pyrénées; ces débris caillouteux multicolores, usés au point d’être polis, voire luisants après la pluie, sont plus ou moins enrobés de terre ou de limon. Les Graves de Pessac-Léognan reposent donc sur un sous-sol d’argile, de sable, d’alios, de calcaire et de faluns. Elles sont témoins des cours anciens de la Garonne, mis en place depuis la fin de l’ère tertiaire puis durant le Quaternaire au fur et à mesure que passaient les époques glacaires. Ces graves, composées de graviers, galets roulés par les eaux, ont une épaisseur variant d’une vingtaine de centimètres à trois mètres et plus. La variété du cailloutis est exceptionnelle avec des quartz et quartzites ocres, blancs, rouges et roses, des jaspes, agatoïdes, silex et lydiennes... savant mélange harmonieux et chatoyant. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave redistribue progressivement la chaleur sur les grappes. Inscrits dans un relief mamelonné, les dépôts de graves forment des croupes particulièrement bien dessinées dans le paysage, bénéficiant d’une excellente exposition avec des pentes toujours assez fortes pour assurer un drainage naturel. Ce drainage est renforcé par un réseau hydrographique important de petits cours d’eau et d’affluents de la Garonne.

    Le terroir des Graves

    Vignoble de clairière, au milieu des forêts protectrices, entre Garonne et plateau landais, les Graves sont situées sur une large bande de terre de 55 km de long sur 10 de large, longeant la rive gauche de la Garonne, entre le nord de Bordeaux et le sud de Langon. Le terroir des Graves se compose principalement de terrasses construites par la Garonne lors des grandes crues millénaires. Celles-ci ont charrié une grande variété de graviers, de galets fluviaux ou glaciaires roulés dans les eaux, de débris caillouteux de taille et de couleurs fort différentes. Réfléchissant parfaitement le rayonnement solaire, la grave réchauffe le raisin à la saison venue, contribuant ainsi à la parfaite maturité des grappes. Ces cailloux silicieux (Graves venant des Pyrénées ou de l’ancien lit de la Garonne) reposent en couches parfois profondes (de 50cm à 3m de profondeur) sur un sous-sol très divers : d’abord une base de calcaire, c’est-à-dire des roches à astéries, marquées par les traces anciennes de coquillages (terre idéale pour les vins rouges); puis une couche d’argile, plus ou moins imperméable, où la vigne trouve un peu d’humidité, mêlée par endroit d’alios, un sable durci par un ciment ferrugineux noirâtre (favorable aux vins blancs). Les terrasses en gravières, bien exposées, que l’on doit au fleuve, ont été entaillées par les petits affluents de la rive gauche. Ceux-ci ont sculpté le pays en croupes harmonieuses séparées par de petites vallées. Le plateau des Graves est une succession d’ondulations topographiques dont le drainage naturel est excellent pour la vigne. Les Graves sont à l’abri de la forêt des landes girondines, leur frontière naturelle à l’ouest. La forêt de pins protège le vignoble et fait écran contre les grosses intempéries. La Garonne, toujours à moins de 10 km des pieds de vigne, joue un rôle prépondérant.

  • L'accord idéal des vins et des mets du monde

    La règle de base : savoir s’adapter à la gastronomie et aux habitudes alimentaires de chaque pays. La gastronomie d'un pays explique en effet toujours le vin que l'on y produit, et vice-versa. Si les vins rouges espagnols ou grecs sont corsés et riches, c'est parce qu'ils s'adaptent parfaitement avec les plats épicés que l'on prépare dans ces pays. C'est le même cas à Bandol ou au Chili.

    Les vins blancs secs et moelleux ont une explication plus pragmatique : on les boit soit (et surtout) en dehors des repas, à l'apéritif ou en soirée, comme on le fait en Allemagne ou en Californie, soit à table, avec des mets recherchés, qui vont de l'escalope de veau à la crème avec un Meursault, au foie gras avec un Sauternes.

    A l'apéritif, nous avons le choix : les vins blancs secs donc, les liquoreux, ceux de Muscat (Grèce, Chypre, Afrique du Sud, France), comme les vins vinés (du Madère au Banyuls). Sans oublier les innombrables alcools blancs (Gin, Vodka) ou non (Whisky, Porto...), purs ou en cocktails. Les rouges ne sont pas réellement faits pour cela.

    En fait, on comprend beaucoup mieux le style des vins californiens ou australiens quand on goûte les mets locaux. Peu d'habitudes de repas, comme ceux que nous connaissons, aux États-Unis , et ceci explique que les vins à la mode soient des blancs secs ou des rouges outrageusement parfumés, qui masquent le contenu de l'assiette, ou que l'on boit à d'autres occasions.

    A l'inverse, en Bulgarie comme en Italie, en France comme en Espagne, la gastronomie, omniprésente, vient s'associer avec chaque type de vin, selon chaque région (beaucoup de plats sont d'ailleurs faits au vin dans ces pays). Sur un tout autre plan qualitatif, il en est de même en Chine, où les épices s'accordent très bien avec les eaux-de-vie comme le Brandy à l'eau...

     

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    A L'APÉRITIF


    Champagne ou autres mousseux, Sauternes, Xérès, Porto, Vins Doux Naturels et la plupart des vins blancs secs ou moelleux du monde comme un beau Muscat de Patras, en Grèce.



    AVEC LES ENTRÉES


    Asperges : un Muscat d’Alsace.

    Artichaut : un bon rosé sec d’Anjou.

    Avocat : des blancs secs (Sauvignon, Gewurztraminer), voire légèrement moelleux (Rheinpflaz Spätlese ou demi-secs d’Anjou).

    Caviar : Corton-Charlemagne, Champagne, Pouilly-Fumé, Vodka.

    Choucroute : Tokay d’Alsace ou Riesling allemand.

    Escargots : un Bourgogne, rouge ou blanc. Sinon, des vins italiens comme le Nebbiolo ou le Brunello.

    Foie gras : Champagne rosé ou de grand millésime, assez vineux, Gewurztraminer et Tokay de vendanges tardives si le foie d’oie est alsacien, Barsac ou Sauternes si c’est un foie de canard du Sud-Ouest, voire un Porto Vintage.

    Jambon de Parme ou de San Daniele : blancs secs (italiens bien sûr, comme le Chianti, voire un Mâcon-Villages); essayez aussi des blancs moelleux alsaciens ou allemands. Avec les jambons de montagne classiques, prenez les vins de la région ou du pays.

    Œufs : des rouges légers et frais (Beaujolais...), voire un Clairet de Bordeaux ou un rosé de Tavel.

    Pâtes, sauce à la crème : blancs secs italiens, voire un Dolcetto rouge.

    Pâtes, sauce tomate : les rouges italiens bien évidemment (Chianti Classico, Barbera...), ou un Côtes-du-Rhône-Villages.

    Pâtés et terrines : des vins assez typés, solides comme un cru du Beaujolais (Morgon...), un Madiran, un Chinon, ou des vins rouges espagnols...

    Potages : soit un Champagne (rosé, de préférence), soit des rouges frais et jeunes (Beaujolais, Lambrusco...).

    Quiche : un Tokay d’Alsace jeune, ou des demi-secs de Loire.

    Paella : bien évidemment, les vins espagnols rouges, puissants et épicés, voire un Bandol rouge ou un Côtes-du-Rhône-Villages.

    Saumon fumé : Pouilly-Fumé (ma préférence) ou Xérès fino.

    Terrines de légumes : des vins blancs légers (Italie, Loire).



    AVEC LES FRUITS DE MER 
    ET LES CRUSTACÉS


    Coquillages : un vrai Muscadet, ou un blanc très sec et très jeune comme le Vinho Verde du Portugal.

    Coquilles Saint-Jacques : soit un blanc sec et onctueux à la fois (Graves, Pouilly-Fuissé, Chablis), soit un blanc moelleux si elles sont préparées à la crème. Les vins de Chardonnay ert Sémillon provenant de l'Afrique du Sud et de la Californie conviennent.

    Crevettes : la plupart des blancs, et surtout ceux d’Alsace, d'Allemagne et d'Autriche.

    Cuisses de grenouilles : un blanc plus rond, fruité comme un Entre-Deux-Mers, un Sauvignon de Loire ou d'Australie.

    Écrevisses : un Pouilly-Fumé.

    Homard : des vins suaves et parfumés comme les Corton-Charlemagne, Meursault, Tokay d’Alsace ou Rheingau Spätlese d’Allemagne.

    Huîtres et moules : Sylvaner, Muscadet, Entre-Deux-Mers, Vinho Verde, et bières...



    AVEC LES POISSONS


    Bouillabaisse : des blancs (Cassis, Bandol, Côtes-de-Provence), voire un rosé frais et fruité.

    Poissons grillés : des vins blancs secs (Anjou, Mâcon, Vinho Verde, Pinot blanc, Entre-Deux-Mers...).

    Poissons en sauce ou à la crème : des vins blancs puissants (Meursault, Tokay, Rheingau Spätlese), voire liquoreux.

    Poissons de rivière : des vins blancs relativement secs comme le Sancerre, un bon Bourgogne blanc (Chassagne-Montrachet), un Riesling d’Alsace ou d’Allemagne.

    Sardines fraîches : Vinho Verde, ou un autre blanc très sec et très frais.
    Saumon grillé :  des vins blancs puissants (Pouilly-Fuissé, Chablis, Montrachet).



    AVEC LES VIANDES


    Avec les viandes blanches


    Brochettes et côtelettes d’agneau : la plupart des vins rouges, avec une préférence pour les Bordeaux relativement souples ou un Bardolino italien.

    Gigot d’agneau : des Bordeaux plus tanniques (Médoc), un Barolo italien et un Zinfandel de Californie ou  d'Afrique du Sud.

    Curry d’agneau : un vin blanc onctueux et épicé comme le Gewurztraminer, un Rheinriesling allemand ou d'Afrique du Sud, voire un  grand Condrieu ou un Hermitage.

    Jambon, côtes et rôti de porc :  des rouges légers (Barbaresco, Beaujolais, Chianti, Pinot d’Alsace).

    Côtes, escalopes et ris de veau : des rouges légers également, tout en rondeur (Argentine, Italie, et vins  de Pinot noir) .

    Côtes, escalopes et ris de veau à la crème : un grand Bourgogne blanc   (Puligny-Montrachet ou Meursault), voire un rouge suave comme le Dolcetto ou le Tignanello.

    Moussaka : vin rouge grec ou Mavrud.

    Rognons : des vins riches et corsés, rouges ou blancs selon leur préparation (crus de la vallée du Rhône, Chianti, Rioja, vins d'Afrique du Sud et du Chili).

    Avec les viandes rouges

    Bœuf rôti : la plupart des vins rouges assez corsés et tanniques, avec une  préférence pour les Bordeaux, et autres vins de Cabernet-Sauvignon et de Merlot (Afrique du Sud, Chili), relativement jeunes. Les vins italiens vont parfaitement (Tignanello, Montepulciano, Gattinara).

    Bœuf bourguignon (ou pot-au-feu) : le même vin rouge que celui employé pour la cuisson, et tout particulièrement un Bourgogne puissant (Mercurey, Pommard, Nuits-Saint-Georges), un Gigondas, un Côte-Rôtie, un Rioja, un Mavrud, un Bandol, un vin chilien ou un Barolo.

    Gigot en croûte : rouges souples, intenses et parfumés comme ceux du       Libournais, d'Afrique du Sud, du Chili et d'Italie.



    Avec les volailles et le gibier

    Canard : des vins puissants et parfumés comme un Hermitage, un Châteauneuf-du-Pape, un Moulin-à-Vent, un Pommard, un Tignanello ou un Barolo italiens, un Cabernet-Sauvignon du Chili, un Shiraz d'Afrique du Sud, un Corton ou un Pauillac.

    Confit de canard : des vins corsés (Madiran, Cahors, Saint-Émilion, Barolo, Nebbiolo, Zinfandel).

    Oie : soit un vin blanc légèrement moelleux (Anjou...), soit des rouges frais et légers (Chianti, Beaujolais, Touraine...).

    Oie (farcie) : des vins souples et fruités comme le Valpolicella, ceux du  Penedés, un Médoc (et par extension, les autres rouges issus du Cabernet-Sauvignon comme ceux de Californie, de Nouvelle-Zélande ou de Bulgarie), ou un Côte-de-Beaune.
    Poulet rôti : la plupart des vins rouges assez jeunes. Les vins d'Argentine vont bien comme ceux de la vallée du Rhône et de Bordeaux.

    Poulet à la crème (ou en sauce) : surtout des blancs demi-secs ou moelleux de Loire, un grand Bourgogne blanc (Chassagne-Montrachet, Auxey-Duresses), et des vins de Chardonnay provenant de Nouvelle-Zélande ou de Californie.

    Gibier à plumes : des rouges corsés (Pommard, Hermitage, Moulin-à-Vent, Bandol, Barolo, Saint-Estèphe...), voire des blancs de vendanges tardives. Pour l'exotisme, un Zinfandel de Californie ou d'Afrique du Sud, et les vins issus de la Syrah.

    Gibier à poils : des rouges encore plus puissants, parvenant à maturité (Côte-Rôtie, Rioja, Barolo, vins  de Syrah plus âgés d'Afrique du Sud, vins chiliens     de Cabernet-Sauvignon).



    AVEC LES FROMAGES


    En réalité, et contrairement à des habitudes de consommation courantes, ce sont les vins blancs qui s’accordent le plus avec les fromages.


    Fondue au fromage : impérativement des vins blancs de montagne (Savoie, Suisse, Italie du Nord, Australie...).

    Fromages de chèvre : un Sancerre ou un Anjou demi-sec, sinon un Vinho Verde portugais.

    Fromages à pâte sèche : des blancs secs de montagne ou légèrement moelleux (Val de Loire, Allemagne, Hongrie).

    Fromages doux à pâte molle : des rouges légers et fruités (Beaujolais), et des blancs parfumés (Savoie, Suisse, Alsace, Italie, Australie...).

    Fromages forts à pâte molle : vins blancs secs ou demi-secs (Anjou, Gewurztraminer, Tokay, Auslese d’Allemagne ou d’Autriche, Châteauneuf-du-Pape, Saint-Joseph...). Goûtez aussi un Barolo, un vin du Chili, ou un cru de la vallée du Rhône.

    Fromages persillés : en dehors d’un grand Porto Vintage (ma folie sur un roquefort), uniquement des grands vins blancs moelleux et doux d’Alsace (Gewurztraminer vendange tardive), d’Allemagne (Trockenbeerenauslese d’Allemagne), de la Loire (Quarts-de-Chaume, Bonnezeaux), de Bordeaux (Sauternes), ou de Xérès. Sinon, les vins vinés d'Afrique du Sud ou d'Australie.



    AVEC LES DESSERTS


    Avec la plupart des desserts (à l’exception des fruits et des glaces), les vins doux comme un Muscat de Beaumes-de-Venise ou de Patras (voir Grèce), un Madère, un Porto, voire, plus simplement, le fameux  Asti Spumante (voir Italie).

    Plus liquoreux, un Sauternes, un Moscatel, un vin de Chypre ou un superbe Tokay hongrois, un Quarts-de-Chaume de la Loire ou une vendange tardive d’Alsace ou d'Allemagne.

    Avec le chocolat : un Banyuls Rimage, un vieux Porto Vintage, ou un Tokay de nouveau.




    EN DIGESTIF


    Poursuivez soit avec un Porto Vintage si vous l’avez pris sur le fromage, soit dans les grands spiritueux traditionnels comme un Bas-Armagnac, un     Cognac X.O., une eau-de-vie de fruits (Prune, Poire Williams...), une liqueur (une crème de mûre pure, par exemple), voire un malt style Balvenie.

  • Voyage en Chine

    Arrivée à Pékin, vol Air France, rien à dire. Pékin est une ville en plein essor où, les buildings flambant neufs peuplent le quartier des affaires et témoignent de la formidable envolée économique de la Chine, de son dynamisme et de son énergie à rattraper le retard. C’est aussi la ville des mystères, devenue au cours de son histoire, la capitale du pays réunifié.

    Voir le débat sur AgoraVox :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=28479

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